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fleuve Bordeaux

Bordeaux fêtera le fleuve du 26 mai au 3  juin 2017 et cette dixième édition s’annonce comme les autres années,  festive et riche en événements.   Départ de la Solitaire Urgo – Le Figaro, balades fluviales, traversée de Bordeaux à la nage, concerts, »parade des héros », feux d’artifice,… offriront certainement aux Bordelais des moments inoubliables.

Il est cependant regrettable que pour cette  nouvelle édition, dans le programme de Bordeaux fête le fleuve,  pas une seule animation ou même un simple rappel ne soit prévu  pour évoquer la fragilité des fleuves et des océans, pour sensibiliser les Bordelais à l’urgence écologique.

Une participation ou même une simple évocation de la problématique environnementale par des associations engagées dans la préservation de la ressource en eau, la protection de la flore, de la faune, des zones humides ou de la préservation des océans aurait été  utile et salutaire. 

Bordeaux fête le fleuve

Mais pour l’association « Bordeaux grands évènements »  qui organise  Bordeaux fête le fleuve et aussi Bordeaux fête le vin, l’écologie n’est pas une priorité.  C’est pourquoi une communication en direction de la fragilité du fleuve ou même une quelconque compensation carbone pour un évènement qui a rassemblé tout de même lors de la dernière édition pas moins de 520 000 spectateurs, n’est pas à l’ordre du jour.

Pourtant le maire de Bordeaux, interpellé sur ce sujet par un élu écologiste (EELV) lors du conseil municipal du lundi 27 avril 2009, avait explicitement demandé,  à Stéphan Delaux, Président de Bordeaux Grands Evénements  et Président de l’Office du Tourisme de prévoir une « compensation carbone de la manifestation ».

Depuis cette date,  il semble que le maire et son adjoint  aient oublié leurs engagements. Aucune communication sur le sujet et pire,  aucune trace d’une éventuelle compensation carbone lors des grands événements de la ville de Bordeaux. Depuis cette date,  fête du vin et fête du fleuve se succèdent sans qu’une quelconque prise en compte des  émissions de gaz à effet de serre soit entreprise, tout comme l’ébauche d’un bilan carbone.

Dommage pour l’environnement, même si la ville affiche toujours  une belle volonté dans son guide des écomanifestations :  http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/24386/2/pieceJointeSpec/129068/file/guide_ecomanifestations.pdfdommage  qu’elle a malheureusement, bien du mal à faire appliquer auprès de ses plus proches partenaires…

traversée Bordeaux nage

Heureusement seule la traversée de Bordeaux à la nage, met clairement en avant une réflexion en mobilisant ses participants  et en compensant ses émissions carbone.   http://traverseedebordeaux.com/spip.php?article251 

Grâce à leur sponsor « MT Partenaires Ingénierie », les déplacements, la logistique, les achats ou bien encore les prestations nécessaires à un tel évènement sont analysés.  Ce qui permet aux organisateurs d’annoncer planter des arbres «  à hauteur des émissions calculées » avec pour objectif  d’atteindre la « neutralité carbone ».

Un bémol tout de même à cette initiative extrêmement louable, une communication à minima sur les plantations locales en question. Seules les éditions 2008 et 2010 affichent leur compensation carbone:  sept arbres pour la première,  seize arbres pour la seconde.  Et  la déclaration selon laquelle, la traversée de Bordeaux serait le « premier événement sportif français compensé carbone localement » est quelque peu osé. Rappelons,  par exemple,  qu’en 2016  à la suite du marathon vert de Rennes,  qui affiche lui clairement ses ambitions et ses actions,  https://www.lemarathonvert.org/Courons-pour-la-planete-443.html   plus de 115 025 arbres ont été plantés en Inde mais  aussi localement.

 

 

 

 

 

 

 

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