Il est libre… mais.

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Velos arceaux

L’arrivée de 1000 vélos supplémentaires dans l’espace public est toujours une bonne nouvelle  sauf peut être en matière de stationnement…

Déjà qu’à Bordeaux, les cyclistes se plaignent régulièrement du déficit d’arceaux à vélos dans le centre ville, cette arrivée massive de vélos à emprunter, sans station pour les y déposer (free Floating) contrairement à leur cousin le VCub, ne va certainement pas améliorer la situation.

En 2015, la ville de Bordeaux comptabilisait moins de 6000 arceaux sur son territoire. Rajoutez 1000 vélos en stationnement d’un coup dans les rues de Bordeaux et le problème explose.

Les 100 000 euros par an prévus dans le cadre du plan vélo 2017-2020 pour le développement des arceaux vélo devront certainement être revus à la hausse si la collectivité veut rapidement éviter l’engorgement (déjà effectif) sur la ville.

D’autant qu’afin d’éviter, les  désagréments qu’ont connu les premières villes ayant inauguré ce système de vélo en libre-service, Bordeaux Métropole et l’opérateur, la société Indigo du groupe Vinci, se sont entendus sur une charte de bonne conduite.

Stationnements  sauvages et comportements anarchiques  seront scrupuleusement surveillés par l’opérateur et même réprimés par une  » liste noire  » pour les mauvais élèves.
Les utilisateurs sont donc appelés à ranger ces vélos du mieux possible dans la ville.
Si les Bordelais suivent donc à la lettre les préconisations de l’opérateur, cela va sérieusement coincer sur certaines zones d’arceaux, déjà sensibles, du centre ville.
velo trottoir
Et aussi sur les trottoirs… Car le fait de ne pas avoir la nécessité d’accrocher ces vélos à du mobilier urbain va aussi tendre les relations avec les  piétons et les personnes à mobilité réduite qui risquent d’apprécier moyennement la réduction de leur espace .
Les nombreuses récriminations en conseil de quartier à l’encontre des vélos ne sont pas prêtes de s’arrêter…
La société Indigo s’est d’autre part engagée auprès de la mairie à respecter le périmètre Unesco. Sur le papier, les vélos ne peuvent théoriquement stationner sur les zones classées patrimoine de l’Unesco (Miroir d’eau. Cours de l’intendance,…)
pas certain que tous les utilisateurs de l’application soient vraiment informés et respectent donc cette règle...
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Menu végétarien, sans viande mais pas sans poisson.

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menu végétarien

Il y a-t-il quelqu’un au SIVU (syndicat intercommunal à vocation unique) de la ville de Bordeaux et de Mérignac qui maîtrise encore quelque peu la communication en faveur des familles ?

La question mérite d’être posée depuis que la plaquette des menus distribuée dans les écoles met en lumière un « Menu végétarien pour tous ».

Jusque là, rien de problématique, bien au contraire. si ce n’est que cela se corse depuis que ce rendez-vous mensuel est devenu hebdomadaire…

Cette louable initiative est actuellement gâchée par le contenu même de ces repas. Ainsi depuis la rentrée, les enfants se voient proposer un « repas végétarien », effectivement sans viande, mais pas sans poisson.

Alors pourquoi, ne pas tout simplement intituler ces  menus  » sans viande »,  plutôt que  » végétariens » ?

Si on pouvait penser à une erreur lors de l’édition de la première plaquette, il semble malheureusement que depuis la communication municipale continue sur sa lancée en identifiant « végétarien » et en vert ce repas hebdomadaire.

En vert mais toujours aussi peu clair.

Le végétarisme est-elle une notion trop compliquée à comprendre pour les diététiciens ou les nutritionnistes du SIVU ? Si c’est le cas, il y a de quoi sérieusement s’inquiéter…

Lundi 5 février, un menu végétarien était proposé: Galette végétale, Flan de courgettes, rondelé nature, dessert : parfait!

