Bordeaux: Jardins à venir ou avenir sans jardins ?

Vedette

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Ce n’est pas nouveau: Bordeaux, réputée ville de pierre, manque d’espaces verts. 

Cependant avec la création de nouveaux quartiers sur d’anciennes friches urbaines (Bastide Niel, Bassins à flots, Ginko, Euratlantique, Brazza) , une occasion unique s’offre à la mairie d’augmenter le nombre de parcs et de jardins.

Quels sont donc les espaces verts publics prévus dans ces nouveaux programmes d’aménagement urbains?

Parc Bordelais

A Bordeaux, quand on invite un proche à découvrir un jardin, le plus souvent, on lui propose le jardin public (10,8 ha, créé en 1746) ou le Parc Bordelais (28 ha, inauguration en 1888). Ce sont, en effet, les deux parcs les plus emblématiques et surtout les deux plus grands du centre ville . Pour trouver plus imposant en terme de superficie, il faut sortir de l’hyper centre et se diriger vers Bordeaux Lac pour trouver le parc Floral (33 ha, créé en 1998) et le bois de Bordeaux (87 ha + 50 ha de prairies et d’étangs) qui sont, en définitive, assez peu utilisés par les Bordelais ou les touristes du fait  de leur éloignement..

Les autres jardins de Bordeaux sont  nettement plus petits: Jardin de la Mairie (1 ha créé au XIXe), parc rivière (4 ha, ouvert en 1982), Botanique (4 ha ouvert en 2001), Esplanade Mériadeck (années 70), Parc de la Béchade (1,1ha en 2001), des dames de la foi (0,8 ha ouvert en 2002), etc…

Du coup, la municipalité qui raffole des classements ne brille pas  dans cette catégorie…

Jardin des quais

Car ces dernières années, malgré l’aménagement des quais (Promenade Corajoud, Berges de Garonne, Parc des sports de Saint Michel, Parc aux Angéliques), Bordeaux n’a toujours pas comblé son retard sur des villes comme Angers ou Nantes qui proposent respectivement 51m2 et 34 m2 d’espaces verts par habitant.

Même si le site de la  mairie aime à rappeler qu’avec 20 m2 par habitant, la capitale girondine  dépasse « les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixées à 12 m2″… dans le classement des villes les plus vertes, Bordeaux ne rentre même pas dans le top 10.

Avec une moyenne pour les cinquante plus grandes villes françaises de 48 m2 d’espaces verts par habitant, son retard est important.

Pourtant grâce à la présence sur son territoire de nombreuses friches urbaines, Bordeaux a les moyens de combler son retard en espaces verts pour contenter une population toujours plus nombreuse.

L’espoir de plus de verdure viendra-t-il donc de ces nouveaux quartiers ?

Petite revue de détails de ces grands projets urbains.

Ginko

Premier quartier aménagé, le quartier du Ginko (32,6 ha) a largement rempli cette mission. Ce secteur d’habitation  (près de 6 000 habitants attendus) et de commerces bénéficie du petit jardin du clown chocolat (0,1 ha), du parc Denis et Eugène Bühler  (4,5 ha, livré en 2013) sensé relier le quartier Ginko au quartier des Aubiers et profite surtout de la proximité des berges du lac (46 ha).

Brazza

Sur Bastide Niel (35  hectares), s’il est prévu de planter d’ici 2030, 1 500 arbres sur les 13 hectares d’espaces publics envisagés, ici non plus pas de jardin de prévu mais des micro parcs à thèmes qui seront proposés aux  futurs 10 000 habitants attendus. Ces « 24 parcs 3D répartis sur la totalité du territoire de la ZAC » tenteront de tisser un « réseau de respiration » mais ressembleront plus à des espaces multifonctions qu’à des jardins à part entière. (place du marché, jardin en pots, piscine végétale, jardin tropical, platanes à pétanque, etc…)      Car en définitive,  ces parcs ne représenteront que… 0,8 hectare,  soit 0,8 m2 par nouvel habitant…

lucien-faure

Le quartier des Bassins à flots (160 ha) est un quartier qui ne propose aucune création majeure de jardin sur son site. Seuls des espaces de promenades autour des bassins et des « sentes » arborées sont installées mais pas de réalisation notable de jardins sur ce secteur qui accueillera pourtant à terme plus de 12 000 habitants. Le jardin des Ecluses (0,3 ha) inauguré récemment apparaît du reste bien minéral et ressemble plus à une esplanade engazonnée qu’à un jardin. Heureusement, les habitants de certaines résidences privées bénéficieront de jardins « suspendus », visibles de la rue mais inaccessibles aux passants. Dommage pour ce quartier quartier déjà en mal d’espaces verts qui a du laisser une grande partie du « jardin de ta soeur » (0,7 ha, ouvert en 2008) pour accueillir dans l’urgence une école, en préfabriqué, l’école Sempé …

jardin de l'ars

Sur Euratlantique, ( 386 hectares sur Bordeaux) un espace vert de  11 hectares est bien programmé, comprenant le jardin de l’Ars (6 ha à créer) et le  bois de Gattebourse. Mais si on applique une simple règle mathématique, les 50 000 futurs Bordelais de ce quartier bénéficieront avec ce jardin de … 2,2 m2 d’espaces verts par habitant, pas la meilleure manière de rehausser la moyenne générale.

