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L’été 2015 a été particulièrement chaud dans le sud ouest et notamment sur Bordeaux.
Mais ce phénomène se répétant d’année en année, les politiques publiques d’aménagement ont-elles pris, ces dernières années, la mesure du problème?

IMG_2035 Place Gambetta

Le 25 juillet 2015, dans un article du journal Sud ouest, l’adjointe au maire de Bordeaux et vice présidente de la métropole en charge du développement durable, Anne Walrick, répond que la ville de Bordeaux et la Métropole n’ont pas attendu pour réagir.

Elle déclare notamment que la ville a ainsi lancé une étude afin de cartographier les îlots de fraîcheur.  » Ces études ont permis de constater qu’à proximité d’un parc ou d’un jardin vous pouvez avoir une différence de température très importante parfois de 4 à 5 degrés. »
Ce qui paraissait de l’ordre du bon sens a donc nécessité deux études. ( une pour la ville de Bordeaux, l’autre pour la métropole…)
(voir à ce propos:
https://ecolobordeauxblog.com/2015/06/04/ilots-de-chaleur-letude-qui-nous-chauffe/ )

place-fernand-lafargue_414518 Place Fernand Laffargue.

Mais le plus étonnant est la réponse de l’adjointe au maire qui, à la remarque du journaliste qui s’étonne que la ville de Bordeaux réalise tout de même des aménagements très minéralisés , déclare:
« Je ne suis pas d’accord. En l’espace de dix ans, on a produit 56 hectares d’espaces verts supplémentaires. On plante 1000 arbres par an. »

IMG_2013 Place des commandos de France

Il est vrai que la ville a entrepris un gros travail d’aménagement et de plantations d’arbres notamment sur les bords de Garonne, rive droite et rive gauche. La prochaine ouverture du parc aux Angéliques, du reste le prouve mais la question de l’aménagement des places dans le centre ville reste ouverte.

place du palais Place du Palais
Et ce débat n’est pas nouveau.
Déjà, il y a quelques années, avec le projet Corajoud, la problématique de l’arbre en ville avait fait polémique. Fallait-il planter des arbres sur les quais? L’urbaniste avait tranché en privilégiant la façade des quais qui se devait de ne pas être occultée par des arbres trop grands.
Toujours est-il que, s’il est donc vrai, que de nombreux arbres sont plantés en ville, ces plantations ne ciblent pas forcément les îlots de chaleur.
Parc des berges, parc Queyries, parc aux angéliques ne sont pas les endroits les plus étouffants de Bordeaux. Les études ou …le bon sens de tout un chacun permettent de constater que sur les bords de la Garonne, du fait de la proximité du fleuve, il y fait déjà naturellement moins chaud que dans la ville de pierre.

place peyberland

Un rapide tour en ville permet aussi de constater que ces dernières années, les aménagements des places de Bordeaux n’ont absolument pas tenu compte de la problématique du changement climatique et de l’accroissement des températures en ville.

victoire Place de la Victoire

Ces places, toutes très minéralisées et peu arborées sont ainsi désertées par les Bordelais ou les touristes quand le thermomètre monte.
La réponse de l’adjointe au maire peut donc étonner compte tenu des photos ci-dessus de ces places.(Hormis les arbres de la place Gambetta que, du reste, l’ancien maire Jacques Chaban Delmas voulait couper pour faire passer le métro…)

Même l’aménagement de la place Raynal devant la galerie des Beaux Arts prouve que la mairie n’a pas encore pris la mesure des enjeux climatiques et des moyens pour faire baisser la chaleur en centre ville.

On attend impatiemment l’ouverture en octobre 2015 du passage Ste Catherine…

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