Jeudi 8 février, cela se complique. Le repas,composé de carottes rapées, d’une omelette au fromage et d’haricots verts n’est pas identifié comme menu végétarien… Bizarre mais deux repas végétariens durant la même semaine, on ne va pas se plaindre.

Les choses se gâtent avec le lundi 26 février.  Une tortilla, épinards à la crème , Leerdammer sera servi sans l’appellation « végétarien ». Etrange. D’autant plus étrange que deux jours plus tard, le 28 février le menu végétarien propose macaroni Bolognaise au thon!

Et pour couronner le tout, le vendredi 30 février,  un menu sans viande, éventuellement « végétarien » selon les critères du SIVU (Tajine de Colin, semoule, Mimolette) clôture une semaine de classification culinaire des plus étranges.

Affaire à suivre…

Chaud, le projet de la place Gambetta.

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Marronniers

(Argumentaire contre l’abattage des marronniers et pour le maintien d’un îlot de fraîcheur)

Dans le cadre du Plan de sauvegarde et de mise en valeur de Bordeaux Métropole, un dossier concernant la place Gambetta à Bordeaux est soumis à enquête publique depuis le 15 janvier et ce jusqu’au 15 février 2018.

L’objet de cette enquête est notamment de modifier une partie des alignements d’arbres situés en pourtour du jardin de la place et d’inscrire un nouveau périmètre sur le plan.

A l’issue de cette procédure, un arrêté préfectoral approuvera ou pas la modification du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de Bordeaux.

Les bordelais sont appelés à donner leur avis sur la modification du périmètre du jardin actuel de la place Gambetta.

Voici quelques éléments relevés dans le dossier qui interrogent:

Dans le Chapitre 1.2 Réaménagement de la place Gambetta on peut lire:

  • « Le périmètre du jardin est légèrement inférieur à l’existant »... Pourtant on passe d’un périmètre de 5910 m2 à 4900 m2.  Soit 1000m2 de moins! : « légèrement inférieur »?
  • « la superficie des espaces en pleine terre (surfaces enherbées et plantées) est augmentée d’environ 40% » C’est un calcul volontairement manipulateur. Dans le jardin actuel, on nous dit que les surfaces d’espaces verts déduites des surfaces en eau représentent 2371m2, c’est à dire sans la rivière anglaise actuelle qui représente pas mal de mètres carrés. Dans le futur projet, on passerait ainsi à 3437 m2. Un calcul en quelque sorte qui permet de valoriser le futur projet. Mais un jardin se calcule-t-il uniquement en surface engazonnée? Combien de m2 ferait le jardin public ou le parc bordelais sans leurs plans d’eaux, leurs chemins goudronnés, leurs square,… Drôle de manière de calculer la surface d’un jardin.
  • « Le concept de la place jardin est respecté dans l’esprit » Quand on voit le futur projet, le jardin est complètement déstructuré: alignements des arbres supprimés, rivière anglaise comblée, etc.  Du reste, à la deuxième ligne, le dossier annonce que le projet n’est plus prévu comme un jardin mais comme un square…
  • « La plupart des arbres supprimés sont en fin de de cycle de vie ou bien abimés » déclaration étonnante quand on lit dans le bilan de la concertation (Bordeaux Métropole / Séance du 25 septembre 2015 -N 2015/0569) :  » l’expertise phytosanitaire fait état de la bonne santé des marronniers »
  • « L’objectif final est de gagner environ 25% d’arbres ». Sachant qu’on enlève 18 marronniers du jardin, reste donc à calculer combien d’arbres seront plantés? Hélas, le résultat de ce problème mathématique n’est pas donné dans le dossier, tout comme la nature des espèces plantées.
  • « Les qualités d’îlot de fraîcheur du jardin sont renforcées, principalement par la plantation d’arbres et l’augmentation sensible des surfaces végétales et poreuses. » Comment peut-on exprimer cela quand le projet prevoit d’éliminer les grands arbres placés à l’ouest et au nord, qui apportent actuellement de l’ombre au côté nord de la place et au jardin? (c’est du reste mentionné dans le rapport de Bordeaux    Métropole / Séance du 25 septembre 2015 -N 2015/0569:  » Concernant les marronniers qui sont perçus (…) comme un élément apportant de l’ombrage « )  Avec des petits arbres, voulus moins hauts pour ne pas masquer les façades et plus près du nouveau jardin, comment peut-on nous expliquer que la place sera plus fraîche? Et bien sûr toujours pas de précisions sur  les espèces éventuellement plantées… Ce qui est sûr c’est que le trottoir nord qui sera élargi verra son ombrage actuel supprimé car aucun remplacement d’arbres n’est prévu. Coup de chaleur assuré pour ce qui y attendront leur bus!

