Quelle est la ville la plus touristique de France?

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Foule Bordeaux millionnaire

Voilà un classement que l’on s’est bien gardé de nous communiquer… Il faut dire qu’il sème quelque peu le trouble et pourrait même apparaitre à Bordeaux comme un « fake news »…

Pourtant en tapant sur n’importe quel moteur de recherche : « villes les plus touristiques de France », vous aurez la surprise de constater que malgré, des records de fréquentation annoncés en hausse chaque année et des palmarès parmi les plus élogieux, Bordeaux n’est classée en 2016 qu’à la dixième place des villes françaises les plus touristiques …

Dans ce Top 10, c’est Paris qui remporte bien évidemment la première place suivie par Lyon et… Lourdes à égalité. Viennent ensuite les villes de Toulouse, Nice, La Rochelle, Lille Marseille et Strasbourg, la capitale Girondine ne se plaçant que bonne dernière.

Alors comment expliquer cette place de lanterne rouge dans ce classement alors qu’à Bordeaux tout indique que les voyants sont  au vert pour le tourisme ?

Simplement parce que les classements diffèrent en fonction de leurs modes de calcul.

En ce qui concerne ce palmarès (d’après l’article: du journal Sud Ouest), il s’appuie sur les chiffres communiqués uniquement par les agences de tourisme. Reste à connaître exactement la base de données pour ces chiffres…

Ce qui est sûr, c’est qu’il est assez difficile d’y voir clair dans ces classements et dans les annonces faites par les différentes villes. Toutes communiquent sur leur bonne santé touristique afin certainement d’ influer sur la venue de nouveaux visiteurs.

On pourrait, par exemple, établir un classement avec les recherches dans les offices du tourisme.  A Bordeaux, on indique pour 2015 avoir dénombré une fréquentation des points de renseignements égale  à 854.511 visiteurs  quand la ville de Toulouse par exemple indique pour la même année en avoir comptabilisé 1,8 millions…  Mais comment différencier les touristes du reste des habitants dans ces recherches ou ces visiteurs ?

Cette course aux chiffres n’aide certainement pas à la compréhension…

D’autant que d’autres classements avec d’autres critères viennent contrebalancer ces résultats.

Ainsi  Atout France, l’Agence pour le développement touristique de la France, a publié le bilan 2016 de la fréquentation hôtelière des grandes villes de l’Hexagone et a dressé grâce aux chiffres de l’INSEE,  le palmarès des grandes villes françaises.

On y apprend que du côté des nuitées étrangères, hors Paris et l’Ile de France, c’est Nice qui « l’emporte » avec 2,65 millions en 2016, devant Marseille-Aix (1,28 millions), Strasbourg (1,31 millions), Lyon (1,07 millions) . Bordeaux  avec 0,71 millions de nuitées étrangères se place à la sixième place des villes françaises. 

Et concernant les nuitées françaises, c’est Aix-Marseille (3,53 millions), qui devance Lyon (3,44 millions), Bordeaux (2,42 millions) y est donc troisième, suivie de Lille (1,91 millions) et Nice (1,85 millions).

Le nombre de nuitées apparaît certainement comme un critère fiable,  tout comme la taxe de séjour qui pourrait être aussi un autre critère déterminant. Mais avec toujours une marge d’erreurs dans le comptage du nombre de visiteurs: une nuitée compte pour une ou deux personnes ?  Un touriste qui occupe une chambre trois jours est-il compté trois fois? Etc….

Ce qui est certain, c’est que Bordeaux remonte  depuis quelques années dans le classement des villes françaises les plus touristiques. Le ressenti dans les rues,  tout comme les récentes craintes à l’encontre du site airb’nb l’emportent sur les critères objectifs.

Au final, il reste assez difficile de vouloir établir un classement des villes françaises les plus touristiques.

De là à déclarer plus de 7 millions de visiteurs pour Bordeaux en 2017, il n’y a qu’un pas que certains franchissent allègrement. La bonne santé touristique n’est-elle pas le gage d’une bonne gestion municipale?  C’est peut être la raison pour laquelle,  la ville élue la plus « tendance » au monde selon le Lonely Planet, s’est bien gardée de communiquer sur ce classement 2016.

Sources:

https://voyagepratique.fr/les-10-villes-les-plus-touristiques-de-france-en-2016/

http://www.parcoursfrance.com/actualites/top-10-des-villes-les-plus-touristiques-hors-ile-de-france/

http://edito.seloger.com/actualites/france/top-5-des-villes-les-plus-touristiques-de-france-article-8334.html

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/06/17/20002-20170617ARTFIG00012-le-palmares-des-villes-francaises-qui-attirent-le-plus-de-touristes-urbains.php

 

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Végétarisme à la sauce bordelaise.

