Le vélo, plus dangereux que l’auto?

Vedette

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accident vélo

A en croire certains, le vélo serait plus dangereux que tout autre moyen de déplacement. Et la pratique cyclable relèverait plus du parcours du combattant que de la partie de plaisir.

En ville, utiliser sa bicyclette pour se déplacer apparaît encore pour beaucoup comme un exercice très périlleux, voire impossible à réaliser. Il est vrai que certains aménagements cyclables en ville peuvent parfois inciter à laisser la bicyclette au garage…

Au final ce sentiment de dangerosité relève-t-il de la réalité ou du pur fantasme?

Afin d’y voir plus clair, une lecture approfondie des chiffres des accidents sur le territoire métropolitain permet d’avoir une vision quelque peu plus nuancée.

Les chiffres de la sécurité routière.

En 2017, Bordeaux Métropole avait réalisé un document intitulé  » Sécurité routière Bilan 2017 accidents corporels de la circulation routière » qui recensait les accidents survenus uniquement sur le territoire métropolitain. https://www.bordeaux-metropole.fr/var/bdxmetro/storage/original/application/f592de754c3d6e36ea070ce188111ae7.pdf

Il apparait dans ce document que la réelle fragilité des vélos ne met pourtant pas les cyclistes en tête des accidents mortels. 

Malgré casques et protections, ce sont bien les cyclomotoristes et les motocyclistes qui sont les plus exposés, la vitesse expliquant certainement ces chiffres malheureux.  En 2017, ils ont représenté 34,7 % des tués (8 décès), suivis de près par les …. automobilistes (7 décès soit 30,4%). On trouve ensuite les piétons avec 6 tués (26,1%) sur les 23 morts dénombrés dans les rues et sur les routes de Bordeaux Métropole. Les cyclistes représentent 8,7% des accidents mortels (soit 2 décès, tous deux à Mérignac)

Ainsi, hors rocade et autoroutes ou routes des communes de la métropole les plus éloignées, relevant de la gendarmerie ou des CRS, on a dénombré 391 accidents pour ce qui concerne la seule zone police. Sur le nombre de blessés graves ou de blessés légers, à chaque fois le nombre de cyclistes accidentés est inférieur aux autres catégories d’usagers de la route. Sur les 359 blessés légers, on ne dénombre que seulement 28 cyclistes pour 144 automobilistes et 98 piétons. 

On pourra certainement critiquer cette analyse en indiquant qu’il y a plus de piétons ou d’automobilistes qui se déplacent dans la métropole que de cyclistes. Mais compte tenu des conditions actuelles de circulation encore précaires pour les vélos dans certaines rues de l’agglomération, il est assez rassurant de constater qu’au final, le vélo ne semble pas plus accidentogène que les autres modes de déplacements choisis par les habitants de la métropole.

En attendant qu’une politique cyclable se mette rapidement en place sur la métropole bordelaise afin notamment de renforcer toujours plus la sécurité des cyclistes.

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Vélo: comparaison n’est pas raison.

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Nantes

Nantes

Aujourd’hui, Bordeaux, comme les autres grandes métropoles françaises, communique beaucoup sur la pratique du vélo. Preuve supplémentaire que l’usage de la bicyclette se développe rapidement partout en France.

Face à ce nouvel engouement populaire, les responsables politiques affichent volontiers  leurs bilans chiffrés et leurs ambitions. Sur les sites internet des différentes métropoles, les kilomètres de pistes ou d’aménagements cyclables existants ou programmés sont régulièrement mis en avant.

Une rapide recherche permet ainsi de connaître la métropole française qui détient, ou tout au moins annonce, le plus grand nombre de kilomètres de voies cyclables.

(Le chiffre retenu dans cet article est celui annoncé par les métropoles et concerne uniquement  les voies aménagées en pistes, bandes cyclables et couloirs de bus.) Les zones de rencontres, les rues à double sens cyclables ou encore les voies partagées avec les piétons n’ont pas été prises en compte, considérant que ces aménagements ne permettent pas une circulation rapide et sécurisée des cyclistes.

piste vélo Bordeaux thiers

Bordeaux

Le champion des kilomètres cyclables est …

Compte tenu de ces critères, Lyon (hors Paris et Marseille) se place en tête des métropoles françaises avec 860 km affichés de voies cyclables, suivi de près par Lille avec 850 km. Bordeaux Métropole se place en troisième position avec 604 km (chiffres 2017) coiffant sur la ligne Toulouse avec 600 km et Nantes avec ses 566 km de voies dédiées aux vélos.

