Propreté : encore un bon plan ?

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Le 15 juin 2017,  la mairie de Bordeaux et la métropole ont annoncé à la presse vouloir en finir avec le laisser faire en matière de déchets et de propreté.

Un dispositif spécial est donc mis en place cet été, jusqu’à fin septembre. Les équipes de nettoyage redéployées sur le centre-ville seront en plus renforcées de 35 saisonniers. Le budget de ces  mesures en faveur du centre-ville de Bordeaux s’élèvera à 320 000 euros. Mais surtout une  cellule « Incivilités Déchets »  intensifiera ses actions de lutte contre les dépôts de déchets hors bacs, tags, encombrants,  mégots et autres chewing-gums jetés sur la voie publique.

Les années se suivent et se ressemblent sur Bordeaux.

Chaque année, la mairie annonce sa volonté de lutter contre les incivilités et lance, à grand renfort de communication, une grande opération de nettoyage de la ville.

C’est ainsi qu’année après année les plans propreté se succèdent…

Avril 2016 : Alain Juppé, maire Bordeaux et président de Bordeaux Métropole confie à Jean-Louis David, adjoint en charge de la vie urbaine, un plan estival  du 5 juin au 30 septembre, reposant sur un budget de 325 000 euros, pour mieux faire face aux festivités, Epicuriales, Fête du vin, Fête de la musique et bien évidemment l’Euro 2016.

Septembre 2013:  Jean Louis David face à une situation sur le terrain catastrophique appelle  la CUB (ex Bordeaux Métropole) à « assumer ses responsabilités », tout cela en présence d’Alain Cazabonne, vice président de la CUB en charge justement de l’environnement  et … adjoint d’Alain Juppé. Ubu roi!

Mai 2005: Présentation en conseil municipal par le maire  d’un plan propreté autour de 10 mesures  et un slogan: « Bordeaux ma ville, je l’aime plus propre »

18 Octobre 2004: une communication est faite en conseil municipal sur la campagne propreté engagée par la ville. Le même jour le journal Sud Ouest titre: « La propreté se fait désirer »…

Il semble donc que le sujet soit inépuisable et que la municipalité redouble régulièrement de communication pour montrer sa volonté de nettoyer la ville.

Mais avec autant de plans propreté qui se succèdent au fil des ans, les Bordelais peuvent être étonnés du peu de résultats sur le terrain.

D’autant que la guerre CUB-ville n’a plus lieu d’être. A l’époque, le maire de Bordeaux accusait régulièrement les services de la CUB d’incompétences et de laisser faire… Aujourd’hui, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole parlent d’une seule et même voix. Cependant les résultats sur le terrain tardent toujours à venir semble-t-il.

A chaque nouveau plan, la verbalisation est aussi mise en avant. Mais est-elle vraiment effective?

Dorénavant les dépôts de sacs sur la voie publique sont facturés à hauteur de 110€ (enlèvement d’office) et passibles d’amende pouvant aller jusqu’à 1500€. En 2010, les Bordelais laissant leurs déchets sur les trottoirs risquaient 100 euros pour les frais d’enlèvement et 150 euros d’amende,  pas assez dissuasif semble-t-il .  L’augmentation de la facture aura-t-elle un effet bénéfique, rien n’est moins sûr…

Les bacs non rentrés sont aussi passibles d’une amende. Quand on voit le nombre de poubelles non rentrées sur certaines rues, on peut s’interroger sur la portée de cette mesure… et sur son application.

Si les sanctions sont bien en place alors comment expliquer que depuis plus de dix ans,  dépôts sauvages et bacs non rentrés continuent de squatter les trottoirs ?

Il faut dire que la mairie communique peu sur le nombre d’infractions sanctionnées et sur les sommes récoltées. Ces données permettraient certainement de se faire une idée de l’ampleur des incivilités. De la même manière, ce recensement permettrait de mieux localiser les quartiers plus concernés par ce problème.

Ces informations devraient être la base même d’une réflexion sur la propreté en ville.

Si certaines zones de la ville où se concentrent l’habitat collectif, posent effectivement problème, les correspondants de quartier doivent être à même de recenser ces poches de résistance civique et de les traiter en conséquence.

 

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Cependant la ville n’est pas non plus exsangue de reproches. Les week ends ou les jours de fortes affluences, les poubelles en nombre insuffisant et pas vraiment adaptées sur le centre ville débordent rapidement.

Le régulier trop plein des bornes pour le verre sur Bordeaux centre, génère souvent dépôts sauvages et sentiment de laisser faire.

Sans oublier les commerçants qui ne jouent pas tous  non plus vraiment le jeu. Il serait du reste intéressant de connaître le nombre exact de restauranteurs ayant été verbalisés pour dépôts sauvages ces derniers mois.

Du coup;  le laisser faire a produit un sentiment d’impunité chez certains Bordelais qui ne voient pas le mal à laisser dehors leur poubelle ou leur matelas usagé.

Mais sur ce sujet de la propreté, la solution miracle n’existe pas.

Cependant une gestion au quotidien, tout au long de l’année et un traitement rue par rue permettrait au moins de cibler les zones d’incivilités qui posent problème.

Ce qui n’est pas permis dans une rue ne peut être toléré dans une autre. La règle doit être la même sur l’ensemble de la ville et les sanctions doivent être identiques quelques soit le quartier habité.

Alors plutôt qu’un nouveau plan propreté  comme chaque été, une politique de la propreté qui manie communication et sanction tout au long de l’année serait certainement plus efficace.

