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Les déboires de l’agriculture productiviste avec la grande distribution et les manifestations de cet été qui s’en sont suivies, nous incitent à rappeler que sur Bordeaux Métropole, il est possible de se nourrir autrement tout en aidant directement la filière locale.

Voici une Petite revue de détails des solutions alternatives pour se fournir en produits frais sans passer par votre hypermarché « préféré » ou votre supérette de quartier.

En effet, depuis quelques années, la filière s’organise et les circuits courts se développent rapidement sur notre territoire.
On parle de circuits courts lorsque les ventes de produits agricoles se font directement du producteur au consommateur, ou avec, au maximum, un seul intermédiaire.
Aujourd’hui, de nombreuses alternatives à la grande distribution sont possibles.

Le plus ancien et le plus classique: Le marché de quartier.
Avec le retour des habitants dans les centres villes, les bons vieux marchés reviennent à la mode.
La municipalité a ainsi autorisé leur retour sur de nombreuses places de Bordeaux: place Pey Berland, place Marie Brizard, allée Serr,…. Pas loin de vingt-trois marchés aujourd’hui quadrillent la ville centre dont un couvert: les capucins. Vous pouvez consulter la liste sur:
http://www.bordeaux.fr/p64037
Un regret, tout de même, avec la fermeture du marché Victor Hugo qui n’a pas été vraiment très soutenu.
A cette longue liste, il faut aussi rajouter ceux limitrophes, comme celui de Bègles ou encore de Mérignac.
Mais sur ces marchés, si vous pouvez consommer des produits de saison, vous n’aidez pas forcément les producteurs locaux. Car, sur bon nombre d’étals, la provenance des fruits et des légumes par exemple n’est pas toujours assurée d’être régionale. En effet, certains de ces détaillants se fournissent auprès de grossistes et donc les melons, raisins ou courgettes peuvent aussi venir d’Espagne, d’Italie et même de plus loin.
Nécessité donc de bien lire les étiquettes pour connaître la provenance.
Même sur les deux marchés bio, des quais et de Caudéran aucune certitude de soutenir les agriculteurs locaux. Si c’est généralement le cas, la revente de produits provenant d’une centrale bio est tout de même possible.
Les prix tiennent donc compte du nombre d’intermédiaires et de la concurrence sur le marché.

Ardoise "Du producteur au consommateur"

Le plus simple: aller directement chez le producteur.
Sans intermédiaire, faire ses courses à la ferme est le rêve de bien des citadins. Malheureusement sur Bordeaux métropole, compte tenu du peu d’exploitations agricoles sur notre territoire, ce n’est pas toujours très simple. D’autant que tous les producteurs n’accueillent pas le public et ne sont pas toujours organisés en réseau: ce qui ne vous permet pas de trouver la totalité des produits frais que vous cherchez.

Le plus militant: L’AMAP.
Ces « associations pour le maintien d’une agriculture paysanne » font partie des plus sûrs moyens pour soutenir la filière locale et sont du reste le plus souvent, bio.
Chaque ouverture d’une AMAP, faite par une association, dans un quartier fédère un groupe de consommateurs qui s’engagent à acheter une part de la production aux producteurs locaux et à venir la récupérer périodiquement au lieu choisi par l’association. (Chaque adhérent signe pour un contrat de six mois ou d’un an généralement)
De son côté, le producteur s’engage à fournir des produits de qualité et à respecter une charte précise. Le panier de légumes est le plus souvent composé par le producteur qui le remplit avec sa production de saison. Vous n’avez donc pas le choix sur les produits proposés mais ce système garantit au producteur une sécurité sur une période donnée. Il n’y a aucun intermédiaire.
Neuf amap sont recensées à ce jour, sur la ville de Bordeaux.

Lorsque le monde agricole se met à internet.

Avec le développement de la toile et l’explosion des ventes sur internet, il est aujourd’hui possible d’aider les filières agricoles locales en utilisant sa carte bleue. Plusieurs systèmes se sont mis en place, ces dernières années.

Le plus organisé : La ruche qui dit oui.
Cette plateforme internet, estampillée économie sociale et solidaire, par sa simplicité d’utilisation, s’est développée rapidement à l’échelle du territoire national. Crée en 2011, « La ruche qui dit oui » tisse désormais un réseau conséquent de lieux de distribution et aide ainsi de nombreux producteurs locaux, bio ou pas, à vivre de leur travail. Tous à moins de 250 kilomètres du point de dépôt, ils livrent chaque semaine les produits, commandés par les adhérents (les abeilles) sur un lieu fixe de distribution (la ruche).
Une commission(16%)est cependant prélevée et partagée entre le site internet et le responsable de la ruche locale. Le prix des produits est donc majorée, le producteur répercutant ce pourcentage sur le produit proposé.
Actuellement, sur Bordeaux, 6 ruches sont ouvertes, avec une particularité toutes Bordelaises, elles sont toutes gérées par des associations locales.
https://laruchequiditoui.fr/fr

Le plus « producteur »: le drive fermier.
A l’initiative de la chambre d’agriculture de Gironde, l’idée a été de développer sur la métropole, avec le réseau des producteurs de  » bienvenue à la ferme » une plateforme internet. Les clients passent commande sur leur ordinateur aux producteurs du réseau et viennent récupérer les produits sur diverses plate formes logistiques installées sur Bordeaux Métropole.
Actuellement, malheureusement seulement trois lieux de distribution sur notre territoire, à Gradignan, Lormont et Eysines.
D’autre part, si tous les produits ne sont pas bio, ils sont garantis locaux et de saison. Une commission est prise, ici aussi pour organiser l’ensemble des producteurs et faire fonctionner le site internet.
www.bienvenue-a-la-ferme.com/gironde

D’autres sites existent ou sont en développement.
Citons par exemple Les P’tits Cageots qui n’a pour l’instant qu’un seul lieu de livraison sur Talence mais offre la possibilité de livrer à domicile.
Les P’tits Cageots est une entreprise d’insertion de l’économie sociale et solidaire; elle est partenaire de l’ONG Oxfam.
www.lesptitscageots.fr

Alors pourquoi ne pas prolonger les bonnes habitudes des vacances en continuant à vous fournir en produits locaux et de saison tout au long de l’année?

Une carte a été mise en ligne par Bordeaux Métropole sur laquelle vous pouvez retrouver certaines de ces informations:
https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=zB6cP7m1hCZw.kd0uoUVcz0jY&hlhttps://www.google.com/maps/d/viewer?mid=zB6cP7m1hCZw.kd0uoUVcz0jY&hl

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