Scions, scions, du bois.

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marronniers place Gambetta

17 avril 1950.  Jacques Chaban-Delmas, ancien maire de la ville.

14 marronniers  seront prochainement coupés au coeur de Bordeaux pour réaliser l’aménagement de la nouvelle place Gambetta.

Les Bordelais découvriront d’ici quelques temps, les tronçonneuses en action et constateront l’étendue du désastre…

14 marronniers éliminés sur 57 arbres existants indiquent les représentants de la municipalité pour offrir aux bordelais un jardin digne de ce nom.

Le projet retenu sur le papier est  beau et répond en partie  aux attentes des riverains. Véritable poumon vert et îlot de fraîcheur pour notre ville qui souffre chaque été de plus en plus de la chaleur.

Ce futur jardin va certainement dans le sens de l’histoire.

Reste qu’on peut s’interroger sur la nécessité de tronçonner des arbres de plus de 70 ans pour les remplacer par des essences, certes plus nombreuses, mais beaucoup plus jeunes.

D’autant qu’une étude du magazine Nature publiée en janvier 2014 a établi que plus un arbre est vieux, plus il capture de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. En effet, leur croissance se développe à mesure que leur taille  augmente.  Ainsi plus ils sont gros: plus ils captent de CO2 dans  l’atmosphère.

Place Gambetta marronniers

Nous sommes donc bien au coeur de la problématique du réchauffement climatique.

Le CO2, principal gaz, responsable de l’effet de serre est  stocké dans les troncs, les branches et les feuilles des arbres. Couper des arbres anciens a pour conséquence non seulement de  rejeter plus de CO2 dans l’atmosphère mais surtout d’éliminer des sujets performants pour la captation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Alors certainement ces marronniers seront remplacés par des arbres d’ornementation (érables du japon, palmiers,… ) qui seront sûrement plus jolis mais bien moins efficaces dans la lutte contre les puits de chaleur.

Ce qui choque bien plus dans cette décision, c’est que la municipalité indiquent que ces sujets semblent sains. Certes ils ne sont pas au mieux de leur forme comptent tenu des conditions de ville dans lesquelles ils poussent, mais leur état phytosanitaire semble bon.

Comment expliquer alors cette incapacité à garder les arbres en place et à aménager les espaces publics en tenant compte du végétal existant?

Car ce cas n’est pas isolé. A chaque réfection de place, les urbanistes présentent des projets sans conserver les arbres en place: Place des commandos de France, place Marie Brizard,… autant de places qui ont vu des arbres remplacés par d’autres arbres.

Un élément de réponse: d’après l’adjointe au quartier Bordeaux, l’architecte conseil des bâtiments de France souhaiterait faire respirer les façades afin de mieux magnifier l’architecture de la place Gambetta…

Faut-il opposer patrimoine monumental et patrimoine naturel?  Est-il encore possible de peser pour faire changer d’avis la municipalité?

Le maire, lui-même  semble sceptique sur cette décision.

Interpellé sur ce sujet par les élus écologistes (EELV) au  conseil municipal du 26/09/2016, il avait répondu : » … il faudra beaucoup de conviction pour me convaincre d’abattre des marronniers sains. Les marronniers malades, au vu d’une étude phytosanitaire précise, on sera bien obligé de les abattre, mais ceux qui sont sains, il va falloir que vous trouviez un autre cheminement pour les conserver parce qu’on n’aime pas abattre les arbres à Bordeaux. »

Alors Mr le maire, on les sauve ces 14 marronniers ?

Gambetta Bordeaux Marronniers

http://www.20minutes.fr/planete/1275131-20140116-20140116-plus-arbre-vieux-plus-absorbe-co2

 

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Le plastique, c’est polémique.

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vaisselle Bordeaux Ecolobordeauxblog

La ville de Bordeaux, face à la contestation de certains parents d’élèves constitués en collectif « Cantine sans plastique », contre la vaisselle en plastique généralisée dans les restaurants scolaires depuis janvier 2017, a tenté de calmer les choses en faisant analyser ces assiettes.

Les résultats communiqués vont dans le sens de la mairie en indiquant que les molécules issues de cette vaisselle ne représentent pour les enfants aucun danger:

chimique http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/47105/1/pieceJointeSpec/147423/file/analyse_chimique.pdf

et/ou biologique . http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/47105/1/pieceJointeSpec/147424/file/analyse_biologique.pdf

Tout au moins, et pour nuancer : les taux sont largement inférieurs aux normes européennes d’un point de vue chimique et d’un point de vue biologique.

Du coup la contestation continue dans les écoles.

Car les études lancées par la mairie et rendues publiques ne semblent pas respecter le cahier des charges du collectif (défini avec l’aide de scientifiques spécialistes de ces questions comme le professeur Narbonne). Alors qu’au départ, une concertation avait lieu avec le collectif anti-plastique  et qu’une réunion commune avait eu lieu à la mairie le 29 juin à ce sujet, les parents d’élèves ont été mis devant le fait accompli.

Le collectif « Cantine sans plastique » ne compte donc pas en rester là. Il estime, comme le groupe écologiste (EELV) au conseil municipal, que les tests réalisés sont « partiels et partials » n’analysant au final que ce que la mairie veut bien trouver… C’est ainsi que le bisphénol S, perturbateur endocrinien n’a pas été mesuré. Le bisphénol A, lui, est tout de même  bien présent mais à des taux inférieur à la règlementation européenne selon l’étude.