A ce concours des kilomètres linéaires cyclables les plus longs, la première ville cyclable de France, Strasbourg, termine étonnamment bonne dernière en affichant le moins de kilomètres aménagés pour les vélos...

Comment expliquer que la métropole strasbourgeoise se retrouve à cette place avec 560 kilomètres consacrées à la petite reine ? Alors qu’elle caracole en tête des villes françaises,  depuis des années, dans tous les classements vélo.

velo-strasbourg

Strasbourg

Simplement parce qu’il manque une donnée essentielle: la superficie du territoire.

En effet, plus une métropole est étendue, plus les pistes cyclables doivent nécessairement être longues afin de couvrir l’ensemble de son territoire. Par exemple, Lille, la plus grande métropole française en terme de territoire (650 km2) affiche un  bilan conséquent de 850 km de voies cyclables. 

Malgré cela, la métropole Strasbourgeoise sur un territoire de seulement 337 km2 a réussi à y implanter 560 km de pistes cyclables. 

De ce fait, avec un ratio de 1,78 km cyclable par km2, Strasbourg reste bien la première ville cyclable de France, talonnée par Lyon (538 km2) avec 1,61 km de voies vélo par km2.

Selon toujours ce mode de calcul, Lille (647 km2) se place troisième avec 1,31 km pour le vélo par km2, suivie par Toulouse (465km2) pour 1,29 km par km2 et  Nantes (523km2) avec 1,08km linéaire de voies cyclables par km2.

Bordeaux Métropole (578 km2) avec ses 604 km de pistes cyclables se positionne à la sixième place de ce classement des grandes métropoles françaises, du fait d’un ratio de 1,04 km de voies cyclables par km2.

A titre d’exemple, la ville reine pour le vélo, Copenhague a 454 km de voies cyclables sur un territoire de seulement 88 km2, soit 5,15 km cyclables par km2…

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Une fois encore, en matière de classement vélo, les critères retenus et la grille de lecture appliquée peuvent modifier considérablement la position des  villes étudiées. 

Ce qui est certain, c’est que toutes ces collectivités lors des municipales de 2020 voudront mettre en avant leur bilan qui passera par l’affichage du nombre de kilomètres de bandes et de pistes cyclables réalisées.

Nécessité donc de ne pas trop se laisser griser par cette valse des chiffres et d’avoir une lecture quelque peu plus complexe des voies cyclables réalisées en fonction surtout des territoires concernés.

Sources pour superficie des métropoles : Wikipédia

Sources pour kilomètres cyclables:

Lyon( 860 kms cyclables):  https://www.lyoncapitale.fr/actualite/metropole-de-lyon-18-nouveaux-kilometres-de-pistes-cyclables/

Lille (850 kms cyclables):  http://www.amenagements-cyclables.fr/fr/m%C3%A9tropole%2Beurop%C3%A9enne%2Bde%2Blille_245900410/facilities

Bordeaux (604 kms cyclables) :https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=2ahUKEwjov_fv-vjkAhXlAWMBHSvDAbYQFjABegQIAxAC&url=https%3A%2F%2Fsedeplacer.bordeaux-metropole.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F87365%2F1098908%2Fversion%2F1%2Ffile%2FBordeaux_Metropole_Capitale_du_velo_2017_web.pdf&usg=AOvVaw0q1nHrL_ybtmjgjhfC1DSr

Toulouse (600 kms cyclables): https://www.toulouse-metropole.fr/missions/deplacement/carte-des-itineraires-verts-et-cyclables

Strasbourg (600 kms cyclables): https://www.20minutes.fr/strasbourg/2381839-20181127-strasbourg-nouvelle-autoroute-velo-aller-plus-vite-plus-loin-securite

Nantes (570 kms cyclables): https://www.nantesmetropole.fr/institution-metropolitaine/competences/plan-velo-2015-2020-84672.kjsp

Plastique et tique.

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vaisselle Bordeaux Ecolobordeauxblog

On a retrouvé la vaisselle en plastique de la ville de Bordeaux… enfin presque.

Rappel des faits: En 2018, suite à une fronde des parents d’élèves contre la nouvelle vaisselle en plastique récemment installée dans les cantines scolaires et face à une polémique qui se propageait rapidement au sein des écoles, la mairie avait décidé de retirer définitivement cette vaisselle déclarée « nocive ».

La question était donc de savoir ce qui était advenu de cette vaisselle plastique.

Stockée dans les entrepôts municipaux ou tout simplement détruite ?  Questionnement qui méritait d’être posé quand on connaît le coût initial de cette nouvelle vaisselle en plastique si rapidement remplacée : plus de 200 000 euros !

