Tournicoti, Tourny… coton!

Vedette

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Tourny 2

Place Tourny: les cyclistes ne seraient-ils pas une fois encore les grands oubliés de cette rénovation?

On peut clairement se poser la question quand on observe sur le terrain les aménagements qui se mettent peu à peu en place. D’autant que les photos qui circulent sur le projet ne sont pas des plus rassurants. Sur les images fournis par les urbanistes, peu de cyclistes en vue, à croire que la place n’a pas vraiment été pensée pour eux. 

Si les piétons et les commerces pourront quant à eux profiter de trottoirs et de terrasses plus larges, cet agrandissement se fera encore une fois au détriment des vélos. Lorsqu’ils arriveront sur ce « rond point », les cyclistes auront deux possibilités: affronter le flot des voitures ou partager les trottoirs avec les piétons. En effet, pour le cycliste pas d’espace clairement dévolu, et ce quelque soit l’endroit d’où il arrivera. 

Place-Tourny-Projet

Une fois encore si tous les modes de déplacements, tram, marche et automobilistes, se voient réserver un espace sur cette nouvelle place, les cyclistes devront cohabiter, soit avec les voitures, soit avec les piétons. Comme on le voit sur cette image fournie par les concepteurs du projet et par Bordeaux Métropole, pas de piste cyclable en vue, clairement identifiée.  Les adeptes de la petite reine devront choisir.

Tourny3

Sur cette image, un cycliste avec les piétons, l’autre devant les voitures.

Alors que depuis quelques semaines, tous les candidats aux municipales de Bordeaux s’engagent pour une politique vélo volontariste, ce qui sous-entend notamment la résorption des discontinuités cyclables, ce nouvel aménagement n’est en rien réjouissant pour les adeptes de la bicyclette.

Il va même à l’inverse de ce qui est demandé par l’association vélocité dans son plaidoyer pour les municipales 2020 : »Des aménagements continus à la lisibilité évidente, notamment pour les enfants en trajets solaires« . Pour la lisibilité, on repassera.

Tourny vélo

Sur cette photo, prise au début de la rue Fondaudège, la piste cyclable redémarre.  Mais pour la rejoindre, il vous faudra donc soit emprunter le rond point avec les voitures et suivre ensuite les voies du tram à partager avec les automobiles ou encore slalomer entre les piétons qui vous verront arriver d’un mauvais oeil.

Alors qu’il y avait largement la place de permettre aux cyclistes d’accéder à cette place en toute sécurité, dans un espace qui leur soit entièrement dévolu,  le choix de la municipalité et de Bordeaux Métropole a été d’agrandir la partie piétonne (zone en couleur sable sur la carte) au détriment des vélos.

PLAN de circulation

Ainsi les cyclistes pressés continueront à emprunter la chaussée avec les voitures, les moins à l’aise devront se rabattre sur les espaces piétons ou les zones de rencontre.

Encore une fois, comme avec le réaménagement de la place Gambetta, le vélo est considéré en mode mineur.

Et 3, et 4, et la 5 G !

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thomas Pesquet

La 5G arrive !

La 5G, c’est cette cinquième génération de standarts pour la téléphonie mobile qui d’après les promoteurs va permettre d’aller plus vite, toujours plus vite. Ils nous promettent des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à ceux de la 4G, ce qui sous entend un temps de chargement d’une page internet ou d’un film par exemple, dix fois plus rapide !  Et surtout une densité de connexion qui permettra de connecter chez soi dix fois plus d’objets simultanément à un même réseau. La 5G sera au service de la ville intelligente, la réalité virtuelle, la télémédecine, l’industrie du futur…

Plus performante, plus économe.

Après la 4G, qui devait déjà révolutionner nos vies, voilà qu’on nous annonce une nouvelle technologie qui nous permettrait de surfer sur internet avec nos smartphones à des « années-lumières » nous dit-on des réseaux actuels.

Il faut dire que les partisans de cette dernière nouveauté technologique ne manquent pas d’arguments pour nous la vendre. Outre la vitesse de téléchargement, la technique  selon eux permettrait aussi une économie significative sur les batteries ce qui éviterait leur usure et réduirait aussi nos consommations d’énergie.

Pas d’opposition.

Pour l’instant, le discours technologique basé sur le progrès futur semble l’emporter sur les oppositions éventuelles. Dans les pays où la 5G a été lancée, Corée du Sud, Suisse, Etats Unis, si quelques opposants tentent de se faire entendre, l’opinion publique en général ne semble pas vraiment concernée par une éventuelle remise en question de cette nouvelle technologie.

