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Moustique

En été, quand les moustiques attaquent, les esprits s’échauffent et parfois des décisions radicales peuvent être proposées.

C’est ce qui s’était passé en 2014.

Face à une recrudescence de moustiques, le département avait pratiqué un traitement par épandage aérien. A cette époque, avec le moustique tigre nouvellement signalé en Gironde, le secteur de la presqu’ile avait bénéficié d’un épandage organisé par la préfecture au dessus des marais, des sous-bois et même des zones d’habitations. Le traitement avait, semble-t-il , été efficace, tout au moins consécutivement. On dénombra, à la suite de ce traitement, une réduction notable de la présence des moustiques sur les  zones infestées.

Mais face aux critiques, notamment de la part des associations environnementales, ce type de traitement n’est plus autorisé par la préfecture en raison d’un impact, pas vraiment neutre sur les territoires touchés.

Car l’épandage, arme de dissémination massive, fait parfois des dégâts collatéraux. Si les larves de moustiques sont principalement touchées, ce traitement à large échelle impacte tout l’écosystème.  Abeilles, autres insectes volants, invertébrés, amphibiens, poissons, … tous peuvent être touchés par la substance toxique utilisée contre les moustiques.

Mais d’autres raisons sont aussi évoquées pour l’arrêt de cette solution miracle.

Tout d’abord, il semblerait que les larves de moustiques développeraient une résistance au produit. Ensuite, le coût de ce traitement n’est pas anodin. En 2014, l’épandage par hélicoptère sur la zone concernée aurait coûté la modique somme de 149 000 euros…

Le débat relancé.

Pourtant cette année encore, au début de cet été 2018, à la suite d’un printemps  particulièrement pluvieux, des élus de certaines communes ( Ambès et Ambarès-et-Lagrave ) ont relancé le débat.

Soutenus par une partie de la population de la presqu’ile d’Ambès, relayés par une pétition signée par plus de 3000 personnes, ils ont réclamé une intervention d’urgence et proposé des  épandages aériens massifs pour lutter contre l’invasion de moustiques sur leur territoire. Pour l’instant, la préfecture et le conseil départemental restent sur leur position.

Seul un traitement sur un quartier d’Ambès a été autorisé début juillet à la suite de la détection d’un cas de dengue, virus transmis par le moustique-tigre. La personne aurait été piquée lors d’un voyage hors de France.

Reste que pour éviter la propagation des moustiques et lutter contre leur présence autour des habitations, des solutions naturelles existent.

Le site de Bordeaux.fr propose des solutions pour tenter d’éradiquer la prolifération des  moustiques ou tout au moins en ralentir leur développement. Celles-ci passent notamment par une surveillance des eaux stagnantes à proximité des habitations. http://www.bordeaux.fr/p96876#conseils-pour-lutter-contre-les-moutiques

La ville de Bègles va plus loin, en mettant en place des actions concrètes de lutte contre les moustiques plus respectueuses de la biodiversité. Cette mairie a décidé d’installer des nichoirs et des abris dans ses parcs et jardins afin de favoriser le retour des chauve-souris et des hirondelles en ville.  Ces prédateurs sont en effet connus pour être très voraces en moustiques. Cette municipalité propose aussi une aide financière de 10 euros afin d’aider les habitants à s’équiper de nichoirs à hirondelles ou chauve-souris.

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