Polluants, circulez!

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bordeaux_depot_bus_vue_aerienne

L’association ATMO Nouvelle Aquitaine, anciennement AIRAQ, est agréée par le ministère de l’Environnement pour surveiller au quotidien une vingtaine de polluants réglementés.

Jusqu’à la fin du mois de décembre, elle va mener une enquête sur Bordeaux, pour mesurer la qualité de l’air, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sur deux points situés sur les boulevards.

Le but est de remplacer la station de Gambetta qui, depuis ces dernières années, du fait d’une baisse des déplacements automobiles sur ce secteur, ne correspond plus aux critères attendus. Il faut donc trouver une nouvelle station de trafic qui puisse la remplacer.

Pour cela et afin d’être au plus près, de ce que vivent réellement les Bordelais, deux stations mobiles provisoires ont été implantées à Bordeaux sur les boulevards. Il faut dire qu’avec 40 000 véhicules qui circulent par jour, cet axe routier concentre effectivement tous les polluants.

Reste qu’on peut justement s’interroger sur les deux points de mesure retenus par l’association pour installer ses stations mobiles : barrière St Augustin près du cimetière de la Chartreuse et boulevard Georges Pompidou, à côté du dépôt de bus.

En effet, si l’idée de l’observatoire est de cibler des zones urbaines qui rassemblent trafic automobile et forte densité de population, pas sûr que ces deux points de mesures correspondent à ces critères.

Avec l’absence d’immeubles autour et la présence de larges allées , la circulation de l’air y est certainement  meilleure que sur d’autres points des boulevards, nettement plus encaissés.

Au final, ces deux points des boulevards ne sont pas forcément ceux où se concentrent le plus de populations ou de pollutions…

 

 

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Nouvelle à déguster avec modération…

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Cantine scolaire Bordeaux

Bonne nouvelle ! A partir du 7 janvier 2018, les écoliers inscrits à la restauration des écoles de Bordeaux auront le choix dans les menus proposés.

Trois profils , pour eux,  seront possibles:

  • Choix 1 : Un menu du jour classique pour ceux qui ne veulent rien changer à leurs habitudes alimentaires
  • Choix 2 : Un menu du jour sans viande (mais pas sans poisson…)  pour ceux qui ne veulent pas manger la  viande prévue dans le menu du jour classique
  • Choix 3 : Un menu du jour sans porc pour ceux qui refusent de manger la viande de porc lorsqu’elle est servie au menu du jour classique.

Les parents ont jusqu’au 17 novembre 2017 pour inscrire leur enfant, s’ils le souhaitent, sur le profil 2 ou 3. Cet engagement sera annuel et ne pourra être changé en cours de scolarité.

La mairie indique que cette décision vient d’une volonté municipale de « s’adapter au mieux aux habitudes alimentaires des convives » et de « respecter les différences de régimes alimentaires ». Cette décision est extrêmement  louable. Elle permettra de ne plus exclure de la cantine des enfants, qui pour des raisons religieuses jusqu’à présent, ne mangeaient pas à midi avec leurs camarades de classe.

Viennent ensuite deux autres explications municipales moins convaincantes qui relèvent plus de la communication que du bon sens.

La municipalité indique ainsi que le but est aussi  de « diminuer le gaspillage alimentaire » et de « réduire l’empreinte carbone »…

La diminution du gaspillage alimentaire est un sujet important.

Reste que rien ne prouve que ces nouvelles dispositions  permettent de réduire sensiblement les déchets dans les cantines de Bordeaux. Le gaspillage de la viande de porc ou simplement de la viande par les enfants musulmans ou juifs par exemple,  inscrits à la cantine est marginal. D’autant que le plus souvent, ces parents très pointilleux sur l’origine de la viande servie, la plupart du temps, ne les inscrivent pas ce jour-là.

Pour ce qui est de la réduction de l’empreinte carbone, ce n’est pas le faible nombre d’enfants qui s’inscriront sur le choix 2 ou 3 qui feront baisser l’empreinte carbone de la ville de Bordeaux.

Si actuellement un repas sans viande est proposé chaque mois par le SIVU (Syndicat intercommunal à vocation unique de Bordeaux et Mérignac), il aurait été possible d’aller plus loin.

En inscrivant un repas sans viande par semaine,  la mairie de Bordeaux aurait non seulement baissé l’empreinte carbone du SIVU (plus de 23 000 repas par jour!) mais surtout agit pour un changement radical de mentalité.