Le seul argument, qui semble mobiliser, se fait au nom du principe de précaution, notamment autour des effets des rayonnements électromagnétiques ou encore de l’implantation des futures antennes. Si des pétitions ont bien été lancées et si certaines villes se sont opposées à l’installation de nouvelles antennes sur leur territoire, la grande majorité de la population ne semble pas encore prête à se mobiliser contre la 5G. D’autant que certains scientifiques estiment qu’il n’y a pas plus de raison d’avoir plus peur de la 5G que de la 3G ou la 4G.

Attention, danger!

La technologie de la 5G nécessite pourtant la pose d’une multiplication de petites antennes sans fil sur les poteaux de nos villes et de nos villages. Sachant que la 5G vient compléter les antennes déjà existantes, les opposants redoutent une augmentation massive de l’exposition aux rayonnements sans fil. Car la 5G ne pouvant utiliser les antennes relais 3G ou 4G déjà en place, du coup c’est un nouveau réseau d’antennes supplémentaires qui verra le jour. Sans évoquer, le lancement de nouveau satellites  pour soutenir ce nouveau réseau.

Déjà en 2017, 170 scientifiques de 37 pays, avaient recommandé un moratoire sur le déploiement de la 5G, « pour trouver des solutions aux dangers sanitaires et environnementaux » liés aux réseaux de la « cinquième génération ».

Débat démocratique.

En France, Agir pour l’Environnement et Priartém-Electrosensibles ainsi que d’autres associations ont demandé un moratoire quant au déploiement de ce nouveau réseau. https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/5g-exigeons-arret-immediat-toute-experimentation/46193

Pour ces associations le plus grand danger serait démocratique. Elles regrettent que l’installation  de la 5G, qui modifiera le quotidien de nos concitoyens, se fasse sans aucun débat public: « Développer un programme qui modifiera durablement l’environnement électromagnétique de la planète, les interactions homme-machine et le fonctionnement global de notre société, ne peut être imaginé sans une réflexion et un débat citoyen approfondis ».

antennes 5G

Bordeaux, ville pilote.

La France espère un premier déploiement de la 5G dans quelques grandes villes à la fin de 2020 et pour 2026, la couverture des deux tiers de la population. Bordeaux fait partie des neufs métropoles retenues pour expérimenter cette nouvelle technologie. https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/experimentations-5g-en-france/tableau-deploiements-5g.html#c17572

Pour Bordeaux Métropole, c’est l’opérateur Bouygues qui a été désigné pour tester la 5G. A Mérignac, en juillet 2018, une démonstration des « vertus » de la 5G, avec voiture connectée pilotée à distance et réalité virtuelle a déjà été réalisée. C’est l’équipementier Chinois Huawei qui sera partenaire de Bouygues pour ses appareils 5G et l’implantation de ses antennes.

Depuis ces essais, largement médiatisés, plus aucune information de la part de l’opérateur ni de la collectivité. Sur le site de Bordeaux Métropole, une rapide recherche avec  le mot clé  » 5 G » ne donne aucun résultat, même constat sur le site de la ville de Bordeaux.

Ce manque de communication interroge quelque peu sur la ville de demain. 

D’autant qu’au détour d’une recherche internet, on peut lire  sur https://www.bfmtv.com/tech/5g-voici-les-11-lieux-selectionnes-pour-tester-sa-version-la-plus-rapide-1782718.html  que la ville de Bordeaux expérimente(ra?)la pose des petites antennes nécessaires à la 5G sur les lampadaires des quais. Un essai qui permettra de relier opéra, écoles de commerces proches, quai des marques et cité du vin.  On est contents de l’apprendre par voie « officieuse »…

Car à l’heure de la « co-construction » municipale, affichée lors de tout aménagement urbain, il est étonnant de constater qu’en ce qui concerne la 5G, très peu d’informations circulent.

Il serait donc souhaitable qu’avant de commencer à déployer la 5G et à poser ses antennes, un effort soit entrepris afin d’expliquer à la population ce qu’est cette technologie, à se  montrer totalement transparents quant à ces effets sur l’environnement et à avertir les quartiers  concernés. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

Et enfin dernière chose, si la 5G réussit son opération séduction, indiquer le coût écologique avec la mise sur le marché de ces nouveaux portables, nouvelle génération, les « vieux » smartphones 4G ou 3G n’étant pas compatibles avec cette nouvelle technologie. C’est certainement la raison pour laquelle les opérateurs et les grandes marques de smartphones, dont les ventes chutent ces dernières années, voient arriver la 5G avec autant d’enthousiasme. 

Pas certain que la ville intelligente qu’on nous promet, grâce à la 5G, soit forcément plus écologique, ni plus démocratique…

Arbres morts … mémoire vivante.

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Gambetta place nette

Le plan de circulation, autour de la future place Gambetta, se met en place. Et les Bordelais découvrent un premier aménagement, détournant la circulation au nord et à l’est de cette place. qui fait la part belle aux piétons.