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Le végétarisme a le vent en poupe. Peu à peu, partout en France, de nombreuses communes proposent au menu de leurs cantines scolaires des menus végétariens. Dernière en date sur Bordeaux Métropole,  la ville de Bègles a même instauré un menu végétarien par semaine pour tous. Il faut dire que sur cette commune, depuis 2015, les écoliers de Bègles pouvaient déjà manger végétarien, s’ils le souhaitaient, tous les jours à la restauration scolaire.

En ce domaine, la ville de Bordeaux avait quelque peu trainé les pieds mais s’y était mise en proposant en 2012 un menu végétarien par mois. En 2016, la municipalité et le syndicat hôtelier ont même signé une convention visant à inciter les restaurants de la ville à proposer un végétarien chaque dernier mardi du mois.

Menu végétarien Bordeaux

Alors la ville de Bordeaux à la pointe de la promotion du végétarisme?  On pourrait le penser, d’autant qu’à partir de janvier 2018, ce n’est pas un repas végétarien par mois mais bien un repas végétarien par semaine qui sera proposé à nos petits écoliers.

En effet, sur la plaquette « menus des écoles » distribuée par la municipalité aux familles, le « menu végétarien pour tous » apparait clairement identifiée, bien évidemment en vert, une fois par semaine,

Ouf ! la planète est sauvée. Le SIVU, syndicat intercommunal des villes de Bordeaux et de Mérignac qui gère les repas des écoles a donc pris le taureau par les cornes et a décidé de lutter contre le réchauffement climatique en proposant des protéines végétales plus respectueuses de l’environnement que les repas carnés…

Euh! Protéines végétales? Pas vraiment…

Menu végéarien

Menu végétarien avec poisson ou  menu classique avec poisson, cherchez l’erreur…

Ainsi le 26 décembre les écoliers se sont ainsi vus offrir dans le menu végétarien … un poisson meunière. Et le 18 et 30 janvier 2018, toujours grâce aux menus végétariens,  ils profiteront d’une salade maïs et …thon.

A Bordeaux, le poisson est donc végétal…

De quoi permettre certainement aux enfants de bien intégrer les enjeux planétaires et de mieux comprendre le monde. « Dis maman, il pousse comment le poisson que j’ai dans mon assiette? » (Bon courage aux parents…)

Protéines végétales, céréales, oeufs, laitages,…attendront donc encore un peu pour envahir les assiettes bordelaises de nos petits écoliers, les jours du menu végétarien,  le temps que diététiciens, nutritionnistes et responsables du SIVU  intègrent ce qu’est vraiment le végétarisme.

Rappel, selon Wikipédia : « Le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale. Sa définition la plus large correspond à l’ovo-lacto-végétarisme, qui consiste à consommer des végétaux  des champignons et des aliments d’origine animale (comme le miel, les oeufs, le lait ainsi que leurs produits dérivés). »

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2017/11/10/nouvelle-a-deguster-avec-moderation/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/02/05/un-repas-vegetarien-par-semaine-cest-possible-la-preuve/

https://ecolobordeauxblog.com/2015/02/06/dans-les-cantines-de-bordeaux-cest-la-fete-aux-vegetariens-cette-semaine/

 

Pavés de bonnes intentions.

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pavés bordelais

C’est un petit bout de l’histoire de Bordeaux qui disparaît chaque jour, à mesure que le chantier du tramway progresse.

En préparant les rues de Bordeaux  pour l’arrivée des rails de la future ligne du tram, les camions de chantier enlèvent non seulement bitume et gravats mais aussi des tonnes et des tonnes de pavés…

Ces pavés, c’était un peu un peu l’âme de cette ville.

Si leur enlèvement, pour cause d’incompatibilité avec la pose des rails est nécessaire, on est en droit de s’interroger sur leur destination finale.

Rappelons que ceux-ci, bien avant le goudron qui les a généralement recouverts,  ont longtemps permis aux Bordelais de circuler aisément dans cette ville sans se salir les pieds. L’histoire de Bordeaux passe donc aussi par celle de ses pavés.

