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Sur Bordeaux, à chaque période électorale, les militants des partis politiques s’arrachent les pinceaux à chercher désespérément les panneaux d’affichage libre pour afficher leur candidat. Pourtant si l’on en croit le site de Bordeaux. fr, http://www.bordeaux.fr/p916/l-affichage, il y aurait bien 211 panneaux d’affichage à se partager entre les listes concurrentes, les associations et les organisateurs de concert et spectacles…

La commune est donc largement dans les clous en matière de règlementation, puisque le texte indique que chaque commune doit disposer de douze mètres carrés,  plus cinq mètres carrés par tranche de 10 000 habitants.

Un rapide calcul pour Bordeaux  avec ses 260 000 habitants correspond à environ 142 m2, soit 142 panneaux. La ville de Bordeaux est donc bien dans le cadre de la loi.

Reste cependant à vérifier si, sur le terrain, les panneaux sont bien toujours en place. Le document fourni par la municipalité date en effet de septembre 2014… Et il semble que compte tenu de notre recherche, de ce jour, sur le quartier 3 (centre ville) , nous ne soyons plus aussi bien dotés en panneaux d’expression libre.

Dans le document municipal, ce quartier proposerait 25 panneaux, or 10 panneaux, selon notre enquête, ont totalement disparu ou leur nombre a été sensiblement réduit sur les trottoirs…

Ainsi Place Camille Jullian, on passe de 2 à 1, Place Dutertre et Place Marie Brizard de 2 à 0, Avenue du Général de Larminat de 3 à 1, Assomption de 4 à 2, etc… De 25 panneaux on se retrouve avec seulement 15 panneaux pour quadriller le quartier de Bordeaux centre. C’est peu. De ce fait, les afficheurs recommencent à coller en sauvage comme nous avons pu le constater sur le terrain.(voir photos)

Nous continuerons prochainement notre recherche dans les autres quartiers afin de voir si c’est un mouvement général ou si cela ne concerne que le quartier centre.

De toute manière, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt de notre ville à restreindre l’expression des associations, partis politiques et annonceurs de spectacles ? La richesse du ville, c’est la multiplicité des opinions et l’expression de ses associations culturelles ou sportives. Restreindre leur communication pose question quand des associations culturelles par exemple, actuellement en souffrance économiquement, ont du mal à faire connaitre leurs activités.

Alors que la ville de Bordeaux autorise largement l’affichage publicitaire, il est quand même étonnant qu’elle restreigne aujourd’hui toute expression associative ou politique sur son territoire. Sur le terrain, la valse des colleurs d’affiches risque donc de perdurer.

Sur le même sujet, déjà en 2017… https://ecolobordeauxblog.com/2017/05/16/panneaux-daffichage-libres-mais-peu-nombreux/