4 ans déjà !

Vedette

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gateau

Voilà déjà quatre ans (septembre 2014) que ce blog tente d’informer les habitants de Bordeaux Métropole sur les décisions publiques en matière d’aménagements urbains et de les analyser à travers le prisme de l’écologie.

Vision forcément subjective, EcoloBordeauxBlog tente de donner un point de vue sur une réalité urbaine parfois bien plus complexe qu’il n’y parait.

Réflexion forcément critique, EcoloBordeauxBlog tente de déconstruire le discours dominant et les faux-semblants pour construire une autre vision de la ville, certainement partisane mais engagée pour peser sur les décisions locales.

Ville et développement durable, sont donc les deux axes de ce blog qui appellent notre métropole à tendre vers une vision plus écologique de la ville de demain.

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Questions sur le plan vélo: 3. Photo finale.

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A l’exemple des villes les plus cyclables d’Europe, on sait que c’est la qualité du réseau cyclable qui permet le développement du vélo en ville.

Or même si Bordeaux Métropole a engagé une somme conséquente sur son plan vélo (2017-2020), 70 millions d’euros, (à relativiser tout de même, voir articles précédents)  pour aider au développement de la pratique de la bicyclette en ville;  des questions persistent sur le peu de financement concernant notamment l’entretien du réseau existant ou sur le stationnement.

Car le peu d’investissement affiché  sur ces deux points cruciaux interroge.

D’autant que la première critique des cyclistes bordelais reste  toujours la dangerosité des pistes actuelles, peu sécurisées et toujours aussi  peu confortables.

Une raison certainement pour laquelle dans le dernier classement effectué par la FUB (Fédération Française des usagers de la Bicyclette) et réalisé à partir d’un questionnaire auprès des cyclistes, Bordeaux  ne se classe qu’à la 3eme place des villes françaises de plus 200 000 habitants, après Strasbourg et Nantes.

Même si 300 000 euros seront bien  investis par an pour la généralisation des sas vélos, aucun chiffre sur l’entretien du réseau actuel hormis la « réalisation d’aménagements de qualité dans le cadre des grandes opérations ».

Alors qu’une sécurisation du réseau des pistes cyclables aurait été la bienvenue avec un investissement à la hauteur des attentes, ce n’est visiblement pas encore la priorité de ce plan vélo.

Et l’annonce récente d’une future mise en zone 30 de la totalité de la ville entre les boulevards n’est pas non plus  forcément une bonne nouvelle pour les cyclistes.

Si la vitesse sera donc apaisée, sans voie réservée au cheminement vélo,  la chaussée se partageant ainsi avec les voitures, le cycliste servira le plus souvent de ralentisseur et subira régulièrement la pression des automobilistes. Pas forcément le plus sécurisant, ni le plus apaisant pour les relations entre les différents usagers de la rue. 

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De la même manière, le développement des zones de rencontre dans le centre ville ne permet pas un déplacement rapide et confortable des cyclistes.  (Pey-Berland, Place Gambetta, rue Georges Bonnac, etc…) Ici encore cette situation de flou, au lieu de les apaiser tend les relations entre les cyclistes et les piétons, toujours prioritaires qui plus fragiles se sentent mis en danger par la circulation des cyclistes.

Cela freine aussi,  côté stationnement.

De 2017 à 2020, 100 000 euros  par an sont annoncés en faveur du stationnement des vélos. Mais 100 000  euros, en 2016, cela s’est concrétisé par l’installation de 470 arceaux à l’échelle de Bordeaux Métropole, soit  seulement 150  arceaux pour la seule ville de Bordeaux. 

Tout ceci paraît largement sous dimensionné pour une ville qui connaît une progression aussi importante d’utilisateurs de la petite reine sur son seul territoire.

Lire aussi:

Questions sur le plan vélo 1: https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/06/questions-sur-le-plan-velo-1-velos-pour-tous/

Questions sur le plan vélo 2 : /https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/13/questions-sur-le-plan-velo-2-a-pas-comptes/

 

Questions sur le plan vélo: 2. A pas comptés.

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Bordeaux Métropole a annoncé la couleur, pour son plan vélo (2017-2020), ce sera 70 millions engagés sur quatre ans !

Un sacré chiffre qui devrait certainement permettre de faire progresser la bicyclette sur le territoire.