Aujourd’hui la mairie en appelle à la majorité silencieuse pour conforter sa décision.

Pour tenter de  faire taire définitivement les opposants, la municipalité a ainsi lancé une consultation sur ce sujet, ouverte jusqu’au 22 septembre. http://www.bordeaux.fr/p127951

Surprenante démarche. 

Peut-être aurait-il mieux valu déjà commencer par un petit sondage express avant de changer toute la vaisselle des cantines ?

Peut être qu’une concertation avec le collectif pour déterminer les molécules recherchées aurait évité de froisser les parents ?

Car même si le résultat de ce sondage va dans le sens de la mairie, cela ne calmera nullement les parents qui d’ors et déjà ont d’autres sujets de contestation sur le fonctionnement de la restauration scolaire.
plats plastiques

Notamment l’utilisation de barquettes en plastique, utilisés en liaison froide, pour réchauffer les plats.  Ces contenants sont aujourd’hui montrés du doigt.

Ce qui est certain, c’est que faire monter en température les repas dans des plats en plastique, ce qui peut permettre des migrations moléculaires, ne risque pas de faire baisser la température entre les opposants au tout plastique et la municipalité.

Sans même parler du problème du recyclage de ce plastique.  Ce problème  n’est toujours pas réglé par le Sivu (syndicat intercommunal à vocation unique de Bordeaux-Mérignac) qui gère les 23 000 repas par jour dédiés aux écoles et aux personnes âgées. Il faut savoir que l’ensemble des plats des cantines partent à l’incinération. Lire à ce sujet: https://ecolobordeauxblog.com/2015/11/27/libourne-plus-ecolo-que-bordeaux-merignac/

Affaire à suivre…

Croissance de Bordeaux, sans chômage?

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Pôle emploi Chomage Bordeaux

Bordeaux  attire depuis quelques années tous les regards. Ville classée la plus tendance du monde en 2016 par le guide de voyage « Lonely Planet », Bordeaux est devenue la métropole française la plus en vue, ces dernières années. De là, à se rêver millionnaire pour grandir économiquement, il n’y avait qu’un pas que les responsables politiques n’ont pas hésité à faire.

« Quand le bâtiment va tout va »  répète inlassablement le maire de Bordeaux. C’est ainsi que depuis quelques années maintenant de grands projets ont donc été lancés. Grand stade, Arena, Cité du vin, Ginko, Bassins à flots, LGV, Bastide Niel, extension du tramway au delà des boulevards, … Le maire de Bordeaux rêve la ville en grand, même si les Bordelais ont parfois du mal à suivre.

Le but est de gagner en attractivité pour attirer des habitants et des  investisseurs. La croissance de la ville doit résoudre tous les problèmes du moment: dette, fiscalité, chômage.

Et cela marche… tout au moins pour certains.

Cette modification de la ville fait effectivement le bonheur des affairistes du moment et des géants du BTP.  Le prix du mètre carré explose et les bons plans pour la défiscalisation s’arrachent comme des petits pains si on en croit les agents immobiliers. Aux Bassins à flots, 80 % des logements vendus sont des produits de défiscalisation.  L’arrivée de la LGV accélère considérablement le mouvement et crée une vraie pression sur la population qui connait cependant de plus en plus de difficulté pour se loger. Mais pas que…

Car si depuis plus de dix ans, des projets économiques sont engagés dans différents domaines:  Euratlantique, technologies de l’information et de la communication,  grand pôle d’activité tertiaire, tourisme d’affaires et de loisirs, économie numérique… Les résultats, sur le plan de l’emploi,  ne sont pas à la hauteur de cette formidable modification que connaît notre ville.

Bordeaux grues ecolobordeauxblog

Selon les chiffres de l’INSEE, à Bordeaux, le taux de chômage était en 2008  de 14,4 %.  En dix ans, la formidable attractivité de Bordeaux aurait dû réussir à faire baisser le chômage.

Raté! Les chiffres de l’INSEE de 2014 ne semblent pas vraiment donner raison à nos décideurs: un taux de 16 % malgré tous les efforts entrepris pour dynamiser la ville.

Si des emplois sont bien créés: 7 900 emplois au sein de la métropole en 2016 selon l’adjointe au maire, en charge de ce dossier. Il semble que la courbe du chômage ne s’inverse toujours pas.  Bordeaux malgré ses nombreuses grues et projets de développement économique ne fait donc  pas mieux qu’ailleurs sur le terrain de l’emploi.

Si la situation économique nationale reste bien entendu la principale cause  de ce chômage important, on aurait pu espérer au moins une légère éclaircie économique sur Bordeaux. Il n’en est rien.

La question est donc de savoir à quoi servent tous ces projets s’ils produisent aussi peu d’effets en terme de réduction du chômage…

 La croissance à tout prix de la ville semble ne bénéficier au final qu’à une partie de la population et à des investisseurs en recherche de bons plans.

Le modèle économique national dominant est ainsi reproduit à l’échelle locale.

Toujours plus de  croissance pour toujours plus de dégâts locaux et collatéraux: loyers en hausse, difficultés pour se loger, précarité, éviction de la ville centre, quartiers champignons, hausse des pollutions, des déchets, réduction des espaces naturels, …

Tout cela au nom de l’emploi mais sans toujours la garantie d’offrir à tous un emploi digne de ce nom.

http://www.sudouest.fr/2017/09/08/flambee-de-l-immobilier-a-bordeaux-jusqu-ou-les-prix-peuvent-ils-grimper-3756177-705.php

http://www.sudouest.fr/2017/03/13/economie-les-bordelais-me-jugeront-sur-mes-resultats-3271745-4778.php

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-33063#chiffre-cle-3

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM-33063

Bordeaux, ville verte?