En démontrant qu’il est possible de se passer de viande et en proposant des alternatives aux produits carnés, elle aurait surtout agi pour un changement des comportements alimentaires.

Aujourd’hui, si elle fait preuve de sagesse en ce qui concerne les parents de confessions religieuses, reste encore à convaincre de sa volonté de lutter efficacement contre le réchauffement de notre planète.

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2017/02/05/un-repas-vegetarien-par-semaine-cest-possible-la-preuve/

https://ecolobordeauxblog.com/2015/02/06/dans-les-cantines-de-bordeaux-cest-la-fete-aux-vegetariens-cette-semaine/

 

 

 

 

A l’automne, les pétitions se ramassent à la pelle.

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enquête publique Bordeaux

Bordeaux est une ville en mouvement  mais depuis quelques temps, un vent de contestation souffle sur notre métropole. Des projets, des réalisations ou des décisions sont régulièrement contestés par des citoyens, qui sortent pétitions et recours sur tout ce qui bouge…

Malgré enquêtes publiques, réunions d’information, concertations,… comment expliquer ces nombreuses contestations dès qu’une décision politique est prise? 

La question de la démocratie locale est bien au coeur de ces oppositions.

BHNS, Tramway, fermeture de pont, réfection de place, aménagement urbain, permis de végétaliser, … et même projet d’aquarium ont provoqué, ces dernières semaines, une levée de signatures à tout va. A croire que les élus prennent seuls leurs décisions…

Or ceux ci aiment à rappeler qu’ils « co-construisent » avec les habitants les projets votés et validés par les instances politiques. Malgré cela des riverains résistent et tentent d’alerter l’opinion publique par voie de pétition ou de recours au tribunal administratif.

Alors ces concertations et ces enquêtes publiques sont-elles aussi bien réalisées que cela? Comment expliquer ces levées de boucliers dès qu’une décision politique est prise?

On constate tout d’abord que malgré une large information des habitants par voie de presse, affichage en mairies et sur les lieux impactés, sur les réseaux sociaux, sur les panneaux d’information électroniques,…  les habitants ne se bousculent pas pour donner leur avis par écrit.

Autant les réunions d’informations font le plus souvent le plein, autant les registres des enquêtes publiques sont peu remplies. Car si les habitants semblent aimer débats, controverses, oppositions frontales, polémiques,… se déplacer pour donner son avis ou même écrire sur les sites mis en ligne par les collectivités se relève plus difficile pour la plupart de nos concitoyens.

Sur l’aménagement de la place Gambetta à Bordeaux, seulement 42 personnes et une seule association de riverains se sont exprimées dans le registre d’enquête. Les avis étant partagés sur le fait de couper ou non les marronniers, aussitôt la décision prise de les supprimer, cela a entrainé en  4 semaines la signature de plus de 3000 signatures  contre le projet.

Sur l’enquête publique du tracé du BHNS qui reliera la gare St Jean à St Aubin du Médoc, on ne dénombre que 221 contributions individuelles et 14 relevant d’associations sur un dossier qui impacte pourtant plusieurs communes de la métropole. (Bordeaux, Saint Médard en Jalles, Le Haillan et Saint Aubin du Médoc).  Concernant ces contributions, celles-ci étaient aussi très partagées: 65 avis favorables (dont 43 de résidents de St Aubin du Médoc) et 93 avis défavorables (dont 55 avis venant de Bordeaux Centre). Malgré cela la commission d’enquête a approuvé la déclaration d’utilité publique. Depuis, un recours déposé par un collectif de riverains de Bordeaux a obtenu du tribunal administratif la suspension momentanée du projet de trambus…

Ces exemples entrainent souvent le sentiment chez les habitants que  les « dés sont pipés » et que les commissaires enquêteurs ne sont là que pour justifier des décisions déjà prises en amont. L’enquête publique apparait comme la caution démocratique de travaux ou d’aménagements déjà entérinés par les collectivités. Du coup, les riverains s’expriment peu,  estimant, peut-être à tort, que « les jeux sont faits ».

La puissance publique doit certainement chercher d’autres moyens pour inciter les habitants à participer et à exprimer leurs avis.

Les pétitions sont peut être un de ces  moyens, quand on voit le succès actuel de celles en cours sur Bordeaux…

Petite revue, non exhaustive, sur le seul site « Change.org » , des pétitions les plus récentes (depuis septembre 2017) sur Bordeaux. Sur le site, plus de 250  y sont recensées …  (Les quelques pétitions ci-dessous sont rangées par nombre de signatures, au jour de la publication de cet article.)