Reste qu’une analyse chiffrée permet de relativiser un  peu cette somme…

La tête dans le guidon ; analyse des chiffres.

L’axe 3 de ce plan vélo, intitulé : « Donner à tous l’accès à un vélo »  a un coût total de près de 18 872 709 € : 17 219 709 € engagés pour l’entretien et le développement du réseau des V3 et 1 303 000 € utilisés pour les vélos offerts gratuitement par la collectivité aux habitants de Bordeaux Métropole. (voir https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/06/questions-sur-le-plan-velo-1-velos-pour-tous/ )

L’axe 2,  » initier à la pratique du vélo » représentera 1 590 220 € . On y trouve: conseils, formations, soutien aux associations et surtout la création d’une piste d’apprentissage du vélo pour la coquette somme de 1 million d’euros tout de même…

L’axe 1, « donner envie de faire du vélo », c’est une sorte de fourre-tout dans lequel on trouve à la fois la communication, les maisons des mobilités et  l’entretien des aménagements cyclables,… le tout représentera la somme de 5 277 000 €.

Et enfin l’axe 4, « permettre de circuler à vélo en toute sécurité » qui regroupe à la fois le développement du réseau cyclable et le stationnement. Si la somme de 18 387 464 € est considérable pour cet axe, c’est le réseau « REVE » qui remporte la victoire d’étape avec plus de la moitié de cette somme. Une bonne chose pour les cyclistes métropolitains qui attendaient de longue date le  développement et la structuration de ce réseau, véritable autoroute à vélos,  qui favorisera les trajets entre la périphérie et Bordeaux ainsi qu’entre les villes de la périphérie.

A vos calculettes!IMG_0460

Ces quatre axes, dépassent donc les 40 millions d’euros. Et le reste ?

Le reste sera comptabilisé dans  » la part vélo dans les grandes opérations contribuant au développement du vélo » lancées par Bordeaux Métropole.

C’est à dire sur les différents futurs aménagements sur lesquels seront intégrés des déplacements vélos.

On trouve ainsi dans ce décompte toutes les grandes opérations prochaines de la Métropole: 5M€  pour le pont Simone Veil,  5M€ pour l ‘OIM Bordeaux-Aéroport, 5M€ pour pour le BHNS Bordeaux-St Aubin qui ne verra pas le jour avant 2020,  ou bien encore les extensions des lignes du tram A ou C.

Des sommes qui ne sont pas injectées directement dans le réseau cyclable actuel pour améliorer le confort ou la sécurité des cyclistes mais permettent à Bordeaux Métropole d’afficher dès aujourd’hui une somme conséquente  pour son plan vélo.

  Lire aussi :

Questions sur le plan vélo: 1- Vélos pour tous. https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/06/questions-sur-le-plan-velo-1-velos-pour-tous/ )

Questions sur le plan vélo: 3. Photo finale.

Questions sur le plan vélo: 1. Vélos pour tous.

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Velos arceaux

Ce n’est plus un ressenti, c’est une certitude : nous sommes de plus en plus nombreux à pédaler en ville.

Et au delà des très bons chiffres enregistrés sur le pont de pierre,  sur le totem du cours du Maréchal Juin qui a dépassé, le 26 septembre, le cap des 500 000 cyclistes, ou sur les compteurs de  Gradignan, Bassens, Mérignac,…  

L’augmentation des cyclistes est incontestable.

D’autant qu’avec la rentrée et les beaux jours, ça pédale sec dans les rues de Bordeaux et des alentours. 

Reste que le nombre de vélo ne fait pas toujours une politique cyclable…

Et aujourd’hui, avec l’augmentation de la pratique de la bicyclette, se pose quelques questions sur les aménagements et la gestion de ce flot de cyclistes dans nos rues.

D’autant qu’un premier coup de patins a déjà été donné, cet été, avec la suppression de la piste cyclable du pont François Mitterand. Malgré une pétition de l’association Vélocité et l’opposition du maire de Bègles, les cyclistes ont fait les frais de la mise à deux fois trois voies de la rocade. Ils devront attendre l’inauguration du prochain pont prévu en … 2020 pour ne plus faire de grands détours.