Mais les habitants et les riverains constatent surtout que le minéral l’a largement emporté place Gambetta. Pourquoi et comment en est-on arrivé là?

La co construction, premier argument béton.

Dès le départ du projet, la mairie a développé l’argumentaire de la participation des riverains aux projets pour démontrer tout le bien-fondé de ce réaménagement.

Initiatrice et associée depuis le début de cette concertation,  l’association « SOS Gambetta » a été la caution de la mairie sur ce projet. Les commerçants y étaient très actifs et ont pesé sur certains choix, notamment l’agrandissement des trottoirs au nord et à l’est afin de compenser le basculement de toute la circulation vers ces deux côtés de la place. Les marronniers ont été coupés pour cette principale raison. 

L’absence de soutien.

Malgré une bonne couverture médiatique pour les actions des opposants, regroupés sous l’étiquette « les marronniers de Gambetta », la bataille a été perdue du fait d’une opinion publique partagée sur le sujet de la rénovation de la place.

Le réaménagement, plus que nécessaire de la place, a entraîné l’acceptation de la suppression des arbres, par certains habitants, au nom d’un futur meilleur. Malgré une pétition qui a remporté un grand succès (plus de 10 000 signatures), un bon nombre de Bordelais, plus ou moins influents, mettaient toujours en doute le bien fondé de cette résistance.

Au nom d’une évolution nécessaire de la ville, du refus du passéisme, de l’insalubrité supposée du jardin, d’un projet plus vert que l’existant (plus d’arbres replantés), de marronniers « malades », … autant d’arguments toujours plus nombreux qui les incitaient à ne pas rejoindre la contestation.

Même dans les milieux associatifs et les nombreux réseaux sociaux « écolos », certains ont eu quelques réticences à relayer les arguments des opposants et à venir « batailler » avec eux sur le terrain.

Bataille perdue sur le terrain mais victoire morale.

Avec ce premier affrontement sur la question des arbres, la perte des marronniers de Gambetta aura au moins permis une prise de conscience et aura démontré l’attachement des Bordelais pour la préservation de ses arbres anciens. 

Depuis ce malheureux tronçonnage, le 22 novembre 2018, la communication municipale a ainsi considérablement changé. Le discours de nos édiles met dorénavant en avant la végétalisation des places minérales et le respect de l’arbre en ville.

Les élus de la majorité parlent même de revenir sur les aménagements récents des places bordelaises jugées, aujourd’hui, trop minérales.  Il y a encore quelques mois, ces mêmes élus justifiaient ces créations ou ces destructions d’arbres au nom du respect de l’architecture XVIIIe…

Certains candidats pour les futures élections municipales, qui ne s’étaient pas déplacés, ni même n’avaient signé la pétition…,  s’offusquent aujourd’hui de ce qu’est devenu la place Gambetta. Trop tard pour les marronniers mais toujours utile pour tenter de coller à l’opinion publique.

Si les 17 marronniers de Gambetta ne sont plus qu’un souvenir, ils resteront encore longtemps comme le symbole d’un changement d’époque. 

Marronnier Gambetta ecolobordeauxblog

A lire aussi:

https://ecolobordeauxblog.com/2019/03/04/gambetta-le-poids-des-mots/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/11/23/place-nette-a-gambetta/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/11/10/gambetta-les-limites-de-la-democratie/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/11/04/icu-gambetta-tout-ca-pour-ca/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/09/16/icu-et-ifu-kezaco/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/06/01/ilots-de-fraicheur-vs-ilots-de-chaleur/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/01/28/chaud-le-projet-de-la-place-gambetta/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/10/14/marronniers-de-la-place-gambetta-le-faux-du-vrai/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/10/07/petition-pour-tenter-de-sauver-les-marronniers-de-la-place-gambetta/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/09/21/scions-scions-du-bois/

https://ecolobordeauxblog.com/2016/09/02/place-gambetta-future-zone-a-defendre/

Autos, pas de quartier !

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Avec les élections municipales qui s’annoncent, les déplacements et la place de la voiture en ville seront rapidement au coeur des débats. Si certains candidats affichent déjà clairement leur position, d’autres s’y aventurent à pas feutrés.

Il faut dire que la question du stationnement est un sujet sensible, très sensible et surtout très clivant. En période électorale, il n’est pas toujours très bon de se mettre à dos de potentiels électeurs…

Surtout que les braises sont encore chaudes…

En 2018, Alain Juppé en avait fait les frais, lorsqu’il avait été question d’étendre le stationnement payant sur d’autres quartiers de Bordeaux. Face à la montée des oppositions de certains riverains et aux tensions très vives qui avaient suivies sur le terrain, l’ancien maire de Bordeaux avait tout simplement annulé la mesure, laissant ce chantier en attente de jours meilleurs.