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Angers ville verte Ecolobordeauxblog

Angers, ville la plus verte de France.

Bordeaux dans le top dix des villes les plus vertes ?

C’est un classement que l’équipe municipale n’est toujours pas prête de mettre en avant dans sa promotion touristique de la ville.

Avec seulement 28 m2 d’espace verts par habitant, la capitale girondine se classe loin dans le palmarès des cinquante plus grandes villes de France. 
Tellement loin qu’on voit mal comment Bordeaux pourrait rattraper son retard compte-tenu des projets immobiliers en cours qui font toujours aussi peu de place au végétal .

Dans le palmarès 2017, réalisé par l’observatoire des villes vertes de France, on apprend que la surface moyenne d’espaces verts par habitant est de 48m2.
Sur ce seul critère, des villes se placent largement en pôle position: Strasbourg avec 113 m2 ou Angers avec 100 m2 font la course en tête .
Mais le classement final ne retient pas ce seul critère.
C’est ainsi que Nantes, avec seulement 37m2 d’espaces verts par habitant, réussit tout de même à se hisser en deuxième position grâce à une politique volontariste et ambitieuse.
Cette ville de 291 000 habitants, capitale verte européenne en 2013, a pour objectif final de relier l’ensemble de ses espaces verts et ses coulées vertes afin de permettre à la biodiversité urbaine de s’épanouir, pour le plus grand bien-être de ses habitants.

Nantes Ecolobordeauxblog

Nantes, capitale verte de l’Europe en 2013

Mais c’est Angers qui remporte, comme déjà en 2014, la médaille d’or. Il faut dire que cette ville réussit à se placer trois fois dans les cinq podiums que compte ce classement : patrimoine vert accessible au public (4ème) investissement (2ème) et préservation de la biodiversité (1er). Ce qui lui assure la première place, même si elle ne se place ni dans le chapitre « promotion de ses parcs et jardins » ni dans les « techniques d’entretien ».

Et Bordeaux dans tout cela ?

Notre ville ne réussit à se hisser que sur un seul podium, celui de l’investissement, ce qui sous-entend le développement et l’amélioration de son patrimoine végétal.
Bonne nouvelle donc, même si cette cinquième place ne doit pas faire oublier le différentiel existant entre les villes. Si nous n’avons pas pu obtenir le détail du classement de notre ville, Nantes, avec un budget de près de 40 millions d’euros, surclasse tous ses concurrents, y compris Lyon, pourtant deuxième, avec 25 millions d’euros.

Dans les autres catégories, Bordeaux perd du terrain.
En 2008, avec le regretté Agenda 21 de la ville de Bordeaux, et son plan climat, notre ville semblait à la pointe notamment en matière de gestion de ses espaces verts.
L’équipe municipale s’est peut être trop reposée sur ses lauriers… Comment expliquer autrement son absence sur les podiums ?
Malgré une communication bien rodée, il semble que Bordeaux, qui affichait une dynamique novatrice et écologique de ses espaces verts, soit aujourd’hui, dépassée même en ce domaine.

Pour le reste, la ville de pierre restera minérale.

Hormis la requalification des quais en espaces verts, on ne voit pas dans les projets de quartiers, éclore de nouveaux espaces verts dignes de ce nom. Seul le quartier Ginko a un jardin clairement identifié et des berges du lac plus ou moins aménagées. Mais rappelons que ces terrains étaient déjà à l’origine des zones vertes que l’aménageur Bouygues a simplement rasées pour y bâtir son écoquartier…

Pour les autres futurs quartiers de Bordeaux, le vert n’est pas vraiment au programme : pas de grand jardin sur Bastide Nieĺ (mais des « parcs 3D », micro-jardins conceptuels), la ferme urbaine Niel sera prochainement remplacée par des logements ou des parkings, rien sur les Bassins à flots hormis un simple aménagement paysager des promenades, pas de parc non plus sur St Jean- Belcier en dehors de l’aménagement de la voie rapide jusqu’au futur pont Jean Jacques Bosc.

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Bordeaux,  place des commandos de France

Notre ville manque donc toujours cruellement d’espaces verts et d’îlots de fraîcheur, ce qui deviendra de plus en plus problématique au vu du réchauffement climatique qui progresse crescendo.
A Bordeaux, promoteurs immobiliers et marchands de climatiseurs ont encore de beaux jours devant eux.

Beaux mais paquebots.

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paquebots Bordeaux ecolobordeauxblog

En 2016, avec 50 escales dont 38 rien que pour Bordeaux, la ville, prenait la place de deuxième  port de la façade atlantique.

Cette année encore, entre avril et octobre, pas moins de 53 navires sont programmés pour 86 journées à quai.

Si la mairie et les professionnels du tourisme se frottent les mains, tout n’est pas aussi bénéfique pour notre environnement.

Il suffit de passer sur les quais, lorsqu’un paquebot est amarré pour comprendre que ce passage n’est pas neutre pour nos poumons. Au-delà du panache de fumées qui sort des cheminées, de l’odeur de fuel ou encore du bruit des moteurs qui pourraient être anecdotiques,  de nombreuses études ont prouvé la nocivité de ces bateaux de croisières pour les ports où ils jettent l’ancre.

