Shame, Shamengo.

Vedette

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Shamengo 2

En matière de co-construction, voilà un projet qui ne démarre pas forcément sous les meilleurs auspices...  A peine lancé, le projet Shamengo a vu une pétition de riverains s’opposer à l’implantation sur les allées Serr de sa « maison-école-laboratoire du nouveau monde ». https://www.change.org/p/le-pr%C3%A9sident-de-bordeaux-m%C3%A9tropole-ne-laissons-pas-la-m%C3%A9tropole-autoriser-une-construction-sur-l-all%C3%A9e-serr-%C3%A0-bordeaux?recruiter=869070209&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

Car il semble que ce sont encore les anciennes pratiques du vieux monde qui ont oeuvré à l’implantation de ce projet. La décision d’accueillir cette villa portée par l’association Shamengo a été prise entre acteurs très influents de Bordeaux : Bordeaux Métropole, la ville de Bordeaux, l’établissement public foncier Euratlantique, la caisse des dépôts et consignations, Eiffage, la SNCF-Réseaux, …

L’absence totale de concertation amène aujourd’hui les habitants du quartier à s’opposer à la réquisition de cet espace public.

serres

Mais le projet avait tout pour séduire les décideurs.

Dans le dossier de presse ou sur le site de l’association, https://www.shamengo.com/fr/ tous les concepts écolo en vogue sont exploités: aquaponie, économie circulaire, ferme urbaine, bâtiment bioclimatique, … le tout noyé sous un flot d’anglicismes très tendances : Co-working, fab-lab, éco-lodge,  living-lab, show-room, …

Forte  d’une « communauté » d’au moins 10 000 « membres » dans le monde entier, suivie par plus de 13 300  personnes sur sa page Facebook, Shamengo communique beaucoup sur sa capacité à générer une participation active. Reste que sur le site de l’association,  pour l’instant, peu de Bordelais investis dans cette dynamique locale. Trente-huit contributeurs individuels à ce jour dont seulement… trois Bordelais. https://www.shamengo.com/fr/pionnier/construisez-villa-shamengo-a-bordeaux-france/ 

shamengo

Mais si le projet peut apparaitre au final très séduisant, il reste encore très vague. Evoluant au gré des contraintes techniques de sa construction sur les allées Serr, il est passé d’une villa de deux étages à une serre démontable.

Soutenu par différents entrepreneurs privés qui souhaitent mettre en avant leurs inventions ou process écologiques, le financement de cette opération est pour l’instant assez flou. L’association qui communique peu sur ce point semble toujours à la recherche de partenaires financiers après avoir bénéficié d’une aide de la collectivité avec une autorisation d’occupation temporaire (AOT) et une redevance annuelle de seulement 8 509 euros. On sait, pour l’instant, qu’une table d’hôtes bio, des chambres d’hôtel, une boutique commerciale devraient assurer une partie de l’équilibre financier de l’opération et que Shamengo aura vocation à recevoir du public.

C’est du reste la raison pour laquelle la ville de Bordeaux n’a pas hésité à défendre ce projet et cette nouvelle vitrine pour l’écologie; même si elle concurrence quelque peu la maison écocitoyenne qui a vu son budget de fonctionnement et donc d’animation baisser ces dernières années…

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4 ans déjà !

Vedette

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gateau

Voilà déjà quatre ans (septembre 2014) que ce blog tente d’informer les habitants de Bordeaux Métropole sur les décisions publiques en matière d’aménagements urbains et de les analyser à travers le prisme de l’écologie.

Vision forcément subjective, EcoloBordeauxBlog tente de donner un point de vue sur une réalité urbaine parfois bien plus complexe qu’il n’y parait.

Réflexion forcément critique, EcoloBordeauxBlog tente de déconstruire le discours dominant et les faux-semblants pour construire une autre vision de la ville, certainement partisane mais engagée pour peser sur les décisions locales.

Ville et développement durable, sont donc les deux axes de ce blog qui appellent notre métropole à tendre vers une vision plus écologique de la ville de demain.

Juppé et l’écologie: le bilan.

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juppé Départ

Alain Juppé parti, dans les journaux et les magazines, l’heure est au bilan pour l’ancien maire de Bordeaux:  architecture, économie, tourisme, social,…tout est passé au crible. Et l’écologie ?

Le développement durable devait être le fil rouge de ces vingt-quatre années à la tête de la ville. De retour du Canada, nommé ministre de l’écologie en 2007, Alain Juppé avait fait de l’environnement son nouveau cheval de bataille. Alors ce bilan?

Tramway Bordeaux

Le tramway est certainement sa plus grande réussite. Ce moyen de transport a considérablement changé la ville. Mais à cette époque, le tram était déjà dans l’air du temps  (Inauguré à Nantes en 1985, à Strasbourg en 1994, à Bordeaux en 2003)  Toutes les listes présentes aux municipales en 1995, le promettaient aux Bordelais. Alain Juppé, élu, l’a réalisé.