Aujourd’hui, son successeur, Nicolas Florian, pour l’instant, se garde bien, d’en parler lors de ses premières propositions de campagne sur les déplacements urbains.

Il faut dire que les quartiers de Caudéran ou de St Augustin où les oppositions avaient été les plus vives, sont aussi des territoires qui votaient,  il y a encore quelques mois, massivement pour l’équipe en place.

Logique des chiffres.

Ce n’est donc pas un hasard si dans un document de Bordeaux Métropole, intitulé « Le besoin en places sur voirie pour les ménages bordelais », on observe que les chiffres (INSEE) concernant « les ménages avec 2 voitures ou plus, et n’ayant pas d’emplacement réservé de stationnement », voient arriver en tête les quartiers de St Augustin avec 9,2 % des ménages et « Villa Primerose Parc bordelais- Caudéran » avec 8,3% des ménages concernés. On comprend aujourd’hui mieux la levée de boucliers quand il a été question d’y installer un stationnement payant réglementé à une seule voiture par ménage…

On trouve ensuite Bacalan avec 7,8%, La Bastide avec 7,6% et… le quartier St Seurin Fondaudège avec 6,7% de ménages ayant deux voitures ou plus.

Si pour les quartiers plus excentrés du centre ville, on peut expliquer ce taux du fait de « l’éloignement » de ces quartiers vis à vis du coeur de ville. Concernant St Seurin Fondaudège, la proximité de ce quartier avec le centre, à peine à dix minutes à pied par exemple de Gambetta, interroge quelque peu…

Pour aller plus loin.

Le document resserre le panel en recensant « les ménages avec deux voitures n’ayant pas d’emplacement reservé de stationnement, avec au moins deux actifs avec emploi et dont la personne de référence du ménage ne travaille pas à Bordeaux ». Le pourcentage tombe à 2,8% pour St Augustin, 2,5% pour La Bastide et 2,3% pour Caudéran, 2% à St Seurin Fondaudège et seulement 1,8 % à Bacalan.  Ce qui permet au  document de Bordeaux Métropole de conclure: « La limitation à 1 véhicule par foyer sur Bordeaux a tout son sens » …

Cette lecture des chiffres ne peut cependant être détachée, pour ces quartiers, de la problématique des alternatives à la voiture proposées sur le terrain .

Caudéran et St Augustin notamment restent toujours mal desservis par les transports en commun, les équipements cyclables ou les parcs relais de stationnement. En effet un changement de comportement de la part des habitants de ces quartiers ne se fera que si de vraies alternatives à la voiture se développent. Ce qui n’est pas encore vraiment le cas.

Pour ce qui est du quartier St Seurin-Fondaudège la mise en place prochaine du tram et celle prévue du BHNS permettra certainement de faire baisser le taux de voiture par famille et libèrera ainsi un peu de place en voirie pour le vélo par exemple.

Le vélo, plus dangereux que l’auto?

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accident vélo

A en croire certains, le vélo serait plus dangereux que tout autre moyen de déplacement. Et la pratique cyclable relèverait plus du parcours du combattant que de la partie de plaisir.

En ville, utiliser sa bicyclette pour se déplacer apparaît encore pour beaucoup comme un exercice très périlleux, voire impossible à réaliser. Il est vrai que certains aménagements cyclables en ville peuvent parfois inciter à laisser la bicyclette au garage…

Au final ce sentiment de dangerosité relève-t-il de la réalité ou du pur fantasme?

Afin d’y voir plus clair, une lecture approfondie des chiffres des accidents sur le territoire métropolitain permet d’avoir une vision quelque peu plus nuancée.

Les chiffres de la sécurité routière.

En 2017, Bordeaux Métropole avait réalisé un document intitulé  » Sécurité routière Bilan 2017 accidents corporels de la circulation routière » qui recensait les accidents survenus uniquement sur le territoire métropolitain. https://www.bordeaux-metropole.fr/var/bdxmetro/storage/original/application/f592de754c3d6e36ea070ce188111ae7.pdf

Il apparait dans ce document que la réelle fragilité des vélos ne met pourtant pas les cyclistes en tête des accidents mortels. 

Malgré casques et protections, ce sont bien les cyclomotoristes et les motocyclistes qui sont les plus exposés, la vitesse expliquant certainement ces chiffres malheureux.  En 2017, ils ont représenté 34,7 % des tués (8 décès), suivis de près par les …. automobilistes (7 décès soit 30,4%). On trouve ensuite les piétons avec 6 tués (26,1%) sur les 23 morts dénombrés dans les rues et sur les routes de Bordeaux Métropole. Les cyclistes représentent 8,7% des accidents mortels (soit 2 décès, tous deux à Mérignac)

Ainsi, hors rocade et autoroutes ou routes des communes de la métropole les plus éloignées, relevant de la gendarmerie ou des CRS, on a dénombré 391 accidents pour ce qui concerne la seule zone police. Sur le nombre de blessés graves ou de blessés légers, à chaque fois le nombre de cyclistes accidentés est inférieur aux autres catégories d’usagers de la route. Sur les 359 blessés légers, on ne dénombre que seulement 28 cyclistes pour 144 automobilistes et 98 piétons. 