Le site d’une commune « Liorac sur Lioure » en Dordogne leur a même consacrés une page: http://www.liorac.info/PAGES/paves.php . On y apprend qu’  » au cours du XVIII ème et surtout du XIXème, un vent de modernisation et d’amélioration de l’espace urbain a soufflé sur ces villes, en particulier sur Bordeaux et le pavage des rues et des routes d’accès a constitué une priorité. »

Les  carrières de cette forêt de Liorac, organisées à ciel ouvert, employaient ainsi de nombreux ouvriers pour tailler ces pavés dans des blocs de grès,  manuellement, au prix de considérables efforts.  Localement, c’est toute une économie qui s’était mise en place pour alimenter Bordeaux.Suit ensuite un travail d’acheminement fastidieux car le pavé est lourd.

En fonction de ses dimensions, un pavé peut peser jusqu’à 20kg.  « En 1848, 14000 pavés quittent Bergerac, ils valent 18 centimes le pavé.  L’année suivante, la production a augmenté, 45700 pavés au même prix. En 1850, la demande doit être plus forte et ce sont 62 350 pavés dont le prix a un peu augmenté : 20 centimes le pavé qui quittent le port de Bergerac. (…) Quoiqu’il en soit, jusqu’en 1868 (date à laquelle le document se termine) environ 800 tonnes de pavés quittent chaque année le port de Bergerac, le prix de la tonne variant suivant les années entre 200 et 250 F. »

La ville de Bordeaux a donc acheté, pendant des années, des milliers de pavés pour offrir à ses habitants le confort de la modernité…de l’époque.

pavés bordelais ecolobordeauxblog

Alors ces pavés sont-ils tous récupérés ou bien laissés aux entreprises de BTP sous-traitantes qui creusent le sol de Bordeaux?

Le sujet est sensible depuis 2010, date à laquelle une affaire avait secoué la CUB (communauté urbaine de Bordeaux). A cette époque, les douaniers avaient révélaient une fraude majeure avec une arnaque basée sur des surfacturations de matériaux. Le surplus de pavés commandés pour le chantier du tramway était tout simplement revendu à l’étranger… La CUB après avoir vécu garde à vue, mise en examen, perquisition, audit interne, …avait décidé de renforcer ses contrôles sur l’exécution de ses marchés publics.

Aujourd’hui, il semble donc que Bordeaux Métropole contrôle mieux ses commandes publiques et récupère donc la majeure partie de ces pavés pour réaménager des sites ou des voies comme l’atteste cet article de 2010 du journal Sud Ouest, http://www.sudouest.fr/2010/12/23/on-a-retrouve-les-paves-274428-729.php .

Cependant quand on voit l’ampleur des travaux du tram sur Bordeaux comme par exemple sur l’axe Tourny-Fondaudège-Le Bouscat ou bien encore aux Bassins à flots, sans même évoquer tous les travaux sur les réseaux de  gaz et d’eau, qui durent maintenant depuis quelques années, certains pavés disparaissent certainement avec les gravats dans ces chantiers monstrueux.

Bordeaux Métropole indique cependant en récupérer la plus grande partie. Pour cela, la collectivité possède plusieurs dépôts de matériaux et deux sites qui entreposent précisément ces pavés: l’un au nord de la ville et l’autre sur la commune de Villenave d’Ornon.

Car le pavé reste une manne financière non négligeable pour Bordeaux Métropole,  compte tenu des travaux en cours, des plans d’aménagement à venir et surtout du volume récolté de pavés.  Une petite fortune donc sous nos pieds  qu’il s’agit surtout de ne pas sous estimer.  Aujourd’hui, sur un site de vente en ligne, des pavés « Napoléon » ou plus récents se négocient entre un et deux euros l’unité…

 

Un dimanche avec voitures mais pas sans bouchons..

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Bordeaux

ça va coincer sur les allées de Tourny…

La mairie, pour ce mois de décembre, revient à nouveau sur le dispositif du « premier dimanche du mois  sans voiture ».

Au nom de la défense du commerce du centre ville, les chalands sont donc appelés à venir consommer à Bordeaux ce jour-là … en voiture.

Comme l’année dernière, la mairie a décidé de retirer les barrières d’accès au centre ville pour « faciliter » les achats de Noël. Pas certain cependant que ce « dimanche avec voitures » empêche les bouchons ce jour-là, bien au contraire.

D’autre part, en invitant les visiteurs à venir à Bordeaux en automobile, le maire de Bordeaux envoie un signal inverse au mouvement actuel des villes  pour la promotion de nouvelles mobilités.

Le message ici est clair : le sort de la planète peut bien attendre la fin des fêtes. 