    Plan ancien et futur

    Plan actuel et futur

  • « La rivière anglaise est remplacée par une fontaine.(…) Le rafraîchissement du lieu sera ainsi amélioré. » C’est une pure affirmation étayée sans aucune valeur scientifique, ni preuve, surtout quand on voit sur le plan la taille de la future fontaine… D’autre part l’étendue d’eau actuelle ne garantit-elle pas déjà  le rafraîchissement de cette place? Il aurait été intéressant d’avoir dans le dossier le m2 actuel et le métrage de la fontaine ou du mini miroir d’eau prévu. Sur ce point même le commissaire enquêteur est pour l’instant bien incapable de répondre à cette question.

On voit ainsi que ce dossier soumis à enquête publique est très orienté, pas vraiment objectif sur le résultat final qui loin de lutter contre les puits de chaleur ne fera que renforcer la minéralisation de cette place.

C’était pourtant en partie l’objet de cette enquête publique: Chapitre 1.1,  dans le cadre de la mise en oeuvre des nouvelles politiques publiques nationales en matière de développement durable et d’écologie urbaine: la canicule et les îlots de chaleur et chapitre 1.4: la lutte contre les îlots de chaleur…

Voir l’enquête publique :

http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public-de-l-annee-2018/Modification-du-Plan-de-Sauvegarde-et-de-Mise-en-Valeur-de-Bordeaux

Cité municipale, pas encore à énergie positive…

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cite-municipale

Le bilan énergétique de la cité municipale vient de tomber:  pas encore de bâtiment à énergie positive pour l’année 2016.

Ce résultat est quelque peu décevant car on attendait beaucoup du bilan énergétique de ce monstre administratif de huit étages en plein coeur du centre ville, d’une superficie de 21 500 m2, qui regroupe près de 840 agents municipaux et métropolitains.

Il faut dire que le contrat de partenariat (PPP) signé le 22 décembre 2011  entre la Ville de Bordeaux et la société Urbicité (Bouygues) avait tout plaire… ou presque.

En regroupant la plupart des services municipaux répartis jusqu’à présent sur une quinzaine de sites anciens, certains parfois même en location, la mairie a réalisé des économies et fait baisser ses dépenses de fonctionnement.

Et le transfert d’une partie du loyer à Bordeaux Métropole dans le cadre du regroupement des services prévus avec la métropolisation a en plus permis d’alléger la note initiale du PPP que la ville de Bordeaux avait signé à l’origine seule.

Reste qu’en ce qui concerne le bilan énergétique du bâtiment, il déçoit quelque peu, l’exemplarité n’étant pas encore atteinte cette année.

Pourtant l’objectif du contrat signé avec le gestionnaire est clair, il vise à obtenir un bilan énergétique positif. Cela sous entend que les consommations de la cité municipale doivent être inférieures à la production d’énergie produite, notamment grâce aux 1 500 m2 de panneaux solaires installés et la géothermie.

Mais le dernier rapport d’activités 2016 (voir sources) qui vient d’être communiqué montre un bilan BEPOS (Bâtiment à Energie Positive) ajusté avec « une sous couverture de 5,9 % », ce qui sous entend que le bâtiment consomme encore plus qu’il ne produit. (Sur la période analysée allant d’août 2016 à juillet 2017, les consommations ont donc dépassé de 5,9% la production d’énergie.)

C’est donc la deuxième année de pleine exécution du contrat que la cité municipale n’atteint pas ses objectifs d’exemplarité.