Un seul paquebot peut émettre autant de particules qu’un million de voitures…

Récemment encore, en juillet 2017,  un reportage d’investigation de la chaîne britannique Channel 4 a démontré que le volume  de particules fines sur le pont d’un paquebot transportant plus de 2 000 passagers pouvait s’élever jusqu’à 84 000 par cm3 et même 144 000 par cm³ près des cheminées ! Soit le double d’une journée à Piccadilly Circus, à Londres. Rien que ça…

Ce constat n’est pas nouveau. Déjà, en 2015, à Marseille, la  FNE (France Nature Environnement) et Nabu (une ONG allemande) avaient mesuré une pollution, en l’absence de paquebot, de 3 000 particules fines entre 20 nanomètres (milliardièmes de mètres) et 1 micromètre (millionième de mètre) au cm3. Avec un paquebot à quai, ce taux pouvait atteindre jusqu’à 6 000, en fonction du vent et 200 000 au cm3 dans le panache de fumée…

Le principal responsable de cette pollution est le fioul, carburant peu onéreux  mais qui contient 3 500 fois plus de soufre que le carburant pour moteurs diesel de nos voitures. Ce sont notamment les particules fines qui posent problème. Celles-ci non traitées par les paquebots, peut en recracher jusqu’à 224 000 par jour, soit plus que la ville de Paris !

La solution serait de brancher les paquebots afin d’éviter de laisser les moteurs tourner. Car même accostés, les  bateaux de croisière doivent pouvoir continuer à faire fonctionner restaurants, cabines, clim ou chauffage, piscines,… et assurer ainsi le confort des voyageurs. En 2015, alertée sur ce problème par les élus écologistes (EELV), la mairie avait annoncé le lancement d’une étude en concertation avec Bordeaux Métropole.

Depuis cette date, toujours rien de décidé à ce jour, la municipalité se donnant certainement le temps pour voir ce qui se fait ailleurs et surtout comparer les coûts.

Stephan Delaux, adjoint au maire et président de l’office du tourisme indiquait déjà que la piste  électrique serait d’or et déjà écartée compte tenu de la taille  des paquebots accueillis sur les quais (moins de 250 mètres) et du coût d’une telle installation.( plus de 4 millions d’euros…)

La ville serait plus favorable à un système d’alimentation par barges, avec du gaz naturel liquéfié comme à Dunkerque ou Rotterdam, ce qui permettrait aux navires de couper les moteurs le temps de l’escale. Cette solution, émettant des gaz à effet de serre, reste encore discutable, loin du développement durable prôné par Bordeaux Métropole, qui postule du reste à l’appel à projet du ministère de l’écologie « villes respirables en 5 ans »…

Il est possible aussi que, compte tenu des coûts pour la collectivité, les élus métropolitains préfèrent tout simplement jouer la montre … D’autant que le Port de Bordeaux annonce déjà que d’ici 2020-2015, compte tenu de la directive européenne sur les émissions de soufre des navires, le gaz naturel liquéfié devrait remplacer le fuel et devenir le carburant des bateaux de croisière.

 

 

Propreté : encore un bon plan ?

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Le 15 juin 2017,  la mairie de Bordeaux et la métropole ont annoncé à la presse vouloir en finir avec le laisser faire en matière de déchets et de propreté.

Un dispositif spécial est donc mis en place cet été, jusqu’à fin septembre. Les équipes de nettoyage redéployées sur le centre-ville seront en plus renforcées de 35 saisonniers. Le budget de ces  mesures en faveur du centre-ville de Bordeaux s’élèvera à 320 000 euros. Mais surtout une  cellule « Incivilités Déchets »  intensifiera ses actions de lutte contre les dépôts de déchets hors bacs, tags, encombrants,  mégots et autres chewing-gums jetés sur la voie publique.

Les années se suivent et se ressemblent sur Bordeaux.

Chaque année, la mairie annonce sa volonté de lutter contre les incivilités et lance, à grand renfort de communication, une grande opération de nettoyage de la ville.

C’est ainsi qu’année après année les plans propreté se succèdent…

Avril 2016 : Alain Juppé, maire Bordeaux et président de Bordeaux Métropole confie à Jean-Louis David, adjoint en charge de la vie urbaine, un plan estival  du 5 juin au 30 septembre, reposant sur un budget de 325 000 euros, pour mieux faire face aux festivités, Epicuriales, Fête du vin, Fête de la musique et bien évidemment l’Euro 2016.

Septembre 2013:  Jean Louis David face à une situation sur le terrain catastrophique appelle Bordeaux Métropole ( exCUB ) à « assumer ses responsabilités », tout cela en présence d’Alain Cazabonne, vice président de la CUB en charge justement de l’environnement  et … adjoint d’Alain Juppé. Ubu roi!

Mai 2005: Présentation en conseil municipal par le maire  d’un plan propreté autour de 10 mesures  et un slogan: « Bordeaux ma ville, je l’aime plus propre »

18 Octobre 2004: une communication est faite en conseil municipal sur la campagne propreté engagée par la ville. Le même jour le journal Sud Ouest titre: « La propreté se fait désirer »…

Il semble donc que le sujet soit inépuisable et que la municipalité redouble régulièrement de communication pour montrer sa volonté de nettoyer la ville.

Mais avec autant de plans propreté qui se succèdent au fil des ans, les Bordelais peuvent être étonnés du peu de résultats sur le terrain.