Sachant que l’usage de la voiture dans notre agglomération reste encore privilégiée par les habitants pour leurs déplacements, ce message municipal ne fait que renforcer cette position dominante. Les commerçants apprécieront certainement cette mesure, peut être à tort du reste, car rien n’indique que les consommateurs auraient été moins nombreux…  A l’époque, pour les travaux du tramway cours de l’Intendance,  la majorité des commerçants de ce secteur était contre. Aujourd’hui, le cours est noir de monde et les commerces font le plein.

Mais la voiture a encore ses adeptes dans l’équipe municipale. Et le modèle consumériste, à l’image des centres commerciaux, qui associe achats et voitures,  a encore de beaux jours à Bordeaux.

Comme l’année dernière…https://ecolobordeauxblog.com/2016/12/03/un-dimanche-dans-mon-auto/

Noël en novembre.

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Bordeaux Noël illuminations

C’est parti pour les illuminations de Noël !

Comme chaque année, une semaine avant le mois de décembre, le maire a inauguré  vendredi 24 novembre, le marché de Noël et les illuminations des places et rues de Bordeaux.

Un peu comme des enfants impatients d’ouvrir leurs cadeaux, chaque année, élus et commerçants ne peuvent attendre le premier décembre pour lancer les animations dans la ville et les festivités. Le but est d’ inciter les chalands à consommer et tant pis si l’esprit de Noël est en avance sur le calendrier…  Ces illuminations resteront allumées jusqu’à la nuit de la saint Sylvestre.

Une bonne nouvelle cependant cette année: la consommation électrique sera moindre que les autres Noëls, avec le passage, des illuminations au 100% Led basse consommation. Des économies appréciables quand on sait que le coût des animations et des illuminations a tout de même représenté pour le budget  de la ville en 2016 : 350 000 euros…

Mais on aurait pu attendre le premier décembre pour lancer ces festivités. A l’heure où EDF s’interroge sur sa capacité à produire assez d’électricité pour cet hiver, un exemple de sobriété énergétique aurait été apprécié.

Un classement dont la ville Bordeaux se serait bien passée.

On sait que l’excès d’éclairage perturbe certaines espèces animales et participe à la pollution lumineuse dans les grandes agglomérations… Et en ce domaine, la ville est loin d’être exemplaire…

Depuis le 25 janvier 2013, un arrêté ministériel, entré en vigueur depuis juillet 2013,  oblige à l’extinction en ville des façades et vitres des magasins entre 1h à 7h du matin.

Malgré cela la ville de Bordeaux peine à imposer cette réglementation auprès des commerçants du centre ville.  Vitrines et enseignes des commerces, ne sont toujours pas éteintes comme en témoigne  l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement (ANPCEN), qui estime que  » 70 % des sites sont non conformes à Bordeaux quand des villes comme Lille, Nantes, Strasbourg et Toulouse sont en revanche de bons élèves ».

Cette association a étudié treize grandes villes de France et a décerné le « bonnet d’âne » à Bordeaux avec 70% de sites allumés alors qu’ ils devraient être éteints.

 

Suite à l’interpellation des élus écologistes (EELV) sur ce sujet en conseil municipal, la ville assure  « faire de la pédagogie auprès des commerçants et des entreprises ». Mais depuis trois ans, rien ne semble vraiment bouger.

Il manque certainement dans le plan climat énergie territorial (2012-2016) de la ville de Bordeaux, une action en direction des entreprises et de commerces pour une réduction de leur consommation électrique… Car depuis 2014, la pédagogie ne suffit plus.

https://www.franceinter.fr/emissions/planete-environnement/planete-environnement-28-juin-2017

http://www.20minutes.fr/bordeaux/2096479-20170630-metropole-bordeaux-villes-eteignent-lumieres-nuit-font-economies

http://www.rue89lyon.fr/2017/09/05/pollution-lumineuse-lyon-respecte-pas-loi-assume/http://www.rue89lyon.fr/2017/09/05/pollution-lumineuse-lyon-respecte-pas-loi-assume/

 

Polluants, circulez!

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bordeaux_depot_bus_vue_aerienne

L’association ATMO Nouvelle Aquitaine, anciennement AIRAQ, est agréée par le ministère de l’Environnement pour surveiller au quotidien une vingtaine de polluants réglementés.

Jusqu’à la fin du mois de décembre, elle va mener une enquête sur Bordeaux, pour mesurer la qualité de l’air, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sur deux points situés sur les boulevards.

Le but est de remplacer la station de Gambetta qui, depuis ces dernières années, du fait d’une baisse des déplacements automobiles sur ce secteur, ne correspond plus aux critères attendus. Il faut donc trouver une nouvelle station de trafic qui puisse la remplacer.