Et depuis début 2019, les 20 000 verres, 20 000 petites assiettes et autant de grandes assiettes servant dans les 101 écoles de la ville avaient pris la direction d’une destination inconnue.

La réponse .

bordeaux-verres-plastiques

D’après les services municipaux, cette vaisselle a tout simplement été revendue aux enchères pour la modique somme de 7 000 euros. Une somme quelque peu dérisoire compte tenu de l’investissement de départ…

Mais la mairie a préféré prendre une mesure radicale: la disparition de la totalité du stock. Si on peut comprendre la municipalité qui n’a pas voulu se mettre, à nouveau, à dos les parents d’élèves, une autre solution aurait pu être choisie.

Nous utilisons tous, ou presque tous, ponctuellement des contenants en plastique lors de festivals, fêtes ou réunions publiques. La mairie aurait pu proposer cette vaisselle aux associations, clubs sportifs ou même écoles pour leurs événements (fête, kermesse, repas collectif, sorties,…) 

Mais s’appuyant sur la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) qui indique qu’ « A partir du 1er janvier 2020, la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes jetables après utilisation) sera interdite », la mairie a choisi d’aller bien au-delà de la loi en l’appliquant à toute la vaisselle plastique, même celle réutilisable.

Une solution  en définitive plus politique que pragmatique.

(Suite à cet article,

Le collectif bordelais pour une cantine sans plastique, à l’origine du retrait de cette vaisselle, a réagi estimant  que ces verres et assiettes étant dangereux (contenant du  bisphenol  A. ) ne pouvaient donc être distribués. Si tel est le cas, on peut s’interroger sur cette vente aux enchères d’un stock qui aurait dû être au final tout simplement détruit.)

Menus végétariens qui s’ignorent.

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Si votre enfant est inscrit à la restauration scolaire dans une école de Bordeaux ou de Mérignac? Cet article peut vous intéresser.

En effet, dorénavant vous avez la possibilité de choisir ce que mangera votre enfant. Enfin presque…

Le SIVU se met au goût du jour.

Après quelques années de tergiversations, le Sivu ( syndicat intercommunal à vocation unique) qui gère les cantines de ces deux villes a enfin établi un menu végétarien par semaine. Clairement identifiés en vert sur le dépliant distribué aux familles, ces menus sans viande, ni poisson sont dorénavant proposés à tous. Un bon geste pour la planète et un bon point pour le SIVU.

Cependant deux jours végétariens tombent les mercredis, journées sans école… Ainsi les élèves, ne restant pas au centre de loisirs, ne mangeraient au final végétarien à l’école que deux fois par mois?

Pas vraiment, car des menus végétariens « cachés », non coloriés en vert, (en jaune sur notre photo) sont proposés à tous. Composés généralement d’oeufs ou de fromage, ils n’apparaissent pas avec le label végétarien sur le document donné aux familles. Curieux.

Greenpeace en vue.

De ce fait, certaines semaines, les enfants des centres de loisirs déjeunent végétariens deux fois par semaine. Preuve que la campagne nationale de l’association Greenpeace pour proposer deux menus sans viande dans les cantines est réaliste car en partie déjà effective sur Bordeaux.

https://act.greenpeace.org/page/16893/petition/1?locale=fr-FR

A la carte.

Nouveauté pour cette rentrée scolaire,  en tant que parent vous pouvez choisir, pour l’année, le profil de repas qui sera proposé à votre enfant: classique, sans porc ou sans viande.

Attention, cependant l’appellation sans viande, ne veut pas dire sans protéine animale car du poisson pourra lui être proposé.

Même si certains de ses choix ne sont pas encore totalement assumés, il est indéniable que le Sivu progresse sur ses propositions de menus végétariens en se pliant peu à peu à l’époque et aux demandes exprimées par les parents.

Pour aller plus loin, la solution sera certainement politique avec un affichage clair et donc des choix à la restauration scolaire assumés, ce qui n’est pas actuellement le cas.

Aujourd’hui, compte tenu d’une situation écologique catastrophique, les parents sont capables d’entendre que la préservation de la ressource ou la défense de la planète passe nécessairement par une baisse de notre consommation de poissons ou de viande, et que cela commence par l’assiette de leur enfant.

Parkings cherchent voitures à garer.

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Parkings Bordeaux

Avec les plantations d’arbres, le stationnement en centre-ville sera certainement un thème majeur des futures élections municipales.

