Cité municipale: objectifs encore ratés.

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cité municipale

La cité municipale, construite par DV Construction, filiale de Bouygues Construction, accueille depuis 2014,  les Bordelais pour toutes leurs démarches administratives.  Ce bâtiment « exemplaire » de la ville de Bordeaux, à énergie positive (BEPOS) doit produire plus d’énergie qu’il n’en consomme.  Mais depuis son inauguration, ce bâtiment n’a toujours pas rempli son contrat de départ.

Pourtant en juillet 2010, c’est la complexité du projet de cité municipale à énergie positive qui permettait à la municipalité de justifier légalement le recours à l’instrument du contrat de partenariat public privé (PPP).

La ville de Bordeaux estimait ainsi nécessaire le recours à ce type de contrat,  » eu égard à ses moyens propres, de définir avec précision le contenu des prestations permettant d’atteindre et de maintenir dans le long terme un bilan énergétique positif pour un bâtiment ayant les dimensions et la vocation de la cité municipale projetée. »

Seulement après trois années pleines d’activités, la cité municipale ne remplit toujours pas ses objectifs de bâtiment à énergie positive.

Dans le rapport annuel 2017, présenté ce lundi au conseil municipal de la ville de Bordeaux, il est noté : « Sur la période analysée allant d’août 2016 à juillet 2017, les consommations ont dépassé de 5,9% la production d’énergie. »

Pas d’inquiétude, cependant pour le gestionnaire qui n’aura pas de pénalités comme il est mentionné dans ce rapport: « le bilan est donc conforme contractuellement, puisqu’il reste dans le tunnel de tolérance de plus ou moins 10%. «  Ce qui s’appelle, un contrat bien ficelé…

Tout le monde est donc gagnant : le maire de Bordeaux qui met régulièrement en avant cette belle vitrine écolo ( qui ne fonctionne pas mais au final qui s’en offusque? ) et le gestionnaire qui,  malgré les défaillances énergétiques du  bâtiment  continue à empocher les loyers du contrat de départ.

C’est pas de l’ énergie positive , ça?

 

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Pour Bordeaux, c’est clair.

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thomas Pesquet

23 janvier 2017 : Bordeaux de nuit, vue depuis l’ISS. © Twitter/@Thom_astro – ESA/NASA

Si un jour Thomas Pesquet a le bonheur de repasser au-dessus de la capitale Girondine, l’image qu’il nous ferait parvenir pourrait être bien différente de celle-ci.

En effet, depuis quelques mois, de nombreuses communes de Bordeaux Métropole éteignent leur éclairage public : Bègles , Talence , Le Haillan,   Mérignac , Le Taillan-Médoc, Eysines, Blanquefort, Saint Médard en Jalles, Carbon-Blanc, Ambès, Villenave-d’Ornon, … Un vrai plébiscite pour une limitation des éclairages urbains inutiles.

Du coup, ces communes font des économies. Blanquefort indique économiser 45 000 euros par an. La ville de Bègles annonce, elle, fièrement 80 000 euros d’économie annuelle, soit près de 28% en moins sur sa facture globale d’électricité.

En plus,  il semble que les riverains acceptent  le principe, sans augmenter leur sentiment d’insécurité.

Toutes les communes occupées à éteindre leurs rues? Bordeaux résiste encore…

Si le mouvement s’amplifie, Bordeaux risque rapidement de faire figure de village gaulois, irréductible à l’extinction de ses lumières la nuit…

D’autant que déjà en 2017, la ville centre avait été épinglée par l’APCEN (Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement ). Cette association s’appuyant sur l’arrêté du 25 janvier 2013,  qui interdit dorénavant formellement tout éclairage de ce type de locaux après leur occupation ou à partir de 1h du matin, avait surveillé les  vitrines de magasins de commerce ou d’exposition, façades des bâtiments, et locaux intérieurs à usage professionnel,  de treize grandes villes françaises.

Et Bordeaux n’avait pas brillé dans ce classement, avec 70 % de ses  sites non conformes…

Aujourd’hui, en matière d’éclairage public, Bordeaux semble trainer aussi quelque peu des pieds. Ses services misent sur l’installation de LED et l’expérimentation de détecteurs de mouvements, comme sur la zone industrielle de Bordeaux Nord mais ne sont pas vraiment mobilisés pour couper la lumière dans les rues.