Pétition Alerte au BHNS:  275 signatures https://www.change.org/p/bordeaux-métropole-alerte-au-bhns

Pétition pour un permis de végétaliser à Bordeaux Métropole: 340 signatures https://www.change.org/p/bordeaux-m%C3%A9tropole-un-permis-de-v%C3%A9g%C3%A9taliser

Pétition pour arrêter la chasse aux étourneaux: 408 signatures  https://www.change.org/p/monsieur-alain-juppé-arrêtez-la-chasse-aux-étourneaux-à-bordeaux

Pétition pour la fermeture définitive du pont de pierre au trafic auto: 1946 signatures https://www.change.org/p/alain-jupp%C3%A9-pour-la-fermeture-d%C3%A9finitive-du-pont-de-pierre-au-trafic-auto

Pétition pour sauver les marronniers de la place Gambetta: 3014 signatures  https://www.change.org/p/fdd-ne-laissez-pas-couper-les-marronniers-de-la-place-gambetta

Pétition contre le projet d’aquarium à Bordeaux: 51 023 signatures https://www.change.org/p/stephan-de-fa%C3%BF-p%C3%A9tition-contre-le-projet-d-aquarium-%C3%A0-bordeaux

Pour aller plus loin sur le dossier BHNS: http://gironde.gouv.fr/content/download/34945/245905/file/Rapport%20de%20la%20CE.pdf

Ecole, auto, dodo.

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Ecole EcolobordeauxBlog

Les automobilistes pourront ces deux prochaines semaines respirer: c’est les vacances!

Avec nos petits chérubins à la maison, chez papy et mamie, au centre de loisirs ou simplement partis avec leurs parents en vacances, les rues de Bordeaux le matin et le soir seront certainement moins embouteillées. Dès ce lundi, on mesurera facilement l’impact de nos chers écoliers sur nos déplacements journaliers.

Mais dans quinze jours, on retrouvera les bouchons.  Si avant huit heures, il sera encore possible de se déplacer, dès la rentrée, cela recommencera sérieusement à coincer. Et on constatera les mêmes effets, le soir, aux heures de débauches et aux sorties des classes.

Une enquête ménage réalisée entre 2008 et 2009 par la CUB (Bordeaux Métropole aujourd’hui) sur les déplacements a démontré que 11% des déplacements quotidiens concernaient les trajets scolaires.  http://www.bordeaux-metropole.fr/var/bdxmetro/storage/original/application/e90d1d8f488e4aa4f11d5cba670a7ad6.pdf Soit plus de 280 000 voitures par jour qui circulent  pour rejoindre les établissements scolaires (école-collège-lycée-université confondus) sur la métropole.

Reste cependant  une question: comment expliquer, à Bordeaux,  encore toutes ces voitures devant les écoles pendant les jours de classes sachant que la carte scolaire implique normalement une scolarisation des élèves sur leur secteur d’habitation?

En principe, le choix de l’école élémentaire ou maternelle relève du secteur où l’on habite. La distance maison-classe est donc limitée et devrait normalement privilégier les mobilités actives (marche à pied ou vélo). Même si une majorité des élèves vient par ces moyens à l’école, pourquoi il y a-t-il toujours autant de véhicules devant les établissements scolaires?

Une première explication vient du fait que certains parents préfèrent déposer leur progéniture en voiture avant d’aller rejoindre leur travail. Pas toujours certain que le temps passé dans les bouchons du matin menant à l’école, soit toujours plus rapide qu’un simple aller retour maison-école à pied, puis un départ vers le travail…

Une autre explication: certaines familles  contournent la carte scolaire en demandant des dérogations à la mairie. Pour des raisons professionnelles, de localisation de la garde d’enfants, des grands parents,  il sont en droit  de demander à scolariser leur enfant sur une autre école. Il arrive même que faute de place, les services municipaux  proposent aux familles un établissement hors secteur, c’est du reste le cas sur Bordeaux Nord qui connaît actuellement des problèmes d’écoles sur ce secteur de la ville.

embouteillage

Mais la prime des déplacements motorisés revient aux établissements privés qui produisent de fait plus de pollutions que les groupes scolaires publics. 

Ces écoles pour remplir leurs classes, recrutent bien au-delà de leurs secteurs géographiques. Elles n’ont aucune obligation d’inscrire uniquement les élèves du quartier où elles sont implantées. Les familles de ces élèves du privé, venant pour au moins un tiers d’être eux, voir plus sur certains écoles,  d’autres secteurs de la ville ou de la métropole, la plupart des déplacements se font principalement en véhicules motorisés, ce qui  entraînent mecaniquement bouchons et engorgement de nos rues. L’impact carbone des établissements privés est donc largement supérieur aux écoles publiques. 