Pour cela et afin d’être au plus près, de ce que vivent réellement les Bordelais, deux stations mobiles provisoires ont été implantées à Bordeaux sur les boulevards. Il faut dire qu’avec 40 000 véhicules qui circulent par jour, cet axe routier concentre effectivement tous les polluants.

Reste qu’on peut justement s’interroger sur les deux points de mesure retenus par l’association pour installer ses stations mobiles : barrière St Augustin près du cimetière de la Chartreuse et boulevard Georges Pompidou, à côté du dépôt de bus.

En effet, si l’idée de l’observatoire est de cibler des zones urbaines qui rassemblent trafic automobile et forte densité de population, pas sûr que ces deux points de mesures correspondent à ces critères.

Avec l’absence d’immeubles autour et la présence de larges allées , la circulation de l’air y est certainement  meilleure que sur d’autres points des boulevards, nettement plus encaissés.

Au final, ces deux points des boulevards ne sont pas forcément ceux où se concentrent le plus de populations ou de pollutions…

 

 

Nouvelle à déguster avec modération…

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Cantine scolaire Bordeaux

Bonne nouvelle ! A partir du 7 janvier 2018, les écoliers inscrits à la restauration des écoles de Bordeaux auront le choix dans les menus proposés.

Trois profils , pour eux,  seront possibles:

  • Choix 1 : Un menu du jour classique pour ceux qui ne veulent rien changer à leurs habitudes alimentaires
  • Choix 2 : Un menu du jour sans viande (mais pas sans poisson…)  pour ceux qui ne veulent pas manger la  viande prévue dans le menu du jour classique
  • Choix 3 : Un menu du jour sans porc pour ceux qui refusent de manger la viande de porc lorsqu’elle est servie au menu du jour classique.

Les parents ont jusqu’au 17 novembre 2017 pour inscrire leur enfant, s’ils le souhaitent, sur le profil 2 ou 3. Cet engagement sera annuel et ne pourra être changé en cours de scolarité.

La mairie indique que cette décision vient d’une volonté municipale de « s’adapter au mieux aux habitudes alimentaires des convives » et de « respecter les différences de régimes alimentaires ». Cette décision est extrêmement  louable. Elle permettra de ne plus exclure de la cantine des enfants, qui pour des raisons religieuses jusqu’à présent, ne mangeaient pas à midi avec leurs camarades de classe.

Viennent ensuite deux autres explications municipales moins convaincantes qui relèvent plus de la communication que du bon sens.

La municipalité indique ainsi que le but est aussi  de « diminuer le gaspillage alimentaire » et de « réduire l’empreinte carbone »…

La diminution du gaspillage alimentaire est un sujet important.

Reste que rien ne prouve que ces nouvelles dispositions  permettent de réduire sensiblement les déchets dans les cantines de Bordeaux. Le gaspillage de la viande de porc ou simplement de la viande par les enfants musulmans ou juifs par exemple,  inscrits à la cantine est marginal. D’autant que le plus souvent, ces parents très pointilleux sur l’origine de la viande servie, la plupart du temps, ne les inscrivent pas ce jour-là.

Pour ce qui est de la réduction de l’empreinte carbone, ce n’est pas le faible nombre d’enfants qui s’inscriront sur le choix 2 ou 3 qui feront baisser l’empreinte carbone de la ville de Bordeaux.

Si actuellement un repas sans viande est proposé chaque mois par le SIVU (Syndicat intercommunal à vocation unique de Bordeaux et Mérignac), il aurait été possible d’aller plus loin.

En inscrivant un repas sans viande par semaine,  la mairie de Bordeaux aurait non seulement baissé l’empreinte carbone du SIVU (plus de 23 000 repas par jour!) mais surtout agit pour un changement radical de mentalité.

En démontrant qu’il est possible de se passer de viande et en proposant des alternatives aux produits carnés, elle aurait surtout agi pour un changement des comportements alimentaires.

Aujourd’hui, si elle fait preuve de sagesse en ce qui concerne les parents de confessions religieuses, reste encore à convaincre de sa volonté de lutter efficacement contre le réchauffement de notre planète.

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2017/02/05/un-repas-vegetarien-par-semaine-cest-possible-la-preuve/

https://ecolobordeauxblog.com/2015/02/06/dans-les-cantines-de-bordeaux-cest-la-fete-aux-vegetariens-cette-semaine/

 

 

 

 

A l’automne, les pétitions se ramassent à la pelle.