Un candidat a déjà avancé quelques idées sur ce sujet: Vincent Feltesse (ancien président de la CUB) a ainsi proposé «  la disparition progressive du stationnement en surface pour des poches de stationnement type garage des immeubles. Ça permet de récupérer de l’espace public. » Il va même plus loin en proposant  « la suppression du stationnement de surface dans Bordeaux intra-boulevards« .

Nicolas florian, le maire de Bordeaux a aussi évoqué l’idée de la suppression des places de stationnement en surface lors du conseil de quartier de Bordeaux centre.

Il faut dire que l’idée n’est pas nouvelle. Elle est déjà appliquée, avec plus ou moins de réussite dans d’autres métropoles.  Les villes de Nice, Lyon,… réorganisent certaines rues en jardins afin d’offrir plus d’îlots de fraîcheur à leurs concitoyens.

Pourquoi ça coince.

En ville, généralement quand on supprime dans les rues des places de stationnement, très rapidement les riverains et les commerçants montent au créneau… La voiture en ville reste un sujet sensible.

Une piste avancée serait de rabattre ces riverains vers les parkings en ouvrage les plus proches de chez eux.

Une étude attentive des taux d’occupation en 2018 de ces parkings en centre ville donnent déjà quelques éléments de réponse.

Le classement.

A Bordeaux, on constate que certains parkings sont largement sous employés en journée comme en soirée.

Seuls, deux parkings font le plein en journée: Les grands hommes (410 places disponibles) et Victor Hugo (667 places) avec un taux d’occupation jour de respectivement 93,8% et 98 %. Victor Hugo bat ainsi tous les records de jour comme de nuit avec un taux d’occupation de 80% , quand Les Grands hommes  redescend à 71 %, soit une moyenne de 120 places inutilisées par soir et donc éventuellement encore disponibles pour les riverains.

D’autant que sur ce quartier du triangle d’or, le parking de Tourny (957 places) n’est utilisé le jour qu’à 61,1% le jour et seulement à 39,1 % la nuit. C’est donc plus de 370 places inutilisées le soir, qui pourraient être occupées par les habitants du coeur de ville.

Quand on élargit le périmètre, on trouve des parkings peu employés.  Gambetta (478 places) atteint 55,4 % en journée et seulement 36,4% en soirée. Même constat pour Bourse-Jaurès qui avec ses 1661 places disponibles, n’atteint que 56,5% en journée et seulement 49,6 % en soirée! Soit plus de 800 places de voitures éventuellement disponibles pour les riverains qui pourraient permettre de supprimer, certains stationnements en surface dans le quartier St Pierre par exemple.

D’autant qu’avec un taux/ jour de 63,4% et un taux /nuit de 65,3 %, pour le parking Camille Jullian (338 places), l’offre des parkings en ouvrage est loin d’être à saturation. De la même manière, le parking Pey-Berland-St Christoly (656 places) en journée ne fait pas le plein (63%) et encore moins la nuit (55,6%)

Le coeur de ville est donc largement doté en parkings en ouvrage et pour certains sous employés.

Ces taux d’occupation sont certainement une piste de réflexion pour les futurs candidats aux municipales. Restent encore à trouver le bon accord avec les gestionnaires de ces parkings et surtout le bon tarif pour les résidents qui sans cela, auraient le sentiment d’être doublement sanctionnés: plus d’espoir de trouver des places devant chez eux et un tarif plus cher que l’actuel tarif résident.

Et cette recherche de solutions aux problèmes de stationnement et de libération d’espaces publics peut être étendue à d’autres quartiers quand on constate les taux d’occupation par jour d’autres parkings: République (400 places) atteint 58,2%, Victoire (472 places) passe sous la barre avec 48,2%, comme les trois parkings du quartier St Bruno-Mériadeck: Huit Mai 45 ( 453 places) 45,8%, Front du Médoc (791 places) 29,6% et Centre Commercial Mériadeck (1309 places) 21,2% seulement.

D’autant que les taux d’occupation de ces parkings sont encore plus faibles en soirée avec un taux qui tombe à 8,4 % pour le centre commercial Mériadeck ou à 45,2 % pour le parking Victoire.

Cette idée, d’utilisation des parkings en ouvrage pour désengorger nos rues des voitures afin de libérer de l’espace urbain et faciliter ainsi les déplacements doux, sera certainement au coeur des débats qui s’annoncent lors des municipales de 2020.

Ce qui promet une campagne animée. A Bordeaux, la place de la voiture en ville étant toujours un sujet très polémique et très clivant.

Il est temps de planter.

