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panneaux affichage libre Bordeaux

Depuis la loi Barnier de 1995, l’affichage sauvage est interdit et les contrevenants sont passibles de possibles sanctions.

C’est du reste le cas sur Bordeaux, où depuis maintenant plusieurs années, les  amendes mises en place par la municipalité ont permis de calmer quelque peu les ardeurs des militants politiques et des annonceurs peu regardants en éradiquant en partie l’affichage sauvage. Tout au moins en dehors des périodes électorales…

Car la séquence présidentielle passée et les législatives qui s’annoncent ont relancé les affichages intempestifs sur les murs, vitrines et barrières de chantiers.

Certains partis ont même largement fait connaître leurs candidats en collant à tout va sur la ville.

Affichage sauvage Bordeaux

Est-ce à dire que les services municipaux sont moins regardants durant ces périodes électorales?

Peut être. Toujours est-il que si la mairie devait sanctionner tous les contrevenants, ce serait certainement une manne financière importante pour les finances de la ville quand on voit comment certains quartiers sont recouverts par les  affiches de campagne.

Si cela ne pose aucun problème à certains partis de coller de manière illégale, d’autres heureusement restent dans le cadre autorisé, même si ce dernier reste très contraignant et surtout très restreint.

Un dispositif insuffisant.

En effet, actuellement 211 panneaux d’affichages libres sont accessibles sur la ville et recensés sur le site de la ville http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/groupePiecesJointes/245/9/pieceJointeSpec/139368/file/panneaux_affichage_17092014.pdf

ou encore  l’opendata http://www.opendata.bordeaux.fr/content/mobiliers-urbains-panneaux-daffichage-libre

Mais ces 211 panneaux sont largement insuffisants à l’échelle du territoire et des quartiers. Le maire, plusieurs fois interpellé, à ce sujet, en conseil municipal par son opposition n’a jamais exprimé le désir d’en rajouter, estimant être dans le cadre légal, et même bien au- delà.

En effet, la surface totale minimum allouée à cette affichage libre est donné par le code de l’environnement, calculé en fonction du nombre d’habitants de la commune . Il oblige  toutes les communes à mettre à disposition des panneaux d’affichage dits  « d’affichage d’opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif. »  L’expression politique entre ainsi dans cette catégorie.

Les communes doivent disposer de douze mètres carrés,  plus cinq mètres carrés par tranche de 10 000 habitants . Un rapide calcul pour Bordeaux  avec ses 240 000 habitants correspond environ à 132 m2, soit 132 panneaux. La ville de Bordeaux est donc largement  dans les clous.

Pour organiser tout cela, une disposition municipale a bien tenté de répartir les panneaux en deux catégories: les panneaux affichage libre-propreté pour les sociétés de spectacle et les panneaux réservé pour l’affichage d’opinion et des associations à but non lucratif. Mais sur le terrain, c’est la loi du plus fort et du plus rapide qui prédomine. 

Et le compte n’y est pas car  le plus souvent ces panneaux sont pris d’assaut par les annonceurs de spectacles et les publicitaires, 

Difficile donc d’être respectueux des lois et de ne pas pratiquer l’affichage sauvage quand l’espace qui vous est dévolu est réduit.

C’est ainsi que certains n’hésitent pas à afficher de manière sauvage pour communiquer sur leurs candidats.

Mélenchon écologie Bordeaux

Il est juste amusant de constater que même les plus proches collaborateurs du maire de Bordeaux affichent eux aussi en toute illégalité. Une preuve certainement supplémentaire que les panneaux d’affichage d’opinion sont bien en nombre insuffisant sur notre commune.

Florian écologie BordeauxWalrick écologie Bordeaux

 

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