brazzaligne

Dernier espoir, pour la ville de Bordeaux de remonter dans le classement des espaces verts, les 53 hectares du secteur de Brazza. Malheureusement, là non plus, pas vraiment de jardin en tant que tel mais un  projet de « Brazzaligne », où pourrait le tramway,  grand espace vert linéaire de trois kilomètres reliant les coteaux à la caserne Niel et trois lanières vertes qui relieront le parc aux Angéliques de manière perpendiculaire. Le projet annonce :  « De vastes pelouses naturelles bordent les cheminements et accueillent les usages les plus divers. Des bancs incitent le promeneur à s’installer au cœur de ces lanières à forte composante végétale. » Les concepteurs n’hésitent pas à parler d’une coulée verte et de 40 % d’espaces verts (soit plus de 21 ha) sur ce secteur en devenir…

Un espoir donc en attendant la réalisation finale, qui permettra peut être de faire remonter Bordeaux dans le classement des villes vertes mais certainement pas de rentrer dans le top 10 compte-tenu de la forte poussée démographique que ces projets engendrent et surtout du peu de surfaces d’espaces verts proposés par la majorité de ces nouveaux quartiers.

Palmarès des villes vertes 2017.:

http://www.lesentreprisesdupaysage.fr/tout-savoir/etudes-chiffres-clés/le-palmarès

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C2D : rouillé ou verrouillé ?

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C2D Bordeaux

Sur Bordeaux Métropole qui connaît le C2D ? En dehors du microcosme politique et du cercle restreint des personnalités bordelaises « influentes », certainement peu de monde. Pourtant cette structure, qui date de 1999, devait révolutionner la relation entre les administrés de l’agglomération et les élus. Aujourd’hui, a-t-elle réussi son pari et sinon pourquoi?

A  sa création, le C2D, aujourd’hui conseil de développement durable de Bordeaux Métropole, devait permettre à la société civile d’aider les élus à l’élaboration du projet métropolitain.

Dès l’origine, l’idée était de permettre la participation citoyenne aux grandes questions et orientations qui intéressent l’agglomération et de fournir ainsi un « cadre à l’expression des idées et à l’exercice de la citoyenneté ».

Les citoyens devaient donc y trouver un lieu d’expression de leurs aspirations, de leurs réticences ou de leurs priorités. Les 105 membres du conseil sont ainsi issus de différents horizons et nommés pour trois ans. Chaque commune de l’agglomération a droit à deux représentants: un nommé par le maire et l’autre tiré au sort.

Présidé au départ par une proche de Vincent Feltesse, à l’époque président PS de la communauté urbaine (CUB),  le Conseil de développement durable est depuis mai 2015, présidé par Denis Mollat  nommé par Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole.

La collectivité attend du C2D qu’il joue un rôle de tête chercheuse pour le territoire, qu’il éclaire les élus sur les sujets qui font débat, qu’il soit un laboratoire et un espace de ressources en ce qui concerne les pratiques de concertation, et enfin qu’il émette  différents avis sur les qualités et les améliorations possibles concernant les projets de Bordeaux Métropole, et ce bien entendu avec un regard centré sur le développement durable.

Alors après dix neuf ans d’existence, que retenir de cette instance métropolitaine?

Sur les travaux passés depuis sa création, les thèmes abordés sont passionnants : discriminations, renouvellement de la classe politique, environnement, précarité, entreprenariat, culture, égalité, … des pistes de réflexions, depuis des années, qui ont certainement étaient largement débattues en commission.

Reste que si cela cogite dur, les résultats sont-ils à la hauteur des attentes des citoyens? Là, rien n’est moins sûr…

Prenons l’exemple du groupe de travail de 2010 « Environnement et modes de vie » qui avait fait ressortir quatre grandes thématiques. Une fois le diagnostic posé,  la collectivité ( la Cub)  avait incité le Conseil de développement durable à traduire ses recommandations dans l’agenda de l’agglomération à l’époque en cours d’élaboration.

Depuis huit années ont passé, que reste-t-il de ce travail?

  • Le C2D préconisait une réduction en amont des résidus médicamenteux…. intéressant mais difficile pour la collectivité d’agir sur ce point. Le projet « réduction et gestion des micropolluants sur la métropole bordelaise » (REGARD) porté par Bordeaux Métropole depuis 2015 est intéressant en matière d’étude mais n’a pas encore induit de réduction.

