You’re veggie, veggie, véritable.

Vedette

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Vegan Bordeaux

A Bordeaux, le végétarisme a le vent en poupe.

Il est vrai que le mouvement est général. En France, depuis trois années consécutives, la consommation de viande à domicile des ménages se réduit en volume.  Les français semblent se  tourner vers  de nouvelles manières de consommer .

Bordeaux ne fait donc pas exception à la règle. Aujourd’hui, sur internet, on ne compte plus le nombre de blogs ou sites bordelais qui nous proposent des  top 5 , 10 ou même 15 des restaurants végétariens. Certainement le signe d’un changement d’époque.

C’est sûrement aussi la raison pour laquelle le VeggieWorld pose, pour la première fois ses valises dans la capitale girondine.

Le mouvement vegan va plus loin que le végétarisme  (qui exclut viande et poissons mais peut accepter oeufs ou lait), c’est avant tout un mode de vie qui refuse toute exploitation et souffrance des animaux.

Cette année, comme Marseille, Lille ou Paris, Bordeaux accueillera ce salon des produits véganes et éthiques, né en Allemagne en 2011. Cette vitrine du mode de vie végane  ouvrira ses portes au Hangar 14, le week end du 26 mai et 27 mai. Deux jours consacrés à une consommation plus respectueuse de la cause animale, de l’environnement et des ressources en présence de plus de 70 exposants.  Les organisateurs de cette manifestation attendent plus 4000 visiteurs pour assister aux nombreuses conférences et présentations de divers produits. (Livres, produits alimentaires, d’hygiène, cosmétiques, vêtements,… )

Déjà la ville de Bordeaux, en  janvier 2016, sous l’impulsion d’un bordelais avait lancé   une opération très médiatisée soutenue par l’Union de Métiers de l’Hôtellerie de Gironde (UMIH 33) pour inciter les restaurateurs à instaurer un repas végétarien … le dernier mardi du mois. Cette opération intitulée « Un repas pour la planète » lancée à grand renfort de communiqués de presse avait pour but d’alerter sur la nécessité de réduire notre empreinte carbone dans l’alimentation. Le but était surtout de coller à l’esprit de la COP 21 sur le climat, organisée à la même époque à Paris.

Au final, pas certain que cette promotion du végétarisme, très minimale ( un jour par mois…) ait remporté un franc succès auprès des restaurateurs, comme peut le laisser entendre l’absence total de bilan pour cette opération.

Pourtant, aujourd’hui, les plats végétariens tendent à apparaître sur les cartes de nombreux restaurants et pas uniquement le dernier mardi de chaque mois… De nouveaux restaurants affichent même clairement et uniquement leur couleur végane, trouvent un public et des habitués qui ne viennent plus uniquement des adeptes du véganisme ou de la décroissance.

Preuve qu’il est possible d’aller beaucoup plus loin dans cette révolution de nos assiettes. Un nouvel objectif serait d’éveiller les consciences d’un plus grand nombre au quotidien pour faire changer les habitudes alimentaires

Mais faut-il encore le vouloir.

A Bordeaux, la municipalité s’y met peu à peu, mais à pas comptés…

Le SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) qui gère les repas dans les écoles a tout d’abord proposé un menu végétarien par mois dans les restaurants scolaires. Puis il a inauguré le menu sans viande (mais pas sans poisson) au départ intitulé végétarien (sic…) pour ensuite adopter  un menu du jour au choix pour les élèves : avec viande, sans viande ou sans porc.

Mais des confusions et une programmation incohérente persistent encore. Par exemple, lors de la semaine du 16 avril, deux menus végétariens pour tous ont été programmé , un seul durant la semaine du 23 avril pour enfin plus rien pendant trois semaines, jusqu’au 23 mai.

Pire dorénavant quand une omelette est proposée, un  menu viande est possible. Alors que, jusqu’à présent, le plat avec oeufs, non étiqueté végétarien, était proposé à tous!

Nous sommes donc encore très loin d’une éducation au végétarisme et à l’éveil des consciences.

Heureusement sur Bordeaux Métropole des communes s’y mettent. Les villes de Talence et Bègles proposent aujourd’hui un menu végétarien pour tous, une fois par  semaine.

Preuve une fois encore qu’il est possible de faire découvrir de nouvelles saveurs aux enfants et surtout d’apprendre à leurs parents que les protéines nécessaires à leur développement peuvent se trouver aussi bien dans les lentilles, les pois chiches,… que dans la viande ou le poisson.

Espérons que les représentants de Bordeaux et du Sivu seront présents lors du salon VeggieWorld  pour profiter des nombreuses conférences et parfaire ainsi leurs connaissances sur ce sujet.

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2017/12/22/vegetarisme-a-la-sauce-bordelaise/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/02/08/menu-vegetarien-sans-viande-mais-pas-sans-poisson/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/11/10/nouvelle-a-deguster-avec-moderation/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/02/05/un-repas-vegetarien-par-semaine-cest-possible-la-preuve/

https://ecolobordeauxblog.com/2016/01/20/du-lard-ou-du-cochon-cette-convention/

https://ecolobordeauxblog.com/2015/02/06/dans-les-cantines-de-bordeaux-cest-la-fete-aux-vegetariens-cette-semaine/

https://ecolobordeauxblog.com/2014/09/18/encore-un-petit-effort-sivu-plait/

 

 

 

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Bordeaux 2050, c’est déjà demain.