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Place Bardineau Bx

Place Bardineau, après rénovation…

Pour 2020, Nicolas Florian, maire de Bordeaux a décidé de prendre des mesures concrètes contre le réchauffement climatique.

Il a donc lancé un » plan Canopée » avec la plantation de 3000 arbres par an, la création d’un « club arbre » mais surtout le recensement des lieux et places publiques qui manquent de végétalisation afin d’agir en conséquence…

http://www.aqui.fr/mobile/article.php?id_article=18946

Seul problème dans ces déclarations vertueuses, le recensement de ces îlots de chaleur a déjà été réalisé par Alain Juppé en… 2013.

En effet le 27 mai 2013, le conseil municipal avait voté un partenariat entre la ville et l’association climatologique de moyenne Garonne (ACMG) pour une étude sur les îlots de chaleur urbains.

Cette étude avait, déjà, pour objectif d’aider la ville à mettre en place des actions concrètes de lutte et d’adaptation au changement climatique.

A l’aide d’une télédétection thermique et diagnostic pendant les périodes estivales cette étude devait établir sur la ville une carte des îlots de fraîcheur et de chaleur…

Il y était même mentionné qu’ « A partir de l’ensemble de ces mesures, connaissances, échanges et expertises accumulées, nous espérons être en mesure de prouver l’intérêt de la végétation et de l’eau pour le rafraîchissement passif et durable des espaces publics dans le but d’atténuer l’effet des températures élevées et d’améliorer les conditions de vie des citoyens ».

En 2014, Bordeaux Metropole a fait de même en lançant une étude pour identifier sur son territoire les îlots de chaleur urbains ( IFU) et les îlots de fraîcheur urbains ( ICU) afin de préconiser des aménagements. Depuis cette date, une carte des ilots de chaleur de la métropole existe. https://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Ilots-de-chaleur-et-de-fraicheur-urbains

La question est donc de savoir ce que Alain Juppé et l’équipe municipale dont Nicolas Florian fait partie, ont bien pu entreprendre depuis cette date comme action, suite à ces études et cette carte des îlots de chaleur.

Malheureusement depuis 2013, les Bordelais ont eu droit à la rénovation de la place Gambetta avec la suppression de 18 marronniers, à l’aménagement de la place Bardineau (entrée muséum d’histoires naturelles) avec l’implantation de trois arbres en pots, à la prochaine inauguration de la future place Tourny, sans aucune plantation d’arbre, etc…  Seule bonne nouvelle, dans ces rénovations récentes de places très minérales, une place Nansouty aménagée avec un nombre important d’arbres.

Autant d’exemples récents, postérieurs à ces études qui interpellent sur l’intérêt de vouloir à nouveau réaliser des recensements d’îlots de chaleur surtout s’ils sont suivis d’aussi peu d’effets…

Place Bardineau

Place Bardineau, ce qui aurait été possible… en plantant des arbres.

AhAhAhA’Urba .

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Bordeaux Place Pey Berland

C’est au moins une nouvelle qui a le mérite de nous réchauffer le coeur… mais pas que.

Dans  le quotidien Sud Ouest, ce jeudi 29 aout 2019, un article nous apprend que l’agence d’Urbanisme A’Urba a « pour mission de travailler sur l’adaptation du territoire face aux changements climatiques » et que depuis maintenant douze ans, un ingénieur est chargé de traquer, d’analyser et de trouver des solutions aux îlots de chaleur.

https://www.sudouest.fr/2019/08/28/bordeaux-comment-rendre-de-la-fraicheur-aux-ilots-de-chaleur-6492948-2780.php?fbclid=IwAR05CEc64wDDdU_FOcmbRj-Z3SqMYckj9zBfg1iPNwr_XIcIeAmCjLxGUEk

Mais au fait, l’A’Urba, c’est quoi ?

L’ A-urba, c’est une agence d’urbanisme qui depuis plus de 40 ans appuie dans leur démarche urbaine, les collectivités locales (Villes, Métropole, département, ,…)

Cette association aide les élus à faire leurs choix pour leur développement territorial grâce à ses diagnostics, ses réflexions prospectives et ses démarches de projets.

Donc étroitement liée aux décideurs, et d’ailleurs soutenus par ces collectivités, l’A’Urba se veut un laboratoire d’idées et d’échanges pour l’élaboration de stratégies et la construction de scénarios futurs.

C’est, on le devine, un incubateur d’idées nouvelles qui grâce a ses rapports, synthèses, expositions et expertises a influencé nos élus, ces dernières années sur Bordeaux, dans leur prise de décision.