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200 points tri pour le verre donc très loin de la moyenne nationale qui est d’une borne pour 600 habitants…

TGV: stop ou encore?

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TGB Bordeaux

La ligne à grande vitesse inaugurée ce week end sera largement fêtée par les décideurs, les milieux d’affaires et les entrepreneurs. Mais les bordelais doivent-ils s’en réjouir?

Les habitants de Bordeaux Métropole commencent peu à peu à découvrir les conséquences  de cette communication effrénée depuis dix ans autour de la LGV.

Le coût environnemental, tout d’abord, n’a pas été sans conséquence.

Ce chantier  a consommé d’après les écologistes entre 15 et 17 ha de nature au kilomètre  soit entre 5 100 et 5 800 ha pour les 340 km de cette nouvelle ligne TGV . Même si la compensation annoncée par les services de l’état doit mettre en oeuvre la gestion de        3 500 ha, à proximité du tracé de la ligne avec un objectif de plantation de 1450 ha d’arbres, reste que pas moins de 223 espèces protégées ont été directement impactées par le chantier de la LGV et rien n’indique qu’elles reviendront sur les lieux  du chantier…

TGV Bordeaux sepanso

Sans parler des tonnes de béton, bitume et gravats qu’il a fallu convoyer pour construire tous les ouvrages d’art de cette ligne TGV qui mettra Paris à deux heures quatre minutes de Bordeaux, au lieu des trois heures quatorze minutes.  Des travaux dont le coût global est estimé tout de même à  9 milliards d’euros.

Des gagnants et… des perdants.

Sur le papier, la ligne TGV devait permettre à notre agglomération de rentrer dans le club des grandes métropoles européennes et d’atteindre le million d’habitants. Certains décideurs politiques nous disaient que c’était la condition nécessaire pour faire de Bordeaux une ville attractive. D’autres même, nous expliquaient que la densification nécessaire et induite, permettrait de lutter contre l’étalement urbain. Bordeaux n’est pas encore millionnaire et l’étalement urbain perdure.

Car une fois les grands investissements et les projets immobiliers lancés, les Bordelais n’ont pas été les grands gagnants de cette frénésie immobilière.

TGV Bordeaux quartier euratlantique

Sur les bassins à flots, plus de 70% des logements sont des produits de défiscalisation, 65% sur le quartier du Ginko. Les responsables du futur quartier Euratlantique, conscients de ces dérives spéculatives déclarent,  aujourd’hui, vouloir restreindre la défiscalisation à 30%. Mais rien n’est moins sûr compte tenu de la pression spéculative..

Conséquence immédiate: les prix flambent.

Si les Bordelais possédant des biens immobiliers se frottent les mains, les Bordelais souhaitant acheter voient les offres possibles se réduire drastiquement. Du coup, bon nombre de ménages s’éloignent du centre ville et vont chercher leur bonheur à la périphérie. Pour combattre l’étalement urbain, il y a effectivement mieux…

Dans le centre ville, l’afflux de touristes entrainent les dérives spéculatives connues à Barcelone, Berlin, Amsterdam, Paris,… Cité par le journal Sud Ouest, le directeur général des finances de Bordeaux et Bordeaux Métropole déclare: « On a des investisseurs qui achètent des immeubles pour les louer sur Airbnb. » Ce qui fait que les jeunes ménages et les familles modestes ont de plus en plus de mal à acheter des studios ou des T2 en centre ville. Ces appartements, produits idéaux pour les plateformes de location pour touristes, se font,  du coup, de plus en plus rares sur le marché de l’immobilier.

Un développement sur les quartiers de moins en moins maitrisé.

La construction massive de logements et l’arrivée de nouveaux habitants sur les nouveaux quartiers de Bordeaux n’ont pas du tout été anticipées.

Si le quartier Ginko a bien géré, au départ, l’afflux de nouveaux habitants avec une nouvelle école, Vaclav Havel, qui a parfaitement intégré l’arrivée de ses nouveaux élèves. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La deuxième école du secteur se fait attendre alors que la première est déjà son maximum. Dès l’année prochaine, les petits nouveaux sont priés de rejoindre les déjà trop nombreuses écoles modulaires et temporaires de Bordeaux lac ou des Bassins à flots.

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Ecole modulaire du Lac IV

Sans parler des autres équipements publics qui manquent cruellement sur la Métropole comme par exemple les piscines…

Plus de monde induit toujours plus de problèmes.

Plus de bouchons. Bordeaux est déjà dans le top trois des villes les plus embouteillées de France. L’étalement urbain et les déplacements en voiture toujours privilégiés par les Bordelais ne risquent pas de ralentir, l’engorgement des rues et des rocades non plus..

Plus de déchets. Comme chaque année, un énième plan propreté a été, à nouveau, lancé pour tenter de rendre la ville enfin plus présentable. L’afflux de population et de touristes génère effectivement plus de nuisances  et de déchets qui demandent plus de moyens.

Moins d’eau. En moyenne sur l’année, la consommation en eau potable dans l’agglomération s’élèverait à 135 000 m3 par jour. Lors de l’épisode caniculaire de juin 2017,   on s’est approché dangereusement du pic historique de juin 2005, avec ses 210 000 m3 d’eau potable.  Un afflux de population supplémentaire posera la question délicate de la ressource en eau de manière encore plus prégnante.

Aujourd’hui, les bâtisseurs du vingt et unième siècle, veulent donc continuer leur course folle en avant pour un Paris- Toulouse en trois heures en 2024. Alors on continue?