Bien au contraire.

Dans le dernier rapport de développement durable 2017-2018  de la ville de Bordeaux, il est mentionné que la consommation d’énergie de l’ensemble du parc  d’éclairage public a baissé de 28%, grâce à la réduction des puissances installées.

Mais en même temps,  Bordeaux a augmenté de 21,3% le nombre de points lumineux, passant de 31 184 points à 37 822 points… Rappelons que l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas et que l’éclairage artificiel a un impact important sur la faune et la flore.

Bordeaux, entre l’éclairage privé qui n’est pas conforme à la loi et ses services qui ne se résignent pas à éteindre l’éclairage public, est loin d’être à la pointe du mouvement actuel qui tend à baisser l’impact de la pollution lumineuse sur Bordeaux Métropole.

Si on peut comprendre certaines retenues concernant le centre ville touristique, il serait incompréhensible de constater que ce qui se met en place sur Bègles, Mérignac ou Eysines, ne puisse l’être sur des quartiers bordelais périphériques.

 

 

 

 

 

Parkings, pas simple de s’y retrouver.

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Bordeaux stationnemnet

Si vous cherchez des renseignements sur le stationnement à Bordeaux, sur les tarifs, sur les emplacements de ces parkings ou encore sur le nombre de places en voirie, le site de Bordeaux Métropole n’est pas forcément le plus performant pour vous fournir ces données en un seul clic… http://www.bordeaux-metropole.fr/search?q=parkings

Pourtant d’autres métropoles ont regroupé ces informations sur une seule et même page d’accueil, ce qui permet  à l’usager qui souhaitent des informations d’avoir une vision plus claire de l’offre exacte de stationnement sur sa ville. Sur leurs sites, les villes de Nantes ou Strasbourg, par exemple, proposent  tarifs des stationnement, plans et chiffres, en un temps record.

A Nantes, le regroupement des différentes offres sur le territoire sur le site de la Métropole à le mérite de la clarté. https://www.nantesmetropole.fr/medias/fichier/1710-tableau-synthese-tarifs-2018_1513588744896.pdf?INLINE=FALSE

Nantes

Nantes

On peut ainsi savoir qu’à Nantes, le stationnement payant dans le centre-ville  compte 14 680 places sur voirie réparties en 2 zones, zone rouge et zone jaune (voir carte). Chiffre auquel il faut rajouter 14 parkings en ouvrage  (6 979 places), 13 parcs en enclos (1 414 places) et 58 parkings relais (7 418 places)

https://www.nantes.fr/home/a-votre-service/fiches-pratiques/stationnement/les-zones-de-stationnement-payan.html

Strasbourg

Strasbourg

Même constat pour Strasbourg, https://www.strasbourg.eu/stationnement-payant, 

où le site recense facilement en cœur de ville les 13 900 places payantes proposées sur voirie, les 716 places en zone bleue, les 10 000 places en parking public ou encore les      3 100 places en parking relais.

Alors à Bordeaux, pourquoi est-ce aussi compliqué?

Pour obtenir des informations sur l’offre de stationnement, il faut prendre son temps et surtout savoir jongler entre les sites des différents partenaires qui gèrent le stationnement sur Bordeaux Métropole. http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=132200

Au moins quatre opérateurs publics et privés se partagent la gestion des parkings et des places de stationnement en voirie.

Alors comment ça marche sur Bordeaux ?