Ainsi Alain Juppé, ancien maire de Bordeaux et Vincent Feltesse, ancien président de Bordeaux Métropole ex-CUB (communauté urbaine de Bordeaux) se sont largement appuyés, depuis 1995,  sur les orientations données par l’A’urba pour choisir parmi les projets proposés par les différents cabinets d’architecture.

L’A’Urba en action .

A cette époque, c’est Francis Cuillier qui en était le directeur et le grand maître des lieux. Face au formidable chantier du tram et de la rénovation des quais, l’A’urba était à cette époque incontournable.

Pas un projet, pas une rénovation de place ou de rue sans les regards éclairés de Francis Cuillier et de la directrice générale de l’aménagement de Bordeaux, Michèle Laruë-Charlus, diligentée par Alain Juppé,

Tout ce petit monde se côtoyait et s’accordait sur tous les grands projets bordelais mis en place depuis l’arrivée d’Alain Juppé aux commandes de la ville.

Pas une opération d’espaces publics et d’aménagement sans le soutien logistique et l’expertise de l’A’Urba : l’insertion urbaine du tramway, la place de la Victoire, la place Pey-Berland, le cours du Chapeau-Rouge, le cours Victor Hugo, le parvis de la gare Saint-Jean, etc…

Aujourd’hui, tel un pompier pyromane, l’agence d’Urbanisme qui a approuvé tous ces beaux projets, mène une mission pour travailler sur l’adaptation du territoire face aux changements climatiques…

On prend les mêmes et on recommence ?

Bilan « déchets », passé sous silence.

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Comme chaque année, lors du conseil de Bordeaux Métropole de juillet, paraît le « Rapport annuel d’activité sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés »(ouf!). Rapport, qui comme tous les ans, ne passionne pas vraiment la presse, ni les élus et du coup encore moins la population.

Il faut dire que dans la moiteur des premières chaleurs de l’été, avec les tonnes de délibérations à traiter juste avant les vacances, les élus métropolitains ont déjà un peu la tête ailleurs. Quand à la presse, la « poubelle » n’a jamais été vraiment très vendeur…

Pourtant à l’heure de la famille zéro déchet, du gaspillage alimentaire, des nettoyages des plages par les bénévoles, des plastiques qui envahissent les océans et des posts sur les réseaux sociaux, voir comment on traite et on tente de réduire nos déchets à l’échelle de la métropole devrait être un sujet majeur.

D’autant que Bordeaux Métropole a voté un plan ambitieux intitulé « Territoire Zéro déchet, zéro gaspillage » 2017-2020″.

Je produis moins de déchets, tu produis moins de déchets,…

Malgré un développement démographique constant et une augmentation des touristes, notre territoire passe de 422 480 tonnes de déchets produits à 425 196 tonnes, soit une très légère augmentation entre 2017 et 2018. 

Ce qui permet, compte tenu de la hausse de la population, de ramener le nombre de déchets par habitant à 550 kg (555 kg en 2017) , soit une baisse des déchets de 1% par habitant. (On parle ici de l’ensemble de la filière déchets collectés, tous flux, c’est à dire les ordures ménagères, les collectes sélectives, les centres de recyclage et les déchets divers, principalement collectés par les services communaux et communautaires.)

Malheureusement malgré ces « bons » résultats de l’année 2018, les objectifs ne seront pas tenus.

Conformément à la loi de transition énergétiques pour la croissance verte, Bordeaux Métropole s’était engagée en 2020 à réduire de 10 % les déchets ménagers et assimilés produits par habitant par rapport à 2010. Mais en 2017, la métropole ayant subi une augmentation de 4,26% sur l’ensemble des flux collectés par rapport à 2016, la baisse, sur les cinq dernières années, n’est que de 2,95%. 

L’objectif programmé pour 2020 de 465,28 kg par an et par habitant semble de fait, difficilement atteignable…

Je valorise, tu valorises,…

De la même manière, l’objectif, pour 2020, de porter à 55% la valorisation matière et organique des déchets non dangereux non inertes,  apparait quasi impossible.

D’autant que les chiffres sur la collecte sélective ne sont pas bons. Ils indiquent cette année une baisse de 1,68 % des déchets issus des collectes sélectives, soit 1,28 kg de déchets collectés en moins par an et par habitant. Seule la collecte du verre maintient sa progression, l’implantation de 20 bornes supplémentaires sur le territoire permettant certainement  d’obtenir ces bons résultats….

