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C’est une drôle de situation qui risque de se produire lors de la prochaine rentrée scolaire 2016/2017 sur le secteur des bassins à flots. 

Si on sait que d’ici 2030, près de  12 000 nouveaux habitants doivent s’installer  sur ce quartier en devenir,  cette arrivée de nouvelles familles  va créer  une situation inique sur ce territoire.

Déjà lors de la rentrée scolaire 2015/2016, la venue de nouvelles familles dans les logements les plus récents  avait imposé, dans l’urgence,  la mise en place d’Algeco sur les deux principales écoles de ce secteur: la maternelle Joséphine et l’élémentaire Dupaty.  Il fallait , en effet,  rapidement pallier l’inscription durant l’été 2015 de nouveaux élèves sur ce secteur des  Chartrons.

Si la livraison  d’une école de neuf classes élémentaires et de six maternelles, rue de la faïencerie,  était bien prévue à l’origine pour la rentrée de septembre 2016,  la découverte d’une pollution radioactive dans le  sol,  avait obligé la mairie à rechercher sur ce secteur une solution de remplacement. Cette nouvelle école tardant donc à trouver un nouveau terrain, c’est l’installation, pour trois ans, d’une école modulaire de 3 à 5 classes,  sur une partie du  jardin de ta soeur,  pour la rentrée 2016, qui a été retenue.

Mais cette situation transitoire pose quelques questions.

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Géographiquement, il y aura donc d’un côté de la rue, les enfants de l’école Dupaty et juste en face, de l’autre côté de cette même rue, les enfants de l’école provisoire.

Rien de gênant à première vue, si ce n’est que ceux de Dupaty et Joséphine seront en REP (réseau de réussite éducative) et que les nouveaux de la nouvelle école ne le seront pas…

Il faut savoir que l’intitulé REP regroupe généralement le collège et les écoles du secteur qui rencontrent des difficultés sociales plus significatives que celles de collèges et d’écoles situés hors éducation prioritaire.  Le but est d’offrir des moyens supplémentaires  en fonction de la difficulté sociale et permettre ainsi de différencier les réponses pédagogiques au niveau des difficultés rencontrées.

Comme le dit le ministère: « un établissement ou une école qui accueille une population partiellement défavorisée doit être proportionnellement mieux doté qu’un établissement ou une école qui accueille une population presque exclusivement favorisée ». Logique.

Sur ce secteur des Chartrons, ces deux écoles devraient relever du collège Edouard Vaillant. Mais compte tenu du fait que la composition sociologique des familles diffère, les services municipaux et académiques ont estimé, à juste titre,  que compte tenu du prix du foncier de ces nouveaux logements, les nouveaux élèves ne relèveront  pas  de la REP. Les enfants de cette école provisoire sur le  jardin de ta soeur ne seront donc pas en REP. Normal.

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Mais si tout ceci est logique et normal sur le papier, on aurait pu s’attendre à une vraie redistribution des élèves à l’échelle de  ce territoire qui compte de nombreuses difficultés sociales et scolaires.

Concentrer, sur une seule et même école, les difficultés interroge.

N’aurait-il pas été plus normal de revoir totalement la carte scolaire sur ce secteur? N’aurait-il pas été plus logique de mélanger les populations afin de mieux répartir les difficultés scolaires?                                                                                                             N’aurait-il pas été plus juste de mixer les écoles, tout au moins pendant cette période transitoire de trois ans?

La circonscription de Bordeaux Nord (Bordeaux Maritime) connaît depuis maintenant quelques années des difficultés scolaires, du fait d’une population en difficulté sociale. L’arrivée sur les bassins à flots de familles plus aisées aurait pu être une formidable opportunité pour s’interroger sur la meilleure répartition possible des populations sur les écoles de ce secteur en fort développement.

Il semble que, pour l’instant,  la solution retenue par les services municipaux et l’inspection académique, soit de rester sur cette situation qui verra donc la rue Dupaty séparer  les élèves en REP de ceux qui ne le seront pas.

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