Étiquettes

, , , , , , , , , ,

thomas Pesquet

23 janvier 2017 : Bordeaux de nuit, vue depuis l’ISS. © Twitter/@Thom_astro – ESA/NASA

Si un jour Thomas Pesquet a le bonheur de repasser au-dessus de la capitale Girondine, l’image qu’il nous ferait parvenir pourrait être bien différente de celle-ci.

En effet, depuis quelques mois, de nombreuses communes de Bordeaux Métropole éteignent leur éclairage public : Bègles , Talence , Le Haillan,   Mérignac , Le Taillan-Médoc, Eysines, Blanquefort, Saint Médard en Jalles, Carbon-Blanc, Ambès, Villenave-d’Ornon, … Un vrai plébiscite pour une limitation des éclairages urbains inutiles.

Du coup, ces communes font des économies. Blanquefort indique économiser 45 000 euros par an. La ville de Bègles annonce, elle, fièrement 80 000 euros d’économie annuelle, soit près de 28% en moins sur sa facture globale d’électricité.

En plus,  il semble que les riverains acceptent  le principe, sans augmenter leur sentiment d’insécurité.

Toutes les communes occupées à éteindre leurs rues? Bordeaux résiste encore…

Si le mouvement s’amplifie, Bordeaux risque rapidement de faire figure de village gaulois, irréductible à l’extinction de ses lumières la nuit…

D’autant que déjà en 2017, la ville centre avait été épinglée par l’APCEN (Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement ). Cette association s’appuyant sur l’arrêté du 25 janvier 2013,  qui interdit dorénavant formellement tout éclairage de ce type de locaux après leur occupation ou à partir de 1h du matin, avait surveillé les  vitrines de magasins de commerce ou d’exposition, façades des bâtiments, et locaux intérieurs à usage professionnel,  de treize grandes villes françaises.

Et Bordeaux n’avait pas brillé dans ce classement, avec 70 % de ses  sites non conformes…

Aujourd’hui, en matière d’éclairage public, Bordeaux semble trainer aussi quelque peu des pieds. Ses services misent sur l’installation de LED et l’expérimentation de détecteurs de mouvements, comme sur la zone industrielle de Bordeaux Nord mais ne sont pas vraiment mobilisés pour couper la lumière dans les rues.

Bien au contraire.

Dans le dernier rapport de développement durable 2017-2018  de la ville de Bordeaux, il est mentionné que la consommation d’énergie de l’ensemble du parc  d’éclairage public a baissé de 28%, grâce à la réduction des puissances installées.

Mais en même temps,  Bordeaux a augmenté de 21,3% le nombre de points lumineux, passant de 31 184 points à 37 822 points… Rappelons que l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas et que l’éclairage artificiel a un impact important sur la faune et la flore.

Bordeaux, entre l’éclairage privé qui n’est pas conforme à la loi et ses services qui ne se résignent pas à éteindre l’éclairage public, est loin d’être à la pointe du mouvement actuel qui tend à baisser l’impact de la pollution lumineuse sur Bordeaux Métropole.

Si on peut comprendre certaines retenues concernant le centre ville touristique, il serait incompréhensible de constater que ce qui se met en place sur Bègles, Mérignac ou Eysines, ne puisse l’être sur des quartiers bordelais périphériques.

 

 

 

 

 

Publicités