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Les automobilistes pourront ces deux prochaines semaines respirer: c’est les vacances!

Avec nos petits chérubins à la maison, chez papy et mamie, au centre de loisirs ou simplement partis avec leurs parents en vacances, les rues de Bordeaux le matin et le soir seront certainement moins embouteillées. Dès ce lundi, on mesurera facilement l’impact de nos chers écoliers sur nos déplacements journaliers.

Mais dans quinze jours, on retrouvera les bouchons.  Si avant huit heures, il sera encore possible de se déplacer, dès la rentrée, cela recommencera sérieusement à coincer. Et on constatera les mêmes effets, le soir, aux heures de débauches et aux sorties des classes.

Une enquête ménage réalisée entre 2008 et 2009 par la CUB (Bordeaux Métropole aujourd’hui) sur les déplacements a démontré que 11% des déplacements quotidiens concernaient les trajets scolaires.  http://www.bordeaux-metropole.fr/var/bdxmetro/storage/original/application/e90d1d8f488e4aa4f11d5cba670a7ad6.pdf Soit plus de 280 000 voitures par jour qui circulent  pour rejoindre les établissements scolaires (école-collège-lycée-université confondus) sur la métropole.

Reste cependant  une question: comment expliquer, à Bordeaux,  encore toutes ces voitures devant les écoles pendant les jours de classes sachant que la carte scolaire implique normalement une scolarisation des élèves sur leur secteur d’habitation?

En principe, le choix de l’école élémentaire ou maternelle relève du secteur où l’on habite. La distance maison-classe est donc limitée et devrait normalement privilégier les mobilités actives (marche à pied ou vélo). Même si une majorité des élèves vient par ces moyens à l’école, pourquoi il y a-t-il toujours autant de véhicules devant les établissements scolaires?

Une première explication vient du fait que certains parents préfèrent déposer leur progéniture en voiture avant d’aller rejoindre leur travail. Pas toujours certain que le temps passé dans les bouchons du matin menant à l’école, soit toujours plus rapide qu’un simple aller retour maison-école à pied, puis un départ vers le travail…

Une autre explication: certaines familles  contournent la carte scolaire en demandant des dérogations à la mairie. Pour des raisons professionnelles, de localisation de la garde d’enfants, des grands parents,  il sont en droit  de demander à scolariser leur enfant sur une autre école. Il arrive même que faute de place, les services municipaux  proposent aux familles un établissement hors secteur, c’est du reste le cas sur Bordeaux Nord qui connaît actuellement des problèmes d’écoles sur ce secteur de la ville.

embouteillage

Mais la prime des déplacements motorisés revient aux établissements privés qui produisent de fait plus de pollutions que les groupes scolaires publics. 

Ces écoles pour remplir leurs classes, recrutent bien au-delà de leurs secteurs géographiques. Elles n’ont aucune obligation d’inscrire uniquement les élèves du quartier où elles sont implantées. Les familles de ces élèves du privé, venant pour au moins un tiers d’être eux, voir plus sur certains écoles,  d’autres secteurs de la ville ou de la métropole, la plupart des déplacements se font principalement en véhicules motorisés, ce qui  entraînent mecaniquement bouchons et engorgement de nos rues. L’impact carbone des établissements privés est donc largement supérieur aux écoles publiques. 

Pour finir, reste que même sur  les écoles publiques les habitudes semblent difficiles à changer. 

Les pédibus que la mairie tente d’impulser à chaque rentrée sur les écoles de Bordeaux ont du mal à recruter. A ce jour, seules 6 écoles sont référencées sur les 103 écoles que comptent la ville. http://www.reseaumillepattes.org/reseau/cartedureseau/ Il faut dire que ce système  reste fragile car il repose sur le volontariat  des parents d’élèves.  Un changement de classe ,  de groupe scolaire, de vie professionnelle provoque aussitôt l’arrêt du processus. D’après Rue 89, « (…) 83 enfants de la métropole bordelaise (…)se sont rendus à l’école en Pédibus, durant l’année scolaire 2015-2016, selon les chiffres avancés par le réseau Mille Pattes ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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