On pourra certainement critiquer cette analyse en indiquant qu’il y a plus de piétons ou d’automobilistes qui se déplacent dans la métropole que de cyclistes. Mais compte tenu des conditions actuelles de circulation encore précaires pour les vélos dans certaines rues de l’agglomération, il est assez rassurant de constater qu’au final, le vélo ne semble pas plus accidentogène que les autres modes de déplacements choisis par les habitants de la métropole.

En attendant qu’une politique cyclable se mette rapidement en place sur la métropole bordelaise afin notamment de renforcer toujours plus la sécurité des cyclistes.

Vélo: comparaison n’est pas raison.

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Nantes

Nantes

Aujourd’hui, Bordeaux, comme les autres grandes métropoles françaises, communique beaucoup sur la pratique du vélo. Preuve supplémentaire que l’usage de la bicyclette se développe rapidement partout en France.

Face à ce nouvel engouement populaire, les responsables politiques affichent volontiers  leurs bilans chiffrés et leurs ambitions. Sur les sites internet des différentes métropoles, les kilomètres de pistes ou d’aménagements cyclables existants ou programmés sont régulièrement mis en avant.

Une rapide recherche permet ainsi de connaître la métropole française qui détient, ou tout au moins annonce, le plus grand nombre de kilomètres de voies cyclables.

(Le chiffre retenu dans cet article est celui annoncé par les métropoles et concerne uniquement  les voies aménagées en pistes, bandes cyclables et couloirs de bus.) Les zones de rencontres, les rues à double sens cyclables ou encore les voies partagées avec les piétons n’ont pas été prises en compte, considérant que ces aménagements ne permettent pas une circulation rapide et sécurisée des cyclistes.

piste vélo Bordeaux thiers

Bordeaux

Le champion des kilomètres cyclables est …

Compte tenu de ces critères, Lyon (hors Paris et Marseille) se place en tête des métropoles françaises avec 860 km affichés de voies cyclables, suivi de près par Lille avec 850 km. Bordeaux Métropole se place en troisième position avec 604 km (chiffres 2017) coiffant sur la ligne Toulouse avec 600 km et Nantes avec ses 566 km de voies dédiées aux vélos.

A ce concours des kilomètres linéaires cyclables les plus longs, la première ville cyclable de France, Strasbourg, termine étonnamment bonne dernière en affichant le moins de kilomètres aménagés pour les vélos...

Comment expliquer que la métropole strasbourgeoise se retrouve à cette place avec 560 kilomètres consacrées à la petite reine ? Alors qu’elle caracole en tête des villes françaises,  depuis des années, dans tous les classements vélo.

velo-strasbourg

Strasbourg

Simplement parce qu’il manque une donnée essentielle: la superficie du territoire.

En effet, plus une métropole est étendue, plus les pistes cyclables doivent nécessairement être longues afin de couvrir l’ensemble de son territoire. Par exemple, Lille, la plus grande métropole française en terme de territoire (650 km2) affiche un  bilan conséquent de 850 km de voies cyclables. 

Malgré cela, la métropole Strasbourgeoise sur un territoire de seulement 337 km2 a réussi à y implanter 560 km de pistes cyclables. 

De ce fait, avec un ratio de 1,78 km cyclable par km2, Strasbourg reste bien la première ville cyclable de France, talonnée par Lyon (538 km2) avec 1,61 km de voies vélo par km2.

Selon toujours ce mode de calcul, Lille (647 km2) se place troisième avec 1,31 km pour le vélo par km2, suivie par Toulouse (465km2) pour 1,29 km par km2 et  Nantes (523km2) avec 1,08km linéaire de voies cyclables par km2.

Bordeaux Métropole (578 km2) avec ses 604 km de pistes cyclables se positionne à la sixième place de ce classement des grandes métropoles françaises, du fait d’un ratio de 1,04 km de voies cyclables par km2.

A titre d’exemple, la ville reine pour le vélo, Copenhague a 454 km de voies cyclables sur un territoire de seulement 88 km2, soit 5,15 km cyclables par km2…

IMG_0454

Une fois encore, en matière de classement vélo, les critères retenus et la grille de lecture appliquée peuvent modifier considérablement la position des  villes étudiées. 

Ce qui est certain, c’est que toutes ces collectivités lors des municipales de 2020 voudront mettre en avant leur bilan qui passera par l’affichage du nombre de kilomètres de bandes et de pistes cyclables réalisées.