Pour finir, reste que même sur  les écoles publiques les habitudes semblent difficiles à changer. 

Les pédibus que la mairie tente d’impulser à chaque rentrée sur les écoles de Bordeaux ont du mal à recruter. A ce jour, seules 6 écoles sont référencées sur les 103 écoles que comptent la ville. http://www.reseaumillepattes.org/reseau/cartedureseau/ Il faut dire que ce système  reste fragile car il repose sur le volontariat  des parents d’élèves.  Un changement de classe ,  de groupe scolaire, de vie professionnelle provoque aussitôt l’arrêt du processus. D’après Rue 89, « (…) 83 enfants de la métropole bordelaise (…)se sont rendus à l’école en Pédibus, durant l’année scolaire 2015-2016, selon les chiffres avancés par le réseau Mille Pattes ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marronniers de la place Gambetta: le faux du vrai.

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La pétition, réclamant au maire de Bordeaux, l’arrêt du projet de suppression des 17 marronniers de cette place remporte un vif succès.

https://www.change.org/p/fdd-ne-laissez-pas-couper-les-marronniers-de-la-place-gambetta

Reste encore à convaincre les quelques sceptiques. Petite revue de choses lues et entendues sur ce dossier et le décryptage à y apporter.

ombre sur jardin Gambetta EcoloBordeauxBlog

Ombre sur le jardin actuel, ces arbres seront supprimés et remplacés par des arbres bien moins hauts qui produiront beaucoup moins d’ombre.

1/  « Plus d’arbres seront plantés pour les remplacer ».  Vrai .  Mais nous ne connaissons pas encore les essences et compte tenu de ce qui a été écrit, ces arbres seront moins hauts afin de ne pas cacher les façades de la place. D’autre part, ces arbres seront bien entendu plus jeunes et mettront donc quelques années avant de d’acquérir leur pleine maturité.

2/ « Un jardin sera aménagé avec plus de m2 »  Vrai . Mais en étudiant le plan (voir ci-dessous) on s’aperçoit que c’est surtout la zone piétonne qui s’étend à gauche comme à droite. Le jardin ne gagne pas sur la place et perd surtout deux rangs (nord et ouest) de marronniers…

vue du projet

Vue du projet

3/ « Les arbres sont malades ». Vrai. Malades peut être,  mais l’étude phytosanitaire réalisée a établi qu’ils étaient sains. Les conditions dans lesquels ils poussent ne favorisent certainement pas un développement harmonieux de ces arbres ni … des prochains. Restent qu’ils ont supporté pendant plus de soixante dix ans une circulation automobile intense sur cette place. Le nouveau plan de circulation et un aménagement du jardin hors bitume devrait permettre une amélioration de ces arbres s’ils sont préservés.

4/  » Une concertation a eu lieu qui approuve le projet ». Vrai mais sur le bilan de la concertation (42 observations inscrites) , le sujet des marronniers a divisé. En 2015, les contributeurs étaient déjà  très partagés sur le maintien ou non des marronniers. Il est ainsi noté:  « Si le maintien des marronniers fait débat, la conservation des arbres les plus nobles fait l’unanimité. »

5/ « La place restera végétale » . Vrai. Le jardin central sera effectivement  préservé mais  ne semble pas sur le papier plus grand que l’existant. D’autre part, au nord et à l’ouest, les grands marronniers seront supprimés  ce qui augmentera la minéralisation de la place et diminuera d’autant l’ombre pour les promeneurs.

6/ « Les arbres les plus nobles seront donc conservés ». Vrai mais seulement en partie. Les marronniers au nord et à l’ouest de la place seront enlevés, qu’ils soient « nobles » ou pas.

7/  » Le but est de dégager la vue sur la patrimoine architectural de la place ». Vrai, le choix a donc été de mettre en avant les façades au détriment des arbres anciens qui seront coupés. On a clairement privilégié le patrimoine architectural au détriment du patrimoine végétal.

8/ « Cette concertation a été un modèle en matière de démocratie participative ». Vrai si on considère que discuter avec les seuls commerçants de cette place et l’association SOS Place Gambetta (principalement des riverains directs) est un exemple de « co-construction ».

9/ « La place restera un puit de fraîcheur ». Vrai mais elle perdra un partie de son ombre ce qui diminuera d’autant la sensation de frais sur le jardin et autour de celui-ci.

