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La grève des éboueurs pendant cet Euro  de foot démontre que si notre métropole a  bien été lauréate en 2016 des « Territoires Zéro Déchet Zéro Gaspillage », le chemin à accomplir est encore long quand on voit ce qui s’amoncelle actuellement dans les rues du centre ville.

S’il est vrai qu’un nouveau Plan Déchets (2016-2020) ne fait que  démarrer et n’a donc pas encore  décliné toutes ses 21 actions  (27 M€ sur cinq ans) l’objectif de réduction de 10 % des déchets ménagers et assimilés produits en 2020 par rapport à 2010 va devoir passer sacrément la vitesse supérieure.

Il est temps que Bordeaux Métropole  mette en œuvre une politique de  prévention et de valorisation des déchets plus ambitieuse.

Celle-ci passe certainement  par  une augmentation de  25%  de la collecte de verre, une récupération des déchets inertes entre 2010 et 2020 (objectif + 18%) et une mobilisation de l’ensemble  des partenaires pour sensibiliser la population aux enjeux de la réduction des déchets.

Mais attention, tout de même que l’argent reçu pour la mise en oeuvre des actions  n’aille pas exclusivement à des projets  industriels et territoriaux en partenariat avec les clubs d’entreprises comme c’est déjà évoqué avec la production d’élastomères biosourcés par Michelin,  la cogénération du gaz de process par Orion Enfineered carbons, l’expérimentation de réutilisation de l’hydrogène produite par Akzo nobel pulp and performance ou encore le projet collaboratif ZIRI (Zone d’Intégration des Réseaux Intelligents) avec une trentaine d’entreprises de l’Ecoparc de Blanquefort,…

Le but premier doit rester la réduction importante de la production des ordures ménagères sur son territoire auprès des particuliers et,  en ce domaine,  notre collectivité doit aller plus vite.

Si le  projet « mon quartier à alimentation positive », centré sur le gaspillage alimentaire, initié par le CREPAQ ou la réflexion, avec le Conseil départemental, sur l’installation de nouvelles déchèteries sont de bonnes actions, la situation sur le terrain réclame des actes plus concrets.

Encore trop d’équipements sont insuffisants sur certains quartiers (déchèteries, bornes de collecte sélective,  composteurs collectifs, …), et  la situation actuelle démontre que les actions développées, ces dernières années, en matière de  déchets manquent encore de pertinence et de volonté politique.

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