Vedette

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BM2050-ok_1

Depuis quelques semaines maintenant, Bordeaux Métropole a lancé son camion du futur sur les routes de notre agglomération. Le but ? Prendre le pouls des habitants afin de les interroger sur la ville de demain.

Mais de qui se moque-t-on?

Alors qu’aujourd’hui, la ville est un immense chantier, que la moindre parcelle de terrain est aussitôt  investie par les promoteurs, que le prix du m2 explose empêchant tout projet collectif, que tous les grands chantiers et tous les grands projets se lancent maintenant, que l’agglomération se bétonne à tout va, on fait croire aux bordelais qu’ils pourraient peser sur la ville de demain? 

En définitive, à qui sont adressées ces grandes interrogations?

(Comment nous logerons-nous demain ? Comment nous déplacerons-nous ? Comment travaillerons-nous ? Comment allons-nous nous soigner, nous nourrir, nous former… ?)

En 2050, c’est à dire dans exactement 32 ans, bon nombre des habitants de Bordeaux Métropole auront atteint la limite d’âge pour envisager sereinement l’avenir… En effet, seulement un habitant sur trois a moins de vingt cinq ans. Les deux tiers donc de la population actuellement sondée se moque bien de ce lointain avenir et s’interroge plutôt sur son quotidien. 

Nos élus, la plupart dans cette classe d’âge avancée, comme nos grands élus, déjà largement atteints  par le cumul des mandats dans le temps, seraient donc les plus à même de penser un avenir qu’ils ne verront certainement pas, pour la plupart, un avenir sur lequel d’ailleurs ils ne pourront même plus peser?

Le but de cette opération de communication est uniquement démontrer que la concertation n’est pas un vain mot.

Belle stratégie de promotion de la collectivité que l’on retrouvera sur « les marchés, devant les stades, les grandes salles de spectacle pour recueillir vos aspirations, projets et initiatives pour l’avenir ».  N’ayez crainte, nous construisons l’avenir avec vous !

Et pour le prouver, nous aurons droit ensuite à de grands colloques , de grandes conférences, la présentation de plusieurs scénarios et enfin l’écriture d’un projet métropolitain. Tout cela remis bien entendu dès mars 2019…  Car à quelques mois d’échéances municipales , cela peut toujours être utile de prouver la capacité d’écoute de nos édiles.

A Bordeaux, on avait déjà connu le même procédé avec l’agenda 21:  tables rondes, conférences et débats avec universitaires, chercheurs et experts avaient abouti à l’écriture d’un document, rempli d’indicateurs et d’objectifs, … abandonné moins de cinq après.

Alors du passé faisons table rase?

Pas tout à fait…

Car aux commandes de cette mission d’un an, nous retrouvons Michèle Laruë-Charlus, jeune retraitée de notre collectivité, fidèle parmi les fidèles du  président de Bordeaux Métropole, et surtout ex-directrice de l’aménagement, chef d’orchestre de tous les grands projets d’urbanisme de ces vingt dernières années sur Bordeaux…

Ce chef de projet sera-t-elle capable de penser le futur et construire la ville de demain, une ville plus durable, autosuffisante, plus verte, plus  économe en énergie, plus cyclable,… (comme semble l’indiquer les  premières remarques des sondés)  en acceptant de critiquer les erreurs de son propre passé ?

 

 

 

 

Bordeaux: Jardins à venir ou avenir sans jardins ?

Vedette

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Ce n’est pas nouveau: Bordeaux, réputée ville de pierre, manque d’espaces verts. 

Cependant avec la création de nouveaux quartiers sur d’anciennes friches urbaines (Bastide Niel, Bassins à flots, Ginko, Euratlantique, Brazza) , une occasion unique s’offre à la mairie d’augmenter le nombre de parcs et de jardins.

Quels sont donc les espaces verts publics prévus dans ces nouveaux programmes d’aménagement urbains?

Parc Bordelais

A Bordeaux, quand on invite un proche à découvrir un jardin, le plus souvent, on lui propose le jardin public (10,8 ha, créé en 1746) ou le Parc Bordelais (28 ha, inauguration en 1888). Ce sont, en effet, les deux parcs les plus emblématiques et surtout les deux plus grands du centre ville . Pour trouver plus imposant en terme de superficie, il faut sortir de l’hyper centre et se diriger vers Bordeaux Lac pour trouver le parc Floral (33 ha, créé en 1998) et le bois de Bordeaux (87 ha + 50 ha de prairies et d’étangs) qui sont, en définitive, assez peu utilisés par les Bordelais ou les touristes du fait  de leur éloignement..

Les autres jardins de Bordeaux sont  nettement plus petits: Jardin de la Mairie (1 ha créé au XIXe), parc rivière (4 ha, ouvert en 1982), Botanique (4 ha ouvert en 2001), Esplanade Mériadeck (années 70), Parc de la Béchade (1,1ha en 2001), des dames de la foi (0,8 ha ouvert en 2002), etc…

Du coup, la municipalité qui raffole des classements ne brille pas  dans cette catégorie…

Jardin des quais

Car ces dernières années, malgré l’aménagement des quais (Promenade Corajoud, Berges de Garonne, Parc des sports de Saint Michel, Parc aux Angéliques), Bordeaux n’a toujours pas comblé son retard sur des villes comme Angers ou Nantes qui proposent respectivement 51m2 et 34 m2 d’espaces verts par habitant.