Interrogations ensuite sur le deuxième plan vélo métropolitain.( 2017-2020 )

Si Bordeaux Métropole a programmé un investissement conséquent, de 70 millions d’euros, pour la bicyclette pendant quatre ans, ce très bel engagement en faveur du vélo doit cependant être analysé avec quelques réserves.

Déjà l’entretien des V3 et l’extension de ce réseau coûtera en 4 ans la modique somme de 17 219 709 euros entre 2017 et 2020, soit près du quart du financement du plan vélo.

Un sacré chiffre pour dynamiser l’offre de vélos en libre-service.  Les V3 sont des vélos sur les communes de Bordeaux Métropole en libre-service accessibles  24h/24 et 7j/7 moyennant un abonnement à la journée, à la semaine, au mois ou à l’année auprès du réseau TBM (Transports Bordeaux Métropole).

A cette offre, il faut aussi rajouter un autre opérateur, indigo wheel qui  propose ses bicyclettes en libre service (Freefloating) sur les communes du territoire.

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Pourtant ces offres de prêt de vélos ne semblent pas suffir à Bordeaux Métropole qui a décidé de reproduire le prêt des vélos de la ville de Bordeaux l’étendant aux autres villes du territoire, ce qui n’est pas financièrement anodin.

L’achat ce ces vélos équivaut à 240 000 euros et 288 000 euros pour leur entretien, auxquels il faut rajouter l’acquisition de 300 000 euros vélos  » innovants » et 175 000 euros d’entretien,  sans oublier les 300 000 euros programmés (mais seront-ils un jour réalisés?) dévolus à l’achat de nouveaux pibals. Ces vélos de Starck qui n’ont jamais vraiment bien fonctionné sauf en termes de communication municipale…

Au total, c’est 1 303 000 euros de plus investis pour permettre aux particuliers de pédaler au frais de la collectivité.

On peut donc s’interroger sur la nécessité de rajouter à une offre de prêts de vélos déjà conséquente,  une offre publique de vélos classiques et innovants ( cargos, pliants, électriques, …). D’autant que ces bicyclettes ne sont pas réservés à un public prioritaire mais proposés à tous sans distinction.

l’heure des restrictions budgétaires, peut être aurait-il mieux valu investir cette somme dans l’entretien du réseau cyclable, de sa sécurisation ou du stationnement vélo …

Prochains articles à suivre:

Questions sur le plan vélo: 2. A pas comptés. https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/13/questions-sur-le-plan-velo-2-a-pas-comptes/

Questions sur le plan vélo: 3. Station finale.

 

 

 

Evénements écoresponsables et plus si affinités.

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A Bordeaux, tout organisateur sur la voie publique d’une manifestation doit s’engager à « respecter les principes d’une conduite éco-citoyenne ».

Edité par la ville de Bordeaux, un guide des éco-manifestations demande donc à tout organisateur de signer un engagement en faveur de l’environnement. Les différentes recommandations portent sur la communication, les transports, les produits utilisés éco-compatibles, la gestion des déchets, la sensibilisation du public, etc…

Des préconisations précises pour rendre plus vertueux chaque événement mais au final rien de très vraiment contraignant.

En effet si l’organisateur s’engage bien, auprès de la mairie, à aller dans ce  sens, libre ensuite à lui de suivre, malgré le bilan de l’événement demandé par la mairie.

Au final, on constate que sur le terrain, tout est avant tout question de motivation et de moyens…

Le festival Climax – éco-mobilisation a clairement la réflexion la plus aboutie et ses organisateurs ont toujours affiché leurs ambitions.

En attendant donc le bilan de la dernière édition, ils avaient déjà remis en 2017  une évaluation carbone précise. Soutenu par le Crédit Coopératif, ses organisateurs avaient demandé à un prestataire privé BCO2 Ingénierie, agréé par l’ADEME et l’association Bilan Carbone, de suivre l’événement. Du lourd et du sérieux donc mais à la mesure d’un festival qui touche plus de 30 000 personnes.