D’autant que la guerre CUB-ville n’a plus lieu d’être. A l’époque, le maire de Bordeaux accusait régulièrement les services de la CUB d’incompétences et de laisser faire… Aujourd’hui, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole parlent d’une seule et même voix. Cependant les résultats sur le terrain tardent toujours à venir semble-t-il.

A chaque nouveau plan, la verbalisation est aussi mise en avant. Mais est-elle vraiment effective?

Dorénavant les dépôts de sacs sur la voie publique sont facturés à hauteur de 110€ (enlèvement d’office) et passibles d’amende pouvant aller jusqu’à 1500€. En 2010, les Bordelais laissant leurs déchets sur les trottoirs risquaient 100 euros pour les frais d’enlèvement et 150 euros d’amende,  pas assez dissuasif semble-t-il .  L’augmentation de la facture aura-t-elle un effet bénéfique, rien n’est moins sûr…

Les bacs non rentrés sont aussi passibles d’une amende. Quand on voit le nombre de poubelles non rentrées sur certaines rues, on peut s’interroger sur la portée de cette mesure… et sur son application.

Si les sanctions sont bien en place alors comment expliquer que depuis plus de dix ans,  dépôts sauvages et bacs non rentrés continuent de squatter les trottoirs ?

Il faut dire que la mairie communique peu sur le nombre d’infractions sanctionnées et sur les sommes récoltées. Ces données permettraient certainement de se faire une idée de l’ampleur des incivilités. De la même manière, ce recensement permettrait de mieux localiser les quartiers plus concernés par ce problème.

Ces informations devraient être la base même d’une réflexion sur la propreté en ville.

Si certaines zones de la ville où se concentrent l’habitat collectif, posent effectivement problème, les correspondants de quartier doivent être à même de recenser ces poches de résistance civique et de les traiter en conséquence.

 

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Cependant la ville n’est pas non plus exsangue de reproches. Les week ends ou les jours de fortes affluences, les poubelles en nombre insuffisant et pas vraiment adaptées sur le centre ville débordent rapidement.

Le régulier trop plein des bornes pour le verre sur Bordeaux centre, génère souvent dépôts sauvages et sentiment de laisser faire.

Sans oublier les commerçants qui ne jouent pas tous  non plus vraiment le jeu. Il serait du reste intéressant de connaître le nombre exact de restauranteurs ayant été verbalisés pour dépôts sauvages ces derniers mois.

Du coup;  le laisser faire a produit un sentiment d’impunité chez certains Bordelais qui ne voient pas le mal à laisser dehors leur poubelle ou leur matelas usagé.

Mais sur ce sujet de la propreté, la solution miracle n’existe pas.

Cependant une gestion au quotidien, tout au long de l’année et un traitement rue par rue permettrait au moins de cibler les zones d’incivilités qui posent problème.

Ce qui n’est pas permis dans une rue ne peut être toléré dans une autre. La règle doit être la même sur l’ensemble de la ville et les sanctions doivent être identiques quelques soit le quartier habité.

Alors plutôt qu’un nouveau plan propreté  comme chaque été, une politique de la propreté qui manie communication et sanction tout au long de l’année serait certainement plus efficace.

Impression

200 points tri pour le verre donc très loin de la moyenne nationale qui est d’une borne pour 600 habitants…

TGV: stop ou encore?

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TGB Bordeaux

La ligne à grande vitesse inaugurée ce week end sera largement fêtée par les décideurs, les milieux d’affaires et les entrepreneurs. Mais les bordelais doivent-ils s’en réjouir?

Les habitants de Bordeaux Métropole commencent peu à peu à découvrir les conséquences  de cette communication effrénée depuis dix ans autour de la LGV.

Le coût environnemental, tout d’abord, n’a pas été sans conséquence.

Ce chantier  a consommé d’après les écologistes entre 15 et 17 ha de nature au kilomètre  soit entre 5 100 et 5 800 ha pour les 340 km de cette nouvelle ligne TGV . Même si la compensation annoncée par les services de l’état doit mettre en oeuvre la gestion de        3 500 ha, à proximité du tracé de la ligne avec un objectif de plantation de 1450 ha d’arbres, reste que pas moins de 223 espèces protégées ont été directement impactées par le chantier de la LGV et rien n’indique qu’elles reviendront sur les lieux  du chantier…

TGV Bordeaux sepanso

Sans parler des tonnes de béton, bitume et gravats qu’il a fallu convoyer pour construire tous les ouvrages d’art de cette ligne TGV qui mettra Paris à deux heures quatre minutes de Bordeaux, au lieu des trois heures quatorze minutes.  Des travaux dont le coût global est estimé tout de même à  9 milliards d’euros.

Des gagnants et… des perdants.

Sur le papier, la ligne TGV devait permettre à notre agglomération de rentrer dans le club des grandes métropoles européennes et d’atteindre le million d’habitants. Certains décideurs politiques nous disaient que c’était la condition nécessaire pour faire de Bordeaux une ville attractive. D’autres même, nous expliquaient que la densification nécessaire et induite, permettrait de lutter contre l’étalement urbain. Bordeaux n’est pas encore millionnaire et l’étalement urbain perdure.

Car une fois les grands investissements et les projets immobiliers lancés, les Bordelais n’ont pas été les grands gagnants de cette frénésie immobilière.

