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Recherche effectuée le 15 janvier 2019 sur le site de Bordeaux.fr

A Bordeaux, à chaque mandature, l’équipe municipale bordelaise fait évoluer, petit à petit,  sa pratique en matière de démocratie participative.

C’est une bonne chose, même si tout cela traîne parfois quelque peu… Cette équipe municipale ne change pas rapidement sa pratique , souvent persuadée d’être la meilleure en la matière. Si en 1995, Bordeaux était en tête des communes  avec la mise en place de conseils de quartiers,  depuis,  elle s’est quelque peu endormie sur ses lauriers.

En 2019, la ville de Bordeaux proposera donc l’instauration d’un budget participatif … qui n’est pas tout à fait une nouveauté.  En effet, cela fait maintenant quelques années, que de nombreuses villes se sont lancées dans ce défi (Nantes, Rennes, Lille, Angers, Grenoble, Paris,…)

Aujourd’hui, c’est sans réel enthousiasme que le maire annonce cette mesure, soulignant déjà que les communes ayant adopté cette initiative ne voient la participation que de seulement 4% de leurs habitants…(8% à Grenoble, ville très engagée dans ce processus)

Mais la principale critique porte sur la gouvernance et le suivi de la décision finale.

Comme pour le FIL (fonds d’intervention local) la mairie tient à garder la main sur les projets et refuse de laisser, comme c’est le cas parfois ailleurs, une commission totalement indépendante présélectionner les dossiers proposés.

Une seconde critique porte aussi sur la somme retenue par Bordeaux, non inscrite au budget municipal primitif… Ainsi les 2,5 millions d’euros proposés, soit 1,65% du budget d’investissement, seront piochés, « ça et là », pour financer les projets proposés par les Bordelais autour d’équipements de quartier dans le domaine du développement durable. A Rennes,  le budget participatif est de 3,5 millions d’euros par an, soit 5% du budget d’investissement de la ville…

Enfin une dernière critique pointe l’extrême rapidité du calendrier proposé pour 2019. En effet à quelques jours du 28 janvier, date de l’ouverture des dépôts des projets, et du 28 février, date de clôture, toujours aucune information en direction des Bordelais. (voir capture d’écran)

Certains ne sont loin de penser que la mise en place dans l’urgence de cette version bordelaise du budget participatif a une vocation électoraliste.

Saluons tout de même cette décision, qui permet à Bordeaux , avec quelques années de retard, sans conviction et avec une certaine imprécision, de proposer enfin à ses habitants un budget participatif. 

 

 

 

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