Pour eux, le but est de réduire l’impact carbone de leur manifestation mais aussi de faire prendre conscience aux festivaliers de l’enjeu environnemental. En ce sens, cette manifestation est une formidable vitrine des réflexions que devrait avoir tout organisateur d’événements grand public : Energie ( c’est un événement aussi musical donc énergivore) déplacements ( 95 % des émissions … ) restauration (alimentation végétarienne depuis 2017, bio et locale ) gestion des déchets avec recyclage, …

Reste une interrogation tout de même sur la compensation carbone réalisée éventuellement par Climax: étonnamment pas de communication sur ce sujet. Ses organisateurs expliquent que leur évènement est chaque année déficitaire notamment en raison de leurs choix environnementaux, qu’ils ne sont pas certains du suivi de cette compensation et que leur manifestation contribue déjà au changement des consciences et à la réduction de l’empreinte carbone de chacun des festivaliers, ce qui reste un postulat qui peut se justifier.

D’autres associations bordelaises bougent aussi les lignes.

De nouveaux événements musicaux et festifs sur Bordeaux, portés par des associations locales mettent aussi en avant dans leur communication leurs engagements pour la planète.

Ces événements se construisent ainsi autour de différentes démarches écoresponsables : mobilier événementiel issus de la récupération de matériaux,  achats responsables (bio et local), réutilisation de toute la logistique, consigne, recyclage des déchets, …

Localement deux gros événements bordelais (Open Air, L’Orangeade,…) se font aider par l’association AREMACS qui élabore avec eux une pratique plus éco-responsable de leurs rendez-vous musicaux.

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Cette association accompagne tout évènement en mettant en place notamment un suivi chiffré et un bilan de chaque manifestation.

Bordeaux OpenAir indique être ainsi passé de 107,2 gr de déchets par festivalier en 2016 à 39,7 g en 2017  ou encore d’avoir réduit de cinq fois sa production de déchets de verre! Des succès non négligeables qui réduisent considérablement le bilan carbone de ces événements.

La maison de quartier du Tauzin fêtait ses 50 ans ce week end et s’affichait aussi éco-responsable au jardin de la Béchade. Une charte élaborée par une équipe  motivée accompagnait cette deuxième édition.

Déjà la première édition avait permis de tester une nouvelle démarche: sensibilisation du public (plus de 1000 personnes),  toilettes sèches, restauration locale, bio et économique, formule végétarienne, consignes et tri des déchets, …  Malheureusement un bilan carbone, autour de l’énergie, de l’eau et des consommables n’ayant pu être mené à terme, la compensation n’avait pu aboutir.

Cette année cette maison de quartier  est allée encore plus loin, en limitant l’usage du plastique, en favorisant la récupération et le recyclage, en renforçant les partenariats locaux et en sensibilisant les participants par le biais d’animations.

Une compensation carbone est toujours prévue qu’ils espèrent cette année concrétiser.

Bordeaux fête le vin

Et la ville de Bordeaux dans tout ça ?

Malheureusement, on ne peut pas dire que l’écocitoyenneté soit vraiment mise en avant dans les événements soutenus ou organisés par la ville de Bordeaux…

Bordeaux Grands Evénements par exemple qui coordonne Bordeaux Fête le fleuve ou Bordeaux Fête le vin ne communique absolument pas sur cette dimension

éco-citoyenne . Idem pour Agora, le bon goût d’Aquitaine ou même encore le marathon de Bordeaux Métropole, …

Autant d’événements soutenus par la ville de Bordeaux, qui draine un très large public et dont les sites internet et les supports de communication développent peu le respect d’une conduite éco-citoyenne. 

Autant d’occasions ratées donc de toucher une population pas forcément aussi réceptive à la thématique du développement durable que peuvent l’être les participants de Climax.

ICU et IFU, kezaco?

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Projet place Gambetta

Projet de la place Gambetta

Voilà peut être l’outil qui permettrait de départager les protagonistes qui s’opposent actuellement sur le projet de la place Gambetta à Bordeaux.

Il s’agit du score ICU (îlot de chaleur urbain) /  IFU (îlot de fraîcheur urbain)

Aujourd’hui, chaque camp restant sur ses positions, difficile de les départager et de se faire une idée sur les conséquences climatiques de cette rénovation, chacun estimant que son choix améliorerait le confort des usagers de cette place.

Les partisans du projet, qui implique la coupe des marronniers et la suppression de la rivière anglaise, indiquent qu’il y aura plus d’arbres de replantés, que la surface zone engazonnée se retrouvera agrandie et  que la future fontaine, amélioreront l’îlot de fraîcheur.