Bordeaux

Bordeaux

Urbis Park, société privée, gère le stationnement en voirie et cinq parkings : André Meunier (323 places) , Bourse-Jean Jaurès (1692 places),  Salinières (408 places), Tourny (950 places) soit 3373 places en centre ville, auxquels il faut rajouter le  Market Bastide (158 places) et le Market St Jean (137 places) https://www.urbispark.fr/parkings_et_voiries/bordeaux

La Société des Grands Garages Parkings de Bordeaux, société anonyme d’économie mixte locale, est détenu à hauteur de 65.14% par la Ville de Bordeaux. La SEM Bordeaux Métropole Aménagement (27.35% du capital social) et la Chambre de Commerce et d’industrie de Bordeaux (2.1 %) sont les deux autres principaux actionnaires.  La société exploite actuellement trois parkings par délégation de la Ville de Bordeaux : Victor Hugo, 712 places, Alsace Lorraine, 128 places, Allées de Chartres, 395 places. (soit au total, 1235 places en centre ville)   http://sggparkingbordeaux.fr/site/index.php

PARCUB, régie de stationnement de Bordeaux Métropole (anciennement Communauté Urbaine de Bordeaux) gère  16 parkings d’une capacité de plus de 8 300 places réparties pour l’essentiel sur Bordeaux: Centre commercial Mériadeck (1363 places), Front du Médoc (1144 places), Gambetta (515 places), Pey Berland (688 places), République (421 places), Rue Lhôte (106 places), Cité mondiale (712 places), Victoire (455 places) 8 Mai 1945 (466 places publiques, 260 places privées), soit 6130 places en centre ville.  Mais aussi à la périphérie : Bergonié (64 places privées), Croix de Seguey (40 places privées), Porte de Bordeaux (724 places), Saint Jean (512 places), Barrière du Médoc (132 places), Charles De Gaulle (290 places), Pessac Centre (355 places) http://www.parcub.com

Dernier opérateur, Indigo (ex Vinci-park) gère  les Grands hommes (447 places), Camille Julian (338 places), soit 785 places en centre ville, ainsi que Pellegrin (2376 places), Gare St Jean (738 places) et Ars Belcier (474 places) https://fr.parkindigo.com/parkings/bordeaux-france

C’est donc à peu près 11 523 places de parking en ouvrage qui sont proposées en centre ville.

Pour le le stationnement en surface et le stationnement résident, c’est silence radio sur le nombre de places de stationnement. Pas de chiffres, ni sur le site de la ville, ni sur celui de Bordeaux Métropole.

La mairie de Bordeaux est pourtant responsable des zones de stationnement, des tarifs et des abonnements résidents ou professionnels, même si elle a décidé de déléguer à deux sociétés privées, la gestion du stationnement .

Easy park,  s’occupe des stationnements résidents https://bordeaux.easypark.net

et Urbis Park des horodateurs, du contrôle du paiement sur voiries et des contestations éventuelles. https://www.urbispark.fr/parkings_et_voiries/bordeaux/maison_du_stationnement_urbis_park

Au final, pas toujours simple de s’y retrouver avec tous ces différents opérateurs…. Peut être la raison pour laquelle, il soit si difficile d’obtenir une information claire et chiffrée en un seul clic sur le stationnement à Bordeaux.

Place nette à Gambetta.

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Projet place Gambetta

La mobilisation citoyenne, tout comme la pétition lancée par ce blog signée par plus de 10 500 personnes, n’ont pu empêcher le pire. 

Pour le maire, les marronniers de la place Gambetta ont été sacrifiés au nom du respect de la démocratie.

S’appuyant, dès le départ, sur l’association SOS Gambetta et quelques riverains, favorables à la coupe des marronniers,  il peut aujourd’hui affirmer que le projet final est le résultat d’un exercice démocratique long et exemplaire.

Il oublie juste de préciser que ce point de vue n’a jamais été majoritaire lors des différentes consultations, même lors de l’enquête publique.

Au final, la municipalité a validé un projet qui contentait surtout ses partenaires: les commerçants de cette place.

Cela passait par la coupe des marronniers afin d’ agrandir les trottoirs, côté nord et ouest, et de compenser ainsi les nuisances liées à une circulation déviée vers cette partie de la place.

 Une vision donc très partisane de la démocratie.

Le  maire restant sourd à toutes propositions alternatives, le collectif des marronniers de Gambetta, à l’heure du dérèglement climatique,  a tenté d’alerter les Bordelais sur la suppression des marronniers. Fort de ses signatures, du soutien de nombreux riverains, les opposants au projet espéraient bien faire revenir le maire à la raison. 

Mais le collectif n’a malheureusement pas non plus réussi à convaincre certains observateurs ou acteurs de la vie bordelaise, qui ne voyaient pas l’intérêt à se mobiliser pour des arbres qui allaient être remplacés, « en plus grand nombre ».