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enquête publique Bordeaux

Bordeaux est une ville en mouvement  mais depuis quelques temps, un vent de contestation souffle sur notre métropole. Des projets, des réalisations ou des décisions sont régulièrement contestés par des citoyens, qui sortent pétitions et recours sur tout ce qui bouge…

Malgré enquêtes publiques, réunions d’information, concertations,… comment expliquer ces nombreuses contestations dès qu’une décision politique est prise? 

La question de la démocratie locale est bien au coeur de ces oppositions.

BHNS, Tramway, fermeture de pont, réfection de place, aménagement urbain, permis de végétaliser, … et même projet d’aquarium ont provoqué, ces dernières semaines, une levée de signatures à tout va. A croire que les élus prennent seuls leurs décisions…

Or ceux ci aiment à rappeler qu’ils « co-construisent » avec les habitants les projets votés et validés par les instances politiques. Malgré cela des riverains résistent et tentent d’alerter l’opinion publique par voie de pétition ou de recours au tribunal administratif.

Alors ces concertations et ces enquêtes publiques sont-elles aussi bien réalisées que cela? Comment expliquer ces levées de boucliers dès qu’une décision politique est prise?

On constate tout d’abord que malgré une large information des habitants par voie de presse, affichage en mairies et sur les lieux impactés, sur les réseaux sociaux, sur les panneaux d’information électroniques,…  les habitants ne se bousculent pas pour donner leur avis par écrit.

Autant les réunions d’informations font le plus souvent le plein, autant les registres des enquêtes publiques sont peu remplies. Car si les habitants semblent aimer débats, controverses, oppositions frontales, polémiques,… se déplacer pour donner son avis ou même écrire sur les sites mis en ligne par les collectivités se relève plus difficile pour la plupart de nos concitoyens.

Sur l’aménagement de la place Gambetta à Bordeaux, seulement 42 personnes et une seule association de riverains se sont exprimées dans le registre d’enquête. Les avis étant partagés sur le fait de couper ou non les marronniers, aussitôt la décision prise de les supprimer, cela a entrainé en  4 semaines la signature de plus de 3000 signatures  contre le projet.

Sur l’enquête publique du tracé du BHNS qui reliera la gare St Jean à St Aubin du Médoc, on ne dénombre que 221 contributions individuelles et 14 relevant d’associations sur un dossier qui impacte pourtant plusieurs communes de la métropole. (Bordeaux, Saint Médard en Jalles, Le Haillan et Saint Aubin du Médoc).  Concernant ces contributions, celles-ci étaient aussi très partagées: 65 avis favorables (dont 43 de résidents de St Aubin du Médoc) et 93 avis défavorables (dont 55 avis venant de Bordeaux Centre). Malgré cela la commission d’enquête a approuvé la déclaration d’utilité publique. Depuis, un recours déposé par un collectif de riverains de Bordeaux a obtenu du tribunal administratif la suspension momentanée du projet de trambus…

Ces exemples entrainent souvent le sentiment chez les habitants que  les « dés sont pipés » et que les commissaires enquêteurs ne sont là que pour justifier des décisions déjà prises en amont. L’enquête publique apparait comme la caution démocratique de travaux ou d’aménagements déjà entérinés par les collectivités. Du coup, les riverains s’expriment peu,  estimant, peut-être à tort, que « les jeux sont faits ».

La puissance publique doit certainement chercher d’autres moyens pour inciter les habitants à participer et à exprimer leurs avis.

Les pétitions sont peut être un de ces  moyens, quand on voit le succès actuel de celles en cours sur Bordeaux…

Petite revue, non exhaustive, sur le seul site « Change.org » , des pétitions les plus récentes (depuis septembre 2017) sur Bordeaux. Sur le site, plus de 250  y sont recensées …  (Les quelques pétitions ci-dessous sont rangées par nombre de signatures, au jour de la publication de cet article.)