  • Sur la limitation des pesticides en agriculture et en particulier dans la viticulture, il semble que seuls les récents scandales locaux aient enfin permis l’émergence d’une prise de conscience.

  • Sur la qualité de l’air intérieur dans la maison et au travail, le rappel de la Métropole s’apparente à un voeu pieux pour les particuliers…

  • Sur les ondes électromagnétiques, le C2D préconisait de réduire leur puissance. Depuis le Linky et les concentrateurs associés se déploie largement sur Bordeaux Métropole…

 Le Conseil de développement durable est certainement un bel outil pour la collectivité afin de sentir les aspirations nouvelles de ses habitants. Faut-il encore que les services soient prêts à digérer celles-ci et à les mettre en application. Ce qui n’est pas toujours le cas…

Surtout que le C2D n’est pas une structure totalement indépendante du cabinet de la Métropole, son directeur est d’ailleurs directement rattaché au cabinet du président de Bordeaux Métropole. Et la nomination de Denis Mollat par le président de la collectivité n’est pas non plus innocente, elle démontre surtout une volonté de verrouiller l’instance et de freiner toute velléité d’indépendance.

mollat

Cette célèbre personnalité Bordelaise qui occupe de multiples fonctions, siégeait déjà au Conseil économique et social régional en tant que « personne qualifiée » et au Medef, dont il est ou était le trésorier pour la Gironde. La page Wikipédia, qui lui est réservée, a tenté de recenser ses très nombreuses « casquettes » :

  • Directeur général de la première librairie indépendante de France

  • Consul honoraire du Mexique à Bordeaux

  • Vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux

  • Administrateur de Congrès et expositions de Bordeaux

  • Administrateur de la société bordelaise de CIC (Crédit industriel et commercial)

  • Administrateur de la fondation CIC pour le livre

  • Membre de l’Académie du vin de Bordeaux (1998)

  • Président du Cercle de la librairie

  • Ancien président du Rotary Club de Bordeaux. »

Rajoutons qu’il est aussi  conseiller à la Banque de France, président d’un Office d’HLM ou encore  membre de l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux…

Denis Mollat est donc un homme  très occupé et surtout très important sur l’échiquier du maire de Bordeaux.

Cependant ses multiples casquettes lui permettent-elles de véritablement se pencher sur les missions principales du Conseil de développement durable de Bordeaux Métropole?

Car il semble que ce président pèse peu sur la dynamique du C2D. Certains élus contactés ne sont pas loin de penser qu’il est plus en place pour contrôler le travail de ses membres que pour impulser une vraie dynamique autour du développement durable.

Et ses deux récentes élections, comme président du centre d’architecture Arc en rêve en juin 2017 et en décembre 2017 de BMA (Bordeaux Métropole Aménagement), dont il était déjà membre du conseil d’administration, ne vont pas dissiper ces impressions.

Ceci explique aussi pourquoi le C2D semble une structure quelque peu « moribonde » qui n’intéresse  plus vraiment  le président de Bordeaux Métropole qui avait même « oublié » d’associer le C2D au projet « Bordeaux Métropole 2050 ».

Aujourd’hui, pour interroger les citoyens et croiser les regards de différents experts afin d’identifier les priorités de Bordeaux Métropole 2050, un site internet www.bm2050.fr est ouvert et, communication oblige, un « camion du futur » sillonne l’agglomération pour « sonder » la population.

Peut être une manière de relancer une machine à idées qui s’essouffle quelque peu à l’image du C2D.

https://www.facebook.com/c2d.bordeauxmetropole.fr/

En mars, frelons à surveiller.

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Frelon asiatique

Avec le mois de mars, la nature va commencer à redémarrer dans les parcs et jardins de la ville.  Malheureusement les frelons asiatiques risquent aussi de s’y réinstaller pour le plus grand malheur des apiculteurs et des colonies d’abeilles.

C’est pourquoi la fin de l’hiver devrait être l’occasion de vérifier si un nouveau nid de frelons asiatiques ne s’installe pas à proximité de chez vous.

Le début du printemps est en effet propice au repérage de ces nids très caractéristiques et facilement identifiables quand les arbres sont encore dépourvus de feuille.

Attention cependant à ne pas les confondre avec les nids anciens dont la destruction s’avère inutile entre novembre et février car les colonies de frelons asiatiques ne les réinvestissent pas une fois désertés.

Alors comment procéder?

A Bordeaux, c’est l’unité municipale de lutte contres les nuisibles, dite « DDD » (désinsectisation, dératisation, désinfection) qui intervient sur l’espace public et le patrimoine municipal. (Ouvert du lundi au vendredi de 8h15 à 18h Tél.  05 56 85 53 54)
Mais sur le domaine privé, c’est au propriétaire de faire le nécessaire en contactant une entreprise spécialisée. Autant vous dire que quand le nid est à une bonne hauteur, les propriétaires ne se pressent pas toujours pour les détruire…

Cependant si vous repérez un nid sur un terrain privé près de chez vous, vous pouvez toujours tenter d’alerter l’unité DDD municipale qui est logiquement en droit d’inciter le propriétaire de l’arbre à faire enlever le nid. Mais comme la destruction d’un nid de frelons est toujours à la charge du propriétaire des lieux, les négociations risquent d’être longues…

D’autant que la réglementation actuelle ne permet pas vraiment à la ville d’imposer aux particuliers cette intervention. D’autre part, quand le nid est haut placé,  toute intervention peut même parfois se révéler impossible avec ou sans nacelle.

