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C’est juré! Bordeaux Métropole atteindra les 15% des déplacements à vélo en 2020.

Voilà  donc un sacré challenge pour notre agglomération. D’autant qu’aujourd’hui avec seulement  8% seulement des déplacements qui se font à bicyclette sur l’agglomération et près de 11% sur le centre de Bordeaux,   cela sous-entend un sérieux changement de  braquet.  7% en trois ans: belle ambition!

Comme pour mieux encourager ses équipes,  le maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole a annoncé à la presse vouloir faire de 2017, l’année du vélo.

Mais il lui faudra sacrément pédaler pour faire remonter Bordeaux dans les classements des villes cyclables. Rappelons que si en 2013, Bordeaux s’était placée, à la surprise générale, en 4e position du Copenhagenize index. Depuis ce classement, qui faisait la fierté de l’équipe municipale et… « tousser » bon nombre d’adeptes journaliers de la petite reine,  a rétrogradé Bordeaux, en 2015, à la 8e position.

Il semble en effet que l’investissement et les innovations ont marqué le pas ces dernières années et que la volonté politique ne soit plus vraiment au rendez-vous.

Si Bordeaux Métropole a bien voté pour 2016 une enveloppe de 100 00 euros pour régler les problèmes de stationnement;  au  premier semestre, 340 arceaux seulement avaient été installés.

Ce qui est nettement  insuffisant, compte tenu de la demande sur le terrain. Un rapide tour en ville permet de s’apercevoir que les équipements manquent et que les vélos débordent sur les trottoirs.

Car si à Bordeaux, les habitants se mettent peu à peu au vélo, si les tourne à droite commencent à se généraliser, si les sas de sécurité , encore trop peu respectés, existent, si les kilomètres de pistes augmentent, … c’est sur la question du stationnement que l’effort doit porter.

La place de la voiture est encore reine.

En centre ville comme dans les quartiers, la solution serait de remplacer les places de stationnement pour les voitures  par des places pour les vélos.

En effet, la part modale du vélo  augmentant,  il serait logique que la part de stationnement vélo augmente en conséquence et  réduise  ainsi les places pour les voitures.

Car plus de vélos,  cela sous entend,  forcément moins de voitures qui circulent et donc moins de besoin en stationnement.

Un rééquilibrage des places de stationnement est nécessaire à l’échelle de la ville.

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Aujourd’hui, les trottoirs sont envahis par les vélos, ce qui gêne considérablement le déplacement des piétons, des poussettes, des personnes à mobilité réduite,…

Mais indéboulonnable, la voiture reste trop souvent la reine dans la rue, sa place étant considérée comme « intouchable ». 

Essayez de demander la suppression d’une place d’automobile pour installer des arceaux vélos et vous entendrez rapidement l’élu du quartier vous expliquer qu’il ne faut pas froisser les riverains qui tiennent à cette place de voiture dans leur secteur…

Pourtant si  de plus en plus de monde circule en vélo et  si, en 2020, Bordeaux voit par exemple 20% des déplacements se faire à bicyclette, il serait logique que 10% (c’est à dire la marge  de progression finale) des places de stationnement pour les voitures soient redistribuées pour le rangement des bicyclettes dans les rues.

Le stationnement des vélos ne doit plus être  une source de conflits. Il est temps de gérer ce problème au risque de voir se dégrader les relations entre usagers de l’espace urbain.

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