Pétition Alerte au BHNS:  275 signatures https://www.change.org/p/bordeaux-métropole-alerte-au-bhns

Pétition pour un permis de végétaliser à Bordeaux Métropole: 340 signatures https://www.change.org/p/bordeaux-m%C3%A9tropole-un-permis-de-v%C3%A9g%C3%A9taliser

Pétition pour arrêter la chasse aux étourneaux: 408 signatures  https://www.change.org/p/monsieur-alain-juppé-arrêtez-la-chasse-aux-étourneaux-à-bordeaux

Pétition pour la fermeture définitive du pont de pierre au trafic auto: 1946 signatures https://www.change.org/p/alain-jupp%C3%A9-pour-la-fermeture-d%C3%A9finitive-du-pont-de-pierre-au-trafic-auto

Pétition pour sauver les marronniers de la place Gambetta: 3014 signatures  https://www.change.org/p/fdd-ne-laissez-pas-couper-les-marronniers-de-la-place-gambetta

Pétition contre le projet d’aquarium à Bordeaux: 51 023 signatures https://www.change.org/p/stephan-de-fa%C3%BF-p%C3%A9tition-contre-le-projet-d-aquarium-%C3%A0-bordeaux

Pour aller plus loin sur le dossier BHNS: http://gironde.gouv.fr/content/download/34945/245905/file/Rapport%20de%20la%20CE.pdf

Ecole, auto, dodo.

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Ecole EcolobordeauxBlog

Les automobilistes pourront ces deux prochaines semaines respirer: c’est les vacances!

Avec nos petits chérubins à la maison, chez papy et mamie, au centre de loisirs ou simplement partis avec leurs parents en vacances, les rues de Bordeaux le matin et le soir seront certainement moins embouteillées. Dès ce lundi, on mesurera facilement l’impact de nos chers écoliers sur nos déplacements journaliers.

Mais dans quinze jours, on retrouvera les bouchons.  Si avant huit heures, il sera encore possible de se déplacer, dès la rentrée, cela recommencera sérieusement à coincer. Et on constatera les mêmes effets, le soir, aux heures de débauches et aux sorties des classes.

Une enquête ménage réalisée entre 2008 et 2009 par la CUB (Bordeaux Métropole aujourd’hui) sur les déplacements a démontré que 11% des déplacements quotidiens concernaient les trajets scolaires.  http://www.bordeaux-metropole.fr/var/bdxmetro/storage/original/application/e90d1d8f488e4aa4f11d5cba670a7ad6.pdf Soit plus de 280 000 voitures par jour qui circulent  pour rejoindre les établissements scolaires (école-collège-lycée-université confondus) sur la métropole.

Reste cependant  une question: comment expliquer, à Bordeaux,  encore toutes ces voitures devant les écoles pendant les jours de classes sachant que la carte scolaire implique normalement une scolarisation des élèves sur leur secteur d’habitation?

En principe, le choix de l’école élémentaire ou maternelle relève du secteur où l’on habite. La distance maison-classe est donc limitée et devrait normalement privilégier les mobilités actives (marche à pied ou vélo). Même si une majorité des élèves vient par ces moyens à l’école, pourquoi il y a-t-il toujours autant de véhicules devant les établissements scolaires?

Une première explication vient du fait que certains parents préfèrent déposer leur progéniture en voiture avant d’aller rejoindre leur travail. Pas toujours certain que le temps passé dans les bouchons du matin menant à l’école, soit toujours plus rapide qu’un simple aller retour maison-école à pied, puis un départ vers le travail…

Une autre explication: certaines familles  contournent la carte scolaire en demandant des dérogations à la mairie. Pour des raisons professionnelles, de localisation de la garde d’enfants, des grands parents,  il sont en droit  de demander à scolariser leur enfant sur une autre école. Il arrive même que faute de place, les services municipaux  proposent aux familles un établissement hors secteur, c’est du reste le cas sur Bordeaux Nord qui connaît actuellement des problèmes d’écoles sur ce secteur de la ville.

embouteillage

Mais la prime des déplacements motorisés revient aux établissements privés qui produisent de fait plus de pollutions que les groupes scolaires publics. 

Ces écoles pour remplir leurs classes, recrutent bien au-delà de leurs secteurs géographiques. Elles n’ont aucune obligation d’inscrire uniquement les élèves du quartier où elles sont implantées. Les familles de ces élèves du privé, venant pour au moins un tiers d’être eux, voir plus sur certains écoles,  d’autres secteurs de la ville ou de la métropole, la plupart des déplacements se font principalement en véhicules motorisés, ce qui  entraînent mecaniquement bouchons et engorgement de nos rues. L’impact carbone des établissements privés est donc largement supérieur aux écoles publiques. 

Pour finir, reste que même sur  les écoles publiques les habitudes semblent difficiles à changer. 