Nécessité donc de ne pas trop se laisser griser par cette valse des chiffres et d’avoir une lecture quelque peu plus complexe des voies cyclables réalisées en fonction surtout des territoires concernés.

Sources pour superficie des métropoles : Wikipédia

Sources pour kilomètres cyclables:

Lyon( 860 kms cyclables):  https://www.lyoncapitale.fr/actualite/metropole-de-lyon-18-nouveaux-kilometres-de-pistes-cyclables/

Lille (850 kms cyclables):  http://www.amenagements-cyclables.fr/fr/m%C3%A9tropole%2Beurop%C3%A9enne%2Bde%2Blille_245900410/facilities

Bordeaux (604 kms cyclables) :https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=2ahUKEwjov_fv-vjkAhXlAWMBHSvDAbYQFjABegQIAxAC&url=https%3A%2F%2Fsedeplacer.bordeaux-metropole.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F87365%2F1098908%2Fversion%2F1%2Ffile%2FBordeaux_Metropole_Capitale_du_velo_2017_web.pdf&usg=AOvVaw0q1nHrL_ybtmjgjhfC1DSr

Toulouse (600 kms cyclables): https://www.toulouse-metropole.fr/missions/deplacement/carte-des-itineraires-verts-et-cyclables

Strasbourg (600 kms cyclables): https://www.20minutes.fr/strasbourg/2381839-20181127-strasbourg-nouvelle-autoroute-velo-aller-plus-vite-plus-loin-securite

Nantes (570 kms cyclables): https://www.nantesmetropole.fr/institution-metropolitaine/competences/plan-velo-2015-2020-84672.kjsp

Plastique et tique.

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vaisselle Bordeaux Ecolobordeauxblog

On a retrouvé la vaisselle en plastique de la ville de Bordeaux… enfin presque.

Rappel des faits: En 2018, suite à une fronde des parents d’élèves contre la nouvelle vaisselle en plastique récemment installée dans les cantines scolaires et face à une polémique qui se propageait rapidement au sein des écoles, la mairie avait décidé de retirer définitivement cette vaisselle déclarée « nocive ».

La question était donc de savoir ce qui était advenu de cette vaisselle plastique.

Stockée dans les entrepôts municipaux ou tout simplement détruite ?  Questionnement qui méritait d’être posé quand on connaît le coût initial de cette nouvelle vaisselle en plastique si rapidement remplacée : plus de 200 000 euros !

Et depuis début 2019, les 20 000 verres, 20 000 petites assiettes et autant de grandes assiettes servant dans les 101 écoles de la ville avaient pris la direction d’une destination inconnue.

La réponse .

bordeaux-verres-plastiques

D’après les services municipaux, cette vaisselle a tout simplement été revendue aux enchères pour la modique somme de 7 000 euros. Une somme quelque peu dérisoire compte tenu de l’investissement de départ…

Mais la mairie a préféré prendre une mesure radicale: la disparition de la totalité du stock. Si on peut comprendre la municipalité qui n’a pas voulu se mettre, à nouveau, à dos les parents d’élèves, une autre solution aurait pu être choisie.

Nous utilisons tous, ou presque tous, ponctuellement des contenants en plastique lors de festivals, fêtes ou réunions publiques. La mairie aurait pu proposer cette vaisselle aux associations, clubs sportifs ou même écoles pour leurs événements (fête, kermesse, repas collectif, sorties,…) 

Mais s’appuyant sur la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) qui indique qu’ « A partir du 1er janvier 2020, la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes jetables après utilisation) sera interdite », la mairie a choisi d’aller bien au-delà de la loi en l’appliquant à toute la vaisselle plastique, même celle réutilisable.

Une solution  en définitive plus politique que pragmatique.

(Suite à cet article,

Le collectif bordelais pour une cantine sans plastique, à l’origine du retrait de cette vaisselle, a réagi estimant  que ces verres et assiettes étant dangereux (contenant du  bisphenol  A. ) ne pouvaient donc être distribués. Si tel est le cas, on peut s’interroger sur cette vente aux enchères d’un stock qui aurait dû être au final tout simplement détruit.)

Menus végétariens qui s’ignorent.

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Si votre enfant est inscrit à la restauration scolaire dans une école de Bordeaux ou de Mérignac? Cet article peut vous intéresser.

En effet, dorénavant vous avez la possibilité de choisir ce que mangera votre enfant. Enfin presque…

Le SIVU se met au goût du jour.

Après quelques années de tergiversations, le Sivu ( syndicat intercommunal à vocation unique) qui gère les cantines de ces deux villes a enfin établi un menu végétarien par semaine. Clairement identifiés en vert sur le dépliant distribué aux familles, ces menus sans viande, ni poisson sont dorénavant proposés à tous. Un bon geste pour la planète et un bon point pour le SIVU.