Aujourd’hui, peut être reviennent-ils sur leur jugement et  découvrent-ils que cette place, sans grands arbres, fait bien vide… 

Car la future place Gambetta sera effectivement bien plus minérale et n’apportera pas plus de fraîcheur qu’aujourd’hui, bien au contraire.  Ce n’était, du reste, pas le but recherché par la municipalité, malgré son discours affirmant sa volonté de lutter contre les îlots de chaleur…

L’objectif, avec la future « lisière végétale transparente »qui sera plantée, est  de permettre aux passants de voir les magasins ou restaurants de l’autre coté de la rue et ainsi de sécuriser le jardin.

Aujourd’hui, les 18 marronniers ne sont plus là et cette place semble bien triste. 

Mais que les Bordelais se rassurent,  la place Gambetta, en 2020, retrouvera rapidement de sa superbe grâce aux nombreuses manifestations commerciales, aux restaurants et hôtels de luxe, aux terrasses avec parasols,  brumisateurs et arbres en pots.

Vivement demain ?

 

 

 

Gambetta: les limites de la démocratie.

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Marronniers Gambetta Bordeaux.JPG

Selon le maire de Bordeaux, le collectif,  pour sauver de l’abattage les marronniers de la place Gambetta,  ne respecterait pas la démocratie. 

Si le réaménagement de cette place emblématique du centre ville était voulu et attendu de tous,

si la mairie a bien ouvert un temps de concertation avec les riverains et les commerçants de la place,

si la nécessité de revoir le plan de circulation et le dynamisme de cette place est partagée par tous,

si les élus ont bien voté en faveur d’un appel d’offre pour le réaménagement  de cette place, ainsi que pour l’attribution du marché à l’entreprise lauréate,

le maire de Bordeaux oublie que la décision finale n’a jamais fait l’unanimité lors des enquêtes publiques ouvertes sur la ville de Bordeaux et sur Bordeaux Métropole.

A chaque fois, les Bordelais ont exprimé des avis contraires. 

Dans le bilan de la concertation, en juillet 2015, qui a reçu 42 contributions dont 8 avis favorables et 34 observations, il est noté : »les avis sont partagés (…) Si certains veulent conserver les marronniers, d’autres les trouvent inutiles (…)

Donc pas de majorité.

Dans le bilan de l’enquête publique, clôturée en février 2018, sur le plan de sauvegarde et de mise en valeur de Bordeaux ayant pour objet la modification d’une partie des alignements d’arbres de la place Gambetta, il y a eu 34 observations: 27 défavorables et 7 favorables.

Donc pas de majorité

Le projet,  qui inclut la suppression des marronniers, a été retenu en définitive par la majorité municipale mais n’a jamais obtenu l’assentiment populaire.

Aujourd’hui, le maire s’appuie sur les nombreuses réunions qui ont eu lieu avec les riverains et les commerçants de la place, regroupés notamment autour de l’association SOS Gambetta, pour en appeler au respect de la démocratie.

Si la démocratie est de favoriser les intérêts particuliers, le maire a raison.

Car ceux qui appellent à la coupe des arbres et à l’augmentation des terrasses ne le font nullement au nom du bien ou de l’intérêt commun.

Cela fait bientôt un an, que le collectif  récolte le témoignage des Bordelais, de toutes orientations politiques,  qui expriment leur attachement aux arbres de cette place. 

A ce jour, plus de 10 000 signataires sur internet et plus de 400 sur papier se sont déjà prononcés contre ce projet. Tous les jours, grâce à l’action sur le terrain du collectif, des habitants, des  riverains découvrent avec stupeur l’ absurdité de ce projet.

Des maires ont su renoncer à des projets d’abattage d’arbres en ville, devant l’hostilité de plus en plus croissante de leur population. Ils ont su écouter leurs concitoyens et arrêter des projets de coupes d’arbres qui ne sont plus en cohérence avec l’urgence climatique.

D’autres, comme à Marseille, ont persisté dans leur folie.