Face aux chantiers du tramway, le vélo devenait l’alternative. Mais en 1995, rares étaient les cyclistes dans les rues de Bordeaux. Avec les travaux titanesque du tram, la bicyclette est devenue tendance dans une ville où il devenait de plus en plus difficile de circuler. Le prêt des vélos par la ville a été plébiscité par les Bordelais. Mais si la communication municipale a été parfaite (Mr le maire à vélo, le Pibal de Starck malgré son échec final,…)  sur le terrain,  les aménagements pour les cyclistes se font toujours attendre. Les Bordelais se sont mis au vélo mais vingt-quatre ans après, continuités cyclables, arceaux, entretien des pistes,… déçoivent encore.

embouteillage

Alors la voiture évacuée du centre-ville ? Pas tout à fait car si les lignes de tram ont permis de faire le ménage dans certaines rues et places, les nombreux parkings réalisés en centre-ville font que la voiture est toujours aussi utilisée pour se rendre à Bordeaux. Alors si en chiffres la part modale de l’auto a reculé, la municipalité a continué à ménager les automobilistes récalcitrants en laissant suffisamment de places de parkings en ouvrage et en surface. Du coup, la voiture reste encore le moyen le plus prisé pour  se déplacer sur la métropole, ce qui entraîne toujours bouchons et voies saturées en dehors de l’hyper centre.

Du coup la qualité de l’air à Bordeaux, n’est toujours pas au beau fixe, bien au contraire… Le nombre de jours d’indices mauvais à très mauvais augmente depuis ces dernières années. Si la fermeture du pont de pierre aux voitures est une décision qu’il faut saluer, la situation reste préoccupante en matière d’émissions de CO2.

IMG_1904

Alain Juppé a trainé, pendant ses quatre mandatures, comme un boulet, la gestion des poubelles. Ce sujet, qui n’emballait pas vraiment le maire de Bordeaux, n’a pas été un long fleuve tranquille.  Encore aujourd’hui, à chaque conseil de quartier, le sujet est abordé et reste comme une épine dans le pied de cette majorité. Poubelles non rentrées, saletés dans certaines rues, appel au privé dans le centre ville, déficit de bornes de verre, … de nombreux points posent encore problème. Mais le plus regrettable est que Bordeaux Métropole, pourtant labellisé territoire zéro déchet a vu les tonnages repartir à la hausse. (256, 08 kg/an/habitant pour 248,97 kg/an/ht en 2016) Pas vraiment une bonne nouvelle.

Avec son plan climat énergie, voté en février 2011, Bordeaux métropole s’est engagée à développer des solutions alternatives aux énergies fossiles. Depuis les années soixante-dix, la géothermie peine à se développer sur notre agglomération. Aujourd’hui, des réseaux de chaleur sont enfin lancés sur les nouveaux quartiers de Bordeaux (géothermie,  biomasse et récupération des eaux usées). Un regret tout de même que le réseau de chaleur du quartier de la gare soit rattaché à l’usine Astria de Bègles,  qui dépend à 92% de l’incinération des déchets, ce qui n’est pas exactement le choix le plus écologiquement responsable…

Ginko Bordeaux

Les écoquartiers, gloires éphémères: Ginko, Bassin à flots(quartier à énergie positive), Bastide Niel, … La mairie a encore une fois beaucoup communiqué sur ce concept très tendance. La ville de Fribourg et son écoquartier Vauban devenait un modèle à suivre, modèle que Bordeaux allait mettre en application au lac grâce à Bouygues. Cinq ans après, les Bordelais découvrent une réalité toute autre.

Agenda 21, les Bordelais ont répondu avec enthousiasme à l’appel du maire pour le « coconstruire » avec la ville de Bordeaux. Colloques, réunions, conférences, ateliers,… en 2008, la mairie définissait avec ses habitants les outils pour mener une politique municipale plus écoresponsable. Aujourd’hui, indicateurs de suivi et  mesures ont disparu. L’agenda 21 a été enterré en 2014 et remplacé par un plan climat énergie territorial. Tout ça pour ça… mais malgré un bilan enterré et des objectifs jamais atteints, Alain Juppé devenait médiatiquement plus vert que Nicolas Hulot!

Avec seulement 28 m2 d’espace verts par habitant, malgré l’aménagement des quais et les nombreuses friches industrielles disponibles, Bordeaux n’a  pas réussi à combler son retard. Selon l’observatoire des villes vertes de France, la surface moyenne d’espaces verts par habitant est de 48m2. A Bordeaux, les nouveaux quartiers continuent à pousser plus vite que les espaces verts.

Tourny bordeaux

Pourtant la carte postale est belle:  Bordeaux, ville minérale sublime les façades XVIII° des quais et de l’hypercentre. Mais à l’heure du dérèglement climatique, les Bordelais subissent en été régulièrement des pics de chaleur. Et malheureusement, ces dernières années, les aménagements réalisés n’ont pas tenu compte de ce changement. Les deux derniers projets d’Alain Juppé le prouvent encore: place Gambetta où la ville a supprimé des arbres anciens pour y installer des terrasses et place Tourny qui sera tout simplement totalement minérale.

