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Le bilan énergétique de la cité municipale vient de tomber:  pas encore de bâtiment à énergie positive pour l’année 2016.

Ce résultat est quelque peu décevant car on attendait beaucoup du bilan énergétique de ce monstre administratif de huit étages en plein coeur du centre ville, d’une superficie de 21 500 m2, qui regroupe près de 840 agents municipaux et métropolitains.

Il faut dire que le contrat de partenariat (PPP) signé le 22 décembre 2011  entre la Ville de Bordeaux et la société Urbicité (Bouygues) avait tout plaire… ou presque.

En regroupant la plupart des services municipaux répartis jusqu’à présent sur une quinzaine de sites anciens, certains parfois même en location, la mairie a réalisé des économies et fait baisser ses dépenses de fonctionnement.

Et le transfert d’une partie du loyer à Bordeaux Métropole dans le cadre du regroupement des services prévus avec la métropolisation a en plus permis d’alléger la note initiale du PPP que la ville de Bordeaux avait signé à l’origine seule.

Reste qu’en ce qui concerne le bilan énergétique du bâtiment, il déçoit quelque peu, l’exemplarité n’étant pas encore atteinte cette année.

Pourtant l’objectif du contrat signé avec le gestionnaire est clair, il vise à obtenir un bilan énergétique positif. Cela sous entend que les consommations de la cité municipale doivent être inférieures à la production d’énergie produite, notamment grâce aux 1 500 m2 de panneaux solaires installés et la géothermie.

Mais le dernier rapport d’activités 2016 (voir sources) qui vient d’être communiqué montre un bilan BEPOS (Bâtiment à Energie Positive) ajusté avec « une sous couverture de 5,9 % », ce qui sous entend que le bâtiment consomme encore plus qu’il ne produit. (Sur la période analysée allant d’août 2016 à juillet 2017, les consommations ont donc dépassé de 5,9% la production d’énergie.)

C’est donc la deuxième année de pleine exécution du contrat que la cité municipale n’atteint pas ses objectifs d’exemplarité.

Mais le gestionnaire est soulagé car il ne sera pas pénalisé (d’un montant de 61 654 euros) car dans le contrat de partenariat public-privé de départ un « tunnel de tolérance de plus ou moins 10 % » avait été négocié.

Les deux parties ne perdent cependant pas espoir d’y arriver et « d’obtenir un bilan énergétique encore amélioré et donc supérieur à ce qui est contractuellement requis. »

Une pression supplémentaire sera donc certainement mise sur les agents qui travaillent dans ces locaux  afin qu’ils adoptent des comportements encore plus éco-responsables, gages de réussite pour atteindre les objectifs fixés de performance énergétique.

L’exploitant contrôlant la moindre augmentation de consommation électrique, cela promet une saine ambiance dans les bureaux de la cité municipale…

 

Sources:

http://www.bordeaux.fr/images/ebx/fr/CM/12927/4/acteCM/70786/pieceJointeSpec/151036/file/acte_00048087_D.pdf

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