Certaines villes en France, pour aider à la lutte contre les frelons asiatiques, ont adopté une prise en charge d’une partie du coût par la commune.  D’autres collectivités, comme par exemple la ville de Saint-Brieuc, vont même plus loin en  intervenant gratuitement.

Pour l’instant, à Bordeaux, pas d’aide financière de la ville aux propriétaires de terrains envahis par une colonie de frelons asiatiques.

Drôles d’endroits pour une rencontre.

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A Bordeaux, en centre-ville, les cyclistes empruntent régulièrement zones de rencontre et aires piétonnes. Pas certain que tous connaissent leurs droits et leurs devoirs sur ces espaces partagés et que ces aménagements favorisent toujours la cohabitation…

Zone de rencontre

Zone de rencontre

Le concept  de « zone de rencontre » date d’un décret de juillet 2008. Le but est d’apaiser la circulation en ville et de faire cohabiter sur la chaussée l’ensemble des usagers de la rue : piétons, cyclistes, automobilistes, …

La zone de rencontre est définie clairement par l’article R.110-2 du Code de la Route :  « Dans cette zone, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police. »

La priorité revient au final toujours aux piétons, les plus fragiles, qui peuvent normalement sans crainte circuler sur la chaussée. Les vélos peuvent remonter une rue en contre-sens seulement si un panneau ou un marquage au sol  les y autorisent. Aux carrefours, ce sont les règles de priorité à droite qui s’appliquent.

 

Aire piétonne

Aire piétonne

Mais sur Bordeaux, ce sont le plus souvent des aires piétonnes  qui sont aménagées. Sur ces zones si les cyclistes et les véhicules motorisés y sont tolérés, ils  doivent y circuler au pas. Le piéton est en effet toujours prioritaire sur les autres usagers de la rue qui ne doivent pas le gêner et lui céder le passage.

Comme pour les zones de rencontre; les vélos peuvent y circuler en contre sens, s’ils y sont autorisés par un marquage au sol ou un panneau. De la même manière, c’est la priorité à droite qui s’applique.

Mais si tout cela reste, en théorie de belles idées pour partager la rue, dans la pratique, cela se révèle souvent source de conflits.

Car à force de vouloir apaiser la circulation, on en oublierait que les adeptes de la petite reine ont parfois besoin de se déplacer rapidement pour rejoindre leur domicile ou leur lieu de travail… En multipliant « zones de rencontre » ou « aires piétonnes », sans une signalétique propre ou un espace dévolu aux vélos, pas certain qu’on simplifie la vie des cyclistes….

Malheureusement la prise en compte d’une continuité cyclable n’est pas encore  à l’ordre du jour des urbanistes et des décideurs politiques de Bordeaux Métropole. A Bordeaux, les deux prochaines rénovations de places sont symptomatiques d’une tendance qui a choisi de ne pas réserver d’espaces spécifiques aux vélos.

Nantes

Nantes

Place Gambetta, les adeptes de la petite reine arrivant de la rue Nancel Penard auront le choix entre, soit rester avec les véhicules motorisés en contournant la place par la gauche, soit rejoindre le cours de l’Intendance par la droite en rentrant sur la future zone piétonne. Ici, pas de piste cyclable, pas de marquage au sol pour délimiter un éventuel espace pour les cyclistes. Il faudra donc choisir entre soit se confronter aux voitures et aux bus (non sans danger), soit ralentir, rouler au pas et slalomer entre les piétons, pas toujours disposés à partager leur espace.

Place Tourny, les cabinets d’urbanisme récidivent ici encore : pas d’espace dévolu à la petite reine. Si les piétons et les voitures seront choyés,  les biclous, eux,  devront se frotter, soit aux uns, soit aux autres… « Piétons et vélos cohabiteront sur les bords extérieurs à proximité des commerces » indique le site de Bordeaux Métropole. Pas vraiment la situation idéale pour développer le vélo mais assez symptomatique d’une vision purement ludique de la bicyclette.

Dans ces deux cas, les cyclistes ont été oublié de ces futurs aménagements. Bordeaux, ville cyclable paraît encore bien  incapable de mettre à disposition des vélos des itinéraires sécurisés et continus.

 

 

Les îlots de chaleur donnent le Tourny.

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Tourny

Place de La Victoire?  Non, Place Tourny…

Oubliés les îlots de chaleur ?