Mais le gestionnaire est soulagé car il ne sera pas pénalisé (d’un montant de 61 654 euros) car dans le contrat de partenariat public-privé de départ un « tunnel de tolérance de plus ou moins 10 % » avait été négocié.

Les deux parties ne perdent cependant pas espoir d’y arriver et « d’obtenir un bilan énergétique encore amélioré et donc supérieur à ce qui est contractuellement requis. »

Une pression supplémentaire sera donc certainement mise sur les agents qui travaillent dans ces locaux  afin qu’ils adoptent des comportements encore plus éco-responsables, gages de réussite pour atteindre les objectifs fixés de performance énergétique.

L’exploitant contrôlant la moindre augmentation de consommation électrique, cela promet une saine ambiance dans les bureaux de la cité municipale…

 

Sources:

http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/CM/12927/4/acteCM/70786/pieceJointeSpec/151036/file/acte_00048087_D.pdf

Quelle est la ville la plus touristique de France?

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Foule Bordeaux millionnaire

Voilà un classement que l’on s’est bien gardé de nous communiquer… Il faut dire qu’il sème quelque peu le trouble et pourrait même apparaitre à Bordeaux comme un « fake news »…

Pourtant en tapant sur n’importe quel moteur de recherche : « villes les plus touristiques de France », vous aurez la surprise de constater que malgré, des records de fréquentation annoncés en hausse chaque année et des palmarès parmi les plus élogieux, Bordeaux n’est classée en 2016 qu’à la dixième place des villes françaises les plus touristiques …

Dans ce Top 10, c’est Paris qui remporte bien évidemment la première place suivie par Lyon et… Lourdes à égalité. Viennent ensuite les villes de Toulouse, Nice, La Rochelle, Lille Marseille et Strasbourg, la capitale Girondine ne se plaçant que bonne dernière.

Alors comment expliquer cette place de lanterne rouge dans ce classement alors qu’à Bordeaux tout indique que les voyants sont  au vert pour le tourisme ?

Simplement parce que les classements diffèrent en fonction de leurs modes de calcul.

En ce qui concerne ce palmarès (d’après l’article: du journal Sud Ouest), il s’appuie sur les chiffres communiqués uniquement par les agences de tourisme. Reste à connaître exactement la base de données pour ces chiffres…

Ce qui est sûr, c’est qu’il est assez difficile d’y voir clair dans ces classements et dans les annonces faites par les différentes villes. Toutes communiquent sur leur bonne santé touristique afin certainement d’ influer sur la venue de nouveaux visiteurs.

On pourrait, par exemple, établir un classement avec les recherches dans les offices du tourisme.  A Bordeaux, on indique pour 2015 avoir dénombré une fréquentation des points de renseignements égale  à 854.511 visiteurs  quand la ville de Toulouse par exemple indique pour la même année en avoir comptabilisé 1,8 millions…  Mais comment différencier les touristes du reste des habitants dans ces recherches ou ces visiteurs ?

Cette course aux chiffres n’aide certainement pas à la compréhension…

D’autant que d’autres classements avec d’autres critères viennent contrebalancer ces résultats.

Ainsi  Atout France, l’Agence pour le développement touristique de la France, a publié le bilan 2016 de la fréquentation hôtelière des grandes villes de l’Hexagone et a dressé grâce aux chiffres de l’INSEE,  le palmarès des grandes villes françaises.

On y apprend que du côté des nuitées étrangères, hors Paris et l’Ile de France, c’est Nice qui « l’emporte » avec 2,65 millions en 2016, devant Marseille-Aix (1,28 millions), Strasbourg (1,31 millions), Lyon (1,07 millions) . Bordeaux  avec 0,71 millions de nuitées étrangères se place à la sixième place des villes françaises. 

Et concernant les nuitées françaises, c’est Aix-Marseille (3,53 millions), qui devance Lyon (3,44 millions), Bordeaux (2,42 millions) y est donc troisième, suivie de Lille (1,91 millions) et Nice (1,85 millions).