Les pédibus que la mairie tente d’impulser à chaque rentrée sur les écoles de Bordeaux ont du mal à recruter. A ce jour, seules 6 écoles sont référencées sur les 103 écoles que comptent la ville. http://www.reseaumillepattes.org/reseau/cartedureseau/ Il faut dire que ce système  reste fragile car il repose sur le volontariat  des parents d’élèves.  Un changement de classe ,  de groupe scolaire, de vie professionnelle provoque aussitôt l’arrêt du processus. D’après Rue 89, « (…) 83 enfants de la métropole bordelaise (…)se sont rendus à l’école en Pédibus, durant l’année scolaire 2015-2016, selon les chiffres avancés par le réseau Mille Pattes ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marronniers de la place Gambetta: le faux du vrai.

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La pétition, réclamant au maire de Bordeaux, l’arrêt du projet de suppression des 17 marronniers de cette place remporte un vif succès.

https://www.change.org/p/fdd-ne-laissez-pas-couper-les-marronniers-de-la-place-gambetta

Reste encore à convaincre les quelques sceptiques. Petite revue de choses lues et entendues sur ce dossier et le décryptage à y apporter.

ombre sur jardin Gambetta EcoloBordeauxBlog

Ombre sur le jardin actuel, ces arbres seront supprimés et remplacés par des arbres bien moins hauts qui produiront beaucoup moins d’ombre.

1/  « Plus d’arbres seront plantés pour les remplacer ».  Vrai .  Mais nous ne connaissons pas encore les essences et compte tenu de ce qui a été écrit, ces arbres seront moins hauts afin de ne pas cacher les façades de la place. D’autre part, ces arbres seront bien entendu plus jeunes et mettront donc quelques années avant de d’acquérir leur pleine maturité.

2/ « Un jardin sera aménagé avec plus de m2 »  Vrai . Mais en étudiant le plan (voir ci-dessous) on s’aperçoit que c’est surtout la zone piétonne qui s’étend à gauche comme à droite. Le jardin ne gagne pas sur la place et perd surtout deux rangs (nord et ouest) de marronniers…

vue du projet

Vue du projet

3/ « Les arbres sont malades ». Vrai. Malades peut être,  mais l’étude phytosanitaire réalisée a établi qu’ils étaient sains. Les conditions dans lesquels ils poussent ne favorisent certainement pas un développement harmonieux de ces arbres ni … des prochains. Restent qu’ils ont supporté pendant plus de soixante dix ans une circulation automobile intense sur cette place. Le nouveau plan de circulation et un aménagement du jardin hors bitume devrait permettre une amélioration de ces arbres s’ils sont préservés.

4/  » Une concertation a eu lieu qui approuve le projet ». Vrai mais sur le bilan de la concertation (42 observations inscrites) , le sujet des marronniers a divisé. En 2015, les contributeurs étaient déjà  très partagés sur le maintien ou non des marronniers. Il est ainsi noté:  « Si le maintien des marronniers fait débat, la conservation des arbres les plus nobles fait l’unanimité. »

5/ « La place restera végétale » . Vrai. Le jardin central sera effectivement  préservé mais  ne semble pas sur le papier plus grand que l’existant. D’autre part, au nord et à l’ouest, les grands marronniers seront supprimés  ce qui augmentera la minéralisation de la place et diminuera d’autant l’ombre pour les promeneurs.

6/ « Les arbres les plus nobles seront donc conservés ». Vrai mais seulement en partie. Les marronniers au nord et à l’ouest de la place seront enlevés, qu’ils soient « nobles » ou pas.

7/  » Le but est de dégager la vue sur la patrimoine architectural de la place ». Vrai, le choix a donc été de mettre en avant les façades au détriment des arbres anciens qui seront coupés. On a clairement privilégié le patrimoine architectural au détriment du patrimoine végétal.

8/ « Cette concertation a été un modèle en matière de démocratie participative ». Vrai si on considère que discuter avec les seuls commerçants de cette place et l’association SOS Place Gambetta (principalement des riverains directs) est un exemple de « co-construction ».

9/ « La place restera un puit de fraîcheur ». Vrai mais elle perdra un partie de son ombre ce qui diminuera d’autant la sensation de frais sur le jardin et autour de celui-ci.

Ombre sur rue Gambetta EcoloBordeauxBlog

Ombre des grands arbres (prochainement supprimés) rue judaïque, qui atténue sensiblement la chaleur au sol.

10/ « Les nouvelles essences plantées compenseront la perte des marronniers ». Vrai mais bien moins que les arbres existants actuels. On le sait aujourd’hui plus un arbre est vieux plus il capte de CO2, gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Sans parler du bien être à prendre le frais au près d’un arbre ancien qui déploie largement ses branches au-dessus de nos têtes…

https://participation.bordeaux-metropole.fr/IMG/pdf/2015-0569-delibBILANPlaceGambettaConcertation.pdf