 

 

 

Zéro + Zéro ?

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Bordeaux Déchets écolobordeauxblog

Dans la chaleur de l’été et juste avant les élections législatives,  c’est une information qui est passée quelque peu inaperçue.

Alors que Bordeaux Métropole s’était engagée à réduire de 1% par an les déchets ménagers et assimilés, cette année, ceux-ci ont globalement augmenté de 1,75%… Même en  tenant compte de l’évolution démographique, ils ont tout de même progressé sur le territoire  de 0,11% en un an.

Pas vraiment l’objectif de départ.  Bordeaux métropole, lauréate en 2016 des « Territoires Zéro Déchet, Zéro Gaspillage »  s’est bien gardée d’en faire la publicité.

Rappelons que pour l’application de son plan déchets 2016-2020,  la collectivité a reçu des aides financières et techniques pour mettre en oeuvre des actions visant « à réduire le plus possible la production de déchets et à valoriser au mieux ceux qui n’ont pu être évités ».  

Les résultats pour cette première année ne sont donc pas vraiment à la hauteur des attentes. 

Pire. En six ans, la baisse serait à peine de 3%.

Même le cadre des lois de Grenelle qui avaient comme objectif national une diminution de 15% des quantités de déchets partant à l’incinération ou en stockage, prévue pour … 2012 n’est pas vraiment respecté. En dix ans, les tonnages annuels traités par incinération sont ainsi passés de 215 066 tonnes à 214 612 tonnes.

En 2020, Bordeaux Métropole doit atteindre 55% de valorisation matière et organique. Les résultats sont pour l’heure en 2016 de seulement … 34%.

Autant de chiffres qui alertent sur le plan déchets de Bordeaux Métropole qui doit, et sans attendre, passer la vitesse supérieure.

Malheureusement, les élus métropolitains sont plus prompts à s’alarmer des conditions de la collecte des déchets que des moyens à mettre en oeuvre pour réduire la production totale de déchets.

C’est ainsi qu’à Bordeaux un énième plan propreté, intitulé « plan estival de propreté » a été, à nouveau, annoncé par le maire de la ville.

On ne compte plus les plans propreté lancés par la municipalité…

Mais on aura beau les enterrer, les ramasser, les collecter plus régulièrement sur les trottoirs et dans le rues,… tout cela ne résoudra pas la hausse continue des ordures ménagères sur notre territoire.

Car le mal est plus profond et une véritable prise de conscience est nécessaire pour changer les habitudes au quotidien. Il est plus que temps,  mais l’équipe en place est-elle vraiment mobilisée sur cette urgence écologique?

La mairie de Paris montre la voie.

En travaillant sur la prévention des déchets, la ville de Paris a permis de réduire de 6,3% la production des ordures ménagères par Parisien entre 2006 et 2010 et de 7% entre 2011 et 2015.

Cette dynamique a réussi car elle porte sur une réflexion globale de transition écologique qui s’appuie sur différents plans d’actions qui s’attaquent à la racine du mal: lutter contre le gaspillage alimentaire, développer l’économie circulaire, intégrer la problématique déchets dans le plan climat et dans la commande publique, développer un plan compost,  communiquer et sensibiliser à la réduction des déchets,…

Autant d’actions qui ont aidé à ces résultats grâce à un bilan objectif gisement par gisement  entre 2009 et 2015 qui a permis de travailler sur les différentes catégories de déchets.

La prévention des déchets passe surtout par l’adoption de nouveaux comportements au niveau des particuliers, des entreprises et des administrations avec toujours trois mots d’ordre: réduire en amont, réemployer si possible et enfin recycler.

Tout un changement de modèle qui doit conduire à la fin du jetable et à la valorisation de la ressource.

Alors on s’y met quand sur Bordeaux ?

 

 

 

Compost attitude.

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Composteur BordeauxDans une poubelle,  30% des déchets pourraient être recyclés par simple compostage. Soit un tiers de nos déchets ménagers qui pourraient se passer de traitements coûteux, ce qui permettrait à la collectivité de faire de sacrées économies.

C’est la raison pour laquelle  depuis maintenant quelques années, Bordeaux Métropole s’est engagé en ce sens.  L’objectif final est de  réduire la production annuelle d’ordures ménagères et assimilées sur notre territoire et de faire baisser d’autant la part de l’incinération.

Prenant en compte l’augmentation régulière de sa population et afin de freiner la production de déchets, la collectivité a donc  mis en place  des distributions gratuites de composteurs aux particuliers afin d’inciter les habitants à valoriser  leurs déchets organiques et réduire en conséquence le poids des poubelles.

C’est ainsi que depuis 2012, plus de 20.000 composteurs ont été distribués sur toute l’agglomération. En 2017, pas moins de cinq distributions sont programmées.

Reste que tout ceci ne concerne encore  que ceux qui ont la chance d’avoir un jardin…

Pour aider les Bordelais en habitat vertical, Bordeaux Métropole s’est mis à installer des composteurs collectifs,  suite à appels à projets,  dans des jardins publics ou au pied d’immeubles : Bacalan, jardin public, jardin de la béchade, Nansouty,… Tous les quartiers sont concernés. Pas moins de 23 projets de compostage partagé ont vu le jour, soit plus de 800 foyers concernés.