Le nombre de nuitées apparaît certainement comme un critère fiable,  tout comme la taxe de séjour qui pourrait être aussi un autre critère déterminant. Mais avec toujours une marge d’erreurs dans le comptage du nombre de visiteurs: une nuitée compte pour une ou deux personnes ?  Un touriste qui occupe une chambre trois jours est-il compté trois fois? Etc….

Ce qui est certain, c’est que Bordeaux remonte  depuis quelques années dans le classement des villes françaises les plus touristiques. Le ressenti dans les rues,  tout comme les récentes craintes à l’encontre du site airb’nb l’emportent sur les critères objectifs.

Au final, il reste assez difficile de vouloir établir un classement des villes françaises les plus touristiques.

De là à déclarer plus de 7 millions de visiteurs pour Bordeaux en 2017, il n’y a qu’un pas que certains franchissent allègrement. La bonne santé touristique n’est-elle pas le gage d’une bonne gestion municipale?  C’est peut être la raison pour laquelle,  la ville élue la plus « tendance » au monde selon le Lonely Planet, s’est bien gardée de communiquer sur ce classement 2016.

Sources:

https://voyagepratique.fr/les-10-villes-les-plus-touristiques-de-france-en-2016/

http://www.parcoursfrance.com/actualites/top-10-des-villes-les-plus-touristiques-hors-ile-de-france/

http://edito.seloger.com/actualites/france/top-5-des-villes-les-plus-touristiques-de-france-article-8334.html

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/06/17/20002-20170617ARTFIG00012-le-palmares-des-villes-francaises-qui-attirent-le-plus-de-touristes-urbains.php

 

Végétarisme à la sauce bordelaise.

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Le végétarisme a le vent en poupe. Peu à peu, partout en France, de nombreuses communes proposent au menu de leurs cantines scolaires des menus végétariens. Dernière en date sur Bordeaux Métropole,  la ville de Bègles a même instauré un menu végétarien par semaine pour tous. Il faut dire que sur cette commune, depuis 2015, les écoliers de Bègles pouvaient déjà manger végétarien, s’ils le souhaitaient, tous les jours à la restauration scolaire.

En ce domaine, la ville de Bordeaux avait quelque peu trainé les pieds mais s’y était mise en proposant en 2012 un menu végétarien par mois. En 2016, la municipalité et le syndicat hôtelier ont même signé une convention visant à inciter les restaurants de la ville à proposer un végétarien chaque dernier mardi du mois.

Menu végétarien Bordeaux

Alors la ville de Bordeaux à la pointe de la promotion du végétarisme?  On pourrait le penser, d’autant qu’à partir de janvier 2018, ce n’est pas un repas végétarien par mois mais bien un repas végétarien par semaine qui sera proposé à nos petits écoliers.

En effet, sur la plaquette « menus des écoles » distribuée par la municipalité aux familles, le « menu végétarien pour tous » apparait clairement identifiée, bien évidemment en vert, une fois par semaine,

Ouf ! la planète est sauvée. Le SIVU, syndicat intercommunal des villes de Bordeaux et de Mérignac qui gère les repas des écoles a donc pris le taureau par les cornes et a décidé de lutter contre le réchauffement climatique en proposant des protéines végétales plus respectueuses de l’environnement que les repas carnés…

Euh! Protéines végétales? Pas vraiment…

Menu végéarien

Menu végétarien avec poisson ou  menu classique avec poisson, cherchez l’erreur…

Ainsi le 26 décembre les écoliers se sont ainsi vus offrir dans le menu végétarien … un poisson meunière. Et le 18 et 30 janvier 2018, toujours grâce aux menus végétariens,  ils profiteront d’une salade maïs et …thon.

A Bordeaux, le poisson est donc végétal…

De quoi permettre certainement aux enfants de bien intégrer les enjeux planétaires et de mieux comprendre le monde. « Dis maman, il pousse comment le poisson que j’ai dans mon assiette? » (Bon courage aux parents…)

Protéines végétales, céréales, oeufs, laitages,…attendront donc encore un peu pour envahir les assiettes bordelaises de nos petits écoliers, les jours du menu végétarien,  le temps que diététiciens, nutritionnistes et responsables du SIVU  intègrent ce qu’est vraiment le végétarisme.