Cependant deux jours végétariens tombent les mercredis, journées sans école… Ainsi les élèves, ne restant pas au centre de loisirs, ne mangeraient au final végétarien à l’école que deux fois par mois?

Pas vraiment, car des menus végétariens « cachés », non coloriés en vert, (en jaune sur notre photo) sont proposés à tous. Composés généralement d’oeufs ou de fromage, ils n’apparaissent pas avec le label végétarien sur le document donné aux familles. Curieux.

Greenpeace en vue.

De ce fait, certaines semaines, les enfants des centres de loisirs déjeunent végétariens deux fois par semaine. Preuve que la campagne nationale de l’association Greenpeace pour proposer deux menus sans viande dans les cantines est réaliste car en partie déjà effective sur Bordeaux.

https://act.greenpeace.org/page/16893/petition/1?locale=fr-FR

A la carte.

Nouveauté pour cette rentrée scolaire,  en tant que parent vous pouvez choisir, pour l’année, le profil de repas qui sera proposé à votre enfant: classique, sans porc ou sans viande.

Attention, cependant l’appellation sans viande, ne veut pas dire sans protéine animale car du poisson pourra lui être proposé.

Même si certains de ses choix ne sont pas encore totalement assumés, il est indéniable que le Sivu progresse sur ses propositions de menus végétariens en se pliant peu à peu à l’époque et aux demandes exprimées par les parents.

Pour aller plus loin, la solution sera certainement politique avec un affichage clair et donc des choix à la restauration scolaire assumés, ce qui n’est pas actuellement le cas.

Aujourd’hui, compte tenu d’une situation écologique catastrophique, les parents sont capables d’entendre que la préservation de la ressource ou la défense de la planète passe nécessairement par une baisse de notre consommation de poissons ou de viande, et que cela commence par l’assiette de leur enfant.

Parkings cherchent voitures à garer.

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Parkings Bordeaux

Avec les plantations d’arbres, le stationnement en centre-ville sera certainement un thème majeur des futures élections municipales.

Un candidat a déjà avancé quelques idées sur ce sujet: Vincent Feltesse (ancien président de la CUB) a ainsi proposé «  la disparition progressive du stationnement en surface pour des poches de stationnement type garage des immeubles. Ça permet de récupérer de l’espace public. » Il va même plus loin en proposant  « la suppression du stationnement de surface dans Bordeaux intra-boulevards« .

Nicolas florian, le maire de Bordeaux a aussi évoqué l’idée de la suppression des places de stationnement en surface lors du conseil de quartier de Bordeaux centre.

Il faut dire que l’idée n’est pas nouvelle. Elle est déjà appliquée, avec plus ou moins de réussite dans d’autres métropoles.  Les villes de Nice, Lyon,… réorganisent certaines rues en jardins afin d’offrir plus d’îlots de fraîcheur à leurs concitoyens.

Pourquoi ça coince.

En ville, généralement quand on supprime dans les rues des places de stationnement, très rapidement les riverains et les commerçants montent au créneau… La voiture en ville reste un sujet sensible.

Une piste avancée serait de rabattre ces riverains vers les parkings en ouvrage les plus proches de chez eux.

Une étude attentive des taux d’occupation en 2018 de ces parkings en centre ville donnent déjà quelques éléments de réponse.

Le classement.

A Bordeaux, on constate que certains parkings sont largement sous employés en journée comme en soirée.

Seuls, deux parkings font le plein en journée: Les grands hommes (410 places disponibles) et Victor Hugo (667 places) avec un taux d’occupation jour de respectivement 93,8% et 98 %. Victor Hugo bat ainsi tous les records de jour comme de nuit avec un taux d’occupation de 80% , quand Les Grands hommes  redescend à 71 %, soit une moyenne de 120 places inutilisées par soir et donc éventuellement encore disponibles pour les riverains.

D’autant que sur ce quartier du triangle d’or, le parking de Tourny (957 places) n’est utilisé le jour qu’à 61,1% le jour et seulement à 39,1 % la nuit. C’est donc plus de 370 places inutilisées le soir, qui pourraient être occupées par les habitants du coeur de ville.

Quand on élargit le périmètre, on trouve des parkings peu employés.  Gambetta (478 places) atteint 55,4 % en journée et seulement 36,4% en soirée. Même constat pour Bourse-Jaurès qui avec ses 1661 places disponibles, n’atteint que 56,5% en journée et seulement 49,6 % en soirée! Soit plus de 800 places de voitures éventuellement disponibles pour les riverains qui pourraient permettre de supprimer, certains stationnements en surface dans le quartier St Pierre par exemple.