En ville, ces îlots de chaleur urbains ou ICU se caractérisent par un secteur, un quartier, une rue qui peuvent connaître des hausses de température du fait d’une circulation importante, de l’absence de végétaux ou d’eau, d’une minéralisation excessive.  Mais une quantité d’autres facteurs peuvent aussi jouer comme le type de revêtement au sol, sa couleur, la concentration du bâti autour, l’orientation vis à vis du soleil, etc…

En 2016, Bordeaux Métropole a consacré une exposition aux îlots de chaleur et de fraîcheur urbains, à partir des  résultats d’une étude réalisée entre 2014 et 2015 sur tout le territoire.  Le but pour la collectivité était de chercher à atténuer les effets de ces îlots de chaleur lors de fortes périodes caniculaires.

Bordeaux Métropole avait-elle besoin d’une étude à l’échelle de son territoire (doublée d’une même étude qui a coûté 20 000 euros à la ville de Bordeaux) pour prendre conscience de l’intérêt des végétaux et des plans d’eaux en ville pour atténuer la canicule?

Il est trop tard pour le dire. Ces études ont été payées et ont permis aux collectivités de communiquer largement sur le sujet.

Aujourd’hui il faut s’interroger sur ce que nos aménageurs ont au final retenu de ces études. Quand on voit les programmations des deux dernières places sur Bordeaux, on est en droit de s’interroger sur l’influence de ces études sur les cabinets d’urbanisme et d’architecture…

Place Gambetta et  Place Tourny, deux prochaines rénovations vont faire la part belle aux terrasses et aux larges trottoirs mais certainement pas au végétal. Car le minéral perdurera durablement sur ces projets. Et ce n’est pas les quelques fontaines et jets d’eau qui remplaceront la fraîcheur des vieux marronniers coupés sur Gambetta et les arbres absents de la future place Tourny.

Place Tourny

Oublié donc le réchauffement climatique.

Rappelons pourtant ce que disait à l’époque, au journal Sud Ouest, Jean-François Berthoumieu, le directeur de l’Association climatologique de la moyenne Garonne et du Sud-Ouest (l’ACMG) qui avait réalisé l’étude sur Bordeaux : « Il faudra réfléchir à des solutions qui consistent à planter des arbres irrigués en milieu urbain, plus efficaces pour rafraîchir les températures, que des arbres non irrigués, et a fortiori que des espaces minéralisés. » 

On constate qu’ au final le but de ces grandes opérations n’est pas de rafraîchir la ville mais bien de dynamiser les rues et d’augmenter les zones de commerces, comme le résume du reste très bien le commentaire de présentation du projet que l’on trouve sur le site de Bordeaux.fr: « Le désencombrement de l’espace pour les piétons favorise le développement potentiel d’activités commerciales riveraines (terrasses, étales…) et des usages variés (jeux, animation, marché forain, foodtruck, brocante…). »  

Préparez-vous: cela va chauffer et consommer sec sur Tourny !

 

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2015/06/04/ilots-de-chaleur-letude-qui-nous-chauffe/

Sources :

http://www.sudouest.fr/2013/08/19/des-ilots-de-chaleur-en-ete-dans-les-villes-1144599-2780.php

http://www.bordeaux.fr/p131137

 

 

Marathon semi écolo.

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Marathon Bordeaux Metropole

Dans le bilan 2016 du développement durable présenté lors du dernier conseil municipal de Bordeaux, le marathon de Bordeaux Métropole est mis en avant et surtout décrit comme exemplaire en matière d’éco-responsabilité.

La ville de Bordeaux explique que pour cette troisième édition les organisateurs (Bordeaux Métropole, Stade Bordelais ASPTT, Ironman ) ont mis en place « un dispositif de collecte (de déchets) efficaces ». Pour ce faire,  ils se sont associés avec l’association AREMACS pour encadrer et donner les bonnes consignes de tri aux coureurs, ainsi qu’avec l’association TAPAJ pour le nettoyage manuel tout au long du parcours. Le but était de gérer du mieux possible les déchets lors de ce marathon.

Récupération des vêtements oubliés par les coureurs, corbeilles bi-flux ou containers sélectifs,…  ont ainsi permis de récupérer une quantité importante de déchets. Ce rapport nous indique que la compétition est donc passée d’un pourcentage de déchets recyclables triés de 37,2 % du poids total en 2015 à 64,8% en 2017. Un succès incontestable à la lecture de ces chiffres.

Reste qu’il aurait été intéressant d’avoir non pas un pourcentage de déchets recyclés mais bien les chiffres globaux de déchets produits par cette compétition durant ces trois années. Car un marathon produit par nature une quantité importante de déchets en tout genre.  L’ idée exemplaire  n’est donc pas de recycler du mieux possible ces déchets (même si tout cela reste très vertueux) mais d’en produire le moins possible…

Et sur ce point, nous n’avons aucune visibilité sur la quantité de déchets générée par les participants lors de ce marathon. Y a-t-on produit moins ou plus de déchets par coureur? Ces chiffres auraient vraiment permis de juger de l’exemplarité de cette manifestation, en démontrant par exemple qu’on peut recevoir plus de compétiteurs en produisant toujours moins de déchets.