Rappel, selon Wikipédia : « Le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale. Sa définition la plus large correspond à l’ovo-lacto-végétarisme, qui consiste à consommer des végétaux  des champignons et des aliments d’origine animale (comme le miel, les oeufs, le lait ainsi que leurs produits dérivés). »

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2017/11/10/nouvelle-a-deguster-avec-moderation/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/02/05/un-repas-vegetarien-par-semaine-cest-possible-la-preuve/

https://ecolobordeauxblog.com/2015/02/06/dans-les-cantines-de-bordeaux-cest-la-fete-aux-vegetariens-cette-semaine/

 

Pavés de bonnes intentions.

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pavés bordelais

C’est un petit bout de l’histoire de Bordeaux qui disparaît chaque jour, à mesure que le chantier du tramway progresse.

En préparant les rues de Bordeaux  pour l’arrivée des rails de la future ligne du tram, les camions de chantier enlèvent non seulement bitume et gravats mais aussi des tonnes et des tonnes de pavés…

Ces pavés, c’était un peu un peu l’âme de cette ville.

Si leur enlèvement, pour cause d’incompatibilité avec la pose des rails est nécessaire, on est en droit de s’interroger sur leur destination finale.

Rappelons que ceux-ci, bien avant le goudron qui les a généralement recouverts,  ont longtemps permis aux Bordelais de circuler aisément dans cette ville sans se salir les pieds. L’histoire de Bordeaux passe donc aussi par celle de ses pavés.

Le site d’une commune « Liorac sur Lioure » en Dordogne leur a même consacrés une page: http://www.liorac.info/PAGES/paves.php . On y apprend qu’  » au cours du XVIII ème et surtout du XIXème, un vent de modernisation et d’amélioration de l’espace urbain a soufflé sur ces villes, en particulier sur Bordeaux et le pavage des rues et des routes d’accès a constitué une priorité. »

Les  carrières de cette forêt de Liorac, organisées à ciel ouvert, employaient ainsi de nombreux ouvriers pour tailler ces pavés dans des blocs de grès,  manuellement, au prix de considérables efforts.  Localement, c’est toute une économie qui s’était mise en place pour alimenter Bordeaux.Suit ensuite un travail d’acheminement fastidieux car le pavé est lourd.

En fonction de ses dimensions, un pavé peut peser jusqu’à 20kg.  « En 1848, 14000 pavés quittent Bergerac, ils valent 18 centimes le pavé.  L’année suivante, la production a augmenté, 45700 pavés au même prix. En 1850, la demande doit être plus forte et ce sont 62 350 pavés dont le prix a un peu augmenté : 20 centimes le pavé qui quittent le port de Bergerac. (…) Quoiqu’il en soit, jusqu’en 1868 (date à laquelle le document se termine) environ 800 tonnes de pavés quittent chaque année le port de Bergerac, le prix de la tonne variant suivant les années entre 200 et 250 F. »

La ville de Bordeaux a donc acheté, pendant des années, des milliers de pavés pour offrir à ses habitants le confort de la modernité…de l’époque.

pavés bordelais ecolobordeauxblog

Alors ces pavés sont-ils tous récupérés ou bien laissés aux entreprises de BTP sous-traitantes qui creusent le sol de Bordeaux?

Le sujet est sensible depuis 2010, date à laquelle une affaire avait secoué la CUB (communauté urbaine de Bordeaux). A cette époque, les douaniers avaient révélaient une fraude majeure avec une arnaque basée sur des surfacturations de matériaux. Le surplus de pavés commandés pour le chantier du tramway était tout simplement revendu à l’étranger… La CUB après avoir vécu garde à vue, mise en examen, perquisition, audit interne, …avait décidé de renforcer ses contrôles sur l’exécution de ses marchés publics.

