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Les villes se mettent au vélo et c’est tant mieux!

Bordeaux ne fait pas exception à la règle et les cyclistes envahissent peu à peu, ici aussi, l’espace urbain.

Mais le partage de la rue ne se fait pas sans mal… Automobilistes et piétons ne lâchent pas aussi facilement  leurs espaces respectifs et voient les adeptes de la petite reine le plus souvent comme des envahisseurs.

Sur la route, les cyclistes quand  ils n’ont pas d’espaces réservés ralentissent souvent les automobilistes et  créent même, une certaine irritation aux carrefours quand  les plus inconscients d’entre eux,  « brûlent »  les feux en toute illégalité . ( et parfois de manière inconsidérée)

Sur les trottoirs ou les zones piétonnes,  les cyclistes occupent aussi un espace  qui ne leur ait pas vraiment autorisé. Tolérés, il leur est demandé de rouler au pas, ce qu’ils ne respectent pas toujours. Du coup les conflits d’usage sont récurrents, les piétons interpellant ces derniers sur leur droit et sur leur devoir…

Urgence à agir.

Tout ceci ne risque pas de s’arrêter si la collectivité n’organise pas plus rapidement la ville en tenant compte de ces nouveaux usages.

D’autant que les derniers aménagements sur certains quartiers ou secteurs de Bordeaux, tendent vers une politique d’aménagement en zones partagées  qui ne règlent  pas vraiment les problèmes, bien au contraire.

Les zones de rencontre.

C’est l’idée selon laquelle chacun doit faire attention à l’autre et respecter l’autre pour favoriser la cohabitation. Belle idée …mais qui le plus souvent ne marche pas ; chacun tentant de marquer son territoire.

Le conducteur plus dangereux avec sa voiture s’impose le plus souvent vis à vis des autres utilisateurs de ces espaces comme par exemple sur la place Pey Berland. Le piéton, plus fragile, s’estime lui en droit d’être prioritaire et l’entend le rester face aux cyclistes. En définitive, le vélo est le grand perdant de ces espaces partagés.

Les « sentes piétonnes ».

C’est aussi le cas pour ce  nouveau concept utilisé par les urbanistes. Un bel exemple existe sur les Bassins à flots, où sur l’avenue Lucien Faure. Chacun trouve presque sa place: bus en site propre, voitures avec deux files dédiées et trottoirs piétons à partager pour l’instant… avec les cyclistes.

Mais attention priorité bien entendu aux piétons ! Donc pas vraiment facile de se déplacer à deux-roues rapidement sur ces sentes lorsqu’il faut éviter les passants…

D’autant que le cycliste est toujours vécu comme l’agresseur du marcheur, encore plus lorsqu’il utilise sa sonnette…

Il est donc  temps de mieux organiser l’espace public.

Pour l’instant, seules quelques réalisations  existent sur Bordeaux.

piste vélo Bordeaux thiers

L’avenue Thiers est un bon exemple de ce qui doit être fait si on veut éviter les conflits entre usagers, sans empêcher, hélas,  les stationnements indélicats…  Sur le pont de pierre, les piétons intègrent peu à peu le principe du partage de l’espace mais cette cohabitation reste fragile et peu confortable pour les cyclistes pressés. Car nous sommes encore loin du REVe…

Ce REV (réseau express vélo) est un réseau d’aménagements continus et homogènes, dont certains à double sens de circulation, qui garantit  confort et sécurité aux cyclistes. Il permet dans les pays qui l’ont adopté une vitesse moyenne de 20 km/h pour les cyclistes!  Mais surtout une signalétique spécifique, voir originale au sol, permet de rappeler aux piétons et conducteurs que les cyclistes ont une voie réservée et prioritaire.

Et un petit tour dans les  villes les plus cyclables d’Europe,  nous permet d’affirmer que pour développer la bicyclette, il y a une nécessité absolue  de réserver des espaces clairement  identifiés aux pédaleurs.

Piste cyclable amsterdam

Amsterdam

Berlin ville cyclable

Berlin

Le cycliste à Amsterdam, Copenhague, Berlin,… est roi et gare aux piétons qui viendraient empiéter leur espace! Vite rappelés à l’ordre par le tintement des sonnettes, les autres usagers de la rue savent qu’ils doivent rapidement dégager.

Ici, c’est le vélo qui est prioritaire!

C’est ainsi qu’en balisant les déplacements des cyclistes, avec une couleur de bitume différente notamment,  les villes ont réduit d’autant les conflits.

Chacun a sa place  pour le bien de tous et pour une progression en hausse des déplacements en deux-roues sur Bordeaux métropole… sans conflit d’usage.

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