Et les mairies aussi ne sont pas en reste.
La ville de Bordeaux a développé  une collecte des déchets compostables dans  ses écoles.  Les restes des cantines qui partaient jusqu’à présent en décharge ou à l’incinérateur  sont dorénavant valorisés  pour faire du compost.
A une plus grande échelle, les déchets verts de l’ensemble de l’agglomération, collectés en régie communautaire sont aussi valorisés biologiquement.
Si en 2014, 57 614 tonnes ont été traitées; en 2016 seulement 51 909 tonnes ont été prises en charge par la société « La grande Jauge » délégataire de service public de compostage, située à St Médard en Jalles et SITA, prestataire de Bordeaux Métropole. Cette baisse selon les services serait due aux conditions climatiques. Reste que déjà en 2015, Bordeaux Metropole avait tout juste atteint les 50 000 tonnes…
Malgré cette baisse, c’est tout de même en 2016, 69,25 kg par an et par habitant.(79,22 kg/an/habitant en 2014) qui sont récoltés.   En 2015, la plateforme de compostage avait  produit  12 398 tonnes de compost,  1112 tonnes de terre végétale, 61 tonnes de mulch et enfin 118 tonnes de terreau.
Alors le compost, solution remède à la gestion de nos déchets ménagers?
La valorisation matière et la valorisation organique des déchets non dangereux et non inertes permet effectivement de faire baisser le poids de nos poubelles et la part d’incinération sur Bordeaux Métropole.
Mais la collectivité est encore loin de son objectif fixé à 55% pour 2020 . Avec seulement 34% de valorisation matière en 2016 dont 12% seulement de la valorisation biologique,  il est nécessaire d’aller plus loin. Alors quelles pistes?
Pour les particuliers vivant en habitat collectif et ne bénéficiant malheureusement pas d’un composteur au bas de leur immeuble, la solution d’une distribution par la collectivité de lombricomposteurs à installer sur leur balcon ou leur cagibi serait déjà une action à engager.
En ce qui concerne  le recyclage matière et organique des déchets ménagers et assimilés,  il semble possible d’améliorer encore les tonnages collectés en déchèteries.
Si cette année heureusement pas une seule tonne n’est partie pour être éliminée en installation de stockage de déchets non dangereux; en 2015, 254 tonnes ont été éliminées ainsi. Ce qui prouve qu’il est possible de soigner le tri afin d’optimiser la valorisation et de faire baisser les coûts.
Une autre piste à envisager, serait aussi de lancer une expérimentation de collecte sélective des déchets de cuisine pour l’habitat collectif. La mairie de Paris a démarré l’opération en mai 2017 sur deux arrondissements. Ces déchets fermentescibles  collectés sont ensuite  valorisés dans une usine de méthanisation qui produit électricité et chaleur tout en fournissant du compost en produit final.
Les objectifs de la loi de transition énergétique  ne seront pas atteints sur Bordeaux Métropole tant qu’on ne réussira pas à faire baisser la part de l’incinération. Avec encore plus de 52% d’incinération en 2016 et seulement 34% de valorisation matière, nous en sommes encore  très loin des attendus du Grenelle de l’environnement.

Vélo: indispensable signalétique au sol.

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zone de rencontres Bordeaux Ecolobordeauxblog

Les villes se mettent au vélo et c’est tant mieux!

Bordeaux ne fait pas exception à la règle et les cyclistes envahissent peu à peu, ici aussi, l’espace urbain.

Mais le partage de la rue ne se fait pas sans mal… Automobilistes et piétons ne lâchent pas aussi facilement  leurs espaces respectifs et voient les adeptes de la petite reine le plus souvent comme des envahisseurs.

Sur la route, les cyclistes quand  ils n’ont pas d’espaces réservés ralentissent souvent les automobilistes et  créent même, une certaine irritation aux carrefours quand  les plus inconscients d’entre eux,  « brûlent »  les feux en toute illégalité . ( et parfois de manière inconsidérée)

Sur les trottoirs ou les zones piétonnes,  les cyclistes occupent aussi un espace  qui ne leur ait pas vraiment autorisé. Tolérés, il leur est demandé de rouler au pas, ce qu’ils ne respectent pas toujours. Du coup les conflits d’usage sont récurrents, les piétons interpellant ces derniers sur leur droit et sur leur devoir…

Urgence à agir.

Tout ceci ne risque pas de s’arrêter si la collectivité n’organise pas plus rapidement la ville en tenant compte de ces nouveaux usages.

D’autant que les derniers aménagements sur certains quartiers ou secteurs de Bordeaux, tendent vers une politique d’aménagement en zones partagées  qui ne règlent  pas vraiment les problèmes, bien au contraire.

Les zones de rencontre.

C’est l’idée selon laquelle chacun doit faire attention à l’autre et respecter l’autre pour favoriser la cohabitation. Belle idée …mais qui le plus souvent ne marche pas ; chacun tentant de marquer son territoire.

Le conducteur plus dangereux avec sa voiture s’impose le plus souvent vis à vis des autres utilisateurs de ces espaces comme par exemple sur la place Pey Berland. Le piéton, plus fragile, s’estime lui en droit d’être prioritaire et l’entend le rester face aux cyclistes. En définitive, le vélo est le grand perdant de ces espaces partagés.

Les « sentes piétonnes ».

C’est aussi le cas pour ce  nouveau concept utilisé par les urbanistes. Un bel exemple existe sur les Bassins à flots, où sur l’avenue Lucien Faure. Chacun trouve presque sa place: bus en site propre, voitures avec deux files dédiées et trottoirs piétons à partager pour l’instant… avec les cyclistes.