Pendant ces vingt-quatre années, évidemment beaucoup de décisions ont été prises  en matière de développement durable.  Mais il a manqué  une vision globale, une ligne directrice et  de réelles convictions pour amener un vrai changement dans la gestion de cette ville. Au final, une bonne communication et un bon porte parole ne font donc pas forcément une bonne politique environnementale.

Gambetta: le poids des mots.

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place jardin

Sur la place Gambetta,  Bordeaux Métropole et la ville de Bordeaux affichent depuis quelques semaines leurs ambitions,  à grand renfort d’images de synthèse et de slogans.

Après le tronçonnage de 18 marronniers de plus de 70 ans sur ce lieu emblématique de Bordeaux et à la stupeur de nombreux Bordelais devant cette place aujourd’hui désespérément vide, la mairie se devait de rebondir en affichant un avenir évidemment idylique pour cette place Gambetta.

Reste aux Bordelais à lire entre les lignes…

jardin centralUn accès au jardin central réservé aux piétons:  ce n’était pas déjà le cas avant ?

Une planification des flux automobiles: ou comment concentrer la totalité du trafic à l’ouest de la place.

La réduction de la vitesse à 30 km/h: difficile d’aller beaucoup plus vite place Gambetta…

dialogue facadeUn dialogue entre les facades XVIII et le paysage d’un jardin à l’anglaise :  le jardin à l’anglaise aujourd’hui rasé, on voit mal comment un dialogue peut encore avoir lieu avec les façades…

La conservation des arbres remarquables: soit! mais avec la suppression de 18 marronniers de plus de 70 ans tout de même…

Une superficie de 14 285 m2: Mais de quoi parle-t-on ici? Dans l’enquête publique, il était indiqué que le périmètre du jardin passerait de 5910 m2 à 4900 m2…

Plus 40% d’espaces enherbés et plantés : Dans l’ancien jardin, les surfaces de gazon déduites des surfaces en eau (la rivière anglaise) représentaient 2371m2.  Dans le futur projet, on passerait à 3437 m2 en remplaçant la rivière et les surfaces goudronnées par de l’herbe.

Plus 25% d’arbres plantés: mais des petits arbres ou arbustes qui ne remplaceront jamais les 18 grands arbres anciens abattus.

nouvelles plantationsUne fontaine, lieu de convivialité et de fraîcheur au coeur de la place : fontaine « sèche » de quelques mètres carrés qui remplacera difficilement la rivière anglaise…

Plus 50 % de surface dédiée aux piétons: moins de jardin mais plus de trottoirs et plus de terrasses…

Des îlots de fraîcheur renforcés par la plantation d’arbres et de surfaces végétales: l’ancien jardin avait un meilleur indice de fraîcheur urbain que le projet: 24,3 % contre 12,2% puis 19,4 % en 2050… L’ombrage des arbres sur cette place et le plan d’eau permettaient d’obtenir des résultats meilleurs que le futur projet, malgré un nombre supérieur d’arbres plantés. (33 nouvelles plantations)

nouvelles essencesDes nouvelles essences d’arbres, aux feuillages et aux floraisons variées pour mieux résister à la pollution: Après 70 ans de CO2, sur ce carrefour routier, il a fallu l’aide des tronçonneuses pour venir à  bout des 18 marronniers…

2 alternatives pour les cyclistes: itinéraire rapide sur voirie ( à vos  risques et périls…) et itinéraire sécurisé sur l’aire piétonne (slaloms et engueulades garantis…)

Un mobilier fonctionnel. Ouf!

Rendez-vous est donc pris en 2020, pour voir si la réalité de la place Gambetta sera aussi idyllique que la ville de Bordeaux veut bien l’afficher.

 

 

 

 

On fait la course ?

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embouteillage

Ah! les légendaires « bouchons » bordelais…

A Bordeaux, pour vos déplacements,  faites-vous toujours le choix du mode de transport le plus rapide?  

Voilà une question, un brin provocatrice et pour y répondre, il a suffi de comparer différents modes de transports sur différents trajets, à plusieurs moments de la journée ou de la semaine.

Alors ajustez vos chaussures, huilez votre chaîne, vérifiez votre abonnement TBM ou prenez vos clefs car le résultat de ce test va, certainement, ébranler quelques certitudes…

Trois applications numériques ont permis de calculer les temps de ces déplacements.

La première application utilisée est celle proposée par le site TBM (Transports Bordeaux Métropole): https://www.infotbm.com/fr   Ce site, plutôt bien fait, permet de rapidement trouver son itinéraire et indique en quelques clics les correspondances, trajets éventuels à pied ou nombre de V3 à proximité. Mais surtout il vous donne l’estimation du temps que vous mettrez pour rejoindre votre destination finale en bus ou en tramway.

La deuxième est une application de trafic et de navigation.  Le choix s’est porté sur le site https://www.viamichelin.fr  qui offre différentes options: voiture, vélo ou marche à pied. Pour chaque mode de déplacements, nous avons retenu, sur les trois choix proposés, le plus rapide.