Les scènes de violences urbaines sont désastreuses pour leur image et tournent sur les réseaux sociaux. Monsieur le maire, écoutez votre population, la démocratie vaut mieux que ça !

 

 

ICU Gambetta : tout ça pour ça.

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SCORE_ICU_GAMBETTA_E6CONSULTING

Depuis quelques années, Bordeaux Métropole s’est engagé à développer un outil de mesures, fait d’études et de cartographies, afin de calculer le confort climatique avant et après tout aménagement urbain.

Cet outil, c’est le « score ICU » (Ilots de chaleur urbain) qui donne un résultat compris entre 0, vrai îlot de fraîcheur et 1, lorsque l’îlot de chaleur est maximal.

L’idée est ainsi de démontrer tout l’intérêt des travaux pour le confort climatique des riverains concernés.

Suite à une demande pour la place Gambetta des élus écologistes (EELV), Bordeaux Métropole a donc rendu sa copie: on passerait d’un score final de 0,662 actuellement à 0,648 après travaux, pour atteindre en 2050 un score de 0,625.

Tout ça pour ça…

Les opposants restent ainsi critiques, sachant que ce projet améliore seulement à la marge le confort climatique de la place. Le rapport de Bordeaux Métropole les confortent même dans leur position en indiquant que  » l’aménagement prévu a finalement peu d’impact sur le confort climatique « .

Les partisans du réaménagement de la place quant à eux se féliciteront de ce score qui prouve tout le bien fondé du projet qui  passe par la coupe de 18 marronniers et la suppression des 488 mde la rivière anglaise.

Bataille de chiffres.

Pourtant l’étude du document métropolitain va plus loin et démontre que le jardin tel qu’il est aujourd’hui a un meilleur indice de fraîcheur urbain que le projet final: 24,3 % contre 12,2% puis 19,4 % en 2050… L’ombrage des arbres actuels sur cette place et le plan d’eau permettent d’obtenir des résultats meilleurs que le projet, malgré un nombre supérieur d’arbres plantés.

ombre sur jardin Gambetta EcoloBordeauxBlog

Alors comment expliquer le chiffre final, favorable au projet ?

L’amélioration du score ICU dans le projet final est en définitive obtenu grâce au remplacement des surfaces sombres, actuellement en goudron, par un sol plus clair. Cette modification du revêtement fait ainsi baisser le score ICU de 53,3% à 43,7% puis 42,7% en 2050.

Cette étude conforte le collectif des marronniers de la place Gambetta dans son opposition au projet.

Ceux-ci, s’appuyant sur cette étude,  n’hésitent pas à dire que le confort climatique de la place Gambetta pourrait être encore meilleur, en conservant le jardin en l’état, en modifiant simplement la surface des enrobés  et en faisant ainsi l’économie de neuf millions d’euros prévus pour la réfection de cette place.

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2018/09/16/icu-et-ifu-kezaco/

Darwin : Divorce à l’italienne.

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Synopsis du célèbre film « Divorce à l’italienne » de 1961, revu et corrigé à la sauce bordelaise:

« Le maire de Bordeaux, lassé par Darwin et séduit par les avances des promoteurs et de BMA (Bordeaux Métropole Aménagement) veut se débarrasser de ce partenaire trop gourmand.  Mais comme le divorce avec Darwin est mal vu par les Bordelais, le plan est de laisser Darwin commettre des erreurs afin d’attester de sa bonne volonté.  Bref trouver de bonnes raisons pour « tuer » Darwin tout en prouvant  sa bonne foi au yeux de tous. »  Un classique…du cinéma.

Mariage d’amour.

Si l’idylle s’achève entre les Darwiniens et le président de Bordeaux Métropole, ce ne fut pas toujours le cas.

Dès l’origine, en 2007,  Darwin s’est développé grâce au soutien du président de la communauté de Bordeaux, Vincent Feltesse  et du maire de Bordeaux, Alain Juppé. A cette époque, dans cette friche urbaine, isolée de tout et de tous,  la caserne Niel et ses abords trouvaient bien peu de volontaires pour s’y installer.