Mais attention priorité bien entendu aux piétons ! Donc pas vraiment facile de se déplacer à deux-roues rapidement sur ces sentes lorsqu’il faut éviter les passants…

D’autant que le cycliste est toujours vécu comme l’agresseur du marcheur, encore plus lorsqu’il utilise sa sonnette…

Il est donc  temps de mieux organiser l’espace public.

Pour l’instant, seules quelques réalisations  existent sur Bordeaux.

piste vélo Bordeaux thiers

L’avenue Thiers est un bon exemple de ce qui doit être fait si on veut éviter les conflits entre usagers, sans empêcher, hélas,  les stationnements indélicats…  Sur le pont de pierre, les piétons intègrent peu à peu le principe du partage de l’espace mais cette cohabitation reste fragile et peu confortable pour les cyclistes pressés. Car nous sommes encore loin du REVe…

Ce REV (réseau express vélo) est un réseau d’aménagements continus et homogènes, dont certains à double sens de circulation, qui garantit  confort et sécurité aux cyclistes. Il permet dans les pays qui l’ont adopté une vitesse moyenne de 20 km/h pour les cyclistes!  Mais surtout une signalétique spécifique, voir originale au sol, permet de rappeler aux piétons et conducteurs que les cyclistes ont une voie réservée et prioritaire.

Et un petit tour dans les  villes les plus cyclables d’Europe,  nous permet d’affirmer que pour développer la bicyclette, il y a une nécessité absolue  de réserver des espaces clairement  identifiés aux pédaleurs.

Piste cyclable amsterdam

Amsterdam

Berlin ville cyclable

Berlin

Le cycliste à Amsterdam, Copenhague, Berlin,… est roi et gare aux piétons qui viendraient empiéter leur espace! Vite rappelés à l’ordre par le tintement des sonnettes, les autres usagers de la rue savent qu’ils doivent rapidement dégager.

Ici, c’est le vélo qui est prioritaire!

C’est ainsi qu’en balisant les déplacements des cyclistes, avec une couleur de bitume différente notamment,  les villes ont réduit d’autant les conflits.

Chacun a sa place  pour le bien de tous et pour une progression en hausse des déplacements en deux-roues sur Bordeaux métropole… sans conflit d’usage.

Bornes de verre , ça déborde !

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Bornes de verre Bordeaux Ecolobordeauxblog

(Journal Sud Ouest mercredi 24 mai 2017)

Régulièrement  des photos sont envoyées au journal Sud ouest, par des riverains excédés qui démontrent ainsi l’incapacité de notre collectivité à gérer ses bornes pour le recyclage du verre et surtout à en proposer de nouvelles.

Ce long week end de quatre jours n’a pas dérogé à la  règle et a encore prouvé que sur certains secteurs de Bordeaux, le recyclage du verre n’est pas vraiment  à la hauteur des attentes des Bordelais.

Barrière St Médard, Place Tartas, Place Marie Brizard,… autant de points de collecte qui ont débordé jusqu’à lundi matin et dont le surplus a envahi les trottoirs.

Bordnes de verre écolobordeauxblog

Ce sujet polémique n’est pourtant pas nouveau.  Il revient, chaque année. Ce qui prouve une fois de plus le laisser faire de la municipalité depuis maintenant de longues années:

https://ecolobordeauxblog.com/2016/11/15/populo-pollueur/

https://ecolobordeauxblog.com/2016/03/21/a-bordeaux-on-ne-depasse-pas-les-bornes/

https://ecolobordeauxblog.com/2015/11/22/triez-triez-il-en-restera-toujours-quelque-chose/

Alors pourquoi un tel laisser faire?

Pendant de nombreuses années,  communauté urbaine et ville de Bordeaux se sont renvoyées la responsabilité. Quand les Bordelais se plaignaient en conseil de quartier de cet état de fait, maire et élus de la majorité municipale accusaient la CUB (communauté urbaine de Bordeaux). Facile… car à l’époque, le président de l’époque était effectivement d’un autre bord politique.

Aujourd’hui, le président de Bordeaux Métropole et le maire de Bordeaux ne font plus qu’un: Alain Juppé (LR).

Difficile aujourd’hui de rejeter la faute sur la collectivité. D’autant que toute intervention de Bordeaux Métropole se fait à la demande des maires… Si les bornes de verre manquent sur la ville de Bordeaux, c’est bien uniquement  du fait de l’équipe municipale.

Sur certains secteur, comme par exemple sur le quartier Fondaudège -St Seurin,  c’est carrément la pénurie! Nous sommes effectivement très loin d’une borne pour 600 habitants…  Sur ce coin de la ville, pourtant dense et très peuplé, les élus du quartier ne semblent pas se  bousculer pour imposer l’installation de bornes de recyclage du verre, pourtant bien nécessaire.  Même sur une place comme celle des martyrs de la résistance, pas une borne en vue malgré de nombreux points possibles d’installation. Les oppositions de quelques riverains semblent peser bien plus que l’intérêt général.

Pourtant il faut savoir qu’un kilo de verre qui finit à la poubelle, faute de borne de recyclage, alourdit largement la facture de tous. Le verre représente en effet 5% du poids de notre poubelle ménagère. Et si le taux de recyclage du verre est nationalement de 75 %, cela veut dire que 25% partent encore à l’incinération ou en décharge. (Rappelons que le verre se recycle à l’infini et que son tri permet aussi d’éviter des rejets de CO2 nécessaire à sa fabrication)

Des engagements chaque année, mais classés sans suite.