Pour ce qui est de la valorisation biologique, c’est à dire les déchets verts collectés et valorisés en compost, les chiffres stagnent aussi d’année en année. Si les conditions climatiques et les distributions de composteurs aux particuliers peuvent expliquer les fluctuations des tonnages de déchets verts d’une année sur l’autre, il reste étonnant de constater que les tonnages annuels de déchets valorisés progressent peu, oscillants depuis dix ans entre 50 000 et 57 000 tonnes.

De ce fait, seule la valorisation énergétique, se maintient et reste stable sur la métropole.  Sur Bordeaux Métropole entre l’unité de Bègles et celle de Cenon, c’est toujours près de 225 672 tonnes de déchets qui sont incinérées, un chiffre pratiquement identique à celui de 2008 (223 511 t). Ce qui interroge sur notre capacité (ou notre volonté…) à réduire la part de l’incinération (53%) sur notre territoire.

 

A Bordeaux, l’ombre d’Alain Juppé.

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Arbres en pot

Depuis quelques jours, dans la presse et sur les réseaux sociaux, les arbres font la une ! Opposants aux coupes d’arbres et nouveaux convertis à la cause du végétal se déchirent.

Il semble que la politique menée ces dernières années, par la municipalité, consistant à mettre en valeur le patrimoine architectural de notre ville au détriment des éléments arborés arrive à son terme. Dans une ville qui étouffe lors des pics de chaleur, Nicolas Florian et ses adjoints découvrent aujourd’hui toutes les vertus des arbres en ville.

Mais ce virage radical n’a pas été aussi simple. Car au-dessus de ces débats, qui agitent actuellement les Bordelais, les médias et la classe politique à quelques mois des municipales, plane l’ombre tutélaire d’Alain Juppé.

Ne pas déboulonner la statue du commandeur.

En effet pas une seule fois, n’est évoqué sa responsabilité dans la minéralisation des places bordelaises. Pas un mot, pas une allusion, à un seul moment, dans un quelconque article de presse, sur la responsabilité de l’ancien maire de Bordeaux. Alors que depuis 1995, Alain Juppé est au commande de la rénovation des quais et de la ville de pierre, les articles ne retiennent que le maire visionnaire qu’il a été. Pourtant si le tramway avec son corollaire, l’éviction des voitures du centre ville, et l’aménagement des quais ont magnifiquement redynamisé une ville plombée par les dernières années de l’ère Chaban, l’ancien pensionnaire du Palais Rohan n’a pas brillé en matière de développement du végétal en ville.

Soutenu en cela par les différentes agences d’urbanisme et architectes qui se sont succédés, la minéralité élevée en dogme a longtemps prévalu et certains choix n’ont pas toujours été très adaptés au réchauffement climatique. Alain Juppé estimait que les Bordelais n’avaient pas forcément besoin d’arbres en ville car il leur suffisait de sortir de Bordeaux pour profiter de la forêt landaise…

C’est ainsi que Michel Corajoud aux manettes de cette rénovation avait pensé les quais de façon à ce que la blondeur des pierres des célèbres façades XVIIIe de la rive gauche s’oppose à une rive droite plus verte. Belle idée, qui a cependant eu pour désavantage de minéraliser la rive gauche en évitant la plantation d’arbres trop grands afin de ne pas cacher les façades. Et c’est sur ce même credo que le réaménagement de Bordeaux a continué sous la houlette de l’architecte des bâtiments de France en évitant de planter des arbres qui pouvaient « gâcher » la vue sur le patrimoine architectural.

Place Pey-Berland, Place de la victoire, square des commandos de France, Place Stalingrad, Parvis de la Gare St Jean, etc… pendant des années, l’arbre y a été empêché de pousser.

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La récente rénovation de la place Gambetta et de la place Tourny seront certainement les deux dernières réalisations de cette ère minérale.

Car l’abattage des 17 marronniers de la place Gambetta a sonné le réveil citoyen. Sur les réseaux sociaux, en conseil de quartier, dans la rue, le nouveau maire de Bordeaux est régulièrement interpellé sur la place de l’arbre en ville.

Le successeur d’Alain Juppé se devait de vite réagir, quitte à renier les principes de son mentor. Du coup, à quelques mois des élections municipales et un vote aux Européennes où les bordelais ont donné la liste écologiste (EELV) plus de 21% des voix, un plan arbre vient tout juste d’être lancé. Et un objectif de revégétalisation des places bordelaises est dorénavant à l’étude.

Changement d’époque donc et certainement critique feutrée des années Juppé .  Car en terre bordelaise, terre de modération, on préfère toujours ne retenir que le meilleur de nos édiles (Chaban, Juppé) et taire leurs erreurs passées.

BHNS, par ici la sortie.

