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Ce week end, 10/11 octobre 2014 dans le cadre d’alternatiba, l’association Tchernoblaye appelle à manifester contre les bornes électriques installées par la municipalité. Alors ces stations de recharge électrique dépassent-elles vraiment…les bornes?
Il faut savoir que la mairie de Bordeaux a décidé de faire la promotion de la mobilité urbaine peu polluante en proposant désormais sur son espace public, plusieurs stations de rechargement électrique, en plus de celles qui existent déjà dans les parkings publics. Sept bornes ont déjà été installées dans des secteurs de Bordeaux (Bastide, St Augustin, Benauge, Caudéran, maison écocitoyenne, centre ville,…) avec un objectif de doubler ce chiffre d’ici 2015. Ce système permet une recharge rapide en 20 minutes environ pour tout type de voitures ou deux-roues.
Chaque borne coûte quand même à la ville de Bordeaux la « modique » somme de 40 000 euros en fournitures et pose. A ce coût déjà assez prohibitif se rajoute le coût de la charge par chaque usager qui se fait aux alentours de 2 euros. Il faut savoir que le service est gratuit pour l’utilisateur (mais pas pour le contribuable…) et qu’il lui suffit juste de s’identifier pour profiter de cette énergie gratuite!
La municipalité affiche ainsi sa volonté de lutter contre la pollution atmosphérique en ville. Mais pour l’instant tout ceci reste très confidentiel dans la mesure où les spécialistes estiment à 400 le nombre de véhicules électriques circulant sur la CUB, hors entreprises.
Les opposants avancent plusieurs arguments contre ce système:
– Pour l’instant, l’achat d’un véhicule électrique, compte tenu de son prix et de sa modeste autonomie kilométrique est réservé à une population aisée, qui peut se permettre d’avoir une deuxième voiture pour les trajets plus longs…
– En matière de circulation automobile, le véhicule électrique n’aide pas au désengorgement de notre ville et à la fluidité du trafic. L’objectif de la réduction du nombre de voitures ne passe certainement pas par une augmentation des véhicules électriques.
– A l’heure de la précarité énergétique, encourager les particuliers à rouler gratuitement peut brouiller quelque peu le message des économies d’énergie…
– Si la voiture électrique émet moins de CO2 et de particules fines dans l’atmosphère quand elle roule, son bilan carbone n’est pas neutre. Une étude a démontré que la production d’une voiture électrique est deux fois plus dommageable pour l’environnement qu’un véhicule thermique, notamment à cause des matériaux intervenant dans la fabrication des batteries, comme le lithium.
– Pour finir, l’électricité, si elle ne provient pas des énergies renouvelables, n’aide pas à la diminution des gaz à effet de serre. En effet, 75% de l’électricité en France est produite par l’énergie nucléaire quand ce n’est pas par les centrales électriques fonctionnant au charbon, notamment lors des pics de consommation.

Alors reste que le véhicule électrique, est beaucoup plus silencieux qu’un véhicule thermique et qu’il émet moins de particules fines quand il circule en ville.

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