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A l’exemple des villes les plus cyclables d’Europe, on sait que c’est la qualité du réseau cyclable qui permet le développement du vélo en ville.

Or même si Bordeaux Métropole a engagé une somme conséquente sur son plan vélo (2017-2020), 70 millions d’euros, (à relativiser tout de même, voir articles précédents)  pour aider au développement de la pratique de la bicyclette en ville;  des questions persistent sur le peu de financement concernant notamment l’entretien du réseau existant ou sur le stationnement.

Car le peu d’investissement affiché  sur ces deux points cruciaux interroge.

D’autant que la première critique des cyclistes bordelais reste  toujours la dangerosité des pistes actuelles, peu sécurisées et toujours aussi  peu confortables.

Une raison certainement pour laquelle dans le dernier classement effectué par la FUB (Fédération Française des usagers de la Bicyclette) et réalisé à partir d’un questionnaire auprès des cyclistes, Bordeaux  ne se classe qu’à la 3eme place des villes françaises de plus 200 000 habitants, après Strasbourg et Nantes.

Même si 300 000 euros seront bien  investis par an pour la généralisation des sas vélos, aucun chiffre sur l’entretien du réseau actuel hormis la « réalisation d’aménagements de qualité dans le cadre des grandes opérations ».

Alors qu’une sécurisation du réseau des pistes cyclables aurait été la bienvenue avec un investissement à la hauteur des attentes, ce n’est visiblement pas encore la priorité de ce plan vélo.

Et l’annonce récente d’une future mise en zone 30 de la totalité de la ville entre les boulevards n’est pas non plus  forcément une bonne nouvelle pour les cyclistes.

Si la vitesse sera donc apaisée, sans voie réservée au cheminement vélo,  la chaussée se partageant ainsi avec les voitures, le cycliste servira le plus souvent de ralentisseur et subira régulièrement la pression des automobilistes. Pas forcément le plus sécurisant, ni le plus apaisant pour les relations entre les différents usagers de la rue. 

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De la même manière, le développement des zones de rencontre dans le centre ville ne permet pas un déplacement rapide et confortable des cyclistes.  (Pey-Berland, Place Gambetta, rue Georges Bonnac, etc…) Ici encore cette situation de flou, au lieu de les apaiser tend les relations entre les cyclistes et les piétons, toujours prioritaires qui plus fragiles se sentent mis en danger par la circulation des cyclistes.

Cela freine aussi,  côté stationnement.

De 2017 à 2020, 100 000 euros  par an sont annoncés en faveur du stationnement des vélos. Mais 100 000  euros, en 2016, cela s’est concrétisé par l’installation de 470 arceaux à l’échelle de Bordeaux Métropole, soit  seulement 150  arceaux pour la seule ville de Bordeaux. 

Tout ceci paraît largement sous dimensionné pour une ville qui connaît une progression aussi importante d’utilisateurs de la petite reine sur son seul territoire.

Lire aussi:

Questions sur le plan vélo 1: https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/06/questions-sur-le-plan-velo-1-velos-pour-tous/

Questions sur le plan vélo 2 : /https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/13/questions-sur-le-plan-velo-2-a-pas-comptes/

 

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