Même si le site de la  mairie aime à rappeler qu’avec 20 m2 par habitant, la capitale girondine  dépasse « les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixées à 12 m2″… dans le classement des villes les plus vertes, Bordeaux ne rentre même pas dans le top 10.

Avec une moyenne pour les cinquante plus grandes villes françaises de 48 m2 d’espaces verts par habitant, son retard est important.

Pourtant grâce à la présence sur son territoire de nombreuses friches urbaines, Bordeaux a les moyens de combler son retard en espaces verts pour contenter une population toujours plus nombreuse.

L’espoir de plus de verdure viendra-t-il donc de ces nouveaux quartiers ?

Petite revue de détails de ces grands projets urbains.

Ginko

Premier quartier aménagé, le quartier du Ginko (32,6 ha) a largement rempli cette mission. Ce secteur d’habitation  (près de 6 000 habitants attendus) et de commerces bénéficie du petit jardin du clown chocolat (0,1 ha), du parc Denis et Eugène Bühler  (4,5 ha, livré en 2013) sensé relier le quartier Ginko au quartier des Aubiers et profite surtout de la proximité des berges du lac (46 ha).

Brazza

Sur Bastide Niel (35  hectares), s’il est prévu de planter d’ici 2030, 1 500 arbres sur les 13 hectares d’espaces publics envisagés, ici non plus pas de jardin de prévu mais des micro parcs à thèmes qui seront proposés aux  futurs 10 000 habitants attendus. Ces « 24 parcs 3D répartis sur la totalité du territoire de la ZAC » tenteront de tisser un « réseau de respiration » mais ressembleront plus à des espaces multifonctions qu’à des jardins à part entière. (place du marché, jardin en pots, piscine végétale, jardin tropical, platanes à pétanque, etc…)      Car en définitive,  ces parcs ne représenteront que… 0,8 hectare,  soit 0,8 m2 par nouvel habitant…

lucien-faure

Le quartier des Bassins à flots (160 ha) est un quartier qui ne propose aucune création majeure de jardin sur son site. Seuls des espaces de promenades autour des bassins et des « sentes » arborées sont installées mais pas de réalisation notable de jardins sur ce secteur qui accueillera pourtant à terme plus de 12 000 habitants. Le jardin des Ecluses (0,3 ha) inauguré récemment apparaît du reste bien minéral et ressemble plus à une esplanade engazonnée qu’à un jardin. Heureusement, les habitants de certaines résidences privées bénéficieront de jardins « suspendus », visibles de la rue mais inaccessibles aux passants. Dommage pour ce quartier quartier déjà en mal d’espaces verts qui a du laisser une grande partie du « jardin de ta soeur » (0,7 ha, ouvert en 2008) pour accueillir dans l’urgence une école, en préfabriqué, l’école Sempé …

jardin de l'ars

Sur Euratlantique, ( 386 hectares sur Bordeaux) un espace vert de  11 hectares est bien programmé, comprenant le jardin de l’Ars (6 ha à créer) et le  bois de Gattebourse. Mais si on applique une simple règle mathématique, les 50 000 futurs Bordelais de ce quartier bénéficieront avec ce jardin de … 2,2 m2 d’espaces verts par habitant, pas la meilleure manière de rehausser la moyenne générale.

brazzaligne

Dernier espoir, pour la ville de Bordeaux de remonter dans le classement des espaces verts, les 53 hectares du secteur de Brazza. Malheureusement, là non plus, pas vraiment de jardin en tant que tel mais un  projet de « Brazzaligne », où pourrait le tramway,  grand espace vert linéaire de trois kilomètres reliant les coteaux à la caserne Niel et trois lanières vertes qui relieront le parc aux Angéliques de manière perpendiculaire. Le projet annonce :  « De vastes pelouses naturelles bordent les cheminements et accueillent les usages les plus divers. Des bancs incitent le promeneur à s’installer au cœur de ces lanières à forte composante végétale. » Les concepteurs n’hésitent pas à parler d’une coulée verte et de 40 % d’espaces verts (soit plus de 21 ha) sur ce secteur en devenir…

Un espoir donc en attendant la réalisation finale, qui permettra peut être de faire remonter Bordeaux dans le classement des villes vertes mais certainement pas de rentrer dans le top 10 compte-tenu de la forte poussée démographique que ces projets engendrent et surtout du peu de surfaces d’espaces verts proposés par la majorité de ces nouveaux quartiers.

Palmarès des villes vertes 2017.:

http://www.lesentreprisesdupaysage.fr/tout-savoir/etudes-chiffres-clés/le-palmarès

Capucins: marché de dupes?

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capucins

La gestion du marché des capucins est-il à la hauteur des attentes de la ville de Bordeaux en matière de développement durable ? Il semble que non, selon les élus écologistes (EELV) au conseil municipal.

Pour eux, la société  » « Les fils de Mme Géraud » qui gère  la délégation de service public comprenant la concession du marché des Capucins et de ses parcs de stationnement ne remplit pas vraiment ses obligations contractuelles ».