Ombre sur rue Gambetta EcoloBordeauxBlog

Ombre des grands arbres (prochainement supprimés) rue judaïque, qui atténue sensiblement la chaleur au sol.

10/ « Les nouvelles essences plantées compenseront la perte des marronniers ». Vrai mais bien moins que les arbres existants actuels. On le sait aujourd’hui plus un arbre est vieux plus il capte de CO2, gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Sans parler du bien être à prendre le frais au près d’un arbre ancien qui déploie largement ses branches au-dessus de nos têtes…

https://participation.bordeaux-metropole.fr/IMG/pdf/2015-0569-delibBILANPlaceGambettaConcertation.pdf

Pétition pour tenter de sauver les marronniers de la place Gambetta.

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Marronnier Gambetta ecolobordeauxblog

Ils avaient survécu dans les années 80 au projet de métro qui comptait bien leur faire un sort…  Mais les marronniers n’échapperont pas aux tronçonneuses du futur aménagement de la place Gambetta à moins qu’une mobilisation se fasse entendre .

Pour l’instant, le seul  à émettre un doute sur ce projet est … le maire de Bordeaux ; déclarant lors d’un conseil municipal qu’il faudrait lui démontrer la nécessité d’enlever ces marronniers. Terminant même son discours par un formidable :  » à Bordeaux, on n’aime pas couper les arbres!  » 

Pourtant lors du colloque inaugural de ce week end de l’arbre organisé à l’occasion du Congrès national de l’arbre, sa position semblait arrêtée en défendant le projet et renvoyant ses contradicteurs à une vision politicienne et refusant tout sectarisme sur ce sujet. Le sectarisme, c’est bien entendu toujours chez les autres…

Les arbres seront donc coupés, dans la quasi indifférence générale, malgré les beaux discours de ces deux jours où les arbres seront une nouvelle fois célébrés.

marronnier GambettaJPG

Le maire de Bordeaux en a même rajouté une couche en se remémorant, lorsqu’il était élu de Paris, les oppositions des Parisiens  qu’il avait pu rencontrer quand il fallait couper des arbres sur un quartier de la capitale. Concluant que les bordelais étaient moins opposés aux coupes d’arbres, certainement du fait qu’ils bénéficiaient de grandes forêts autour de Bordeaux.

L’avenir va-t-il lui donner raison? Les Bordelais sauront-ils se mobiliser sur ce sujet?

Un pétition est une première démarche pour sensibiliser la population et l’informer sur ce projet.  Signons et partageons.

https://www.change.org/p/12408634/preview

marronniers ecolobordeauxblogJPG

Sur le même sujet:   https://ecolobordeauxblog.com/2017/09/21/scions-scions-du-bois/

https://ecolobordeauxblog.com/2016/09/02/place-gambetta-future-zone-a-defendre/

Agoraphone: sur la question de l’énergie.

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agora Bordeaux

Agora 2017, , 7e édition de la biennale d’architecture, d’urbanisme et de design de Bordeaux Métropole a été l’occasion de réinventer la ville et de poser les enjeux de l’urbanisme contemporain.  Si l’environnement n’était pas absent de ce grand rendez vous,  il a été traité cette année principalement sous l’angle du paysage.

Un  comble pour notre ville qui, loin de  réaménager ses places  publiques très minérales, continue de réinventer la ville en faisant toujours aussi peu de place au végétal hormis celui planté en pot… Mais  rien d’étonnant à tout ceci quand on sait que la directrice de l’aménagement de Bordeaux Métropole n’est autre que la déléguée générale de cette biennale.

Dans le hangar 14, de nombreux projets ont été exposés et ont souligné l’esthétique des futures réalisations.  Mais il aurait été bien venu de mettre plus en avant les gestes architecturaux récents sur Bordeaux Métropole qui répondent aux enjeux climatiques et énergétiques.

Mais comme toujours c’est rarement ce premier critère qui est retenu lors  de la présentation d’un nouveau bâtiment sur notre ville.

Si l’on prend les derniers  projets présentés récemment à la presse, qu’est-ce qui ressort finalement de ces articles ? 

L’originalité et la performance technique sont le plus souvent au coeur des présentations et peu d’articles presse reprennent la problématique environnementale.

Retour donc sur quelques projets récents présentés dans la presse:

Sur Euratlantique, on apprend dernièrement que le groupe Pichet construira un immeuble de bureaux entièrement en bois, le plus haut de France: dix sept étages pour cinquante mètres de hauteur. Mais pas un seul mot sur l’intérêt écologique et les qualités environnementales d’un tel bâti, pourtant bien réels.