TGV Bordeaux quartier euratlantique

Sur les bassins à flots, plus de 70% des logements sont des produits de défiscalisation, 65% sur le quartier du Ginko. Les responsables du futur quartier Euratlantique, conscients de ces dérives spéculatives déclarent,  aujourd’hui, vouloir restreindre la défiscalisation à 30%. Mais rien n’est moins sûr compte tenu de la pression spéculative..

Conséquence immédiate: les prix flambent.

Si les Bordelais possédant des biens immobiliers se frottent les mains, les Bordelais souhaitant acheter voient les offres possibles se réduire drastiquement. Du coup, bon nombre de ménages s’éloignent du centre ville et vont chercher leur bonheur à la périphérie. Pour combattre l’étalement urbain, il y a effectivement mieux…

Dans le centre ville, l’afflux de touristes entrainent les dérives spéculatives connues à Barcelone, Berlin, Amsterdam, Paris,… Cité par le journal Sud Ouest, le directeur général des finances de Bordeaux et Bordeaux Métropole déclare: « On a des investisseurs qui achètent des immeubles pour les louer sur Airbnb. » Ce qui fait que les jeunes ménages et les familles modestes ont de plus en plus de mal à acheter des studios ou des T2 en centre ville. Ces appartements, produits idéaux pour les plateformes de location pour touristes, se font,  du coup, de plus en plus rares sur le marché de l’immobilier.

Un développement sur les quartiers de moins en moins maitrisé.

La construction massive de logements et l’arrivée de nouveaux habitants sur les nouveaux quartiers de Bordeaux n’ont pas du tout été anticipées.

Si le quartier Ginko a bien géré, au départ, l’afflux de nouveaux habitants avec une nouvelle école, Vaclav Havel, qui a parfaitement intégré l’arrivée de ses nouveaux élèves. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La deuxième école du secteur se fait attendre alors que la première est déjà son maximum. Dès l’année prochaine, les petits nouveaux sont priés de rejoindre les déjà trop nombreuses écoles modulaires et temporaires de Bordeaux lac ou des Bassins à flots.

prefabrique-bordeaux-lac-iv

Ecole modulaire du Lac IV

Sans parler des autres équipements publics qui manquent cruellement sur la Métropole comme par exemple les piscines…

Plus de monde induit toujours plus de problèmes.

Plus de bouchons. Bordeaux est déjà dans le top trois des villes les plus embouteillées de France. L’étalement urbain et les déplacements en voiture toujours privilégiés par les Bordelais ne risquent pas de ralentir, l’engorgement des rues et des rocades non plus..

Plus de déchets. Comme chaque année, un énième plan propreté a été, à nouveau, lancé pour tenter de rendre la ville enfin plus présentable. L’afflux de population et de touristes génère effectivement plus de nuisances  et de déchets qui demandent plus de moyens.

Moins d’eau. En moyenne sur l’année, la consommation en eau potable dans l’agglomération s’élèverait à 135 000 m3 par jour. Lors de l’épisode caniculaire de juin 2017,   on s’est approché dangereusement du pic historique de juin 2005, avec ses 210 000 m3 d’eau potable.  Un afflux de population supplémentaire posera la question délicate de la ressource en eau de manière encore plus prégnante.

Aujourd’hui, les bâtisseurs du vingt et unième siècle, veulent donc continuer leur course folle en avant pour un Paris- Toulouse en trois heures en 2024. Alors on continue?

 

 

 

Zéro + Zéro ?

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Bordeaux Déchets écolobordeauxblog

Dans la chaleur de l’été et juste avant les élections législatives,  c’est une information qui est passée quelque peu inaperçue.

Alors que Bordeaux Métropole s’était engagée à réduire de 1% par an les déchets ménagers et assimilés, cette année, ceux-ci ont globalement augmenté de 1,75%… Même en  tenant compte de l’évolution démographique, ils ont tout de même progressé sur le territoire  de 0,11% en un an.

Pas vraiment l’objectif de départ.  Bordeaux métropole, lauréate en 2016 des « Territoires Zéro Déchet, Zéro Gaspillage »  s’est bien gardée d’en faire la publicité.

Rappelons que pour l’application de son plan déchets 2016-2020,  la collectivité a reçu des aides financières et techniques pour mettre en oeuvre des actions visant « à réduire le plus possible la production de déchets et à valoriser au mieux ceux qui n’ont pu être évités ».  

Les résultats pour cette première année ne sont donc pas vraiment à la hauteur des attentes. 

Pire. En six ans, la baisse serait à peine de 3%.

Même le cadre des lois de Grenelle qui avaient comme objectif national une diminution de 15% des quantités de déchets partant à l’incinération ou en stockage, prévue pour … 2012 n’est pas vraiment respecté. En dix ans, les tonnages annuels traités par incinération sont ainsi passés de 215 066 tonnes à 214 612 tonnes.

En 2020, Bordeaux Métropole doit atteindre 55% de valorisation matière et organique. Les résultats sont pour l’heure en 2016 de seulement … 34%.

Autant de chiffres qui alertent sur le plan déchets de Bordeaux Métropole qui doit, et sans attendre, passer la vitesse supérieure.

Malheureusement, les élus métropolitains sont plus prompts à s’alarmer des conditions de la collecte des déchets que des moyens à mettre en oeuvre pour réduire la production totale de déchets.

C’est ainsi qu’à Bordeaux un énième plan propreté, intitulé « plan estival de propreté » a été, à nouveau, annoncé par le maire de la ville.