Ils ont donc écrit au maire afin que le délégataire respecte enfin les termes de son contrat signé en 2007 :   » En matière de développement durable : l’article 13-4 du contrat énonce : « Un second programme de travaux, destiné à inscrire le marché des Capucins dans une logique de développement durable (récupération des eaux pluviales) et d’économies d’énergies (photovoltaïque) sera réalisé sous cinq ans. Son enveloppe financière sera comprise entre 300 et 800 000€ HT (valeurs 2007). »

A ce jour, aucune avancée en ce domaine.

Pire alors que depuis le premier janvier 2016, tout marché produisant plus de 10 tonnes de bio déchets par an est dans l’obligation règlementaire de valoriser emballages et de déchets compostables,  la SARL « Les fils de Mme Géraud » ne respecte aucunement l’article 26 de son contrat qui stipule pourtant : « le concessionnaire respecte toute disposition législative ou réglementaire qui lui est applicable ».

Alors comment expliquer un tel laisser faire municipal?

La relation entre la société Géraud et la mairie est une longue histoire faite d’alliances et de mésalliances qui défraye la chronique politique bordelaise depuis maintenant des décennies.

C’est dans les années 90 que la mairie confie au groupe Géraud l’exploitation  du marché des capucins, concession aussitôt dénoncée par l’opposition socialiste qui l’attaque au tribunal administratif. En 2000, la cour administrative donne raison à l’opposant Gilles Savary. La mairie modifie donc le contrat et en signe un nouveau avec Géraud, aussitôt dénoncé par le conseiller municipal socialiste.

En 2006, la partie se « corse ». 

La cour administrative donne raison à l’opposant et accorde trois mois à la municipalité pour procéder à la résolution du traité de concession avec le groupe Géraud. La ville refuse de payer et se pourvoit en cassation devant le conseil d’état. Mais son pourvoi est rejeté et la mairie se voit obligée de verser au groupe Géraud la coquette somme de 2,7 millions d’euros HT en juillet 2007, pour cause de résiliation du contrat et 500 000 euros en dédommagement pour le contrat restant. (plus 18 000 euros pour l’état et 2000 euros à l’opposant socialiste…)

Fin de partie?

Ce serait trop simple…Nouvel appel d’offre en juillet 2007 pour déterminer une nouvelle délégation pour le marché des capucins.  La commission municipale d’appel d’offre retient deux sociétés sur cinq candidats : « Les fils de Mme Géraud » et « Les marchés publics Cordonnier » pour attribuer le marché à …Géraud.

Une bonne opération pour la ville qui lui permet de récupérer le droit d’entrée payé par le nouveau gestionnaire de 2,9 M d’euros… soit la somme due par la mairie à la société Géraud.

Nouveau rebondissement,en 2017: l’appel d’offre aurait été faussée…

Lors d’une déclaration, sous serment, devant la haute Cour de Justice de Manchester (Royaume-Uni) le 12 juillet 2016, dans le cadre d’une plainte, Mr Jean-Paul Auguste, dirigeant de la société « Les Fils de Mme Géraud » avoue « Nous (les sociétés du groupe Géraud et du groupe Cordonnier) n’avons jamais soumissionné l’un contre l’autre, parce que c’est une filiale… Nous l’avons seulement fait à la demande de la municipalité, c’était pour Bordeaux. Et c’était pour une raison très simple. Notre contrat avec Bordeaux devait être réécrit. Pour cette raison, nous avons dû le casser, et pour ainsi dire, créer une sorte de compétition. L’objectif de cet appel d’offre était de reprendre l’intégralité des obligations financières »  (source « Géraud-Cordonnier: le cartel » par Mr Frédéric Bonnet février 2017)

Une manière, peut être, de faire taire l’opposition municipale qui, depuis le début, vote systématiquement contre l’attribution de cette délégation de service public à la société Géraud.

La ville de Bordeaux se targue de sa bonne foi.

Le maire saisit en avril 2017 le procureur de la République et l’Autorité de la concurrence pour que  « toute la lumière soit faite » sur cette affaire. Reste un sentiment de malaise quand, lors du conseil municipal suivant la commission d’appel d’offres, l’ancien premier adjoint  affirmait avoir « âprement négocié » avec les deux candidats …

Pour finir, la société Géraud n’a toujours pas fait les travaux de deux millions d’euros imposés par le contrat de concession. Pour l’instant,  la mairie ne se prononce pas et laisse faire l’exploitant.

Panneaux solaires, récupération d’eaux de pluie, gestion durable des déchets attendront peut être le règlement de ce long feuilleton judiciaire ou tout simplement la fin du contrat qui arrive à terme en … 2027.

 

 

 

C2D : rouillé ou verrouillé ?

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C2D Bordeaux

Sur Bordeaux Métropole qui connaît le C2D ? En dehors du microcosme politique et du cercle restreint des personnalités bordelaises « influentes », certainement peu de monde. Pourtant cette structure, qui date de 1999, devait révolutionner la relation entre les administrés de l’agglomération et les élus. Aujourd’hui, a-t-elle réussi son pari et sinon pourquoi?

A  sa création, le C2D, aujourd’hui conseil de développement durable de Bordeaux Métropole, devait permettre à la société civile d’aider les élus à l’élaboration du projet métropolitain.