Pour Bordeaux Métropole Arena, la salle de concert construite par Bouygues Construction et gérée par le groupe Lagardère, une fois encore, c’est la performance technique qui l’emporte. On y apprend que plafond de 6 000 mètres carrés doit garantir l’élément majeur de cette salle qui est l’acoustique. Le reste on s’en moque visiblement un peu.

Sur Bastide Niel, ce qui ressort à la lecture des quelques présentations, ce sont surtout les trente cinq hectares sur lesquels vont s’ériger ce nouveau quartier. Si l’article rappelle que l’architecte Winy Maas  a souhaité mettre en avant les espaces publics, la qualité environnementale du bâti est là aussi quelque peu oubliée dans la présentation.

Dernière en date, la Halle de Bacalan. On apprend dans la presse que ce nouvel espace accueillera un hôtel 5 étoiles, une auberge de jeunesse, des bureaux  et surtout aura une architecture moderne. Moderne mais de quel point de vue? Esthétique certainement car la performance énergétique tout le monde s’en moque visiblement.

Ces articles récents sont assez caractéristiques du peu d’intérêt des promoteurs et peut être même des journalistes pour  les problématiques environnementales et énergétiques dans le bâtiment.

Oubliée la HQE (Haute qualité environnementale) les BEPOS (bâtiment à énergie positive), les bâtiments passifs, les énergies renouvelables, les panneaux solaires, la géothermie, …  Ces différents points sont très rarement évoqués ou même mentionnés alors qu’ils devraient être au coeur des préoccupations de nos villes en devenir.

Cette année Agora, ne fait donc pas mieux en laissant de côté cette dimension énergétique  et en ne programmant que de trop rares conférences ou débats sur ce sujet, pourtant au coeur des enjeux du 21° siècle.

http://www.sudouest.fr/2016/01/29/bordeaux-euratlantique-la-construction-bois-prend-de-la-hauteur-2258203-2780.php

http://www.sudouest.fr/2017/09/05/bordeaux-metropole-arena-l-amenagement-interieur-a-commence-3749649-2780.php

http://www.sudouest.fr/2016/05/03/bordeaux-les-premiers-projets-de-la-zac-bastide-niel-se-dessinent-2349552-2780.php

 

 

 

 

Scions, scions, du bois.

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marronniers place Gambetta

17 avril 1950.  Jacques Chaban-Delmas, ancien maire de la ville      et les marronniers qui seront coupés.

 

18 marronniers  seront prochainement coupés au coeur de Bordeaux pour réaliser l’aménagement de la nouvelle place Gambetta.

Les Bordelais découvriront d’ici quelques temps, les tronçonneuses en action et constateront l’étendue du désastre…

18 marronniers éliminés sur 44 arbres existants indiquent les représentants de la municipalité pour offrir aux bordelais un jardin digne de ce nom.

Le projet retenu sur le papier est  beau et répond en partie  aux attentes des riverains. Véritable poumon vert et îlot de fraîcheur pour notre ville qui souffre chaque été de plus en plus de la chaleur.

Ce futur jardin va certainement dans le sens de l’histoire.

Reste qu’on peut s’interroger sur la nécessité de tronçonner des arbres de plus de 70 ans pour les remplacer par des essences, certes plus nombreuses, mais beaucoup plus jeunes.

D’autant qu’une étude du magazine Nature publiée en janvier 2014 a établi que plus un arbre est vieux, plus il capture de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. En effet, leur croissance se développe à mesure que leur taille  augmente.  Ainsi plus ils sont gros: plus ils captent de CO2 dans  l’atmosphère.

Place Gambetta marronniers

Nous sommes donc bien au coeur de la problématique du réchauffement climatique.

Le CO2, principal gaz, responsable de l’effet de serre est  stocké dans les troncs, les branches et les feuilles des arbres. Couper des arbres anciens a pour conséquence non seulement de  rejeter plus de CO2 dans l’atmosphère mais surtout d’éliminer des sujets performants pour la captation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Alors certainement ces marronniers seront remplacés par des arbres d’ornementation (érables du japon, palmiers,… ) qui seront sûrement plus jolis mais bien moins efficaces dans la lutte contre les puits de chaleur.

Ce qui choque bien plus dans cette décision, c’est que la municipalité indique que ces sujets semblent sains. Certes ils ne sont pas au mieux de leur forme comptent tenu des conditions de ville dans lesquelles ils poussent, mais leur état phytosanitaire semble bon.