On ne compte plus les plans propreté lancés par la municipalité…

Mais on aura beau les enterrer, les ramasser, les collecter plus régulièrement sur les trottoirs et dans le rues,… tout cela ne résoudra pas la hausse continue des ordures ménagères sur notre territoire.

Car le mal est plus profond et une véritable prise de conscience est nécessaire pour changer les habitudes au quotidien. Il est plus que temps,  mais l’équipe en place est-elle vraiment mobilisée sur cette urgence écologique?

La mairie de Paris montre la voie.

En travaillant sur la prévention des déchets, la ville de Paris a permis de réduire de 6,3% la production des ordures ménagères par Parisien entre 2006 et 2010 et de 7% entre 2011 et 2015.

Cette dynamique a réussi car elle porte sur une réflexion globale de transition écologique qui s’appuie sur différents plans d’actions qui s’attaquent à la racine du mal: lutter contre le gaspillage alimentaire, développer l’économie circulaire, intégrer la problématique déchets dans le plan climat et dans la commande publique, développer un plan compost,  communiquer et sensibiliser à la réduction des déchets,…

Autant d’actions qui ont aidé à ces résultats grâce à un bilan objectif gisement par gisement  entre 2009 et 2015 qui a permis de travailler sur les différentes catégories de déchets.

La prévention des déchets passe surtout par l’adoption de nouveaux comportements au niveau des particuliers, des entreprises et des administrations avec toujours trois mots d’ordre: réduire en amont, réemployer si possible et enfin recycler.

Tout un changement de modèle qui doit conduire à la fin du jetable et à la valorisation de la ressource.

Alors on s’y met quand sur Bordeaux ?

 

 

 

Compost attitude.

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Composteur BordeauxDans une poubelle,  30% des déchets pourraient être recyclés par simple compostage. Soit un tiers de nos déchets ménagers qui pourraient se passer de traitements coûteux, ce qui permettrait à la collectivité de faire de sacrées économies.

C’est la raison pour laquelle  depuis maintenant quelques années, Bordeaux Métropole s’est engagé en ce sens.  L’objectif final est de  réduire la production annuelle d’ordures ménagères et assimilées sur notre territoire et de faire baisser d’autant la part de l’incinération.

Prenant en compte l’augmentation régulière de sa population et afin de freiner la production de déchets, la collectivité a donc  mis en place  des distributions gratuites de composteurs aux particuliers afin d’inciter les habitants à valoriser  leurs déchets organiques et réduire en conséquence le poids des poubelles.

C’est ainsi que depuis 2012, plus de 20.000 composteurs ont été distribués sur toute l’agglomération. En 2017, pas moins de cinq distributions sont programmées.

Reste que tout ceci ne concerne encore  que ceux qui ont la chance d’avoir un jardin…

Pour aider les Bordelais en habitat vertical, Bordeaux Métropole s’est mis à installer des composteurs collectifs,  suite à appels à projets,  dans des jardins publics ou au pied d’immeubles : Bacalan, jardin public, jardin de la béchade, Nansouty,… Tous les quartiers sont concernés. Pas moins de 23 projets de compostage partagé ont vu le jour, soit plus de 800 foyers concernés.

Et les mairies aussi ne sont pas en reste.
La ville de Bordeaux a développé  une collecte des déchets compostables dans  ses écoles.  Les restes des cantines qui partaient jusqu’à présent en décharge ou à l’incinérateur  sont dorénavant valorisés  pour faire du compost.
A une plus grande échelle, les déchets verts de l’ensemble de l’agglomération, collectés en régie communautaire sont aussi valorisés biologiquement.
Si en 2014, 57 614 tonnes ont été traitées; en 2016 seulement 51 909 tonnes ont été prises en charge par la société « La grande Jauge » délégataire de service public de compostage, située à St Médard en Jalles et SITA, prestataire de Bordeaux Métropole. Cette baisse selon les services serait due aux conditions climatiques. Reste que déjà en 2015, Bordeaux Metropole avait tout juste atteint les 50 000 tonnes…
Malgré cette baisse, c’est tout de même en 2016, 69,25 kg par an et par habitant.(79,22 kg/an/habitant en 2014) qui sont récoltés.   En 2015, la plateforme de compostage avait  produit  12 398 tonnes de compost,  1112 tonnes de terre végétale, 61 tonnes de mulch et enfin 118 tonnes de terreau.
Alors le compost, solution remède à la gestion de nos déchets ménagers?
La valorisation matière et la valorisation organique des déchets non dangereux et non inertes permet effectivement de faire baisser le poids de nos poubelles et la part d’incinération sur Bordeaux Métropole.
Mais la collectivité est encore loin de son objectif fixé à 55% pour 2020 . Avec seulement 34% de valorisation matière en 2016 dont 12% seulement de la valorisation biologique,  il est nécessaire d’aller plus loin. Alors quelles pistes?
Pour les particuliers vivant en habitat collectif et ne bénéficiant malheureusement pas d’un composteur au bas de leur immeuble, la solution d’une distribution par la collectivité de lombricomposteurs à installer sur leur balcon ou leur cagibi serait déjà une action à engager.
En ce qui concerne  le recyclage matière et organique des déchets ménagers et assimilés,  il semble possible d’améliorer encore les tonnages collectés en déchèteries.
Si cette année heureusement pas une seule tonne n’est partie pour être éliminée en installation de stockage de déchets non dangereux; en 2015, 254 tonnes ont été éliminées ainsi. Ce qui prouve qu’il est possible de soigner le tri afin d’optimiser la valorisation et de faire baisser les coûts.
Une autre piste à envisager, serait aussi de lancer une expérimentation de collecte sélective des déchets de cuisine pour l’habitat collectif. La mairie de Paris a démarré l’opération en mai 2017 sur deux arrondissements. Ces déchets fermentescibles  collectés sont ensuite  valorisés dans une usine de méthanisation qui produit électricité et chaleur tout en fournissant du compost en produit final.
Les objectifs de la loi de transition énergétique  ne seront pas atteints sur Bordeaux Métropole tant qu’on ne réussira pas à faire baisser la part de l’incinération. Avec encore plus de 52% d’incinération en 2016 et seulement 34% de valorisation matière, nous en sommes encore  très loin des attendus du Grenelle de l’environnement.