Aujourd’hui, il semble donc que Bordeaux Métropole contrôle mieux ses commandes publiques et récupère donc la majeure partie de ces pavés pour réaménager des sites ou des voies comme l’atteste cet article de 2010 du journal Sud Ouest, http://www.sudouest.fr/2010/12/23/on-a-retrouve-les-paves-274428-729.php .

Cependant quand on voit l’ampleur des travaux du tram sur Bordeaux comme par exemple sur l’axe Tourny-Fondaudège-Le Bouscat ou bien encore aux Bassins à flots, sans même évoquer tous les travaux sur les réseaux de  gaz et d’eau, qui durent maintenant depuis quelques années, certains pavés disparaissent certainement avec les gravats dans ces chantiers monstrueux.

Bordeaux Métropole indique cependant en récupérer la plus grande partie. Pour cela, la collectivité possède plusieurs dépôts de matériaux et deux sites qui entreposent précisément ces pavés: l’un au nord de la ville et l’autre sur la commune de Villenave d’Ornon.

Car le pavé reste une manne financière non négligeable pour Bordeaux Métropole,  compte tenu des travaux en cours, des plans d’aménagement à venir et surtout du volume récolté de pavés.  Une petite fortune donc sous nos pieds  qu’il s’agit surtout de ne pas sous estimer.  Aujourd’hui, sur un site de vente en ligne, des pavés « Napoléon » ou plus récents se négocient entre un et deux euros l’unité…

 

Un dimanche avec voitures mais pas sans bouchons..

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Bordeaux

ça va coincer sur les allées de Tourny…

La mairie, pour ce mois de décembre, revient à nouveau sur le dispositif du « premier dimanche du mois  sans voiture ».

Au nom de la défense du commerce du centre ville, les chalands sont donc appelés à venir consommer à Bordeaux ce jour-là … en voiture.

Comme l’année dernière, la mairie a décidé de retirer les barrières d’accès au centre ville pour « faciliter » les achats de Noël. Pas certain cependant que ce « dimanche avec voitures » empêche les bouchons ce jour-là, bien au contraire.

D’autre part, en invitant les visiteurs à venir à Bordeaux en automobile, le maire de Bordeaux envoie un signal inverse au mouvement actuel des villes  pour la promotion de nouvelles mobilités.

Le message ici est clair : le sort de la planète peut bien attendre la fin des fêtes. 

Sachant que l’usage de la voiture dans notre agglomération reste encore privilégiée par les habitants pour leurs déplacements, ce message municipal ne fait que renforcer cette position dominante. Les commerçants apprécieront certainement cette mesure, peut être à tort du reste, car rien n’indique que les consommateurs auraient été moins nombreux…  A l’époque, pour les travaux du tramway cours de l’Intendance,  la majorité des commerçants de ce secteur était contre. Aujourd’hui, le cours est noir de monde et les commerces font le plein.

Mais la voiture a encore ses adeptes dans l’équipe municipale. Et le modèle consumériste, à l’image des centres commerciaux, qui associe achats et voitures,  a encore de beaux jours à Bordeaux.

Comme l’année dernière…https://ecolobordeauxblog.com/2016/12/03/un-dimanche-dans-mon-auto/

Noël en novembre.

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Bordeaux Noël illuminations

C’est parti pour les illuminations de Noël !

Comme chaque année, une semaine avant le mois de décembre, le maire a inauguré  vendredi 24 novembre, le marché de Noël et les illuminations des places et rues de Bordeaux.

Un peu comme des enfants impatients d’ouvrir leurs cadeaux, chaque année, élus et commerçants ne peuvent attendre le premier décembre pour lancer les animations dans la ville et les festivités. Le but est d’ inciter les chalands à consommer et tant pis si l’esprit de Noël est en avance sur le calendrier…  Ces illuminations resteront allumées jusqu’à la nuit de la saint Sylvestre.