Les opposants au projet dénoncent:  la réduction du périmètre du jardin, la suppression de 17 arbres anciens qui procurent de l’ombre, le comblement de la rivière anglaise et la minéralisation de la place qui réduiront l’îlot de fraicheur actuel.

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Les marronniers, au nord de la place, coupés dans le projet.

L’outil ICU/IFU permettrait donc de clore cette polémique en faisant le point sur la possible amélioration ou dégradation de cet actuel îlot de fraîcheur.

Cet outil de suivi, mis en place par Bordeaux Métropole, ces dernières années, dans le cadre de sa lutte contre les îlots de chaleur permet de suivre l’impact prévisible des aménagements urbains sur tel ou tel projet.

Développé à l’échelle du territoire, il renseigne sur l’impact possible de tout projet urbain sur le confort climatique de ses habitants. Le calcul se fait avec neuf tranches de températures et un savant coefficient de pondération .

Un point est ainsi fait au départ du projet d’aménagement et un autre , une fois les travaux réalisés.

Depuis quelques années,  plusieurs sites pilotes comme  le centre commercial Rives-d’Arcins à Bègles, le centre ville de Pessac avec son pôle intermodal, l’îlot Renault au Bouscat, etc… ont été retenus par Bordeaux Métropole en développant cet outil d’évaluation http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Ilots-de-chaleur-et-de-fraicheur-urbains

Cependant, demandé par les élus écologistes (EELV) au président de Bordeaux Métropole, le résultat qui pourrait clore ce débat tend à se faire attendre… Espérons que cette évaluation arrive rapidement, tout au moins avant la coupe programmé des marronniers de cette place.

Quelle métropole française propose le plus de déchèteries?

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Vous cherchez à vous débarrasser de votre vieux matelas, de votre frigo qui ne fait plus le froid ou simplement de vos déchets de jardin? Les déchèteries sont là pour cela.  Mais votre métropole est-elle la plus en pointe en ce domaine?

Voici le top 13 des grandes métropoles (hors Paris)

Pour établir ce classement, n’ont été retenues que les métropoles de plus de 400 000 habitants selon deux critères: le nombre d’habitants dans chaque métropole et le nombre de déchèteries ou centres de dépôts offerts aux habitants. (sources: chiffres de 2015 et site des métropoles)

13. Toulouse Métropole se classe à la dernière position dans ce classement avec seulement sept déchèteries réparties sur l’ensemble de son  territoire pour une  population de 760 127 habitants, soit 1 pour 108 589 hts. 

12. La métropole Européenne de Lille, (1 154 103 hts) n’a pour l’instant que douze déchèteries sur son territoire, ce qui ne donne qu’ un équipement pour 96 174 hts. Deux nouvelles implantations sont à l’étude avec la volonté de mettre une déchèterie à moins d’un quart d’heure du domicile de tout habitant, objectif louable mais qui ne fera toujours qu’une déchèterie pour 82 435 hts...

11. Etonnamment la métropole Strasbourgeoise  propose seulement 6 déchetteries fixes sur son territoire pour ses 491 516 habitants et ne se classe ainsi qu’à la 11e place de notre échantillon avec un ratio de seulement une déchèterie pour 81 919 habitants. Cependant cette métropole a choisi la proximité et  propose en complément, selon les périodes de l’année, un nombre assez conséquent de déchèteries mobiles sur ses communes de moins de 10 000 habitants. ( 5 points mobiles en décembre sur son territoire mais 37 points mobiles certains mois, le tout sur 19 sites différents, ce qui fait certainement baisser largement son ratio par habitant.)

10. Le grand Lyon propose seulement 20 déchèteries dont une déchèterie fluviale à ses  1 374 964 habitants.  Mais pour compléter une offre quelque peu insuffisante pour cette très grande métropole, elle a mis en place 9 déchèteries de proximité qui viennent compléter le dispositif, ouvertes sur des lieux fixes et le même jour de chaque mois. Ce qui donne 1 site de dépôt pour 47 412 hts. Notons aussi l’existence de 9 donneries accolées à 9 déchèteries.

