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Depuis maintenant quelques années, Bordeaux Métropole apparaît régulièrement dans les classements des villes cyclables.

Le dernier résultat réalisé par le Global Bicycle Cities Index  ne déroge pas à la règle en plaçant Bordeaux deuxième ville de France derrière Strasbourg. https://coya.com/bike/index-2019 

Pour réaliser ce palmarès mondial quatre critères étaient retenus : le nombre de déplacements à vélo, les risques d’accidents, la météo et l’offre de boutiques spécialisées. Compte tenu de ces éléments, Bordeaux Métropole réussit à se hisser à la treizième place des 90 villes cyclables, juste derrière Strasbourg.

Première surprise,  la ville de Nantes, généralement dans le trio de tête français, se retrouve à la 29e place derrière Nice ! Ce résultat interpellera certainement ceux qui se sont déjà déplacés à vélo dans ces deux villes. Si le critère météo a certainement quelque peu favorisé la métropole niçoise, difficile tout de même à comprendre ce résultat pour Nantes…

Champion du monde.

La première ville où il fait bon pédaler est donc, dans ce classement, Utrecht aux Pays-Bas, suivi de Münster en Allemagne et Anvers en Belgique.

Ce n’est pas une nouveauté pour Utrecht, qui déjà en 2017, pour sa quatrième édition, le Copenhagenize Design Co plaçait les villes de Copenhague, Utrecht et Amsterdam  en tête des 136 villes retenus pour ce classement vélo, .  http://copenhagenizeindex.eu/

Ce cabinet, spécialisé dans l’urbanisme cyclable, établit, tous les deux ans, son classement selon d’autres  critères, quatorze exactement où l’on trouve: les  politiques cyclables, les infrastructures, l’engagement associatif, …

Sur les deux dernières éditions du Copenhague Design Co (2017 et 2015), quatre villes font régulièrement la course en tête : Copenhague, deux fois première, Amsterdam et Utrecht alternativement à la seconde place et enfin quatrième, Strasbourg, première ville française.

A la surprise générale, Bordeaux, en 2017 réussissait à se hisser à la 6e place de ce palmarès (8e en 2015),  et Nantes rétrogradait de la 7e à la 16e place. Notons que Nice n’apparaissait même pas dans ce top 20 !

Ainsi selon les différents classements, les années et les critères retenus,  la hiérarchie au sommet des villes les plus cyclables au monde peut plus ou moins évoluer.

En ce qui concerne Bordeaux, le développement de la bicyclette y est incontestable depuis maintenant quelques années, comme dans la plupart des grandes villes françaises. Mais pour l’instant, la seule affirmation d’une politique en faveur du vélo (communication, plan vélo, budget voté ,…) ne devrait pas suffire à positionner Bordeaux dans le top 10 mondial des villes cyclables.

Si l’augmentation croissante des cyclistes, notamment dans le centre ville de Bordeaux, prouve que le vélo a réussi à s’implanter durablement, sur le terrain des problèmes ou des insuffisances persistent. Cette sixième place a surpris bon nombre de cyclistes bordelais.

Car les classements, toujours contestables et contestés, ne correspondent pas toujours à la réalité vécue par les cyclistes au quotidien …

C’est ce qu’a parfaitement démontré le Baromètre des villes cyclables réalisé par la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette) réalisé en 2017 qui a permis de connaître le ressenti des habitants qui se déplacent à vélo. L’idée de départ était de concevoir un outil afin de mieux évaluer les politiques publiques du vélo en interrogeant directement les usagers de la bicyclette. https://www.fub.fr/fub/actualites/resultats-barometre-villes-cyclables-edition-2017

A partir de plus de 110 000 contributions enregistrées , cette enquête a ainsi classé les villes françaises. Si Strasbourg est toujours à la première place des villes de plus de 100 000 habitants et confirme sa place dans le top 4 mondial,  Bordeaux se situe à la troisième place derrière Nantes.

Bordeaux Métropole affiche une volonté cyclable depuis ces dernières années. Reste aujourd’hui à consolider ces résultats en améliorant la sécurité des cyclistes et en résorbant rapidement les discontinuités cyclables encore trop nombreuses pour pouvoir prétendre à une reconnaissance par les cyclistes eux-mêmes.