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accident vélo

A en croire certains, le vélo serait plus dangereux que tout autre moyen de déplacement. Et la pratique cyclable relèverait plus du parcours du combattant que de la partie de plaisir.

En ville, utiliser sa bicyclette pour se déplacer apparaît encore pour beaucoup comme un exercice très périlleux, voire impossible à réaliser. Il est vrai que certains aménagements cyclables en ville peuvent parfois inciter à laisser la bicyclette au garage…

Au final ce sentiment de dangerosité relève-t-il de la réalité ou du pur fantasme?

Afin d’y voir plus clair, une lecture approfondie des chiffres des accidents sur le territoire métropolitain permet d’avoir une vision quelque peu plus nuancée.

Les chiffres de la sécurité routière.

En 2017, Bordeaux Métropole avait réalisé un document intitulé  » Sécurité routière Bilan 2017 accidents corporels de la circulation routière » qui recensait les accidents survenus uniquement sur le territoire métropolitain. https://www.bordeaux-metropole.fr/var/bdxmetro/storage/original/application/f592de754c3d6e36ea070ce188111ae7.pdf

Il apparait dans ce document que la réelle fragilité des vélos ne met pourtant pas les cyclistes en tête des accidents mortels. 

Malgré casques et protections, ce sont bien les cyclomotoristes et les motocyclistes qui sont les plus exposés, la vitesse expliquant certainement ces chiffres malheureux.  En 2017, ils ont représenté 34,7 % des tués (8 décès), suivis de près par les …. automobilistes (7 décès soit 30,4%). On trouve ensuite les piétons avec 6 tués (26,1%) sur les 23 morts dénombrés dans les rues et sur les routes de Bordeaux Métropole. Les cyclistes représentent 8,7% des accidents mortels (soit 2 décès, tous deux à Mérignac)

Ainsi, hors rocade et autoroutes ou routes des communes de la métropole les plus éloignées, relevant de la gendarmerie ou des CRS, on a dénombré 391 accidents pour ce qui concerne la seule zone police. Sur le nombre de blessés graves ou de blessés légers, à chaque fois le nombre de cyclistes accidentés est inférieur aux autres catégories d’usagers de la route. Sur les 359 blessés légers, on ne dénombre que seulement 28 cyclistes pour 144 automobilistes et 98 piétons. 

On pourra certainement critiquer cette analyse en indiquant qu’il y a plus de piétons ou d’automobilistes qui se déplacent dans la métropole que de cyclistes. Mais compte tenu des conditions actuelles de circulation encore précaires pour les vélos dans certaines rues de l’agglomération, il est assez rassurant de constater qu’au final, le vélo ne semble pas plus accidentogène que les autres modes de déplacements choisis par les habitants de la métropole.

En attendant qu’une politique cyclable se mette rapidement en place sur la métropole bordelaise afin notamment de renforcer toujours plus la sécurité des cyclistes.