9. Bordeaux Métropole, 774 929 habitants propose 17 centres de recyclages soit 1 déchetterie pour 45 584 hts. Des résultats pas vraiment à la hauteur de ce « Territoire zéro déchet » en pleine croissance démographique, ces dernières années.  D’autant que la suppression prochaine du site de paludate et celui du pont St Jean, pour les regrouper sur un seul et même site,  fera encore reculer cette métropole dans ce classement. D’autant plus qu’en matière de couverture de son territoire, c’est un véritable désert de déchèteries qui s’offre aux résidents bordelais avec seulement 3 déchèteries  pour plus de 250 000 habitants… 

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8. Avec onze déchèteries pour 437 460 habitants, Toulon Provence Méditerrannée  réalise un score honorable en proposant un site pour 39 769 hts.

7. Nantes Métropole , 636 013 habitants, a ouvert 11 déchetteries et 5 écopoints soit un site  de collecte pour 39 750 hts. Pas mal mais peut mieux faire pour cette ville capitale verte de l’europe en 2013… 

6. St Etienne, avec treize déchèteries pour 408 685 habitants, obtient un ratio satisfaisant de  1 site pour 31 437 hts.

5. Métropole Rouen Normandie entre dans le top 5 en proposant seize déchèteries à ses 499 570 habitants. Soit 1 déchèterie pour 31 223 hts.

4. La Métropole Nice Côte d’Azur gère 20 déchèteries, réparties sur l’ensemble du territoire comprenant 544 977 habitants et passe sous la barre des 30 000 hts desservis avec  1 équipement  pour 27 248 hts.

3. Rennes Métropole propose 19 déchèteries à ses 444 723 habitants, soit 1 équipement pour 23 406 hts. A ce chiffre déjà impressionnant, il faut rajouter 7 plateformes dédiées uniquement aux végétaux. Une offre de services qui la classe certainement parmi les plus vertueuses de nos métropoles françaises.

2. Montpellier avec ses 457 760 habitants et ses 20 déchèteries, soit 1 pour 22 888 hts  s’offre la deuxième place de ce classement. Avec en supplément une couverture uniforme sur son territoire; ses habitants n’ont visiblement pas besoin de traverser toute la ville pour y déposer leurs encombrants.

1. Et c’est Grenoble qui se classe première des métropoles françaises avec vingt-deux déchèteries mises à la disposition de ses  451 752 habitants, soit 1 pour 20 534 hts,  Quantité et qualité permettent à cette métropole d’offrir à 92% de ses habitants une déchèterie à moins de 10 mn de leur domicile. Première de la classe et fière de l’être !

Sources:

Chiffres par habitants des métropoles: https://comersis.com/Les-metropoles-de-France-2018-actualite-4.html

Lyon   1 374 964 habitants.  https://www.grandlyon.com/services/carte-et-horaires-des-decheteries.html

Lille 1 154 103 habitants. http://www.lillemetropole.fr/sites/lmcu/mel/services/dechets-menagers/decheteries/emplacement-des-decheteries.html

Bordeaux Métropole, 774 929 habitants, http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Gerer-ses-dechets

Toulouse 760 127 habitants.   https://www.toulouse-metropole.fr/services-proximite/proprete/decheteries

Nantes Métropole , 636 013 habitants, http://paysdelaloire.familles-a-energie-positive.fr/public/upload/paysdelaloire/Loire-Atlantique/DECHETS/NM_Plan-DECHETERIES.pdf

Nice 544 977 habitants https://www.horaire-dechetterie.fr/communaute-agglomeration-de-nice-cote-d-azur.html

Rouen 499 570 habitants. https://www.metropole-rouen-normandie.fr/dechetteries-de-la-metropole

Strasbourg  491 516 habitants https://www.strasbourg.eu/documents/976405/1084550/calendrier-decheterie-mobiles-2017.pdf/5de0a043-1a47-bd2a-24f6-435f9e7dc865 )

Montpellier 457 760 habitants http://www.montpellier3m.fr/villebelle/déchèteries

Grenoble 451 752 habitants. https://www.lametro.fr/271-je-cherche-une-decheterie.htm

Toulon 437 460 habitants. https://metropoletpm.fr/tpm/article/decheteries-tpm

St Etienne 408 685 habitants. https://www.saint-etienne-metropole.fr/services-aux-habitants/environnement/dechets

 

Les fausses bonnes idées de l’été: 3 – couper des arbres en ville.