Comment expliquer alors cette incapacité à garder les arbres en place et à aménager les espaces publics en tenant compte du végétal existant?

Car ce cas n’est pas isolé. A chaque réfection de place, les urbanistes présentent des projets sans conserver les arbres en place: Place des commandos de France, place Marie Brizard,… autant de places qui ont vu des arbres remplacés par d’autres arbres.

Un élément de réponse: d’après l’adjointe au quartier Bordeaux, l’architecte conseil des bâtiments de France souhaiterait faire respirer les façades afin de mieux magnifier l’architecture de la place Gambetta…

Faut-il opposer patrimoine monumental et patrimoine naturel?  Est-il encore possible de peser pour faire changer d’avis la municipalité?

Le maire, lui-même  semble sceptique sur cette décision.

Interpellé sur ce sujet par les élus écologistes (EELV) au  conseil municipal du 26/09/2016, il avait répondu : » … il faudra beaucoup de conviction pour me convaincre d’abattre des marronniers sains. Les marronniers malades, au vu d’une étude phytosanitaire précise, on sera bien obligé de les abattre, mais ceux qui sont sains, il va falloir que vous trouviez un autre cheminement pour les conserver parce qu’on n’aime pas abattre les arbres à Bordeaux. »

Alors Mr le maire, on les sauve ces 18 marronniers ?

Gambetta Bordeaux Marronniers

http://www.20minutes.fr/planete/1275131-20140116-20140116-plus-arbre-vieux-plus-absorbe-co2

 

Le plastique, c’est polémique.

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vaisselle Bordeaux Ecolobordeauxblog

La ville de Bordeaux, face à la contestation de certains parents d’élèves constitués en collectif « Cantine sans plastique », contre la vaisselle en plastique généralisée dans les restaurants scolaires depuis janvier 2017, a tenté de calmer les choses en faisant analyser ces assiettes.

Les résultats communiqués vont dans le sens de la mairie en indiquant que les molécules issues de cette vaisselle ne représentent pour les enfants aucun danger:

chimique http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/47105/1/pieceJointeSpec/147423/file/analyse_chimique.pdf

et/ou biologique . http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/47105/1/pieceJointeSpec/147424/file/analyse_biologique.pdf

Tout au moins, et pour nuancer : les taux sont largement inférieurs aux normes européennes d’un point de vue chimique et d’un point de vue biologique.

Du coup la contestation continue dans les écoles.

Car les études lancées par la mairie et rendues publiques ne semblent pas respecter le cahier des charges du collectif (défini avec l’aide de scientifiques spécialistes de ces questions comme le professeur Narbonne). Alors qu’au départ, une concertation avait lieu avec le collectif anti-plastique  et qu’une réunion commune avait eu lieu à la mairie le 29 juin à ce sujet, les parents d’élèves ont été mis devant le fait accompli.

Le collectif « Cantine sans plastique » ne compte donc pas en rester là. Il estime, comme le groupe écologiste (EELV) au conseil municipal, que les tests réalisés sont « partiels et partials » n’analysant au final que ce que la mairie veut bien trouver… C’est ainsi que le bisphénol S, perturbateur endocrinien n’a pas été mesuré. Le bisphénol A, lui, est tout de même  bien présent mais à des taux inférieur à la règlementation européenne selon l’étude.

Aujourd’hui la mairie en appelle à la majorité silencieuse pour conforter sa décision.

Pour tenter de  faire taire définitivement les opposants, la municipalité a ainsi lancé une consultation sur ce sujet, ouverte jusqu’au 22 septembre. http://www.bordeaux.fr/p127951

Surprenante démarche. 

Peut-être aurait-il mieux valu déjà commencer par un petit sondage express avant de changer toute la vaisselle des cantines ?

Peut être qu’une concertation avec le collectif pour déterminer les molécules recherchées aurait évité de froisser les parents ?

Car même si le résultat de ce sondage va dans le sens de la mairie, cela ne calmera nullement les parents qui d’ors et déjà ont d’autres sujets de contestation sur le fonctionnement de la restauration scolaire.
plats plastiques

Notamment l’utilisation de barquettes en plastique, utilisés en liaison froide, pour réchauffer les plats.  Ces contenants sont aujourd’hui montrés du doigt.

Ce qui est certain, c’est que faire monter en température les repas dans des plats en plastique, ce qui peut permettre des migrations moléculaires, ne risque pas de faire baisser la température entre les opposants au tout plastique et la municipalité.

