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Synopsis du célèbre film « Divorce à l’italienne » de 1961, revu et corrigé à la sauce bordelaise:

« Le maire de Bordeaux, lassé par Darwin et séduit par les avances des promoteurs et de BMA (Bordeaux Métropole Aménagement) veut se débarrasser de ce partenaire trop gourmand.  Mais comme le divorce avec Darwin est mal vu par les Bordelais, le plan est de laisser Darwin commettre des erreurs afin d’attester de sa bonne volonté.  Bref trouver de bonnes raisons pour « tuer » Darwin tout en prouvant  sa bonne foi au yeux de tous. »  Un classique…du cinéma.

Mariage d’amour.

Si l’idylle s’achève entre les Darwiniens et le président de Bordeaux Métropole, ce ne fut pas toujours le cas.

Dès l’origine, en 2007,  Darwin s’est développé grâce au soutien du président de la communauté de Bordeaux, Vincent Feltesse  et du maire de Bordeaux, Alain Juppé. A cette époque, dans cette friche urbaine, isolée de tout et de tous,  la caserne Niel et ses abords trouvaient bien peu de volontaires pour s’y installer.

Seuls au départ, regardés comme des aventuriers mais en définitive soutenus par la collectivité, les responsables ont construit peu à peu leur projet et développé leurs activités. Doté d’un don certain pour la communication et profitant de la période « écolo » du maire de Bordeaux, ils ont construit leur écosystème et attiré de nombreux  entrepreneurs.

C’était le temps des années fastes pour Jean Marc Gancille et Philippe Barre, les initiateurs de ce projet, rien ne semblait pouvoir les arrêter.

Mais la réussite de l’écosystème et son expansion territoriale contrariait les plans de  BMA et de Bordeaux Métropole. Revoir la copie de départ, aurait donné trop de place à Darwin et modifié les projets immobiliers prévus.

Il n’en est donc pas question pour le maire de Bordeaux et Pascal Gérasimo, directeur de BMA , souple comme « un manche à balai  » (dixit Alain Juppé, c’est peu dire…)

Le maire pour prouver sa bonne foi avance une quantité d’arguments afin de prouver la mauvaise volonté des Darwiniens, espérant ainsi faire basculer une opinion publique pour l’instant favorable à cette pépinière écolo :  1/3 de logement social prévu empêché, le soutien des Ferretcapiens parisiens, les concessions qui pourraient être retirées en cas de blocage, la sécurité et la réglementation non respectée, les investissements de la ville sur le site, la mauvaise foi des Darwiniens, etc…

Fin du jeu de rôle.

Jusqu’à présent, Jean Marc Gancille jouait le « khmer » vert (voire rouge)  de service, Philippe Barre endossant le costume du « juppéiste ». Gancille parti, le numéro d’équilibriste ne fonctionne plus et l’entrepreneur bordelais se retrouve seul pour affronter le courroux du maire de Bordeaux.

Reste que la fin du film est proche.

Car Darwin, lâché par le maire de Bordeaux, ne peut aller contre les décisions de BMA et de la Métropole, au risque de voir les activités de l’écosystème empêchées et réduites en cas de conflit ouvert avec Bordeaux Métropole.

Chaque partie restant figée sur ses positions, on ne voit pas ce qui pourrait en ressortir, si ce n’est un accord sur l’existant, ce qui sous-entend un arrêt de la dynamique rêvée par Darwin.

Divorce consommé et donc place nette pour le futur « écoquartier » de Bastide Niel.

 

 

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