Seuls au départ, regardés comme des aventuriers mais en définitive soutenus par la collectivité, les responsables ont construit peu à peu leur projet et développé leurs activités. Doté d’un don certain pour la communication et profitant de la période « écolo » du maire de Bordeaux, ils ont construit leur écosystème et attiré de nombreux  entrepreneurs.

C’était le temps des années fastes pour Jean Marc Gancille et Philippe Barre, les initiateurs de ce projet, rien ne semblait pouvoir les arrêter.

Mais la réussite de l’écosystème et son expansion territoriale contrariait les plans de  BMA et de Bordeaux Métropole. Revoir la copie de départ, aurait donné trop de place à Darwin et modifié les projets immobiliers prévus.

Il n’en est donc pas question pour le maire de Bordeaux et Pascal Gérasimo, directeur de BMA , souple comme « un manche à balai  » (dixit Alain Juppé, c’est peu dire…)

Le maire pour prouver sa bonne foi avance une quantité d’arguments afin de prouver la mauvaise volonté des Darwiniens, espérant ainsi faire basculer une opinion publique pour l’instant favorable à cette pépinière écolo :  1/3 de logement social prévu empêché, le soutien des Ferretcapiens parisiens, les concessions qui pourraient être retirées en cas de blocage, la sécurité et la réglementation non respectée, les investissements de la ville sur le site, la mauvaise foi des Darwiniens, etc…

Fin du jeu de rôle.

Jusqu’à présent, Jean Marc Gancille jouait le « khmer » vert (voire rouge)  de service, Philippe Barre endossant le costume du « juppéiste ». Gancille parti, le numéro d’équilibriste ne fonctionne plus et l’entrepreneur bordelais se retrouve seul pour affronter le courroux du maire de Bordeaux.

Reste que la fin du film est proche.

Car Darwin, lâché par le maire de Bordeaux, ne peut aller contre les décisions de BMA et de la Métropole, au risque de voir les activités de l’écosystème empêchées et réduites en cas de conflit ouvert avec Bordeaux Métropole.

Chaque partie restant figée sur ses positions, on ne voit pas ce qui pourrait en ressortir, si ce n’est un accord sur l’existant, ce qui sous-entend un arrêt de la dynamique rêvée par Darwin.

Divorce consommé et donc place nette pour le futur « écoquartier » de Bastide Niel.

 

 

Questions sur le plan vélo: 3. Photo finale.

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A l’exemple des villes les plus cyclables d’Europe, on sait que c’est la qualité du réseau cyclable qui permet le développement du vélo en ville.

Or même si Bordeaux Métropole a engagé une somme conséquente sur son plan vélo (2017-2020), 70 millions d’euros, (à relativiser tout de même, voir articles précédents)  pour aider au développement de la pratique de la bicyclette en ville;  des questions persistent sur le peu de financement concernant notamment l’entretien du réseau existant ou sur le stationnement.

Car le peu d’investissement affiché  sur ces deux points cruciaux interroge.

D’autant que la première critique des cyclistes bordelais reste  toujours la dangerosité des pistes actuelles, peu sécurisées et toujours aussi  peu confortables.

Une raison certainement pour laquelle dans le dernier classement effectué par la FUB (Fédération Française des usagers de la Bicyclette) et réalisé à partir d’un questionnaire auprès des cyclistes, Bordeaux  ne se classe qu’à la 3eme place des villes françaises de plus 200 000 habitants, après Strasbourg et Nantes.

Même si 300 000 euros seront bien  investis par an pour la généralisation des sas vélos, aucun chiffre sur l’entretien du réseau actuel hormis la « réalisation d’aménagements de qualité dans le cadre des grandes opérations ».

Alors qu’une sécurisation du réseau des pistes cyclables aurait été la bienvenue avec un investissement à la hauteur des attentes, ce n’est visiblement pas encore la priorité de ce plan vélo.

Et l’annonce récente d’une future mise en zone 30 de la totalité de la ville entre les boulevards n’est pas non plus  forcément une bonne nouvelle pour les cyclistes.

Si la vitesse sera donc apaisée, sans voie réservée au cheminement vélo,  la chaussée se partageant ainsi avec les voitures, le cycliste servira le plus souvent de ralentisseur et subira régulièrement la pression des automobilistes. Pas forcément le plus sécurisant, ni le plus apaisant pour les relations entre les différents usagers de la rue. 