Sans même parler du problème du recyclage de ce plastique.  Ce problème  n’est toujours pas réglé par le Sivu (syndicat intercommunal à vocation unique de Bordeaux-Mérignac) qui gère les 23 000 repas par jour dédiés aux écoles et aux personnes âgées. Il faut savoir que l’ensemble des plats des cantines partent à l’incinération. Lire à ce sujet: https://ecolobordeauxblog.com/2015/11/27/libourne-plus-ecolo-que-bordeaux-merignac/

Affaire à suivre…

Croissance de Bordeaux, sans chômage?

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Pôle emploi Chomage Bordeaux

Bordeaux  attire depuis quelques années tous les regards. Ville classée la plus tendance du monde en 2016 par le guide de voyage « Lonely Planet », Bordeaux est devenue la métropole française la plus en vue, ces dernières années. De là, à se rêver millionnaire pour grandir économiquement, il n’y avait qu’un pas que les responsables politiques n’ont pas hésité à faire.

« Quand le bâtiment va tout va »  répète inlassablement le maire de Bordeaux. C’est ainsi que depuis quelques années maintenant de grands projets ont donc été lancés. Grand stade, Arena, Cité du vin, Ginko, Bassins à flots, LGV, Bastide Niel, extension du tramway au delà des boulevards, … Le maire de Bordeaux rêve la ville en grand, même si les Bordelais ont parfois du mal à suivre.

Le but est de gagner en attractivité pour attirer des habitants et des  investisseurs. La croissance de la ville doit résoudre tous les problèmes du moment: dette, fiscalité, chômage.

Et cela marche… tout au moins pour certains.

Cette modification de la ville fait effectivement le bonheur des affairistes du moment et des géants du BTP.  Le prix du mètre carré explose et les bons plans pour la défiscalisation s’arrachent comme des petits pains si on en croit les agents immobiliers. Aux Bassins à flots, 80 % des logements vendus sont des produits de défiscalisation.  L’arrivée de la LGV accélère considérablement le mouvement et crée une vraie pression sur la population qui connait cependant de plus en plus de difficulté pour se loger. Mais pas que…

Car si depuis plus de dix ans, des projets économiques sont engagés dans différents domaines:  Euratlantique, technologies de l’information et de la communication,  grand pôle d’activité tertiaire, tourisme d’affaires et de loisirs, économie numérique… Les résultats, sur le plan de l’emploi,  ne sont pas à la hauteur de cette formidable modification que connaît notre ville.

Bordeaux grues ecolobordeauxblog

Selon les chiffres de l’INSEE, à Bordeaux, le taux de chômage était en 2008  de 14,4 %.  En dix ans, la formidable attractivité de Bordeaux aurait dû réussir à faire baisser le chômage.

Raté! Les chiffres de l’INSEE de 2014 ne semblent pas vraiment donner raison à nos décideurs: un taux de 16 % malgré tous les efforts entrepris pour dynamiser la ville.

Si des emplois sont bien créés: 7 900 emplois au sein de la métropole en 2016 selon l’adjointe au maire, en charge de ce dossier. Il semble que la courbe du chômage ne s’inverse toujours pas.  Bordeaux malgré ses nombreuses grues et projets de développement économique ne fait donc  pas mieux qu’ailleurs sur le terrain de l’emploi.

Si la situation économique nationale reste bien entendu la principale cause  de ce chômage important, on aurait pu espérer au moins une légère éclaircie économique sur Bordeaux. Il n’en est rien.

La question est donc de savoir à quoi servent tous ces projets s’ils produisent aussi peu d’effets en terme de réduction du chômage…

 La croissance à tout prix de la ville semble ne bénéficier au final qu’à une partie de la population et à des investisseurs en recherche de bons plans.

Le modèle économique national dominant est ainsi reproduit à l’échelle locale.

Toujours plus de  croissance pour toujours plus de dégâts locaux et collatéraux: loyers en hausse, difficultés pour se loger, précarité, éviction de la ville centre, quartiers champignons, hausse des pollutions, des déchets, réduction des espaces naturels, …

Tout cela au nom de l’emploi mais sans toujours la garantie d’offrir à tous un emploi digne de ce nom.

http://www.sudouest.fr/2017/09/08/flambee-de-l-immobilier-a-bordeaux-jusqu-ou-les-prix-peuvent-ils-grimper-3756177-705.php

http://www.sudouest.fr/2017/03/13/economie-les-bordelais-me-jugeront-sur-mes-resultats-3271745-4778.php

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-33063#chiffre-cle-3

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM-33063