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ombre

Il fait chaud et depuis quelques jours, les Bordelais cherchent le frais.

Une solution: l’ombre des grands arbres.

Seulement voilà,  dans une ville réputée à juste titre minérale et qui a subi de telles transformations urbaines ces dernières années, difficile de se reposer au pied d’un arbre pourvu d’une ombre suffisante… Car en dehors des parcs et jardins, Bordeaux ne regorgent pas vraiment de places ou d’allées largement arborées.

Citons tout de même la Place Jean Moulin, le Parc aux Angéliques devant le jardin botanique,  sur les quais en face des Quinconces, la place Gambetta, la place des Martyrs de la résistance, la place Dormoy, …  Sur ces espaces publics, de bons vieux arbres assurent tout l’année une fraîcheur bienvenue.

Mais, en ce qui concerne, un certain nombre d’espaces publics rénovés, il faudra attendre encore quelques années pour y trouver de l’ombre…

Car si ces dernières années, de nombreux arbres ont été plantés, à Bordeaux, sur les quais ou sur les places rénovées, ceux-ci ne procurent pas encore suffisamment de fraîcheur pour que les habitants puissent s’y installer durablement.

Place Jean Jaurès , Place Stalingrad, Allées de Serr, rue Ravez,… si des arbres sont bien en place, il faudra attendre encore une ou deux décennies pour qu’ils protègent correctement des coups de soleil futurs qu’on nous promet.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un collectif « Les marronniers de Gambetta » s’oppose à la suppression de deux allées de marronniers sur cette place centrale de Bordeaux.

Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux promet à la fin de cette rénovation, plus d’arbres, un îlot de fraîcheur conservé et une place encore plus végétalisée.

Mais il ne précise pas pas quand les Bordelais pourront retrouver la même qualité de fraîcheur urbaine que procure pour l’instant cette place.

Car en supprimant la rivière anglaise et 17 marronniers de plus de 70 ans, pour les remplacer par une fontaine sèche (?) et des arbres plus nombreux mais volontairement plus petits, les riverains ne sont pas assurées de retrouver avant quelques années l’îlot de fraîcheur actuel.

 

Les fausses bonnes idées de l’été: 2 – moustique , ça pique!

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Moustique

En été, quand les moustiques attaquent, les esprits s’échauffent et parfois des décisions radicales peuvent être proposées.

C’est ce qui s’était passé en 2014.

Face à une recrudescence de moustiques, le département avait pratiqué un traitement par épandage aérien. A cette époque, avec le moustique tigre nouvellement signalé en Gironde, le secteur de la presqu’ile avait bénéficié d’un épandage organisé par la préfecture au dessus des marais, des sous-bois et même des zones d’habitations. Le traitement avait, semble-t-il , été efficace, tout au moins consécutivement. On dénombra, à la suite de ce traitement, une réduction notable de la présence des moustiques sur les  zones infestées.

Mais face aux critiques, notamment de la part des associations environnementales, ce type de traitement n’est plus autorisé par la préfecture en raison d’un impact, pas vraiment neutre sur les territoires touchés.

Car l’épandage, arme de dissémination massive, fait parfois des dégâts collatéraux. Si les larves de moustiques sont principalement touchées, ce traitement à large échelle impacte tout l’écosystème.  Abeilles, autres insectes volants, invertébrés, amphibiens, poissons, … tous peuvent être touchés par la substance toxique utilisée contre les moustiques.

Mais d’autres raisons sont aussi évoquées pour l’arrêt de cette solution miracle.

Tout d’abord, il semblerait que les larves de moustiques développeraient une résistance au produit. Ensuite, le coût de ce traitement n’est pas anodin. En 2014, l’épandage par hélicoptère sur la zone concernée aurait coûté la modique somme de 149 000 euros…

Le débat relancé.

Pourtant cette année encore, au début de cet été 2018, à la suite d’un printemps  particulièrement pluvieux, des élus de certaines communes ( Ambès et Ambarès-et-Lagrave ) ont relancé le débat.

Soutenus par une partie de la population de la presqu’ile d’Ambès, relayés par une pétition signée par plus de 3000 personnes, ils ont réclamé une intervention d’urgence et proposé des  épandages aériens massifs pour lutter contre l’invasion de moustiques sur leur territoire. Pour l’instant, la préfecture et le conseil départemental restent sur leur position.