D’autre part, pour une manifestation que la mairie présente comme exemplaire,  le site du marathon de Bordeaux ne semble pas vraiment intéressé par l’éco-responsabilité… https://www.marathondebordeauxmetropole.com

Sur le site officiel, rien sur ces fameuses actions en faveur d’une réduction des déchets, rien sur une quelconque réflexion autour des déplacements, rien sur la problématique des produits dérivés, rien sur une éventuelle compensation carbone,…bref pas un seul mot sur la question environnementale.

Alors qu’aujourd’hui,  bon nombre de marathons en France s’interrogent sur leur empreinte carbone et sur d’éventuelles compensations, il semble que cela soit le cadet des soucis pour le marathon de Bordeaux pourtant présenté comme exemplaire par la mairie de Bordeaux.

Marathon de Paris

Sur le même sujet: https://ecolobordeauxblog.com/2017/04/15/marathon-ecolo/

Quelques exemples de marathons où l’environnement est pris en compte:

http://www.schneiderelectricparismarathon.com/fr/marathon-engage/demarche-globale

https://www.lemarathonvert.org/-Developpement-Durable-.html

http://www.marathon-alsace.com/developpement-durable.htm

http://www.maraisthon.fr/index.php/fr/eco-marathon/organisation-durable

http://www.marathon06.com/2018/infospratiques/ecomarathon.htm

 

Il est libre… mais.

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Velos arceaux

L’arrivée de 1000 vélos supplémentaires dans l’espace public est toujours une bonne nouvelle  sauf peut être en matière de stationnement…

Déjà qu’à Bordeaux, les cyclistes se plaignent régulièrement du déficit d’arceaux à vélos dans le centre ville, cette arrivée massive de vélos à emprunter, sans station pour les y déposer (free Floating) contrairement à leur cousin le VCub, ne va certainement pas améliorer la situation.

En 2015, la ville de Bordeaux comptabilisait moins de 6000 arceaux sur son territoire. Rajoutez 1000 vélos en stationnement d’un coup dans les rues de Bordeaux et le problème explose.

Les 100 000 euros par an prévus dans le cadre du plan vélo 2017-2020 pour le développement des arceaux vélo devront certainement être revus à la hausse si la collectivité veut rapidement éviter l’engorgement (déjà effectif) sur la ville.

D’autant qu’afin d’éviter, les  désagréments qu’ont connu les premières villes ayant inauguré ce système de vélo en libre-service, Bordeaux Métropole et l’opérateur, la société Indigo du groupe Vinci, se sont entendus sur une charte de bonne conduite.

Stationnements  sauvages et comportements anarchiques  seront scrupuleusement surveillés par l’opérateur et même réprimés par une  » liste noire  » pour les mauvais élèves.
Les utilisateurs sont donc appelés à ranger ces vélos du mieux possible dans la ville.
Si les Bordelais suivent donc à la lettre les préconisations de l’opérateur, cela va sérieusement coincer sur certaines zones d’arceaux, déjà sensibles, du centre ville.
velo trottoir
Et aussi sur les trottoirs… Car le fait de ne pas avoir la nécessité d’accrocher ces vélos à du mobilier urbain va aussi tendre les relations avec les  piétons et les personnes à mobilité réduite qui risquent d’apprécier moyennement la réduction de leur espace .
Les nombreuses récriminations en conseil de quartier à l’encontre des vélos ne sont pas prêtes de s’arrêter…
La société Indigo s’est d’autre part engagée auprès de la mairie à respecter le périmètre Unesco. Sur le papier, les vélos ne peuvent théoriquement stationner sur les zones classées patrimoine de l’Unesco (Miroir d’eau. Cours de l’intendance,…)
pas certain que tous les utilisateurs de l’application soient vraiment informés et respectent donc cette règle...

Menu végétarien, sans viande mais pas sans poisson.

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menu végétarien

Il y a-t-il quelqu’un au SIVU (syndicat intercommunal à vocation unique) de la ville de Bordeaux et de Mérignac qui maîtrise encore quelque peu la communication en faveur des familles ?

La question mérite d’être posée depuis que la plaquette des menus distribuée dans les écoles met en lumière un « Menu végétarien pour tous ».

Jusque là, rien de problématique, bien au contraire. si ce n’est que cela se corse depuis que ce rendez-vous mensuel est devenu hebdomadaire…

Cette louable initiative est actuellement gâchée par le contenu même de ces repas. Ainsi depuis la rentrée, les enfants se voient proposer un « repas végétarien », effectivement sans viande, mais pas sans poisson.