Dès l’origine, l’idée était de permettre la participation citoyenne aux grandes questions et orientations qui intéressent l’agglomération et de fournir ainsi un « cadre à l’expression des idées et à l’exercice de la citoyenneté ».

Les citoyens devaient donc y trouver un lieu d’expression de leurs aspirations, de leurs réticences ou de leurs priorités. Les 105 membres du conseil sont ainsi issus de différents horizons et nommés pour trois ans. Chaque commune de l’agglomération a droit à deux représentants: un nommé par le maire et l’autre tiré au sort.

Présidé au départ par une proche de Vincent Feltesse, à l’époque président PS de la communauté urbaine (CUB),  le Conseil de développement durable est depuis mai 2015, présidé par Denis Mollat  nommé par Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole.

La collectivité attend du C2D qu’il joue un rôle de tête chercheuse pour le territoire, qu’il éclaire les élus sur les sujets qui font débat, qu’il soit un laboratoire et un espace de ressources en ce qui concerne les pratiques de concertation, et enfin qu’il émette  différents avis sur les qualités et les améliorations possibles concernant les projets de Bordeaux Métropole, et ce bien entendu avec un regard centré sur le développement durable.

Alors après dix neuf ans d’existence, que retenir de cette instance métropolitaine?

Sur les travaux passés depuis sa création, les thèmes abordés sont passionnants : discriminations, renouvellement de la classe politique, environnement, précarité, entreprenariat, culture, égalité, … des pistes de réflexions, depuis des années, qui ont certainement étaient largement débattues en commission.

Reste que si cela cogite dur, les résultats sont-ils à la hauteur des attentes des citoyens? Là, rien n’est moins sûr…

Prenons l’exemple du groupe de travail de 2010 « Environnement et modes de vie » qui avait fait ressortir quatre grandes thématiques. Une fois le diagnostic posé,  la collectivité ( la Cub)  avait incité le Conseil de développement durable à traduire ses recommandations dans l’agenda de l’agglomération à l’époque en cours d’élaboration.

Depuis huit années ont passé, que reste-t-il de ce travail?

  • Le C2D préconisait une réduction en amont des résidus médicamenteux…. intéressant mais difficile pour la collectivité d’agir sur ce point. Le projet « réduction et gestion des micropolluants sur la métropole bordelaise » (REGARD) porté par Bordeaux Métropole depuis 2015 est intéressant en matière d’étude mais n’a pas encore induit de réduction.

  • Sur la limitation des pesticides en agriculture et en particulier dans la viticulture, il semble que seuls les récents scandales locaux aient enfin permis l’émergence d’une prise de conscience.

  • Sur la qualité de l’air intérieur dans la maison et au travail, le rappel de la Métropole s’apparente à un voeu pieux pour les particuliers…

  • Sur les ondes électromagnétiques, le C2D préconisait de réduire leur puissance. Depuis le Linky et les concentrateurs associés se déploie largement sur Bordeaux Métropole…

 Le Conseil de développement durable est certainement un bel outil pour la collectivité afin de sentir les aspirations nouvelles de ses habitants. Faut-il encore que les services soient prêts à digérer celles-ci et à les mettre en application. Ce qui n’est pas toujours le cas…

Surtout que le C2D n’est pas une structure totalement indépendante du cabinet de la Métropole, son directeur est d’ailleurs directement rattaché au cabinet du président de Bordeaux Métropole. Et la nomination de Denis Mollat par le président de la collectivité n’est pas non plus innocente, elle démontre surtout une volonté de verrouiller l’instance et de freiner toute velléité d’indépendance.

mollat

Cette célèbre personnalité Bordelaise qui occupe de multiples fonctions, siégeait déjà au Conseil économique et social régional en tant que « personne qualifiée » et au Medef, dont il est ou était le trésorier pour la Gironde. La page Wikipédia, qui lui est réservée, a tenté de recenser ses très nombreuses « casquettes » :

  • Directeur général de la première librairie indépendante de France

  • Consul honoraire du Mexique à Bordeaux

  • Vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux

  • Administrateur de Congrès et expositions de Bordeaux

  • Administrateur de la société bordelaise de CIC (Crédit industriel et commercial)

  • Administrateur de la fondation CIC pour le livre

  • Membre de l’Académie du vin de Bordeaux (1998)

  • Président du Cercle de la librairie

  • Ancien président du Rotary Club de Bordeaux. »

Rajoutons qu’il est aussi  conseiller à la Banque de France, président d’un Office d’HLM (Coligny) ou encore  membre de l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux…

Denis Mollat est donc un homme  très occupé et surtout très important sur l’échiquier du maire de Bordeaux.

Cependant ses multiples casquettes lui permettent-elles de véritablement se pencher sur les missions principales du Conseil de développement durable de Bordeaux Métropole?

Car il semble que ce président pèse peu sur la dynamique du C2D. Certains élus contactés ne sont pas loin de penser qu’il est plus en place pour contrôler le travail de ses membres que pour impulser une vraie dynamique autour du développement durable.

Et ses deux récentes élections, comme président du centre d’architecture Arc en rêve en juin 2017 et en décembre 2017 de BMA (Bordeaux Métropole Aménagement), dont il était déjà membre du conseil d’administration, ne vont pas dissiper ces impressions.