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De la même manière, le développement des zones de rencontre dans le centre ville ne permet pas un déplacement rapide et confortable des cyclistes.  (Pey-Berland, Place Gambetta, rue Georges Bonnac, etc…) Ici encore cette situation de flou, au lieu de les apaiser tend les relations entre les cyclistes et les piétons, toujours prioritaires qui plus fragiles se sentent mis en danger par la circulation des cyclistes.

Cela freine aussi,  côté stationnement.

De 2017 à 2020, 100 000 euros  par an sont annoncés en faveur du stationnement des vélos. Mais 100 000  euros, en 2016, cela s’est concrétisé par l’installation de 470 arceaux à l’échelle de Bordeaux Métropole, soit  seulement 150  arceaux pour la seule ville de Bordeaux. 

Tout ceci paraît largement sous dimensionné pour une ville qui connaît une progression aussi importante d’utilisateurs de la petite reine sur son seul territoire.

Lire aussi:

Questions sur le plan vélo 1: https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/06/questions-sur-le-plan-velo-1-velos-pour-tous/

Questions sur le plan vélo 2 : /https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/13/questions-sur-le-plan-velo-2-a-pas-comptes/

 

Questions sur le plan vélo: 2. A pas comptés.

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Bordeaux Métropole a annoncé la couleur, pour son plan vélo (2017-2020), ce sera 70 millions engagés sur quatre ans !

Un sacré chiffre qui devrait certainement permettre de faire progresser la bicyclette sur le territoire.

Reste qu’une analyse chiffrée permet de relativiser un  peu cette somme…

La tête dans le guidon ; analyse des chiffres.

L’axe 3 de ce plan vélo, intitulé : « Donner à tous l’accès à un vélo »  a un coût total de près de 18 872 709 € : 17 219 709 € engagés pour l’entretien et le développement du réseau des V3 et 1 303 000 € utilisés pour les vélos offerts gratuitement par la collectivité aux habitants de Bordeaux Métropole. (voir https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/06/questions-sur-le-plan-velo-1-velos-pour-tous/ )

L’axe 2,  » initier à la pratique du vélo » représentera 1 590 220 € . On y trouve: conseils, formations, soutien aux associations et surtout la création d’une piste d’apprentissage du vélo pour la coquette somme de 1 million d’euros tout de même…

L’axe 1, « donner envie de faire du vélo », c’est une sorte de fourre-tout dans lequel on trouve à la fois la communication, les maisons des mobilités et  l’entretien des aménagements cyclables,… le tout représentera la somme de 5 277 000 €.

Et enfin l’axe 4, « permettre de circuler à vélo en toute sécurité » qui regroupe à la fois le développement du réseau cyclable et le stationnement. Si la somme de 18 387 464 € est considérable pour cet axe, c’est le réseau « REVE » qui remporte la victoire d’étape avec plus de la moitié de cette somme. Une bonne chose pour les cyclistes métropolitains qui attendaient de longue date le  développement et la structuration de ce réseau, véritable autoroute à vélos,  qui favorisera les trajets entre la périphérie et Bordeaux ainsi qu’entre les villes de la périphérie.

A vos calculettes!IMG_0460

Ces quatre axes, dépassent donc les 40 millions d’euros. Et le reste ?

Le reste sera comptabilisé dans  » la part vélo dans les grandes opérations contribuant au développement du vélo » lancées par Bordeaux Métropole.

C’est à dire sur les différents futurs aménagements sur lesquels seront intégrés des déplacements vélos.

On trouve ainsi dans ce décompte toutes les grandes opérations prochaines de la Métropole: 5M€  pour le pont Simone Veil,  5M€ pour l ‘OIM Bordeaux-Aéroport, 5M€ pour pour le BHNS Bordeaux-St Aubin qui ne verra pas le jour avant 2020,  ou bien encore les extensions des lignes du tram A ou C.

Des sommes qui ne sont pas injectées directement dans le réseau cyclable actuel pour améliorer le confort ou la sécurité des cyclistes mais permettent à Bordeaux Métropole d’afficher dès aujourd’hui une somme conséquente  pour son plan vélo.