Et enfin la troisième application est https://www.waze.com/fr/livemap  un site de navigation communautaire qui permet à des conducteurs de partager en temps réel  l’état du trafic. Ce qui nous indiquera en fonction des heures de la journée, les encombrements éventuels.

Une fois allumées ces trois applications, rien de plus facile. On rentre le point de départ et le point d’arrivée, et on obtient le gagnant ! 

1° course (dimanche 16h): Gambetta – Gare SNCF,  soit 3,4 km. 

A pied 44 mn , TBM 23 minutes dont 12 mn à pied, vélo 15 mn , voiture 9 mn.

2° course (lundi 12h30): Gambetta – Darwin,  soit 3,3 km

A pied 49 mn, TBM 35 mn dont 27 mn à pied, vélo 23 mn, voiture 14 mn.

3° course (lundi 17h) Rue Achard (Bacalan) – Gare SNCF, soit 6 km.

A pied 1h30, vélo 34 mn,  TBM 31 mn dont 2 mn à pied, voiture 20 mn.

4° course (lundi 18h) Barrière de Toulouse- Place Jean Cayrol (Ginko), soit 7,7 km.

A pied 1h55, TBM 47 mn dont 4 mn à pied, vélo 35 mn,  voiture 22 mn.

5° course (mardi 8h) Rue de l’église (Caudéran)- Cours Victor Hugo, soit 5,2 km

A pied 1h07 , TBM  43 mn dont  22 mn à pied, voiture 26  mn, vélo 21 mn.

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Hélas donc, n’en déplaise aux militants des transports doux, sur ces itinéraires testés « virtuellement », c’est l’automobile qui reste majoritairement le moyen le plus rapide pour circuler dans les rues bordelaises. (à condition, quand même, de savoir ruser en utilisant une bonne application de trafic et de navigation…)

Ainsi si l’automobile est assurément le moyen le plus polluant, le plus onéreux, le plus bruyant et donc le moins écolo pour circuler. Mais il est encore, au vu de ce test, le plus rapide pour aller, dans Bordeaux , d’un point A vers un point B .

Ce résultat n’est donc pas une bonne nouvelle et ne va pas forcément inciter les Bordelais à changer leurs habitudes…

Mais ce test numérique confirme les enquêtes de déplacements sur Bordeaux Métropole,  qui démontrent que les Bordelais privilégient toujours la voiture pour réaliser la plupart de leurs trajets en ville.

Le vélo est l’avenir de la voiture.

En effet, seul, le vélo, sur des courts trajets ( 3 à 4 km), est capable de concurrencer la voiture en réussissant même à aller plus vite comme, par exemple, sur le parcours du matin.

Mais tant que la voiture l’emportera majoritairement sur tous les autres modes de déplacements, les pratiques ne changeront pas.

C’est la contrainte qui obligera les automobilistes à lâcher leurs voitures. Pour l’instant, les résultats de ce test purement virtuel prouvent que la voiture a encore de beaux jours à Bordeaux.

Pour tempérer tout de même ce résultat,   il faut rajouter pour les automobilistes,  le coût du déplacement (essence et prix du parking)  et surtout le temps pour trouver une place de stationnement… Ainsi sur certains quartiers, faute de place libre,  le temps de l’itinéraire voiture peut considérablement être rallongé.

Du coup,  le vélo (même sans griller les feux…) redevient compétitif et détrône dans bien des cas l’automobile. Ouf!

Surtout qu’au final, le vélo, c’est quand même mieux pour la planète, pour votre porte monnaie et pour votre santé.

Nature à la Jallère : état des lieux.

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bordeaux-jallere-vue-areienne-2mair_reduit

Voilà un secteur de Bordeaux qui, pour l’instant, a toutes les raisons de faire fuir les promoteurs immobiliers.

Actuellement, le secteur de La Jallère est un no man’s land sur le territoire de Bordeaux Métropole.

Coupé du reste de la ville, sans aucune habitation à proximité, coincé entre le parc des expositions, le Matmut Atlantique, les ateliers du tramway,  le casino et ses hôtels et enfin la zone d’activités dont la locomotive est l’enseigne phare Métro,…  pas vraiment le coin rêvé de Bordeaux pour y implanter un nouveau quartier de 1800 à 2000 logements.

Pourtant la mairie exprime clairement, ces derniers mois, son intention de voir se réaliser un projet de nouveau quartier sur ce secteur de 95 hectares.

Il faut dire que depuis quelques temps, les entreprises présentes sur le site quittent le navire … Absence de services à proximité pour les employés , commerces ou restaurants inexistants,  difficulté d’accès compte tenu d’un trafic routier intense aux heures de pointe, rocade embouteillée, peu à peu les grands groupes implantés s’installent ailleurs. La caisse d’épargne, la caisse des dépôts et consignations, … autant d’entreprises qui quittent ce secteur d’activités et revendent leurs bâtiments à des promoteurs.

