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Le stationnement sera bientôt payant sur  l’ensemble des quartiers de Bordeaux, tout au moins pour  les quartiers entre les boulevards et Bordeaux Bastide.

Mais rien ne semble pouvoir arrêter ce mouvement qui risque de s’étendre à l’ensemble des communes autour de  Bordeaux.

En règlementant, il y a quelques années le stationnement sur le centre ville et en y  réduisant la place de la  voiture, la mairie ne se doutait pas  qu’elle déclencherait un effet « domino » qui a aujourd’hui des conséquences bien au delà des boulevards et des frontières de la commune.

Au départ, l’idée était de réduire la place de l’automobile dans le centre historique. En effet, faute de places en surface, les habitants du centre historique  stationnaient  leurs véhicules régulièrement sur les trottoirs,  ce qui générait des problèmes avec les autres usagers de la rue.

Pour stopper ces incivilités, la mairie a  installé des potelets pour réguler le stationnement et a règlementé l’accès de certaines rues, notamment celles du secteur sauvegardé.

C’est ainsi que peu à peu le stationnement des voitures s’est  déplacé vers les quartiers limitrophes,  non payants.  Les riverains de ces secteurs ont vu, peu à peu, des voitures « ventouses » garées plusieurs jours sans être déplacées par leur propriétaire.

Face à cet engorgement,  la mairie a pris la décision de faire passer ces quartiers en zone payante. Pour 15 euros par mois, chaque foyer peut ainsi bénéficier d’un macaron afin de garer sa voiture. Cette politique de la voiture unique par foyer  pose bien évidemment des problèmes aux Bordelais qui utilisent une deuxième voiture.

Un effet domino.

Cette décision a ainsi provoqué, dans de nombreux  conseils de quartier,  des échanges vifs et  tendus: les riverains n’acceptant pas de payer pour stationner leur voiture et posant surtout  la question du devenir du second véhicule.

La municipalité ne désirant pas reculer  a démontré, preuve à l’appui,  que dans les secteurs passés au payant, la situation du stationnement s’était considérablement amélioré. Car à chaque extension de zone payante, les propriétaires  déplacent leurs véhicules vers les zones gratuites et l’effet « domino » est ainsi enclenché. 

Aujourd’hui, ce sont les quartiers de l’autre côté des boulevards qui voient des voitures « squatter » leurs places…  La mairie envisage déjà d’étendre le système autour du CHU Pellegrin. Et peu à peu cette situation impacte les autres communes.

Le maire de Bègles s’en est dernièrement ému et a demandé au maire de bordeaux de surseoir à la décision d’instaurer le stationnement payant sur Bordeaux Sud. On voit cependant mal comment Bordeaux pourrait arrêter ce mouvement au risque de voir les rares quartiers encore gratuits se retrouver rapidement engorgés par ces voitures » ventouses »…

Lors du dernier conseil de quartier de Caudéran, les habitants de l’avenue Carnot (parc bordelais) sont intervenus pour se plaindre des verbalisations qu’ils subissent de la part de la police municipale. Faute de places , ils se garent sur les trottoirs et s’indignent d’être verbalisés par les agents municipaux… (Lire https://ecolobordeauxblog.com/2016/08/28/lavenue-carnot-pas-pour-les-velos/ )

Pour calmer ces riverains, la mairie a indiqué vouloir faire la chasse aux voitures ventouses… en marquant les roues des véhicules qui ne bougent pas. Solution temporaire qui ne résoudra certainement pas le jeu de chaises musicales  enclenché.

Car l’extension du système payant  à l’échelle de l’agglomération est inéluctable, tout au moins autour de Bordeaux,  compte tenu de l’augmentation de la population sur la métropole, de la densification des villes et de la place de la voiture qui se réduit  peu à peu.

 

 

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