Mots-clefs

, , , ,

embouteillage

Une étude réalisée, par le fabricant de GPS Tom Tom, en avril 2015, montre que Bordeaux remplace cette année Lyon sur le podium des trois villes hexagonales les plus embouteillées, avec Marseille qui devance Paris.

La récente polémique, autour des voies d’accès au nouveau stade de foot et des embouteillages monstres qui ont suivi les premiers matchs, prouvent que les déplacements sur notre métropole se font principalement en voiture.

Mais rien de bien nouveau sous le soleil bordelais, sachant que déjà en décembre 2009, une enquête « Ménages Déplacements » effectuée par la CUB dans le périmètre des 96 communes de l’agglomération bordelaise (les 27 communes de la Cub + les 69 communes limitrophes) avait déjà démontré cela.
On apprenait dans ce document que le nombre moyen de véhicules possédés par les ménages bordelais était de 1,25 sur l’ensemble de l’aire d’étude.
(Ce taux de motorisation du ménage correspond au nombre moyen de véhicules particuliers possédés par un ménage)
Ce résultat est plus élevé que ceux observés dans les agglomérations plus denses de Lille et de Lyon.

Ce qui nous rappelle que l’étalement urbain est le premier responsable de ce taux de motorisation important pour les ménages.
On constate que sur certaines zones géographiques périphériques de notre agglomération, ce taux peut même monter jusqu’à 84% des déplacements réalisés en voiture particulière.
La part de la voiture dans les déplacements est nettement plus élevée à Bordeaux que sur les agglomérations de Lille et de Lyon (respectivement 56% et 49% contre 63% sur l’agglomération de Bordeaux)
Et plus on se rapproche de la ville centre, plus la part de la voiture particulière diminue en faveur de la marche à pied, du vélo ou des transports collectifs urbains.

Il faut dire que les choix des décennies 60 et 70, ont permis à la voiture de largement s’imposer au détriment des autres modes de déplacements. Rappelons que le tramway a arrêté de circuler sur Bordeaux en 1958. Et depuis tous les grands axes de l’agglomération: rocades, pénétrantes, ponts, voiries, parkings,… ont permis à la voiture de s’imposer « durablement » sur notre territoire.

Le nombre conséquent de parkings dans le centre ville de Bordeaux n’a rien fait non plus pour ralentir ce phénomène.
parking
Si en 1995, le maire de Bordeaux a su imposer le tramway, il a aussi autorisé la construction de nombreux parkings en centre ville: Parking des Grands hommes, parking St christoly, parking du quai des marques, parking de la bourse, parking Gambetta, parking de la victoire,…. A chaque nouvelle rénovation ou nouvel aménagement urbain, a été adossé un parking pour les riverains mais aussi pour les chalands, visiteurs ou touristes.

Véritable aspirateur à voitures, en centre ville, ces parkings n’ont fait que renforcer l’omnipotence de la voiture. Difficile de concurrencer l’automobile, tant l’offre de parkings est importante sur cette ville.
Et ce n’est pas la sympathique journée sans voiture, une fois par mois, qui permettra de modifier les comportements des habitants de la métropole.

Publicités