Il y a donc urgence pour la mairie à redynamiser le site de La Jallère en inventant  un projet qui puisse attirer de nouvelles entreprises.

Pour ce faire, c’est Nicolas Michelin qui est aux commandes pour vanter les mérites du site actuel. Le point fort serait, pour lui, la nature. 

Une nature pourtant laissée à l’abandon par la ville de Bordeaux, depuis quelques décennies.

La Jallère, est située en zone inondable entre le lac de Bordeaux et la Garonne, à quelques mètres de l’ancienne décharge de Labarde qui recevait encore jusqu’en 1984 des déchets de toute l’agglomération. Sur ce site, un village de gens du voyage sédentarisés, le village Andalou,  construit après la fermeture de cette ancienne décharge, a été fermé en 2001 en raison de cas de saturnisme… Les 40 hectares proches, qui appartiennent à Bordeaux Métropole, ont certainement été impactés.  En effet, sur cette friche, des remblais « jusqu’à 4 mètres » selon les dires de Nicolas Michelin lui-même, recouvrent le sol. La qualité du terrain interroge donc.  Lors d’une réunion de concertation, l‘architecte urbaniste a même déclaré ne pas voir pas comment des arbres pourraient pousser dessus dans ces conditions…

Mais rien n’arrête notre urbaniste en chef qui, profitant des zones humides encore présentes (13 hectares) sur La Jallère,  vante le lieu et développe un argumentaire sans faille pour son projet.

Corridors écologiques, trame verte, quartier nature, préservation des espèces et des milieux naturels, agriculture urbaine,… le but, on l’aura compris, est d’attirer les investisseurs et de vendre sur le papier une nature magnifiée.

La réalité est pourtant toute autre. 

Enclavement de La Jallère par le réseau routier, zones d’activités diverses et variées, voies de desserte saturées, vocation économique du site réaffirmée par le maire (50% du futur foncier constructible) et surtout des années de remblaiements, ont limité la valeur écologique « en termes d’habitat et de végétation » et fermé les milieux naturels,… On a du mal à imaginer ce quartier vraiment nature.

Du reste, un diagnostic sur la pollution du sol est en cours. Son résultat impactera certainement les décisions d’implantation d’équipements publics, école, lycée par exemple ou encore d’agriculture urbaine. Rappelons que sur les bassins à flots, un projet de construction de groupe scolaire a été annulé pour cause de pollution des sols …

Il est donc quelque peu présomptueux de vendre déjà ce quartier aux promoteurs immobiliers en mettant en avant la nature, comme le fait  la mairie.

Compte tenu de cette situation, il serait certainement plus judicieux d’étudier la proposition des élus écologistes (EELV) qui proposent de « préserver et conforter l’un des derniers espaces naturels urbains » et de « renoncer à urbaniser les parcelles de 40 hectares »  dont Bordeaux Métropole  est propriétaire.

Cette proposition ne concernerait ainsi que la collectivité tout en laissant la possibilité aux promoteurs ou aux entreprises de construire un projet, uniquement sur les parcelles déjà artificialisées.

Cette sanctuarisation proposée des zones humides ainsi que la reforestation du site permettraient notamment de limiter les risques d’inondation dus au risque de débordement de la Garonne. Mais surtout permettraient à la nature (faune et flore) de reprendre ses droits et aux Bordelais de bénéficier d’un nouvel espace vert public plus en phase avec les enjeux climatiques et écologiques actuels.

Pour participer à la concertation et donner votre avis:

https://participation.bordeaux-metropole.fr/participation/urbanisme/amenagement-du-site-de-la-jallere-bordeaux#comment-6985

Qu’est-ce qu’on va faire dans cette Jallère?

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bordeaux-jallere-vue-areienne-2mair_reduit

Voilà un endroit de Bordeaux encore méconnu des Bordelais qui fera très prochainement parler de lui.

Il faut dire que pour l’instant, coincé au nord de la ville, entre le parc des expositions, le nouveau stade et l’avenue Labarde, ce n’est pas vraiment l’endroit rêvé pour s’y promener ou y flâner…  Actuellement seuls les supporters de foot ou les employés des nombreuses entreprises de ce secteur de Bordeaux passent devant les 95 ha de La Jallère mais sans y prêter vraiment attention.

En 2014, la mairie de Bordeaux a pourtant décidé de lancer une étude pour aménager cette zone. Le but est de consolider ce quartier d’activités économiques en le redynamisant et en créant un nouveau quartier tout en préservant certains espaces verts.

Orchestré par l’agence d’architecture et d’urbanisme de Nicolas Michelin, qui a chapeauté l’aménagement des Bassins à flots,  il propose d’y implanter une zone de logements à faible densité, soit 20 logements à l’hectare. Zone inondable oblige, le projet prévoit la construction de maisons individuelles construites sur pilotis et la création d’une zone économique avec 3800 emplois actuels à conforter et à développer.