Alors pourquoi, ne pas tout simplement intituler ces  menus  » sans viande »,  plutôt que  » végétariens » ?

Si on pouvait penser à une erreur lors de l’édition de la première plaquette, il semble malheureusement que depuis la communication municipale continue sur sa lancée en identifiant « végétarien » et en vert ce repas hebdomadaire.

En vert mais toujours aussi peu clair.

Le végétarisme est-elle une notion trop compliquée à comprendre pour les diététiciens ou les nutritionnistes du SIVU ? Si c’est le cas, il y a de quoi sérieusement s’inquiéter…

Lundi 5 février, un menu végétarien était proposé: Galette végétale, Flan de courgettes, rondelé nature, dessert : parfait!

Jeudi 8 février, cela se complique. Le repas,composé de carottes rapées, d’une omelette au fromage et d’haricots verts n’est pas identifié comme menu végétarien… Bizarre mais deux repas végétariens durant la même semaine, on ne va pas se plaindre.

Les choses se gâtent avec le lundi 26 février.  Une tortilla, épinards à la crème , Leerdammer sera servi sans l’appellation « végétarien ». Etrange. D’autant plus étrange que deux jours plus tard, le 28 février le menu végétarien propose macaroni Bolognaise au thon!

Et pour couronner le tout, le vendredi 30 février,  un menu sans viande, éventuellement « végétarien » selon les critères du SIVU (Tajine de Colin, semoule, Mimolette) clôture une semaine de classification culinaire des plus étranges.

Affaire à suivre…

Chaud, le projet de la place Gambetta.

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Marronniers

(Argumentaire contre l’abattage des marronniers et pour le maintien d’un îlot de fraîcheur)

Dans le cadre du Plan de sauvegarde et de mise en valeur de Bordeaux Métropole, un dossier concernant la place Gambetta à Bordeaux est soumis à enquête publique depuis le 15 janvier et ce jusqu’au 15 février 2018.

L’objet de cette enquête est notamment de modifier une partie des alignements d’arbres situés en pourtour du jardin de la place et d’inscrire un nouveau périmètre sur le plan.

A l’issue de cette procédure, un arrêté préfectoral approuvera ou pas la modification du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de Bordeaux.

Les bordelais sont appelés à donner leur avis sur la modification du périmètre du jardin actuel de la place Gambetta.

Voici quelques éléments relevés dans le dossier qui interrogent:

Dans le Chapitre 1.2 Réaménagement de la place Gambetta on peut lire:

  • « Le périmètre du jardin est légèrement inférieur à l’existant »... Pourtant on passe d’un périmètre de 5910 m2 à 4900 m2.  Soit 1000m2 de moins! : « légèrement inférieur »?
  • « la superficie des espaces en pleine terre (surfaces enherbées et plantées) est augmentée d’environ 40% » C’est un calcul volontairement manipulateur. Dans le jardin actuel, on nous dit que les surfaces d’espaces verts déduites des surfaces en eau représentent 2371m2, c’est à dire sans la rivière anglaise actuelle qui représente pas mal de mètres carrés. Dans le futur projet, on passerait ainsi à 3437 m2. Un calcul en quelque sorte qui permet de valoriser le futur projet. Mais un jardin se calcule-t-il uniquement en surface engazonnée? Combien de m2 ferait le jardin public ou le parc bordelais sans leurs plans d’eaux, leurs chemins goudronnés, leurs square,… Drôle de manière de calculer la surface d’un jardin.
  • « Le concept de la place jardin est respecté dans l’esprit » Quand on voit le futur projet, le jardin est complètement déstructuré: alignements des arbres supprimés, rivière anglaise comblée, etc.  Du reste, à la deuxième ligne, le dossier annonce que le projet n’est plus prévu comme un jardin mais comme un square…
  • « La plupart des arbres supprimés sont en fin de de cycle de vie ou bien abimés » déclaration étonnante quand on lit dans le bilan de la concertation (Bordeaux Métropole / Séance du 25 septembre 2015 -N 2015/0569) :  » l’expertise phytosanitaire fait état de la bonne santé des marronniers »
  • « L’objectif final est de gagner environ 25% d’arbres ». Sachant qu’on enlève 18 marronniers du jardin, reste donc à calculer combien d’arbres seront plantés? Hélas, le résultat de ce problème mathématique n’est pas donné dans le dossier, tout comme la nature des espèces plantées.
  • « Les qualités d’îlot de fraîcheur du jardin sont renforcées, principalement par la plantation d’arbres et l’augmentation sensible des surfaces végétales et poreuses. » Comment peut-on exprimer cela quand le projet prevoit d’éliminer les grands arbres placés à l’ouest et au nord, qui apportent actuellement de l’ombre au côté nord de la place et au jardin? (c’est du reste mentionné dans le rapport de Bordeaux    Métropole / Séance du 25 septembre 2015 -N 2015/0569:  » Concernant les marronniers qui sont perçus (…) comme un élément apportant de l’ombrage « )  Avec des petits arbres, voulus moins hauts pour ne pas masquer les façades et plus près du nouveau jardin, comment peut-on nous expliquer que la place sera plus fraîche? Et bien sûr toujours pas de précisions sur  les espèces éventuellement plantées… Ce qui est sûr c’est que le trottoir nord qui sera élargi verra son ombrage actuel supprimé car aucun remplacement d’arbres n’est prévu. Coup de chaleur assuré pour ce qui y attendront leur bus!

