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Ils seront presque 20 000 coureurs à s’élancer pour cette troisième édition du marathon de Bordeaux.

20 000 coureurs et autant, si ce n’est plus, de spectateurs et accompagnateurs qui se presseront dans les rues du centre ville et tout le long du parcours.

Ce marathon n’est donc pas sans conséquence écologique.

Car chaque marathon  engendre une quantité importante de déchets. gobelets, bouteilles,  gels, produits énergisants, tee shirts, tracts, sacs,…  Autant de produits divers et variés conçus pour l’événement qui ont un impact certain sur notre environnement.

Aujourd’hui, tous les organisateurs dans le monde sont appelés à limiter leur impact carbone et à faire en sorte que ces compétitions soient les plus neutres possibles en matière environnementale.

Depuis quelques années, aux Etats Unis,  un classement recense les manifestations sportives les plus respectueuses de l’environnement :  le Council for Responsible Sport qui comporte 41 critères. Une épreuve sportive reçoit ainsi le précieux label écologique s’il atteint au moins  22 critères et la  récompense suprême lorsqu’il atteint 38 critères.  Le marathon de Chicago a ainsi reçu ce label écolo en 2010 et 2011.

Et Bordeaux?

D’après le journal Sud Ouest, » la première édition avait été un échec en ce qui concerne le ramassage des déchets ». Cette année, les organisateurs visent le zéro déchets. Une brigade verte d’une vingtaine de bénévoles sera ainsi chargée de sensibiliser le public… Et tout ce qui traîne dans les rues devrait être récupéré et recyclé dans des filières spécifiques.(vêtements, emballages, cartons, déchets alimentaires,…)

Cependant on peut s’interroger sur cette vision très restrictive de l’empreinte carbone pour cette manifestation sportive. Car la quantité de déchets produits n’est pas le seul point à travailler pour être vertueux.

Le choix des transports en commun ainsi que les tee-shirt,  médailles, tracts, prospectus  et tous les produits dérivés spécialement conçus pour l’événement doivent faire l’objet d’une réflexion en amont.

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Si concernant le transport, chaque participant du marathon de Bordeaux bénéficie d’un pass marathon à 3 euros qui lui offre un accès illimité aux lignes de tram, bus, navettes fluviales et parcs relais pour la journée du 15 avril et le lendemain jusqu’à 7 heures du matin, pour le reste, pas vraiment de communication responsable dans le « guide athlète » proposé aux participants.  

Rien sur le covoiturage, le TER, les vélos et  surtout rien sur un quelconque enjeu environnemental. Difficile donc  de mobiliser sur la question du développement durable quand les organisateurs n’affichent ni volonté claire d’agir, ni indicateurs de suivi, ni chiffres, ni bilan des précédentes éditions.

Nous sommes donc très loin des objectifs affichés par la ville de Bordeaux dans son guide des éco-manifestations.

Marathon vert.

Pourtant depuis quelques années des marathons s’engagent.

Le marathon vert de la ville de Rennes, créé en 2011 a dès sa première édition mis en avant des enjeux de développement durable. Chaque course a ainsi permis la plantation d’arbres en Ethiopie, Portugal,  Inde ou même localement.  (plus de 67 000 arbres dès 2012 et plus de 115 00 arbres avec la dernière édition) De plus, de nombreuses associations environnementales sont partenaires de cet évènement et mobilisent sur cette question.

Le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes a reçu dès 2013 par le Comité départemental Olympique et Sportif, le label Agenda 21  » Développement durable, le sport s’engage « . Les organisateurs affichent clairement leur volonté de préserver l’environnement, le littoral et de trouver des solutions  aux gaz à effet de serre (CO2) ou  au gaspillage de l’eau.

Même le marathon de Paris s’y met. Le « Schneider Electric Marathon de Paris » se donne trois ans pour rendre cette course responsable, avec seize points concrets,  afin d’atteindre d’ici 2019, 100% de recyclage.  L’objectif est surtout de faire de Paris,  le premier marathon neutre en carbone de la planète. Dès 2017, 70% des émissions de CO2  seront compensées grâce à un projet au Kenya, avec le Livelihoods Carbon Funds.

Alors à Bordeaux : si on se mettait à courir écolo?

 

 

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