En septembre 2014, ’Éco-Emballages et Alain Juppé, alors président de la CUB s’étaient engagés à relancer la collecte du verre sur Bordeaux … Ils avaient même chiffré à 56 le nombre de bornes à installer pour rattraper le retard de la ville en ce domaine. En mai 2016,  Eco-Emballage annonçait leur installation.

Mai 2017, peut être installées ailleurs… mais des quartiers les attendent toujours.

Bordeaux Bornes de verre Ecolobordeaux blog

(Sur cette carte, on constate des zones encore largement sous équipées en bornes de recyclage.)

 

Panneaux d’affichage : libres mais peu nombreux.

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panneaux affichage libre Bordeaux

Depuis la loi Barnier de 1995, l’affichage sauvage est interdit et les contrevenants sont passibles de possibles sanctions.

C’est du reste le cas sur Bordeaux, où depuis maintenant plusieurs années, les  amendes mises en place par la municipalité ont permis de calmer quelque peu les ardeurs des militants politiques et des annonceurs peu regardants en éradiquant en partie l’affichage sauvage. Tout au moins en dehors des périodes électorales…

Car la séquence présidentielle passée et les législatives qui s’annoncent ont relancé les affichages intempestifs sur les murs, vitrines et barrières de chantiers.

Certains partis ont même largement fait connaître leurs candidats en collant à tout va sur la ville.

Affichage sauvage Bordeaux

Est-ce à dire que les services municipaux sont moins regardants durant ces périodes électorales?

Peut être. Toujours est-il que si la mairie devait sanctionner tous les contrevenants, ce serait certainement une manne financière importante pour les finances de la ville quand on voit comment certains quartiers sont recouverts par les  affiches de campagne.

Si cela ne pose aucun problème à certains partis de coller de manière illégale, d’autres heureusement restent dans le cadre autorisé, même si ce dernier reste très contraignant et surtout très restreint.

Un dispositif insuffisant.

En effet, actuellement 211 panneaux d’affichages libres sont accessibles sur la ville et recensés sur le site de la ville http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/245/9/pieceJointeSpec/139368/file/panneaux_affichage_17092014.pdf

ou encore  l’opendata http://www.opendata.bordeaux.fr/content/mobiliers-urbains-panneaux-daffichage-libre

Mais ces 211 panneaux sont largement insuffisants à l’échelle du territoire et des quartiers. Le maire, plusieurs fois interpellé, à ce sujet, en conseil municipal par son opposition n’a jamais exprimé le désir d’en rajouter, estimant être dans le cadre légal, et même bien au- delà.

En effet, la surface totale minimum allouée à cette affichage libre est donné par le code de l’environnement, calculé en fonction du nombre d’habitants de la commune . Il oblige  toutes les communes à mettre à disposition des panneaux d’affichage dits  « d’affichage d’opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif. »  L’expression politique entre ainsi dans cette catégorie.

Les communes doivent disposer de douze mètres carrés,  plus cinq mètres carrés par tranche de 10 000 habitants . Un rapide calcul pour Bordeaux  avec ses 240 000 habitants correspond environ à 132 m2, soit 132 panneaux. La ville de Bordeaux est donc largement  dans les clous.

Pour organiser tout cela, une disposition municipale a bien tenté de répartir les panneaux en deux catégories: les panneaux affichage libre-propreté pour les sociétés de spectacle et les panneaux réservé pour l’affichage d’opinion et des associations à but non lucratif. Mais sur le terrain, c’est la loi du plus fort et du plus rapide qui prédomine. 

Et le compte n’y est pas car  le plus souvent ces panneaux sont pris d’assaut par les annonceurs de spectacles et les publicitaires, 

Difficile donc d’être respectueux des lois et de ne pas pratiquer l’affichage sauvage quand l’espace qui vous est dévolu est réduit.

C’est ainsi que certains n’hésitent pas à afficher de manière sauvage pour communiquer sur leurs candidats.

Mélenchon écologie Bordeaux

Il est juste amusant de constater que même les plus proches collaborateurs du maire de Bordeaux affichent eux aussi en toute illégalité. Une preuve certainement supplémentaire que les panneaux d’affichage d’opinion sont bien en nombre insuffisant sur notre commune.

Florian écologie BordeauxWalrick écologie Bordeaux

 

Maison écocitoyenne = maison modèle ?

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maison écocitoyenne bordeaux ecoloblog

En 2007, la mairie de Bordeaux, sur la lancée de son agenda 21,  décide de réaliser un site entièrement dédié à l’écocitoyenneté : ce sera la maison écocitoyenne.

Le bâtiment retenu par la municipalité est l’ancien bureau de recrutement des dockers, idéalement situé quai Richelieu,  près du pont de pierre et  facilement accessible à tous.

Pour la réalisation de ce nouvel espace, la structure est entièrement démontée pour permettre une réhabilitation suivant une démarche HQE  (haute qualité environnementale) avec des matériaux respectant au plus près l’environnement: chaux, charpente en peuplier du lot et Garonne ou pin maritime des Landes,…

Le toit en ondulation favorise une meilleure entrée de la lumière naturelle et une exposition idéale pour l’énergie solaire. 150 m2 de panneaux photovoltaïques sont ainsi posés pour produire de l’électricité ainsi que des capteurs solaires afin d’alimenter le site en eau chaude.