Reste un problème, et pas des moindres, les 95 hectares de La Jallère se situent entre deux zones humides…

Pour contrer les éventuels recours et les éventuels opposants, l’urbaniste aménageur assure donc vouloir préserver la nature en installant des corridors écologiques afin de les relier au fleuve, au lac et au quartier Ginko. Vaste programme.

Pas vraiment convaincus, les élus écologistes (EELV) au conseil municipal proposent un projet alternatif pour « renaturer » La Jallère, qui implanterait, sur au moins 40 hectares de friches naturelles, propriétés de Bordeaux Métropole : une forêt, une ferme urbaine, un parc fruitier tout en préservant les zones humides qui seraient ainsi sanctuarisées, sur ce secteur sur lequel se concentrent de nombreuses entreprises. http://bordeaux.eelv.fr/notre-projet-alternatif-pour-renaturer-la-jallere/

projets eelv

Le maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole a accepté le principe de soumettre à la concertation cette proposition alternative.

Pourtant cet amendement n’apparaît toujours pas sur le site  de la participation, au grand dam des écologistes. En effet, difficile à la population de donner son avis sur cette proposition si elle n’est pas publiée sur le site…

Ce qui est certain, c’est que le projet de Bordeaux Métropole ne déplace pas les foules. A ce jour (28 janvier 2019), on compte seulement 3 participants et deux avis sur le site en ligne. Pas vraiment l’affluence des grands jours…

https://participation.bordeaux-metropole.fr/participation/urbanisme/amenagement-du-site-de-la-jallere-bordeaux

 

Démocratie, petit à petit…

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Recherche effectuée le 15 janvier 2019 sur le site de Bordeaux.fr

A Bordeaux, à chaque mandature, l’équipe municipale bordelaise fait évoluer, petit à petit,  sa pratique en matière de démocratie participative.

C’est une bonne chose, même si tout cela traîne parfois quelque peu… Cette équipe municipale ne change pas rapidement sa pratique , souvent persuadée d’être la meilleure en la matière. Si en 1995, Bordeaux était en tête des communes  avec la mise en place de conseils de quartiers,  depuis,  elle s’est quelque peu endormie sur ses lauriers.

En 2019, la ville de Bordeaux proposera donc l’instauration d’un budget participatif … qui n’est pas tout à fait une nouveauté.  En effet, cela fait maintenant quelques années, que de nombreuses villes se sont lancées dans ce défi (Nantes, Rennes, Lille, Angers, Grenoble, Paris,…)

Aujourd’hui, c’est sans réel enthousiasme que le maire annonce cette mesure, soulignant déjà que les communes ayant adopté cette initiative ne voient la participation que de seulement 4% de leurs habitants…(8% à Grenoble, ville très engagée dans ce processus)

Mais la principale critique porte sur la gouvernance et le suivi de la décision finale.

Comme pour le FIL (fonds d’intervention local) la mairie tient à garder la main sur les projets et refuse de laisser, comme c’est le cas parfois ailleurs, une commission totalement indépendante présélectionner les dossiers proposés.

Une seconde critique porte aussi sur la somme retenue par Bordeaux, non inscrite au budget municipal primitif… Ainsi les 2,5 millions d’euros proposés, soit 1,65% du budget d’investissement, seront piochés, « ça et là », pour financer les projets proposés par les Bordelais autour d’équipements de quartier dans le domaine du développement durable. A Rennes,  le budget participatif est de 3,5 millions d’euros par an, soit 5% du budget d’investissement de la ville…

Enfin une dernière critique pointe l’extrême rapidité du calendrier proposé pour 2019. En effet à quelques jours du 28 janvier, date de l’ouverture des dépôts des projets, et du 28 février, date de clôture, toujours aucune information en direction des Bordelais. (voir capture d’écran)

Certains ne sont loin de penser que la mise en place dans l’urgence de cette version bordelaise du budget participatif a une vocation électoraliste.

Saluons tout de même cette décision, qui permet à Bordeaux , avec quelques années de retard, sans conviction et avec une certaine imprécision, de proposer enfin à ses habitants un budget participatif. 

 

 

 

Cité municipale: objectifs encore ratés.

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cité municipale

La cité municipale, construite par DV Construction, filiale de Bouygues Construction, accueille depuis 2014,  les Bordelais pour toutes leurs démarches administratives.  Ce bâtiment « exemplaire » de la ville de Bordeaux, à énergie positive (BEPOS) doit produire plus d’énergie qu’il n’en consomme.  Mais depuis son inauguration, ce bâtiment n’a toujours pas rempli son contrat de départ.

Pourtant en juillet 2010, c’est la complexité du projet de cité municipale à énergie positive qui permettait à la municipalité de justifier légalement le recours à l’instrument du contrat de partenariat public privé (PPP).

La ville de Bordeaux estimait ainsi nécessaire le recours à ce type de contrat,  » eu égard à ses moyens propres, de définir avec précision le contenu des prestations permettant d’atteindre et de maintenir dans le long terme un bilan énergétique positif pour un bâtiment ayant les dimensions et la vocation de la cité municipale projetée. »

Seulement après trois années pleines d’activités, la cité municipale ne remplit toujours pas ses objectifs de bâtiment à énergie positive.

