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On le sait maintenant: laisser au sol son mégot n’est pas un geste anodin et peut avoir des conséquences pour l’environnement qui le reçoit.

Le mégot est, en effet, composé de cellulose, cadmium, glycérine, goudron, nicotine, métaux lourds et autres produits tout aussi toxiques. Rien de très bon, ni de très anodin.

Au mieux, le mégot finira sa course dans l’incinérateur des déchets ou encore dans les boues de la station d’épuration, après son passage dans les égouts.
Au pire, il se retrouvera directement dans la nature où il pourra, par exemple être ingéré par des animaux. Certains mégots peuvent rester au sol plus longtemps et diffuser leurs produits chimiques le temps de leur décomposition.
Mais les mégots terminent souvent à la mer. Une rapide promenade sur nos côtes permet de réaliser l’étendue de ce problème de pollution que représente ce geste apparemment banal de jeter sa cigarette ou de l’écraser simplement sur le sol.

Un mégot met entre 1 et 10 ans pour se désagréger, non sans dommage pour la nature. Au contact de l’eau, il diffuse ainsi ses substances nuisibles et peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau.

En ville, les municipalités prennent peu à peu la mesure de l’urgence qu’il y a à résoudre ce problème de propreté.
Des cendriers de rues sont donc peu à peu installés et des campagnes de sensibilisation voient le jour comme à Grenoble ou à Paris. Récemment, la ville de Biarritz a décidé d’interdire aux fumeurs, pour cet été 2015, une de ses plages.

A Bordeaux, l’adjoint à la propreté, déclare dans le journal Sud Ouest, avoir pris conscience du problème et indique que la municipalité a installé ces deux dernières années 120 cendriers sur les espaces publics.
Ce chiffre, donne une petite idée du travail qu’il reste encore à faire sur le terrain…
En ce qui concerne les commerces, si la ville a donné obligation aux bars et restaurants d’installer un cendrier à l’extérieur de chaque établissement, une petite promenade dans les rues de Bordeaux permet de voir l’étendue de la tâche et la difficulté à faire respecter nuit et jour ces obligations
D’autant que l’absence de poubelles dans certaines rues, devant certains commerces ou sur certains secteurs accentue les dépôts de mégots sur le sol.
Le nettoyage en fin de soirée par les responsables des commerces n’est pas suffisant et la présence de cendriers doit devenir systématique.

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Pire, sur les quais, notamment du côté des nombreux commerces, restaurants et écoles du quai des marques, le nombre insuffisant de cendriers et de poubelles peut interroger.
Entre le pont Chaban Delmas et le hangar 14, on a dénombré 20 poubelles, soit une poubelle tous les 60 mètres. Pas mal, mais on peut certainement mieux faire.
Et pour ce qui est des cendriers, il faut, encore plus marcher pour les trouver…

Vent, pluie et absence de trottoirs ou de retenues font que les mégots se retrouvent très facilement dans la Garonne, avec les conséquences pour l’environnement notées au début de cet article.

Il est temps que la municipalité se saisisse de ce problème et agisse pour que le fleuve ne serve plus de dépotoir.

Et que les fumeurs modifient leur comportement en prenant l’habitude de jeter leurs cigarettes dans les poubelles ou cendriers. Même quand ils n’en ont pas directement à proximité…

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