Seul un traitement sur un quartier d’Ambès a été autorisé début juillet à la suite de la détection d’un cas de dengue, virus transmis par le moustique-tigre. La personne aurait été piquée lors d’un voyage hors de France.

Reste que pour éviter la propagation des moustiques et lutter contre leur présence autour des habitations, des solutions naturelles existent.

Le site de Bordeaux.fr propose des solutions pour tenter d’éradiquer la prolifération des  moustiques ou tout au moins en ralentir leur développement. Celles-ci passent notamment par une surveillance des eaux stagnantes à proximité des habitations. http://www.bordeaux.fr/p96876#conseils-pour-lutter-contre-les-moutiques

La ville de Bègles va plus loin, en mettant en place des actions concrètes de lutte contre les moustiques plus respectueuses de la biodiversité. Cette mairie a décidé d’installer des nichoirs et des abris dans ses parcs et jardins afin de favoriser le retour des chauve-souris et des hirondelles en ville.  Ces prédateurs sont en effet connus pour être très voraces en moustiques. Cette municipalité propose aussi une aide financière de 10 euros afin d’aider les habitants à s’équiper de nichoirs à hirondelles ou chauve-souris.

Les fausses bonnes idées de l’été: 1. Métro, c’est trop !

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A Bordeaux, les fins de règne semblent aimer le métro…

La bataille du métro VAL avaient déjà plombé les dernières années Chaban-Delmas.  L’annonce, par le président de Bordeaux Métropole, de possibles études pour ce mode de transport,  va-t-elle reproduire les mêmes effets pour Alain Juppé ?

Ces derniers mois, un chercheur en droit public de l’université de Bordeaux a en effet relancé l’idée d’un réseau de métro pour 2030 afin de désengorger l’agglomération bordelaise. Sur son site https://www.metrobordeaux.fr, il y développe ses arguments et son projet qui comprendrait deux lignes et s’étendrait sur 38 kilomètres. Aussitôt , Alain Juppé s’est dit ouvert à la réflexion.

La fausse bonne idée.

Rappelons que le métro est extrêmement coûteux. D’autant que son promoteur annonce une construction en tranchées couvertes, concentrée donc sous la voirie, qui respecterait ainsi le réseau viaire, ce qui annonce encore des années de travaux dans un bâti dense aux rues étroites et donc extrêmement contraint.

Reste que cette idée « lumineuse » évite surtout de remettre en cause la place de la voiture dans la métropole bordelaise. 

Plus grave, cette proposition de métro intervient alors que le projet du BHNS (bus à haut niveau de service) est  actuellement juridiquement bloqué et n’a pu encore prouver toute son efficience sur le terrain.

Pour ce qui est du plan vélo de Bordeaux Métropole ce dernier monte doucement en douceur. Mais si le métro est compatible avec les lignes du tram, il est le concurrent direct de la bicyclette. Développer cette idée reviendrait à ralentir la progression de la part modale du vélo dans le plan de déplacement urbain.

De la même manière, avant de s’interroger sur la possibilité d’un métro sur Bordeaux, il conviendrait aux collectivités de s’entendre afin de développer un TER – RER réellement efficace sur notre agglomération, directement en lien avec le réseau en place et les gares déjà existantes .

L’argument phare des partisans du métro est que l’agglomération serait saturée aux heures de pointe, ce qui expliquerait la nécessité d’avoir recours à ce mode de transport.

Il est vrai que routes, rues et lignes de tram sont généralement pleines aux heures de pointe. Mais, c’est malheureusement le lot de toutes les agglomérations avec ou sans métro. A Paris, malgré le métro, la saturation reste la règle aux heures de grandes affluences.

La solution, s’il en existe réellement une, ne peut venir que des habitants eux-mêmes qui doivent adapter leurs déplacements aux conditions difficiles de circulation ou inconfortables lors des heures de pointe.

Télétravail, covoiturage, décalage des horaires de travail, abandon de la voiture aux profits de mode de transports plus compatibles,  sont certainement une partie de la solution.

Reste que toutes ces solutions, tout comme le métro, ne pourront nous éviter l’engorgement à certaines heures de la journée dans une métropole qui se veut millionnaire.