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Du 21 au 29 novembre 2015, démarre la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets pendant laquelle de nombreuses initiatives auront lieu pour mobiliser les habitants.
Il faut dire qu’à la veille de la conférence sur le climat, agir sur les déchets restent aussi un bon moyen pour réduire les gaz à effet de serre.

Car même si on attribue généralement au secteur des déchets à peine 3% du total des émissions de GES de l’Union européenne, l’organisation Zéro Waste estime que les impacts de l’ensemble de la filière augmentent largement le bilan si on prend en compte la totalité des activités du secteur.

Ce qui est certain, c’est que rien ne remplacera la prévention, qui génère des gains plus efficaces pour le climat, avec toujours comme principe, que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas .
En effet, « Le recyclage d’une tonne d’emballages en plastique permet d’éviter 500 kg d’équivalent de CO2, alors que l’utilisation d’une tonne de plastique de moins permet d’économiser six fois plus d’émissions (trois tonnes d’équivalent de CO2) »

Cependant confronté à cette quantité de déchets à traiter, le plus souvent, les collectivités recherchent des solutions « clés en main » qui leur permettent de déléguer à des entreprises privées la gestion de leurs déchets.
L’incinération de matériaux recyclables ou compostables a été longtemps la solution miracle, aujourd’hui la filière développe d’autres techniques comme la biomasse.
Pourtant la prévention et le recyclage des matières doivent rester les actions à développer prioritairement pour réduire la quantité de nos déchets.

Et sur bordeaux ?

Malheureusement malgré un discours qui se veut très engagé en matière de développement durable, Bordeaux Métropole tarde toujours, par exemple, à rattraper son retard sur les quantités d’emballages récoltées.
En effet, alors que la moyenne nationale est de 46 kg par habitant et même de 52 kg pour les aquitains, nous trions en définitive sur notre agglomération moins de 40 kg.
Un résultat très décevant, dû en grande partie à la collecte du verre qui peine à décoller.

Le plus inquiétant c’est que c’était déjà le cas l’année dernière lorsque le président de la CUB , Alain Juppé signait le 10 septembre 2014 avec le directeur général d’éco-emballage, un acte d’engagement afin de relancer sur l’agglomération la collecte sélective, notamment pour le verre.
Un an après les choses ont semble-t-il peu évolué, si l’on en croit le quotidien régional « Sud Ouest ». Dans un nouvel article du 16 novembre, on apprend qu’à Bordeaux seulement 22 kilos de verre sont récoltés par habitants pour une moyenne de 29 kilos pour les autres villes.

Notre métropole peine donc à obtenir de meilleurs chiffres. Elle recevra ainsi , à nouveau, l’aide d’Eco emballage pour accélérer le mouvement puisqu’elle a été retenue parmi 110 collectivités pour « lever les freins qui subsistent »

Et il faut dire que sur Bordeaux, ils doivent être nombreux.
Sinon comment expliquer autrement le peu de bornes de verre sur certains quartiers de la ville centre ?

Les élus de quartier, en effet, ne se bousculent pas pour implanter ces bornes, dont, le plus souvent, les riverains ne veulent pas. Ils préfèrent donc attendre l’implantation de bornes enterrées (très chères…) plutôt que d’imposer des conteneurs « inesthétiques ».

Ces oppositions et ces réticences font que Bordeaux peine à rattraper le retard.
Et sur le terrain, au lieu de disposer sur la métropole, un conteneur pour 600 habitants, on ne recense que 842 points pour une population de 740 000 habitants. Soit une borne pour plus 850 habitants…
Un résultat très loin, très loin, encore de l’exemplarité environnementale tant annoncée!

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