    Plan ancien et futur

    Plan actuel et futur

  • « La rivière anglaise est remplacée par une fontaine.(…) Le rafraîchissement du lieu sera ainsi amélioré. » C’est une pure affirmation étayée sans aucune valeur scientifique, ni preuve, surtout quand on voit sur le plan la taille de la future fontaine… D’autre part l’étendue d’eau actuelle ne garantit-elle pas déjà  le rafraîchissement de cette place? Il aurait été intéressant d’avoir dans le dossier le m2 actuel et le métrage de la fontaine ou du mini miroir d’eau prévu. Sur ce point même le commissaire enquêteur est pour l’instant bien incapable de répondre à cette question.

On voit ainsi que ce dossier soumis à enquête publique est très orienté, pas vraiment objectif sur le résultat final qui loin de lutter contre les puits de chaleur ne fera que renforcer la minéralisation de cette place.

C’était pourtant en partie l’objet de cette enquête publique: Chapitre 1.1,  dans le cadre de la mise en oeuvre des nouvelles politiques publiques nationales en matière de développement durable et d’écologie urbaine: la canicule et les îlots de chaleur et chapitre 1.4: la lutte contre les îlots de chaleur…

Voir l’enquête publique :

http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public-de-l-annee-2018/Modification-du-Plan-de-Sauvegarde-et-de-Mise-en-Valeur-de-Bordeaux

Cité municipale, pas encore à énergie positive…

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Le bilan énergétique de la cité municipale vient de tomber:  pas encore de bâtiment à énergie positive pour l’année 2016.

Ce résultat est quelque peu décevant car on attendait beaucoup du bilan énergétique de ce monstre administratif de huit étages en plein coeur du centre ville, d’une superficie de 21 500 m2, qui regroupe près de 840 agents municipaux et métropolitains.

Il faut dire que le contrat de partenariat (PPP) signé le 22 décembre 2011  entre la Ville de Bordeaux et la société Urbicité (Bouygues) avait tout plaire… ou presque.

En regroupant la plupart des services municipaux répartis jusqu’à présent sur une quinzaine de sites anciens, certains parfois même en location, la mairie a réalisé des économies et fait baisser ses dépenses de fonctionnement.

Et le transfert d’une partie du loyer à Bordeaux Métropole dans le cadre du regroupement des services prévus avec la métropolisation a en plus permis d’alléger la note initiale du PPP que la ville de Bordeaux avait signé à l’origine seule.

Reste qu’en ce qui concerne le bilan énergétique du bâtiment, il déçoit quelque peu, l’exemplarité n’étant pas encore atteinte cette année.

Pourtant l’objectif du contrat signé avec le gestionnaire est clair, il vise à obtenir un bilan énergétique positif. Cela sous entend que les consommations de la cité municipale doivent être inférieures à la production d’énergie produite, notamment grâce aux 1 500 m2 de panneaux solaires installés et la géothermie.

Mais le dernier rapport d’activités 2016 (voir sources) qui vient d’être communiqué montre un bilan BEPOS (Bâtiment à Energie Positive) ajusté avec « une sous couverture de 5,9 % », ce qui sous entend que le bâtiment consomme encore plus qu’il ne produit. (Sur la période analysée allant d’août 2016 à juillet 2017, les consommations ont donc dépassé de 5,9% la production d’énergie.)

C’est donc la deuxième année de pleine exécution du contrat que la cité municipale n’atteint pas ses objectifs d’exemplarité.

Mais le gestionnaire est soulagé car il ne sera pas pénalisé (d’un montant de 61 654 euros) car dans le contrat de partenariat public-privé de départ un « tunnel de tolérance de plus ou moins 10 % » avait été négocié.

Les deux parties ne perdent cependant pas espoir d’y arriver et « d’obtenir un bilan énergétique encore amélioré et donc supérieur à ce qui est contractuellement requis. »

Une pression supplémentaire sera donc certainement mise sur les agents qui travaillent dans ces locaux  afin qu’ils adoptent des comportements encore plus éco-responsables, gages de réussite pour atteindre les objectifs fixés de performance énergétique.

L’exploitant contrôlant la moindre augmentation de consommation électrique, cela promet une saine ambiance dans les bureaux de la cité municipale…

 

Sources:

http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/CM/12927/4/acteCM/70786/pieceJointeSpec/151036/file/acte_00048087_D.pdf