Pour finaliser le tout, le toit végétalisé permet une isolation thermique naturelle et l’eau de pluie est récupérée afin d’alimenter les sanitaires. Par la suite, ont été installés des ruches en 2014 et des nichoirs afin de permettre l’épanouissement de la biodiversité.
L’ouverture du lieu,  le 7 octobre 2010, n’est pourtant pas un long fleuve tranquille pour l’architecte concepteur Olivier Lehmans… Atteindre le niveau de performance basse consommation pour les 500 m2 de ce bâtiment ancien n’est en effet  pas chose aisée.
Comme il l’indique lui-même sur un blog  » ça a été très difficile de travailler avec des maîtres d’ouvrages, un bureau de contrôle, des ingénieurs et des entreprises encore insuffisament sensibilisés et formés dans ce sens »
D’autant que la chaudière bois qui devait assurer le chauffage donne au départ  quelques sueurs froides aux techniciens de la ville.
Aujourd’hui, ces problèmes semblent bien loin.
Alors maison idéale?
Malgré un anniversaire des cinq ans fêté,  il y a tout juste quelques mois,  quelques points gâchent un bilan plutôt positif.
Depuis son ouverture au public, le budget est, ces dernières années en baisse, notamment les dépenses de fonctionnement, ce qui pèse certainement sur les animations, les conférences, les ateliers pédagogiques proposés par  la maison écocitoyenne. Heureusement malgré cette baisse de moyens, l’équipe qui accueille le public continue à proposer des événements qui posent les grands enjeux du développement durable et à donner informations, dispositifs et recettes nécessaires pour agir au quotidien.
La maison écocitoyenne est à ce jour bien incapable de fournir au public des chiffres précis de ses consommations et de ses productions (par exemple sur le modèle fourni par l’écosystème de Darwin sur les quais rive droite,  en ce qui concerne l’énergie)
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Il est en effet dommage que rien n’apparaisse sur le site de la maison écocitoyenne. Quelle production électrique fournie par ses panneaux solaires pour quelle consommation électrique ? Quelle consommation d’eau et réduction induites par les récupérations d’eaux pluviales? Quelle production de déchets? Etc…
Il semble que les chiffres affichés à l’accueil de manière  très  confidentielle datent de … 2013 ?
Depuis la fusion des services de la ville avec Bordeaux Métropole, on nous annonce une remise à niveau de toutes ces informations. Nous attendrons donc  pour  voir si prochainement une communication en direction des publics sera bien effective.
 
D’autant que le bâtiment a été à l’origine réhabilitée en ce sens:
créer une structure   basse consommation pour tendre vers une limitation de la consommation énergétique nécessaire à son fonctionnement et servir de valeur d’exemple.
Il est donc aujourd’hui regrettable que la maison écocitoyenne qui se veut un lieu pédagogique n’affiche pas plus clairement  ses résultats et ses ambitions en matière d’exemplarité écologique.

Fête du fleuve 2017, l’écologie prend l’eau.

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fleuve Bordeaux

Bordeaux fêtera le fleuve du 26 mai au 3  juin 2017 et cette dixième édition s’annonce comme les autres années,  festive et riche en événements.   Départ de la Solitaire Urgo – Le Figaro, balades fluviales, traversée de Bordeaux à la nage, concerts, »parade des héros », feux d’artifice,… offriront certainement aux Bordelais des moments inoubliables.

Il est cependant regrettable que pour cette  nouvelle édition, dans le programme de Bordeaux fête le fleuve,  pas une seule animation ou même un simple rappel ne soit prévu  pour évoquer la fragilité des fleuves et des océans, pour sensibiliser les Bordelais à l’urgence écologique.

Une participation ou même une simple évocation de la problématique environnementale par des associations engagées dans la préservation de la ressource en eau, la protection de la flore, de la faune, des zones humides ou de la préservation des océans aurait été  utile et salutaire. 

Bordeaux fête le fleuve

Mais pour l’association « Bordeaux grands évènements »  qui organise  Bordeaux fête le fleuve et aussi Bordeaux fête le vin, l’écologie n’est pas une priorité.  C’est pourquoi une communication en direction de la fragilité du fleuve ou même une quelconque compensation carbone pour un évènement qui a rassemblé tout de même lors de la dernière édition pas moins de 520 000 spectateurs, n’est pas à l’ordre du jour.

Pourtant le maire de Bordeaux, interpellé sur ce sujet par un élu écologiste (EELV) lors du conseil municipal du lundi 27 avril 2009, avait explicitement demandé,  à Stéphan Delaux, Président de Bordeaux Grands Evénements  et Président de l’Office du Tourisme de prévoir une « compensation carbone de la manifestation ».

Depuis cette date,  il semble que le maire et son adjoint  aient oublié leurs engagements. Aucune communication sur le sujet et pire,  aucune trace d’une éventuelle compensation carbone lors des grands événements de la ville de Bordeaux. Depuis cette date,  fête du vin et fête du fleuve se succèdent sans qu’une quelconque prise en compte des  émissions de gaz à effet de serre soit entreprise, tout comme l’ébauche d’un bilan carbone.