Dans le rapport annuel 2017, présenté ce lundi au conseil municipal de la ville de Bordeaux, il est noté : « Sur la période analysée allant d’août 2016 à juillet 2017, les consommations ont dépassé de 5,9% la production d’énergie. »

Pas d’inquiétude, cependant pour le gestionnaire qui n’aura pas de pénalités comme il est mentionné dans ce rapport: « le bilan est donc conforme contractuellement, puisqu’il reste dans le tunnel de tolérance de plus ou moins 10%. «  Ce qui s’appelle, un contrat bien ficelé…

Tout le monde est donc gagnant : le maire de Bordeaux qui met régulièrement en avant cette belle vitrine écolo ( qui ne fonctionne pas mais au final qui s’en offusque? ) et le gestionnaire qui,  malgré les défaillances énergétiques du  bâtiment  continue à empocher les loyers du contrat de départ.

C’est pas de l’ énergie positive , ça?

 

Pour Bordeaux, c’est clair.

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thomas Pesquet

23 janvier 2017 : Bordeaux de nuit, vue depuis l’ISS. © Twitter/@Thom_astro – ESA/NASA

Si un jour Thomas Pesquet a le bonheur de repasser au-dessus de la capitale Girondine, l’image qu’il nous ferait parvenir pourrait être bien différente de celle-ci.

En effet, depuis quelques mois, de nombreuses communes de Bordeaux Métropole éteignent leur éclairage public : Bègles , Talence , Le Haillan,   Mérignac , Le Taillan-Médoc, Eysines, Blanquefort, Saint Médard en Jalles, Carbon-Blanc, Ambès, Villenave-d’Ornon, … Un vrai plébiscite pour une limitation des éclairages urbains inutiles.

Du coup, ces communes font des économies. Blanquefort indique économiser 45 000 euros par an. La ville de Bègles annonce, elle, fièrement 80 000 euros d’économie annuelle, soit près de 28% en moins sur sa facture globale d’électricité.

En plus,  il semble que les riverains acceptent  le principe, sans augmenter leur sentiment d’insécurité.

Toutes les communes occupées à éteindre leurs rues? Bordeaux résiste encore…

Si le mouvement s’amplifie, Bordeaux risque rapidement de faire figure de village gaulois, irréductible à l’extinction de ses lumières la nuit…

D’autant que déjà en 2017, la ville centre avait été épinglée par l’APCEN (Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement ). Cette association s’appuyant sur l’arrêté du 25 janvier 2013,  qui interdit dorénavant formellement tout éclairage de ce type de locaux après leur occupation ou à partir de 1h du matin, avait surveillé les  vitrines de magasins de commerce ou d’exposition, façades des bâtiments, et locaux intérieurs à usage professionnel,  de treize grandes villes françaises.

Et Bordeaux n’avait pas brillé dans ce classement, avec 70 % de ses  sites non conformes…

Aujourd’hui, en matière d’éclairage public, Bordeaux semble trainer aussi quelque peu des pieds. Ses services misent sur l’installation de LED et l’expérimentation de détecteurs de mouvements, comme sur la zone industrielle de Bordeaux Nord mais ne sont pas vraiment mobilisés pour couper la lumière dans les rues.

Bien au contraire.

Dans le dernier rapport de développement durable 2017-2018  de la ville de Bordeaux, il est mentionné que la consommation d’énergie de l’ensemble du parc  d’éclairage public a baissé de 28%, grâce à la réduction des puissances installées.

Mais en même temps,  Bordeaux a augmenté de 21,3% le nombre de points lumineux, passant de 31 184 points à 37 822 points… Rappelons que l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas et que l’éclairage artificiel a un impact important sur la faune et la flore.

Bordeaux, entre l’éclairage privé qui n’est pas conforme à la loi et ses services qui ne se résignent pas à éteindre l’éclairage public, est loin d’être à la pointe du mouvement actuel qui tend à baisser l’impact de la pollution lumineuse sur Bordeaux Métropole.

Si on peut comprendre certaines retenues concernant le centre ville touristique, il serait incompréhensible de constater que ce qui se met en place sur Bègles, Mérignac ou Eysines, ne puisse l’être sur des quartiers bordelais périphériques.

 

 

 

 

 

Parkings, pas simple de s’y retrouver.

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Bordeaux stationnemnet

Si vous cherchez des renseignements sur le stationnement à Bordeaux, sur les tarifs, sur les emplacements de ces parkings ou encore sur le nombre de places en voirie, le site de Bordeaux Métropole n’est pas forcément le plus performant pour vous fournir ces données en un seul clic… http://www.bordeaux-metropole.fr/search?q=parkings

Pourtant d’autres métropoles ont regroupé ces informations sur une seule et même page d’accueil, ce qui permet  à l’usager qui souhaitent des informations d’avoir une vision plus claire de l’offre exacte de stationnement sur sa ville. Sur leurs sites, les villes de Nantes ou Strasbourg, par exemple, proposent  tarifs des stationnement, plans et chiffres, en un temps record.

