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poubelle déborde

Photo du journal Sud ouest du 20 juin 2006

Alain Juppé, nouveau président de la communauté urbaine et maire de Bordeaux, a annoncé le 9 septembre 2014 un retour des bacs collectifs dans l’hypercentre.

Petit rappel historique: la mise en place du tri sélectif dans le coeur de ville, s’est faite en 2009  de manière précipitée. Les habitants du centre ville, se sont ainsi retrouvés du jour au lendemain avec deux poubelles à  gérer quand ils avaient l’habitude de n’en gérer… aucune. En effet, jusqu’à présent, ils déposaient leurs poubelles dans des bacs collectifs installés dans les rues.

Or ces bacs collectifs posaient déjà problème car débordaient bien souvent sur les trottoirs, servaient de déchetteries et permettaient à certains restaurateurs malhonnêtes, plutôt que de payer une redevance à la CUB ou à une société privée, de se délester »incognito » de leurs déchets.

C’est la raison pour laquelle Alain Juppé en 2009 décide d’enlever ces containers collectifs et de faire livrer par la CUB à chaque riverain du centre ville,  deux bacs, un vert et un gris.  Cette arrivée se fait donc dans la douleur et les habitants du centre ville refusent catégoriquement ce système de collecte. Les bacs traînent dans les rues et ne sont pas rentrés après le passage du camion poubelle. Si certains riverains sont de bonne foi, ne pouvant grimper les étages avec leur poubelle, d’autres refusent par principe, n’ayant jamais eu à gérer jusqu’à présent leurs déchets. La résistance au changement provoque incivilités et mécontentements pendant quelques mois. Aujourd’hui, sur le terrain la situation n’est toujours pas réglée, notamment dès que l’on a de l’habitat collectif.

Aujourd’hui, le maire fait machine arrière. En annonçant le retour des bacs collectifs, c’est cinq années de luttes journalières sur le terrain qui sont réduites à néant. Ce retour aux bacs collectifs voit s’éloigner aussi la possibilité de la mise en place de la redevance incitative. (chacun paie en fonction des déchets qu’il produit, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Actuellement, la taxe d’OM est payée en fonction de la superficie du logement. Exemple:  une personne agée  seule dans une échoppe paye plus qu’une famille de 5 personnes dans un 3 pièces!)

Ce retour en arrière nous éloigne donc d’une responsabilisation de chaque citoyen et ne règlera certainement pas plus le problème de la propreté dans le centre ville.  Il n’y a qu’à ressortir les articles de presse du début des années 2000 pour comprendre que les incivilités risquent de perdurer…

 

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