Ceci explique aussi pourquoi le C2D semble une structure quelque peu « moribonde » qui n’intéresse  plus vraiment  le président de Bordeaux Métropole qui avait même « oublié » d’associer le C2D au projet « Bordeaux Métropole 2050 ».

Aujourd’hui, pour interroger les citoyens et croiser les regards de différents experts afin d’identifier les priorités de Bordeaux Métropole 2050, un site internet www.bm2050.fr est ouvert et, communication oblige, un « camion du futur » sillonne l’agglomération pour « sonder » la population.

Peut être une manière de relancer une machine à idées qui s’essouffle quelque peu à l’image du C2D.

https://www.facebook.com/c2d.bordeauxmetropole.fr/

En mars, frelons à surveiller.

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Frelon asiatique

Avec le mois de mars, la nature va commencer à redémarrer dans les parcs et jardins de la ville.  Malheureusement les frelons asiatiques risquent aussi de s’y réinstaller pour le plus grand malheur des apiculteurs et des colonies d’abeilles.

C’est pourquoi la fin de l’hiver devrait être l’occasion de vérifier si un nouveau nid de frelons asiatiques ne s’installe pas à proximité de chez vous.

Le début du printemps est en effet propice au repérage de ces nids très caractéristiques et facilement identifiables quand les arbres sont encore dépourvus de feuille.

Attention cependant à ne pas les confondre avec les nids anciens dont la destruction s’avère inutile entre novembre et février car les colonies de frelons asiatiques ne les réinvestissent pas une fois désertés.

Alors comment procéder?

A Bordeaux, c’est l’unité municipale de lutte contres les nuisibles, dite « DDD » (désinsectisation, dératisation, désinfection) qui intervient sur l’espace public et le patrimoine municipal. (Ouvert du lundi au vendredi de 8h15 à 18h Tél.  05 56 85 53 54)
Mais sur le domaine privé, c’est au propriétaire de faire le nécessaire en contactant une entreprise spécialisée. Autant vous dire que quand le nid est à une bonne hauteur, les propriétaires ne se pressent pas toujours pour les détruire…

Cependant si vous repérez un nid sur un terrain privé près de chez vous, vous pouvez toujours tenter d’alerter l’unité DDD municipale qui est logiquement en droit d’inciter le propriétaire de l’arbre à faire enlever le nid. Mais comme la destruction d’un nid de frelons est toujours à la charge du propriétaire des lieux, les négociations risquent d’être longues…

D’autant que la réglementation actuelle ne permet pas vraiment à la ville d’imposer aux particuliers cette intervention. D’autre part, quand le nid est haut placé,  toute intervention peut même parfois se révéler impossible avec ou sans nacelle.

Certaines villes en France, pour aider à la lutte contre les frelons asiatiques, ont adopté une prise en charge d’une partie du coût par la commune.  D’autres collectivités, comme par exemple la ville de Saint-Brieuc, vont même plus loin en  intervenant gratuitement.

Pour l’instant, à Bordeaux, pas d’aide financière de la ville aux propriétaires de terrains envahis par une colonie de frelons asiatiques.

Drôles d’endroits pour une rencontre.

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A Bordeaux, en centre-ville, les cyclistes empruntent régulièrement zones de rencontre et aires piétonnes. Pas certain que tous connaissent leurs droits et leurs devoirs sur ces espaces partagés et que ces aménagements favorisent toujours la cohabitation…

Zone de rencontre

Zone de rencontre

Le concept  de « zone de rencontre » date d’un décret de juillet 2008. Le but est d’apaiser la circulation en ville et de faire cohabiter sur la chaussée l’ensemble des usagers de la rue : piétons, cyclistes, automobilistes, …

La zone de rencontre est définie clairement par l’article R.110-2 du Code de la Route :  « Dans cette zone, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police. »

La priorité revient au final toujours aux piétons, les plus fragiles, qui peuvent normalement sans crainte circuler sur la chaussée. Les vélos peuvent remonter une rue en contre-sens seulement si un panneau ou un marquage au sol  les y autorisent. Aux carrefours, ce sont les règles de priorité à droite qui s’appliquent.

 

Aire piétonne

Aire piétonne

Mais sur Bordeaux, ce sont le plus souvent des aires piétonnes  qui sont aménagées. Sur ces zones si les cyclistes et les véhicules motorisés y sont tolérés, ils  doivent y circuler au pas. Le piéton est en effet toujours prioritaire sur les autres usagers de la rue qui ne doivent pas le gêner et lui céder le passage.

Comme pour les zones de rencontre; les vélos peuvent y circuler en contre sens, s’ils y sont autorisés par un marquage au sol ou un panneau. De la même manière, c’est la priorité à droite qui s’applique.

Mais si tout cela reste, en théorie de belles idées pour partager la rue, dans la pratique, cela se révèle souvent source de conflits.

Car à force de vouloir apaiser la circulation, on en oublierait que les adeptes de la petite reine ont parfois besoin de se déplacer rapidement pour rejoindre leur domicile ou leur lieu de travail… En multipliant « zones de rencontre » ou « aires piétonnes », sans une signalétique propre ou un espace dévolu aux vélos, pas certain qu’on simplifie la vie des cyclistes….