A Nantes, le regroupement des différentes offres sur le territoire sur le site de la Métropole à le mérite de la clarté. https://www.nantesmetropole.fr/medias/fichier/1710-tableau-synthese-tarifs-2018_1513588744896.pdf?INLINE=FALSE

Nantes

Nantes

On peut ainsi savoir qu’à Nantes, le stationnement payant dans le centre-ville  compte 14 680 places sur voirie réparties en 2 zones, zone rouge et zone jaune (voir carte). Chiffre auquel il faut rajouter 14 parkings en ouvrage  (6 979 places), 13 parcs en enclos (1 414 places) et 58 parkings relais (7 418 places)

https://www.nantes.fr/home/a-votre-service/fiches-pratiques/stationnement/les-zones-de-stationnement-payan.html

Strasbourg

Strasbourg

Même constat pour Strasbourg, https://www.strasbourg.eu/stationnement-payant, 

où le site recense facilement en cœur de ville les 13 900 places payantes proposées sur voirie, les 716 places en zone bleue, les 10 000 places en parking public ou encore les      3 100 places en parking relais.

Alors à Bordeaux, pourquoi est-ce aussi compliqué?

Pour obtenir des informations sur l’offre de stationnement, il faut prendre son temps et surtout savoir jongler entre les sites des différents partenaires qui gèrent le stationnement sur Bordeaux Métropole. http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=132200

Au moins quatre opérateurs publics et privés se partagent la gestion des parkings et des places de stationnement en voirie.

Alors comment ça marche sur Bordeaux ?

Bordeaux

Bordeaux

Urbis Park, société privée, gère le stationnement en voirie et cinq parkings : André Meunier (323 places) , Bourse-Jean Jaurès (1692 places),  Salinières (408 places), Tourny (950 places) soit 3373 places en centre ville, auxquels il faut rajouter le  Market Bastide (158 places) et le Market St Jean (137 places) https://www.urbispark.fr/parkings_et_voiries/bordeaux

La Société des Grands Garages Parkings de Bordeaux, société anonyme d’économie mixte locale, est détenu à hauteur de 65.14% par la Ville de Bordeaux. La SEM Bordeaux Métropole Aménagement (27.35% du capital social) et la Chambre de Commerce et d’industrie de Bordeaux (2.1 %) sont les deux autres principaux actionnaires.  La société exploite actuellement trois parkings par délégation de la Ville de Bordeaux : Victor Hugo, 712 places, Alsace Lorraine, 128 places, Allées de Chartres, 395 places. (soit au total, 1235 places en centre ville)   http://sggparkingbordeaux.fr/site/index.php

PARCUB, régie de stationnement de Bordeaux Métropole (anciennement Communauté Urbaine de Bordeaux) gère  16 parkings d’une capacité de plus de 8 300 places réparties pour l’essentiel sur Bordeaux: Centre commercial Mériadeck (1363 places), Front du Médoc (1144 places), Gambetta (515 places), Pey Berland (688 places), République (421 places), Rue Lhôte (106 places), Cité mondiale (712 places), Victoire (455 places) 8 Mai 1945 (466 places publiques, 260 places privées), soit 6130 places en centre ville.  Mais aussi à la périphérie : Bergonié (64 places privées), Croix de Seguey (40 places privées), Porte de Bordeaux (724 places), Saint Jean (512 places), Barrière du Médoc (132 places), Charles De Gaulle (290 places), Pessac Centre (355 places) http://www.parcub.com

Dernier opérateur, Indigo (ex Vinci-park) gère  les Grands hommes (447 places), Camille Julian (338 places), soit 785 places en centre ville, ainsi que Pellegrin (2376 places), Gare St Jean (738 places) et Ars Belcier (474 places) https://fr.parkindigo.com/parkings/bordeaux-france

C’est donc à peu près 11 523 places de parking en ouvrage qui sont proposées en centre ville.

Pour le le stationnement en surface et le stationnement résident, c’est silence radio sur le nombre de places de stationnement. Pas de chiffres, ni sur le site de la ville, ni sur celui de Bordeaux Métropole.

La mairie de Bordeaux est pourtant responsable des zones de stationnement, des tarifs et des abonnements résidents ou professionnels, même si elle a décidé de déléguer à deux sociétés privées, la gestion du stationnement .

Easy park,  s’occupe des stationnements résidents https://bordeaux.easypark.net

et Urbis Park des horodateurs, du contrôle du paiement sur voiries et des contestations éventuelles. https://www.urbispark.fr/parkings_et_voiries/bordeaux/maison_du_stationnement_urbis_park

Au final, pas toujours simple de s’y retrouver avec tous ces différents opérateurs…. Peut être la raison pour laquelle, il soit si difficile d’obtenir une information claire et chiffrée en un seul clic sur le stationnement à Bordeaux.