Dommage pour l’environnement, même si la ville affiche toujours  une belle volonté dans son guide des écomanifestations :  http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/24386/2/pieceJointeSpec/129068/file/guide_ecomanifestations.pdfdommage  qu’elle a malheureusement, bien du mal à faire appliquer auprès de ses plus proches partenaires…

traversée Bordeaux nage

Heureusement seule la traversée de Bordeaux à la nage, met clairement en avant une réflexion en mobilisant ses participants  et en compensant ses émissions carbone.   http://traverseedebordeaux.com/spip.php?article251 

Grâce à leur sponsor « MT Partenaires Ingénierie », les déplacements, la logistique, les achats ou bien encore les prestations nécessaires à un tel évènement sont analysés.  Ce qui permet aux organisateurs d’annoncer planter des arbres «  à hauteur des émissions calculées » avec pour objectif  d’atteindre la « neutralité carbone ».

Un bémol tout de même à cette initiative extrêmement louable, une communication à minima sur les plantations locales en question. Seules les éditions 2008 et 2010 affichent leur compensation carbone:  sept arbres pour la première,  seize arbres pour la seconde.  Et  la déclaration selon laquelle, la traversée de Bordeaux serait le « premier événement sportif français compensé carbone localement » est quelque peu osé. Rappelons,  par exemple,  qu’en 2016  à la suite du marathon vert de Rennes,  qui affiche lui clairement ses ambitions et ses actions,  https://www.lemarathonvert.org/Courons-pour-la-planete-443.html   plus de 115 025 arbres ont été plantés en Inde mais  aussi localement.

 

 

 

 

 

 

 

Marathon écolo?

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marathon ecolobordeauxblog

Ils seront presque 20 000 coureurs à s’élancer pour cette troisième édition du marathon de Bordeaux.

20 000 coureurs et autant, si ce n’est plus, de spectateurs et accompagnateurs qui se presseront dans les rues du centre ville et tout le long du parcours.

Ce marathon n’est donc pas sans conséquence écologique.

Car chaque marathon  engendre une quantité importante de déchets. gobelets, bouteilles,  gels, produits énergisants, tee shirts, tracts, sacs,…  Autant de produits divers et variés conçus pour l’événement qui ont un impact certain sur notre environnement.

Aujourd’hui, tous les organisateurs dans le monde sont appelés à limiter leur impact carbone et à faire en sorte que ces compétitions soient les plus neutres possibles en matière environnementale.

Depuis quelques années, aux Etats Unis,  un classement recense les manifestations sportives les plus respectueuses de l’environnement :  le Council for Responsible Sport qui comporte 41 critères. Une épreuve sportive reçoit ainsi le précieux label écologique s’il atteint au moins  22 critères et la  récompense suprême lorsqu’il atteint 38 critères.  Le marathon de Chicago a ainsi reçu ce label écolo en 2010 et 2011.

Et Bordeaux?

D’après le journal Sud Ouest, » la première édition avait été un échec en ce qui concerne le ramassage des déchets ». Cette année, les organisateurs visent le zéro déchets. Une brigade verte d’une vingtaine de bénévoles sera ainsi chargée de sensibiliser le public… Et tout ce qui traîne dans les rues devrait être récupéré et recyclé dans des filières spécifiques.(vêtements, emballages, cartons, déchets alimentaires,…)

Cependant on peut s’interroger sur cette vision très restrictive de l’empreinte carbone pour cette manifestation sportive. Car la quantité de déchets produits n’est pas le seul point à travailler pour être vertueux.

Le choix des transports en commun ainsi que les tee-shirt,  médailles, tracts, prospectus  et tous les produits dérivés spécialement conçus pour l’événement doivent faire l’objet d’une réflexion en amont.

marathon produits derives ecolobordeauxblog

Si concernant le transport, chaque participant du marathon de Bordeaux bénéficie d’un pass marathon à 3 euros qui lui offre un accès illimité aux lignes de tram, bus, navettes fluviales et parcs relais pour la journée du 15 avril et le lendemain jusqu’à 7 heures du matin, pour le reste, pas vraiment de communication responsable dans le « guide athlète » proposé aux participants.  

Rien sur le covoiturage, le TER, les vélos et  surtout rien sur un quelconque enjeu environnemental. Difficile donc  de mobiliser sur la question du développement durable quand les organisateurs n’affichent ni volonté claire d’agir, ni indicateurs de suivi, ni chiffres, ni bilan des précédentes éditions.

Nous sommes donc très loin des objectifs affichés par la ville de Bordeaux dans son guide des éco-manifestations.

Marathon vert.

Pourtant depuis quelques années des marathons s’engagent.

Le marathon vert de la ville de Rennes, créé en 2011 a dès sa première édition mis en avant des enjeux de développement durable. Chaque course a ainsi permis la plantation d’arbres en Ethiopie, Portugal,  Inde ou même localement.  (plus de 67 000 arbres dès 2012 et plus de 115 00 arbres avec la dernière édition) De plus, de nombreuses associations environnementales sont partenaires de cet évènement et mobilisent sur cette question.

Le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes a reçu dès 2013 par le Comité départemental Olympique et Sportif, le label Agenda 21  » Développement durable, le sport s’engage « . Les organisateurs affichent clairement leur volonté de préserver l’environnement, le littoral et de trouver des solutions  aux gaz à effet de serre (CO2) ou  au gaspillage de l’eau.

Même le marathon de Paris s’y met. Le « Schneider Electric Marathon de Paris » se donne trois ans pour rendre cette course responsable, avec seize points concrets,  afin d’atteindre d’ici 2019, 100% de recyclage.  L’objectif est surtout de faire de Paris,  le premier marathon neutre en carbone de la planète. Dès 2017, 70% des émissions de CO2  seront compensées grâce à un projet au Kenya, avec le Livelihoods Carbon Funds.

Alors à Bordeaux : si on se mettait à courir écolo?