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Alors que des militants tentent actuellement de relancer l’opposition à ce vaste projet immobilier situé en bord de Garonne sur la commune de Villenave d’Orlon, la question est de savoir s’il n’est malheureusement pas  trop tard pour s’opposer à ce golf?

Le domaine de la plantation est une longue histoire qui a épuisé  investisseurs mais surtout militants écologistes.

Depuis, une génération est passée. Le projet, soutenu par le maire Patrick Pujol (DVD) reste toujours en l’état.

Aujourd’hui, l’époque et les moyens pour s’y opposer ont changé: on parle de ZAD (de zone à défendre) et les réseaux sociaux font parfois des merveilles. Mais la mobilisation sur le terrain reste encore faible. Les recours juridiques ont tous été rejetés et si tout le monde s’accorde à reconnaître le bienfondé de cette lutte environnementale, les bulldozers continuent inlassablement leur travail.

Il faut dire que ce  combat commence à la fin des années 80 . A l’époque, les écologistes, peu soutenus dans leur tentative de défense d’une zone humide, avaient utilisé toutes les armes juridiques pour faire capoter le projet. La Sepanso (fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le sud ouest) et  l’association Aquitaines Alternatives en tête avaient attaqué juridiquement le premier promoteur,  Eric Bez et son projet de golf, logements et parc d’affaire. Celui-ci, pris dans un scandale financier revend le domaine au groupe Pablo-Vizzion qui reprend, en 2008,  les travaux. Les nouveaux recours de la part des associations écologistes sont à nouveau rejetés par le tribunal administratif.

Le grignotage des 167 hectares de nature est lancé.

Unknown

Un immeuble de quatorze étages « La part des anges », est inauguré en mai 2016 en bordure de route. Pour l’instant seule,  cette tour blanche de 154 logements (dont 109 en social, ah! les vertus du social!) est en quelque sorte la figure de proue du futur quartier Geneste qui doit s’y rattacher. L’urbanisation qui suivra « naturellement »  réduira forcément prairies humides et étangs.

Hôtel, commerces, services et  logements viendront en prolongement de l’incinérateur de Bègles et du centre commercial des  rives d’Arcins.

Bordeaux Métropole semble avoir perdu la lutte pour la protection de ses zones humides. Malgré les beaux discours sur les zones naturelles et  les « 55000 hectares pour la nature », l’agriculture urbaine, l’autosuffisance alimentaire de notre agglomération, la réinstallation des fermes vivrières et des zones de maraîchage… au final, l’emploi, l’investissement et le développement économique imposent décidément toujours  leur loi.  

Lire sur le même sujet : https://ecolobordeauxblog.com/2016/06/10/zones-naturelles-vs-zones-economiques/

Les 167 hectares du  site de la Plantation, classé Natura 2000 en 2002, sont donc clairement menacés par ce projet immobilier et rien ne semble, pour l’instant, pouvoir l’arrêter. 

 

 

 

 

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