  Lire aussi :

Questions sur le plan vélo: 1- Vélos pour tous. https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/06/questions-sur-le-plan-velo-1-velos-pour-tous/ )

Questions sur le plan vélo: 3. Photo finale.

Questions sur le plan vélo: 1. Vélos pour tous.

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Velos arceaux

Ce n’est plus un ressenti, c’est une certitude : nous sommes de plus en plus nombreux à pédaler en ville.

Et au delà des très bons chiffres enregistrés sur le pont de pierre,  sur le totem du cours du Maréchal Juin qui a dépassé, le 26 septembre, le cap des 500 000 cyclistes, ou sur les compteurs de  Gradignan, Bassens, Mérignac,…  

L’augmentation des cyclistes est incontestable.

D’autant qu’avec la rentrée et les beaux jours, ça pédale sec dans les rues de Bordeaux et des alentours. 

Reste que le nombre de vélo ne fait pas toujours une politique cyclable…

Et aujourd’hui, avec l’augmentation de la pratique de la bicyclette, se pose quelques questions sur les aménagements et la gestion de ce flot de cyclistes dans nos rues.

D’autant qu’un premier coup de patins a déjà été donné, cet été, avec la suppression de la piste cyclable du pont François Mitterand. Malgré une pétition de l’association Vélocité et l’opposition du maire de Bègles, les cyclistes ont fait les frais de la mise à deux fois trois voies de la rocade. Ils devront attendre l’inauguration du prochain pont prévu en … 2020 pour ne plus faire de grands détours.

Interrogations ensuite sur le deuxième plan vélo métropolitain.( 2017-2020 )

Si Bordeaux Métropole a programmé un investissement conséquent, de 70 millions d’euros, pour la bicyclette pendant quatre ans, ce très bel engagement en faveur du vélo doit cependant être analysé avec quelques réserves.

Déjà l’entretien des V3 et l’extension de ce réseau coûtera en 4 ans la modique somme de 17 219 709 euros entre 2017 et 2020, soit près du quart du financement du plan vélo.

Un sacré chiffre pour dynamiser l’offre de vélos en libre-service.  Les V3 sont des vélos sur les communes de Bordeaux Métropole en libre-service accessibles  24h/24 et 7j/7 moyennant un abonnement à la journée, à la semaine, au mois ou à l’année auprès du réseau TBM (Transports Bordeaux Métropole).

A cette offre, il faut aussi rajouter un autre opérateur, indigo wheel qui  propose ses bicyclettes en libre service (Freefloating) sur les communes du territoire.

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Pourtant ces offres de prêt de vélos ne semblent pas suffir à Bordeaux Métropole qui a décidé de reproduire le prêt des vélos de la ville de Bordeaux l’étendant aux autres villes du territoire, ce qui n’est pas financièrement anodin.

L’achat ce ces vélos équivaut à 240 000 euros et 288 000 euros pour leur entretien, auxquels il faut rajouter l’acquisition de 300 000 euros vélos  » innovants » et 175 000 euros d’entretien,  sans oublier les 300 000 euros programmés (mais seront-ils un jour réalisés?) dévolus à l’achat de nouveaux pibals. Ces vélos de Starck qui n’ont jamais vraiment bien fonctionné sauf en termes de communication municipale…

Au total, c’est 1 303 000 euros de plus investis pour permettre aux particuliers de pédaler au frais de la collectivité.

On peut donc s’interroger sur la nécessité de rajouter à une offre de prêts de vélos déjà conséquente,  une offre publique de vélos classiques et innovants ( cargos, pliants, électriques, …). D’autant que ces bicyclettes ne sont pas réservés à un public prioritaire mais proposés à tous sans distinction.

l’heure des restrictions budgétaires, peut être aurait-il mieux valu investir cette somme dans l’entretien du réseau cyclable, de sa sécurisation ou du stationnement vélo …

Prochains articles à suivre:

Questions sur le plan vélo: 2. A pas comptés. https://ecolobordeauxblog.com/2018/10/13/questions-sur-le-plan-velo-2-a-pas-comptes/

Questions sur le plan vélo: 3. Station finale.