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Vite! Vite ! Au delà du 19 juillet, vous ne pourrez plus consulter le dossier BHNS http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=137404

et donner votre avis sur le futur tracé. https://contact.bordeaux.fr/consultation-publique-sur-le-trace-du-bhns  

Mais si vous n’avez vraiment pas la tête à ça, cet article vous aidera à décrypter tout ça.

Consultez, consultez, qu’ils disaient!

En plein coeur de l’été, c’est une consultation bordelo-bordelaise, très resserrée dans le temps, qui concerne le projet de liaison Bordeaux / St Aubin du Médoc. Elle a été demandée par le maire de Bordeaux pour tenter de prouver sa bonne foi auprès des riverains de St Seurin, très remontés sur ce sujet.

Mais à la Métropole, Nicolas Florian est bien seul sur ce dossier, les élus des autres communes étant globalement plutôt favorables au projet de BNHS tel qu’il avait été voté au départ.

Le but est pour le nouveau maire de Bordeaux de démontrer qu’il reste à l’écoute de ses administrés, même s’il sait certainement que les trois variantes n’aboutiront, au final, à aucun critère en leur faveur.

En effet,  si on prend quelque peu le temps de lire ce dossier soumis à la concertation, il ressort assez nettement que le parcours du BHNS, initialement prévu, est le plus performant, que ce soit en termes de temps de parcours, de coût d’investissement, de coût d’exploitation, de nombre de places de stationnement supprimées, de nombre d’arbres coupés, de délai de réalisation,…

Pire, les trois tracés alternatifs passent tous par les boulevards. Ce passage éventuel serait  ainsi conditionné à la réflexion générale actuelle autour de l’aménagement de cette ceinture routière et du choix du futur mode de transport qui y circulerait. On voit mal la Métropole s’engager sur un parcours mixant à la fois tramway et BHNS…

Retour à la case départ.

La traversée de St Seurin reste cependant complexe et explosive pour la majorité actuelle.

A l’origine, le tracé initial du BHNS a été pensé pour desservir des équipements structurants tels que les lycées Camille Jullian et Grand Lebrun fréquentés notamment par de nombreux jeunes des communes de Bordeaux, d’Eysines, de St Médard et du Haillan.  En cela le passage d’un transport en commun par St Seurin semble nécessaire car le plus pertinent, le plus efficace et surtout le moins coûteux pour la collectivité.

Afin de calmer les oppositions, le projet a depuis évolué et des modifications ont été apportées au tracé. Le maire s’est ainsi engagé sur le choix du tout électrique et sur une longueur moindre des bus ce qui permettrait une insertion moins gênante pour les riverains.

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Mais l’argument contre le BHNS, qui revient le plus souvent dans les réunions de quartier, est celui de la suppression des places de stationnement. Sujet sensible sur ce secteur de centre-ville déjà mis à mal par l’arrivée du tramway sur Fondaudège. Bordeaux Métropole tente désespérément de trouver une solution pour récupérer des places de parkings mais les possibilités se font rares sur un quartier dense en logements.

On ne voit pas comment Bordeaux Métropole pourrait répondre entièrement à cette demande de compensation des places supprimées. D’autant qu’une fois desservis à la fois par le tramway et le BHNS, les riverains de ce quartier bénéficieront d’une offre en transports en commun qui devrait les inciter à abandonner rapidement leur deuxième voiture, si ce n’est déjà fait vu les difficultés actuelles de stationnement…

OuiOui pour le BHNS

Sur la forme, cette consultation choisie par la municipalité, propose un questionnaire très fermé qui laisse peu de places à l’analyse. On ne demande pas aux Bordelais de choisir entre les quatre propositions mais simplement de se positionner sur une philosophie générale qui peut être résumée ainsi: Oui à un BHNS qui ne coûte pas trop cher, circule en un temps record, soit vite réalisé et permette de garder les places de stationnement.

Une assertion sur laquelle une majorité de Bordelais pourra se retrouver et qui permettra surtout au maire de Bordeaux de revenir ainsi au projet initialement prévu.

(Copie du questionnaire soumis à la consultation.)

Considérez-vous que le nombre de place de stationnement supprimé est déterminant ? *

Considérez-vous que le temps de parcours entre Caudéran et la gare Saint-Jean est déterminant ? *

Considérez-vous que le délai de réalisation est déterminant ? *

Considérez-vous que le coût d’exploitation est déterminant ? *

Considérez-vous que le coût d’aménagement est déterminant ? *

Considérez-vous que la proportion du tracé en site propre est déterminante ? *

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