D’autant qu’avec un taux/ jour de 63,4% et un taux /nuit de 65,3 %, pour le parking Camille Jullian (338 places), l’offre des parkings en ouvrage est loin d’être à saturation. De la même manière, le parking Pey-Berland-St Christoly (656 places) en journée ne fait pas le plein (63%) et encore moins la nuit (55,6%)

Le coeur de ville est donc largement doté en parkings en ouvrage et pour certains sous employés.

Ces taux d’occupation sont certainement une piste de réflexion pour les futurs candidats aux municipales. Restent encore à trouver le bon accord avec les gestionnaires de ces parkings et surtout le bon tarif pour les résidents qui sans cela, auraient le sentiment d’être doublement sanctionnés: plus d’espoir de trouver des places devant chez eux et un tarif plus cher que l’actuel tarif résident.

Et cette recherche de solutions aux problèmes de stationnement et de libération d’espaces publics peut être étendue à d’autres quartiers quand on constate les taux d’occupation par jour d’autres parkings: République (400 places) atteint 58,2%, Victoire (472 places) passe sous la barre avec 48,2%, comme les trois parkings du quartier St Bruno-Mériadeck: Huit Mai 45 ( 453 places) 45,8%, Front du Médoc (791 places) 29,6% et Centre Commercial Mériadeck (1309 places) 21,2% seulement.

D’autant que les taux d’occupation de ces parkings sont encore plus faibles en soirée avec un taux qui tombe à 8,4 % pour le centre commercial Mériadeck ou à 45,2 % pour le parking Victoire.

Cette idée, d’utilisation des parkings en ouvrage pour désengorger nos rues des voitures afin de libérer de l’espace urbain et faciliter ainsi les déplacements doux, sera certainement au coeur des débats qui s’annoncent lors des municipales de 2020.

Ce qui promet une campagne animée. A Bordeaux, la place de la voiture en ville étant toujours un sujet très polémique et très clivant.

Il est temps de planter.

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Place Bardineau Bx

Place Bardineau, après rénovation…

Pour 2020, Nicolas Florian, maire de Bordeaux a décidé de prendre des mesures concrètes contre le réchauffement climatique.

Il a donc lancé un » plan Canopée » avec la plantation de 3000 arbres par an, la création d’un « club arbre » mais surtout le recensement des lieux et places publiques qui manquent de végétalisation afin d’agir en conséquence…

http://www.aqui.fr/mobile/article.php?id_article=18946

Seul problème dans ces déclarations vertueuses, le recensement de ces îlots de chaleur a déjà été réalisé par Alain Juppé en… 2013.

En effet le 27 mai 2013, le conseil municipal avait voté un partenariat entre la ville et l’association climatologique de moyenne Garonne (ACMG) pour une étude sur les îlots de chaleur urbains.

Cette étude avait, déjà, pour objectif d’aider la ville à mettre en place des actions concrètes de lutte et d’adaptation au changement climatique.

A l’aide d’une télédétection thermique et diagnostic pendant les périodes estivales cette étude devait établir sur la ville une carte des îlots de fraîcheur et de chaleur…

Il y était même mentionné qu’ « A partir de l’ensemble de ces mesures, connaissances, échanges et expertises accumulées, nous espérons être en mesure de prouver l’intérêt de la végétation et de l’eau pour le rafraîchissement passif et durable des espaces publics dans le but d’atténuer l’effet des températures élevées et d’améliorer les conditions de vie des citoyens ».

En 2014, Bordeaux Metropole a fait de même en lançant une étude pour identifier sur son territoire les îlots de chaleur urbains ( IFU) et les îlots de fraîcheur urbains ( ICU) afin de préconiser des aménagements. Depuis cette date, une carte des ilots de chaleur de la métropole existe. https://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Ilots-de-chaleur-et-de-fraicheur-urbains

La question est donc de savoir ce que Alain Juppé et l’équipe municipale dont Nicolas Florian fait partie, ont bien pu entreprendre depuis cette date comme action, suite à ces études et cette carte des îlots de chaleur.

Malheureusement depuis 2013, les Bordelais ont eu droit à la rénovation de la place Gambetta avec la suppression de 18 marronniers, à l’aménagement de la place Bardineau (entrée muséum d’histoires naturelles) avec l’implantation de trois arbres en pots, à la prochaine inauguration de la future place Tourny, sans aucune plantation d’arbre, etc…  Seule bonne nouvelle, dans ces rénovations récentes de places très minérales, une place Nansouty aménagée avec un nombre important d’arbres.

Autant d’exemples récents, postérieurs à ces études qui interpellent sur l’intérêt de vouloir à nouveau réaliser des recensements d’îlots de chaleur surtout s’ils sont suivis d’aussi peu d’effets…

Place Bardineau

Place Bardineau, ce qui aurait été possible… en plantant des arbres.