Malheureusement la prise en compte d’une continuité cyclable n’est pas encore  à l’ordre du jour des urbanistes et des décideurs politiques de Bordeaux Métropole. A Bordeaux, les deux prochaines rénovations de places sont symptomatiques d’une tendance qui a choisi de ne pas réserver d’espaces spécifiques aux vélos.

Nantes

Nantes

Place Gambetta, les adeptes de la petite reine arrivant de la rue Nancel Penard auront le choix entre, soit rester avec les véhicules motorisés en contournant la place par la gauche, soit rejoindre le cours de l’Intendance par la droite en rentrant sur la future zone piétonne. Ici, pas de piste cyclable, pas de marquage au sol pour délimiter un éventuel espace pour les cyclistes. Il faudra donc choisir entre soit se confronter aux voitures et aux bus (non sans danger), soit ralentir, rouler au pas et slalomer entre les piétons, pas toujours disposés à partager leur espace.

Place Tourny, les cabinets d’urbanisme récidivent ici encore : pas d’espace dévolu à la petite reine. Si les piétons et les voitures seront choyés,  les biclous, eux,  devront se frotter, soit aux uns, soit aux autres… « Piétons et vélos cohabiteront sur les bords extérieurs à proximité des commerces » indique le site de Bordeaux Métropole. Pas vraiment la situation idéale pour développer le vélo mais assez symptomatique d’une vision purement ludique de la bicyclette.

Dans ces deux cas, les cyclistes ont été oublié de ces futurs aménagements. Bordeaux, ville cyclable paraît encore bien  incapable de mettre à disposition des vélos des itinéraires sécurisés et continus.

 

 

Les îlots de chaleur donnent le Tourny.

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Tourny

Place de La Victoire?  Non, Place Tourny…

Oubliés les îlots de chaleur ?

En ville, ces îlots de chaleur urbains ou ICU se caractérisent par un secteur, un quartier, une rue qui peuvent connaître des hausses de température du fait d’une circulation importante, de l’absence de végétaux ou d’eau, d’une minéralisation excessive.  Mais une quantité d’autres facteurs peuvent aussi jouer comme le type de revêtement au sol, sa couleur, la concentration du bâti autour, l’orientation vis à vis du soleil, etc…

En 2016, Bordeaux Métropole a consacré une exposition aux îlots de chaleur et de fraîcheur urbains, à partir des  résultats d’une étude réalisée entre 2014 et 2015 sur tout le territoire.  Le but pour la collectivité était de chercher à atténuer les effets de ces îlots de chaleur lors de fortes périodes caniculaires.

Bordeaux Métropole avait-elle besoin d’une étude à l’échelle de son territoire (doublée d’une même étude qui a coûté 20 000 euros à la ville de Bordeaux) pour prendre conscience de l’intérêt des végétaux et des plans d’eaux en ville pour atténuer la canicule?

Il est trop tard pour le dire. Ces études ont été payées et ont permis aux collectivités de communiquer largement sur le sujet.

Aujourd’hui il faut s’interroger sur ce que nos aménageurs ont au final retenu de ces études. Quand on voit les programmations des deux dernières places sur Bordeaux, on est en droit de s’interroger sur l’influence de ces études sur les cabinets d’urbanisme et d’architecture…

Place Gambetta et  Place Tourny, deux prochaines rénovations vont faire la part belle aux terrasses et aux larges trottoirs mais certainement pas au végétal. Car le minéral perdurera durablement sur ces projets. Et ce n’est pas les quelques fontaines et jets d’eau qui remplaceront la fraîcheur des vieux marronniers coupés sur Gambetta et les arbres absents de la future place Tourny.

Place Tourny

Oublié donc le réchauffement climatique.

Rappelons pourtant ce que disait à l’époque, au journal Sud Ouest, Jean-François Berthoumieu, le directeur de l’Association climatologique de la moyenne Garonne et du Sud-Ouest (l’ACMG) qui avait réalisé l’étude sur Bordeaux : « Il faudra réfléchir à des solutions qui consistent à planter des arbres irrigués en milieu urbain, plus efficaces pour rafraîchir les températures, que des arbres non irrigués, et a fortiori que des espaces minéralisés. » 

On constate qu’ au final le but de ces grandes opérations n’est pas de rafraîchir la ville mais bien de dynamiser les rues et d’augmenter les zones de commerces, comme le résume du reste très bien le commentaire de présentation du projet que l’on trouve sur le site de Bordeaux.fr: « Le désencombrement de l’espace pour les piétons favorise le développement potentiel d’activités commerciales riveraines (terrasses, étales…) et des usages variés (jeux, animation, marché forain, foodtruck, brocante…). »  

Préparez-vous: cela va chauffer et consommer sec sur Tourny !

 

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2015/06/04/ilots-de-chaleur-letude-qui-nous-chauffe/

Sources :

http://www.sudouest.fr/2013/08/19/des-ilots-de-chaleur-en-ete-dans-les-villes-1144599-2780.php

http://www.bordeaux.fr/p131137

 

 

Marathon semi écolo.

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Marathon Bordeaux Metropole

Dans le bilan 2016 du développement durable présenté lors du dernier conseil municipal de Bordeaux, le marathon de Bordeaux Métropole est mis en avant et surtout décrit comme exemplaire en matière d’éco-responsabilité.