Une bonne nouvelle cependant cette année: la consommation électrique sera moindre que les autres Noëls, avec le passage, des illuminations au 100% Led basse consommation. Des économies appréciables quand on sait que le coût des animations et des illuminations a tout de même représenté pour le budget  de la ville en 2016 : 350 000 euros…

Mais on aurait pu attendre le premier décembre pour lancer ces festivités. A l’heure où EDF s’interroge sur sa capacité à produire assez d’électricité pour cet hiver, un exemple de sobriété énergétique aurait été apprécié.

Un classement dont la ville Bordeaux se serait bien passée.

On sait que l’excès d’éclairage perturbe certaines espèces animales et participe à la pollution lumineuse dans les grandes agglomérations… Et en ce domaine, la ville est loin d’être exemplaire…

Depuis le 25 janvier 2013, un arrêté ministériel, entré en vigueur depuis juillet 2013,  oblige à l’extinction en ville des façades et vitres des magasins entre 1h à 7h du matin.

Malgré cela la ville de Bordeaux peine à imposer cette réglementation auprès des commerçants du centre ville.  Vitrines et enseignes des commerces, ne sont toujours pas éteintes comme en témoigne  l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement (ANPCEN), qui estime que  » 70 % des sites sont non conformes à Bordeaux quand des villes comme Lille, Nantes, Strasbourg et Toulouse sont en revanche de bons élèves ».

Cette association a étudié treize grandes villes de France et a décerné le « bonnet d’âne » à Bordeaux avec 70% de sites allumés alors qu’ ils devraient être éteints.

 

Suite à l’interpellation des élus écologistes (EELV) sur ce sujet en conseil municipal, la ville assure  « faire de la pédagogie auprès des commerçants et des entreprises ». Mais depuis trois ans, rien ne semble vraiment bouger.

Il manque certainement dans le plan climat énergie territorial (2012-2016) de la ville de Bordeaux, une action en direction des entreprises et de commerces pour une réduction de leur consommation électrique… Car depuis 2014, la pédagogie ne suffit plus.

https://www.franceinter.fr/emissions/planete-environnement/planete-environnement-28-juin-2017

http://www.20minutes.fr/bordeaux/2096479-20170630-metropole-bordeaux-villes-eteignent-lumieres-nuit-font-economies

http://www.rue89lyon.fr/2017/09/05/pollution-lumineuse-lyon-respecte-pas-loi-assume/http://www.rue89lyon.fr/2017/09/05/pollution-lumineuse-lyon-respecte-pas-loi-assume/

 

Polluants, circulez!

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L’association ATMO Nouvelle Aquitaine, anciennement AIRAQ, est agréée par le ministère de l’Environnement pour surveiller au quotidien une vingtaine de polluants réglementés.

Jusqu’à la fin du mois de décembre, elle va mener une enquête sur Bordeaux, pour mesurer la qualité de l’air, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sur deux points situés sur les boulevards.

Le but est de remplacer la station de Gambetta qui, depuis ces dernières années, du fait d’une baisse des déplacements automobiles sur ce secteur, ne correspond plus aux critères attendus. Il faut donc trouver une nouvelle station de trafic qui puisse la remplacer.

Pour cela et afin d’être au plus près, de ce que vivent réellement les Bordelais, deux stations mobiles provisoires ont été implantées à Bordeaux sur les boulevards. Il faut dire qu’avec 40 000 véhicules qui circulent par jour, cet axe routier concentre effectivement tous les polluants.

Reste qu’on peut justement s’interroger sur les deux points de mesure retenus par l’association pour installer ses stations mobiles : barrière St Augustin près du cimetière de la Chartreuse et boulevard Georges Pompidou, à côté du dépôt de bus.

En effet, si l’idée de l’observatoire est de cibler des zones urbaines qui rassemblent trafic automobile et forte densité de population, pas sûr que ces deux points de mesures correspondent à ces critères.

Avec l’absence d’immeubles autour et la présence de larges allées , la circulation de l’air y est certainement  meilleure que sur d’autres points des boulevards, nettement plus encaissés.

Au final, ces deux points des boulevards ne sont pas forcément ceux où se concentrent le plus de populations ou de pollutions…