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Imaginez un monde où l’énergie serait gratuite et vous permettrait de vous déplacer  au frais du contribuable.         Vous pensez ce rêve impossible ? 

Détrompez-vous,  Bordeaux l’a fait. En installant huit bornes électriques dans le centre ville, l’équipe municipale permet depuis 2012 aux Bordelais de se déplacer au volant de leur véhicule électrique sans débourser un seul centime.  Et quatre nouvelles bornes devraient être déployées prochainement sur d’autres quartiers de la ville. Ces bornes étant doubles,  ce sera donc bientôt vingt quatre véhicules qui pourront rapidement recharger leur batterie chaque jour au frais des Bordelais.

Le coût du système.

Chaque borne est estimée  à 30 000 euros en frais de fourniture et de pose. (coût de la réparation, maintenance préventive et frais de consommation électrique) Ces installations achetées par la mairie de Bordeaux (sauf deux bornes offertes par Nissan ) devraient ainsi coûter chaque  année près de 400 000 euros aux finances de la ville. Mais on a pour l’instant peu de visibilité sur le coût réel de ces bornes, sur le nombre d’abonnés et  sur le coût total pour la ville. On sait juste que le prix d’une recharge est compris entre  1,5 à 2 euros pour la ville mais… gratuit pour l’utilisateur.

Depuis la mutualisation des services, les bornes sont gérées dorénavant par Bordeaux Métropole. Deux bornes sont aussi implantées sur la commune de Parempuyre. Comme c’est la ville de Bordeaux qui pour l’instant les gère, Bordeaux Métropole versera donc à notre ville une participation financière forfaitaire de 29 000 euros .

Chères, très chères bornes.

Au final, ces installations servent uniquement  les heureux propriétaires de voitures ou deux-roues électriques et permettent  à la ville de faire sa promotion et accessoirement celle d’une mobilité urbaine peu polluante.

D’autant qu’avec l’arrivée des Bluecub du groupe Bolloré, on peut s’interroger sur la nécessité de maintenir encore ce système qui n’avait  pour unique but que de faire la promotion des véhicules électriques. Aujourd’hui avec plus de  4 600 usagers et plus  de 30 000 locations par an, les Bluecub se sont imposés dans l’espace urbain et sont les premières ambassadrices des véhicules électriques.

D’autre part, si pour répondre aux critiques, le service des Bluecub avait  annoncé qu’il serait alimenté par de l’électricité propre (hydraulique, éolien et  photovoltaïque) fournie par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), ce n’est pas le cas de la ville de Bordeaux qui se fournit essentiellement avec EDF.

Reste que si l’idée de remplacer une voiture polluante par une voiture électrique est  bénéfique en ce qui concerne la pollution atmosphérique, remplacer une voiture par une voiture ne résoudra pas vraiment le problème de l’engorgement du centre ville par les automobiles.

Cet argent public serait certainement mieux utilisé s’il servait plutôt à la promotion de la bicyclette,  de la marche à pied ou des transports en commun.

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