La ville de Bordeaux explique que pour cette troisième édition les organisateurs (Bordeaux Métropole, Stade Bordelais ASPTT, Ironman ) ont mis en place « un dispositif de collecte (de déchets) efficaces ». Pour ce faire,  ils se sont associés avec l’association AREMACS pour encadrer et donner les bonnes consignes de tri aux coureurs, ainsi qu’avec l’association TAPAJ pour le nettoyage manuel tout au long du parcours. Le but était de gérer du mieux possible les déchets lors de ce marathon.

Récupération des vêtements oubliés par les coureurs, corbeilles bi-flux ou containers sélectifs,…  ont ainsi permis de récupérer une quantité importante de déchets. Ce rapport nous indique que la compétition est donc passée d’un pourcentage de déchets recyclables triés de 37,2 % du poids total en 2015 à 64,8% en 2017. Un succès incontestable à la lecture de ces chiffres.

Reste qu’il aurait été intéressant d’avoir non pas un pourcentage de déchets recyclés mais bien les chiffres globaux de déchets produits par cette compétition durant ces trois années. Car un marathon produit par nature une quantité importante de déchets en tout genre.  L’ idée exemplaire  n’est donc pas de recycler du mieux possible ces déchets (même si tout cela reste très vertueux) mais d’en produire le moins possible…

Et sur ce point, nous n’avons aucune visibilité sur la quantité de déchets générée par les participants lors de ce marathon. Y a-t-on produit moins ou plus de déchets par coureur? Ces chiffres auraient vraiment permis de juger de l’exemplarité de cette manifestation, en démontrant par exemple qu’on peut recevoir plus de compétiteurs en produisant toujours moins de déchets.

D’autre part, pour une manifestation que la mairie présente comme exemplaire,  le site du marathon de Bordeaux ne semble pas vraiment intéressé par l’éco-responsabilité… https://www.marathondebordeauxmetropole.com

Sur le site officiel, rien sur ces fameuses actions en faveur d’une réduction des déchets, rien sur une quelconque réflexion autour des déplacements, rien sur la problématique des produits dérivés, rien sur une éventuelle compensation carbone,…bref pas un seul mot sur la question environnementale.

Alors qu’aujourd’hui,  bon nombre de marathons en France s’interrogent sur leur empreinte carbone et sur d’éventuelles compensations, il semble que cela soit le cadet des soucis pour le marathon de Bordeaux pourtant présenté comme exemplaire par la mairie de Bordeaux.

Marathon de Paris

Sur le même sujet: https://ecolobordeauxblog.com/2017/04/15/marathon-ecolo/

Quelques exemples de marathons où l’environnement est pris en compte:

http://www.schneiderelectricparismarathon.com/fr/marathon-engage/demarche-globale

https://www.lemarathonvert.org/-Developpement-Durable-.html

http://www.marathon-alsace.com/developpement-durable.htm

http://www.maraisthon.fr/index.php/fr/eco-marathon/organisation-durable

http://www.marathon06.com/2018/infospratiques/ecomarathon.htm

 

Il est libre… mais.

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Velos arceaux

L’arrivée de 1000 vélos supplémentaires dans l’espace public est toujours une bonne nouvelle  sauf peut être en matière de stationnement…

Déjà qu’à Bordeaux, les cyclistes se plaignent régulièrement du déficit d’arceaux à vélos dans le centre ville, cette arrivée massive de vélos à emprunter, sans station pour les y déposer (free Floating) contrairement à leur cousin le VCub, ne va certainement pas améliorer la situation.

En 2015, la ville de Bordeaux comptabilisait moins de 6000 arceaux sur son territoire. Rajoutez 1000 vélos en stationnement d’un coup dans les rues de Bordeaux et le problème explose.

Les 100 000 euros par an prévus dans le cadre du plan vélo 2017-2020 pour le développement des arceaux vélo devront certainement être revus à la hausse si la collectivité veut rapidement éviter l’engorgement (déjà effectif) sur la ville.

D’autant qu’afin d’éviter, les  désagréments qu’ont connu les premières villes ayant inauguré ce système de vélo en libre-service, Bordeaux Métropole et l’opérateur, la société Indigo du groupe Vinci, se sont entendus sur une charte de bonne conduite.

Stationnements  sauvages et comportements anarchiques  seront scrupuleusement surveillés par l’opérateur et même réprimés par une  » liste noire  » pour les mauvais élèves.
Les utilisateurs sont donc appelés à ranger ces vélos du mieux possible dans la ville.
Si les Bordelais suivent donc à la lettre les préconisations de l’opérateur, cela va sérieusement coincer sur certaines zones d’arceaux, déjà sensibles, du centre ville.
velo trottoir
Et aussi sur les trottoirs… Car le fait de ne pas avoir la nécessité d’accrocher ces vélos à du mobilier urbain va aussi tendre les relations avec les  piétons et les personnes à mobilité réduite qui risquent d’apprécier moyennement la réduction de leur espace .
Les nombreuses récriminations en conseil de quartier à l’encontre des vélos ne sont pas prêtes de s’arrêter…
La société Indigo s’est d’autre part engagée auprès de la mairie à respecter le périmètre Unesco. Sur le papier, les vélos ne peuvent théoriquement stationner sur les zones classées patrimoine de l’Unesco (Miroir d’eau. Cours de l’intendance,…)
pas certain que tous les utilisateurs de l’application soient vraiment informés et respectent donc cette règle...