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Bordeaux Déchets écolobordeauxblog

Dans la chaleur de l’été et juste avant les élections législatives,  c’est une information qui est passée quelque peu inaperçue.

Alors que Bordeaux Métropole s’était engagée à réduire de 1% par an les déchets ménagers et assimilés, cette année, ceux-ci ont globalement augmenté de 1,75%… Même en  tenant compte de l’évolution démographique, ils ont tout de même progressé sur le territoire  de 0,11% en un an.

Pas vraiment l’objectif de départ.  Bordeaux métropole, lauréate en 2016 des « Territoires Zéro Déchet, Zéro Gaspillage »  s’est bien gardée d’en faire la publicité.

Rappelons que pour l’application de son plan déchets 2016-2020,  la collectivité a reçu des aides financières et techniques pour mettre en oeuvre des actions visant « à réduire le plus possible la production de déchets et à valoriser au mieux ceux qui n’ont pu être évités ».  

Les résultats pour cette première année ne sont donc pas vraiment à la hauteur des attentes. 

Pire. En six ans, la baisse serait à peine de 3%.

Même le cadre des lois de Grenelle qui avaient comme objectif national une diminution de 15% des quantités de déchets partant à l’incinération ou en stockage, prévue pour … 2012 n’est pas vraiment respecté. En dix ans, les tonnages annuels traités par incinération sont ainsi passés de 215 066 tonnes à 214 612 tonnes.

En 2020, Bordeaux Métropole doit atteindre 55% de valorisation matière et organique. Les résultats sont pour l’heure en 2016 de seulement … 34%.

Autant de chiffres qui alertent sur le plan déchets de Bordeaux Métropole qui doit, et sans attendre, passer la vitesse supérieure.

Malheureusement, les élus métropolitains sont plus prompts à s’alarmer des conditions de la collecte des déchets que des moyens à mettre en oeuvre pour réduire la production totale de déchets.

C’est ainsi qu’à Bordeaux un énième plan propreté, intitulé « plan estival de propreté » a été, à nouveau, annoncé par le maire de la ville.

On ne compte plus les plans propreté lancés par la municipalité…

Mais on aura beau les enterrer, les ramasser, les collecter plus régulièrement sur les trottoirs et dans le rues,… tout cela ne résoudra pas la hausse continue des ordures ménagères sur notre territoire.

Car le mal est plus profond et une véritable prise de conscience est nécessaire pour changer les habitudes au quotidien. Il est plus que temps,  mais l’équipe en place est-elle vraiment mobilisée sur cette urgence écologique?

La mairie de Paris montre la voie.

En travaillant sur la prévention des déchets, la ville de Paris a permis de réduire de 6,3% la production des ordures ménagères par Parisien entre 2006 et 2010 et de 7% entre 2011 et 2015.

Cette dynamique a réussi car elle porte sur une réflexion globale de transition écologique qui s’appuie sur différents plans d’actions qui s’attaquent à la racine du mal: lutter contre le gaspillage alimentaire, développer l’économie circulaire, intégrer la problématique déchets dans le plan climat et dans la commande publique, développer un plan compost,  communiquer et sensibiliser à la réduction des déchets,…

Autant d’actions qui ont aidé à ces résultats grâce à un bilan objectif gisement par gisement  entre 2009 et 2015 qui a permis de travailler sur les différentes catégories de déchets.

La prévention des déchets passe surtout par l’adoption de nouveaux comportements au niveau des particuliers, des entreprises et des administrations avec toujours trois mots d’ordre: réduire en amont, réemployer si possible et enfin recycler.

Tout un changement de modèle qui doit conduire à la fin du jetable et à la valorisation de la ressource.

Alors on s’y met quand sur Bordeaux ?

 

 

 

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