Mots-clefs

,

ArtGO066018Big

En janvier 2014, le parlement avait adopté une proposition de loi d’un sénateur écologiste interdisant les pesticides dans les espaces verts publics dès 2020 et 2022 dans les jardins des particuliers.

La ville de Bordeaux, comme de nombreuses villes en France (Montpellier, Nantes, Rennes, Versailles,…) n’avait pas attendu cette date butoir pour s’engager dans une démarche de réduction des produits phytosanitaires pour ses espaces verts.

Afin d’éviter l’emploi de produits chimiques, les services des espaces verts ont engagé depuis maintenant plusieurs années, une vraie révolution dans leur fonctionnement. Pratiques plus respectueuses de l’environnement (savon noir, désherbage à la main,…) et changement dans le choix des espèces plantées en ville ont ainsi permis de réussir ce pari.

C’est en 2005, dans le prolongement du plan vert de la ville de 2001, que l’idée d’une gestion plus raisonnée des espaces publics a émergé. Le but était de réduire l’emploi des produits chimiques mais aussi d’aller vers une gestion plus écologique, plus favorable à la biodiversité.

Si cela a entraîné une réduction conséquente des produits phytosanitaires (herbicides, insecticides, fongicides), cela a surtout permis de mettre en oeuvre de nouvelles techniques plus écologiques (paillage,fertilisants organiques, lutte biologique, désherbage thermique ou mécanique,…)

Le résultat a été une réduction radicale de la consommation d’herbicides entre 2005 et 2009, pour arriver à obtenir dès 2010 un « zéro herbicide ».
Fongicides et insecticides, ont suivi le même mouvement. Ce qui fait qu’en ce qui concerne les traitements, seuls les produits utilisés en agriculture biologique sont dorénavant autorisés.

Cette mobilisation a ainsi permis aux services des parcs et jardins de faire leur « révolution » qui devrait aboutir à une certification ISO 14001 en 2015.
Les pratiques sur le terrain ont donc progressé vers une meilleure gestion écologique des espaces entretenus par la ville avec la végétalisation aux pieds des arbres, le paillage, l’augmentation des surfaces végétalisées en ville grâce aux jardins partagés proposés par les associations de quartier, l’arrosage au goutte-à-goutte, …

Le bilan au niveau des services des espaces verts de la ville de Bordeaux est donc positif.
Ce qui prouve bien que la volonté politique n’est rien si elle ne s’appuie pas sur la volonté des acteurs de terrain. Dans ce cas, les responsables du service des parcs et jardins, étaient, dès le départ, convaincus de l’intérêt d’une telle démarche.

Certes tout n’est pas encore aussi parfait et des techniques utilisées par le service des espaces verts restent encore contestables comme par exemple, le désherbage thermique ou les souffleuses pour les feuilles des arbres…

Et enfin, ceci ne concerne que les services de la mairie. A l’échelle de Bordeaux, il reste encore à convaincre la population du bienfait de cette politique de réduction des produits phytosanitaires…
Car le particulier quand il a la chance d’avoir un jardin, n’est pas toujours aussi précautionneux vis à vis de son environnement.

Publicités