Vélo: indispensable signalétique au sol.

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zone de rencontres Bordeaux Ecolobordeauxblog

Les villes se mettent au vélo et c’est tant mieux!

Bordeaux ne fait pas exception à la règle et les cyclistes envahissent peu à peu, ici aussi, l’espace urbain.

Mais le partage de la rue ne se fait pas sans mal… Automobilistes et piétons ne lâchent pas aussi facilement  leurs espaces respectifs et voient les adeptes de la petite reine le plus souvent comme des envahisseurs.

Sur la route, les cyclistes quand  ils n’ont pas d’espaces réservés ralentissent souvent les automobilistes et  créent même, une certaine irritation aux carrefours quand  les plus inconscients d’entre eux,  « brûlent »  les feux en toute illégalité . ( et parfois de manière inconsidérée)

Sur les trottoirs ou les zones piétonnes,  les cyclistes occupent aussi un espace  qui ne leur ait pas vraiment autorisé. Tolérés, il leur est demandé de rouler au pas, ce qu’ils ne respectent pas toujours. Du coup les conflits d’usage sont récurrents, les piétons interpellant ces derniers sur leur droit et sur leur devoir…

Urgence à agir.

Tout ceci ne risque pas de s’arrêter si la collectivité n’organise pas plus rapidement la ville en tenant compte de ces nouveaux usages.

D’autant que les derniers aménagements sur certains quartiers ou secteurs de Bordeaux, tendent vers une politique d’aménagement en zones partagées  qui ne règlent  pas vraiment les problèmes, bien au contraire.

Les zones de rencontre.

C’est l’idée selon laquelle chacun doit faire attention à l’autre et respecter l’autre pour favoriser la cohabitation. Belle idée …mais qui le plus souvent ne marche pas ; chacun tentant de marquer son territoire.

Le conducteur plus dangereux avec sa voiture s’impose le plus souvent vis à vis des autres utilisateurs de ces espaces comme par exemple sur la place Pey Berland. Le piéton, plus fragile, s’estime lui en droit d’être prioritaire et l’entend le rester face aux cyclistes. En définitive, le vélo est le grand perdant de ces espaces partagés.

Les « sentes piétonnes ».

C’est aussi le cas pour ce  nouveau concept utilisé par les urbanistes. Un bel exemple existe sur les Bassins à flots, où sur l’avenue Lucien Faure. Chacun trouve presque sa place: bus en site propre, voitures avec deux files dédiées et trottoirs piétons à partager pour l’instant… avec les cyclistes.

Mais attention priorité bien entendu aux piétons ! Donc pas vraiment facile de se déplacer à deux-roues rapidement sur ces sentes lorsqu’il faut éviter les passants…

D’autant que le cycliste est toujours vécu comme l’agresseur du marcheur, encore plus lorsqu’il utilise sa sonnette…

Il est donc  temps de mieux organiser l’espace public.

Pour l’instant, seules quelques réalisations  existent sur Bordeaux.

piste vélo Bordeaux thiers

L’avenue Thiers est un bon exemple de ce qui doit être fait si on veut éviter les conflits entre usagers, sans empêcher, hélas,  les stationnements indélicats…  Sur le pont de pierre, les piétons intègrent peu à peu le principe du partage de l’espace mais cette cohabitation reste fragile et peu confortable pour les cyclistes pressés. Car nous sommes encore loin du REVe…

Ce REV (réseau express vélo) est un réseau d’aménagements continus et homogènes, dont certains à double sens de circulation, qui garantit  confort et sécurité aux cyclistes. Il permet dans les pays qui l’ont adopté une vitesse moyenne de 20 km/h pour les cyclistes!  Mais surtout une signalétique spécifique, voir originale au sol, permet de rappeler aux piétons et conducteurs que les cyclistes ont une voie réservée et prioritaire.

Et un petit tour dans les  villes les plus cyclables d’Europe,  nous permet d’affirmer que pour développer la bicyclette, il y a une nécessité absolue  de réserver des espaces clairement  identifiés aux pédaleurs.

Piste cyclable amsterdam

Amsterdam

Berlin ville cyclable

Berlin

Le cycliste à Amsterdam, Copenhague, Berlin,… est roi et gare aux piétons qui viendraient empiéter leur espace! Vite rappelés à l’ordre par le tintement des sonnettes, les autres usagers de la rue savent qu’ils doivent rapidement dégager.

Ici, c’est le vélo qui est prioritaire!

C’est ainsi qu’en balisant les déplacements des cyclistes, avec une couleur de bitume différente notamment,  les villes ont réduit d’autant les conflits.

Chacun a sa place  pour le bien de tous et pour une progression en hausse des déplacements en deux-roues sur Bordeaux métropole… sans conflit d’usage.