Bus à haut niveau de … conflits.

Étiquettes

, , , , , , , , , ,

images

Le BHNS, vous connaissez ?

Un Bus à haut niveau de service, c’est un bus qui ressemble à un tramway  mais qui coûte considérablement moins cher. C’est le projet proposé par Bordeaux Métropole pour relier la Gare Saint-Jean à Saint-Aubin de Médoc.

Sur les 21 km du tracé du BHNS, on ne relevait pas d’opposition majeure sur  les communes qu’il devait desservir ( Mérignac, Eysines, Le Haillan, Le Taillan-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin de Médoc). Par contre sur Bordeaux, le projet a rapidement coincé dans le quartier St Seurin.

Suite à un requête sur le fond  d’une association de riverains « Bordeaux à coeur » appuyée d’un mémoire déposé en mai 2018, le tribunal administratif de Bordeaux a décidé d’annuler l’arrêté du préfet de la Gironde concernant la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) du projet BHNS en août 2017. 

BHNS

Depuis, retour à la case départ pour Bordeaux Métropole qui a fait appel en septembre 2018 et pour le BHNS qui aurait dû démarrer son fonctionnement cette année. Pas une bonne nouvelle pour les usagers des transports en commun…

Nicolas Florian en démineur.

Depuis qu’il est maire, Nicolas Florian, n’est pas vraiment à l’aise sur le sujet.  Il faut dire que sa position relève de l’équilibre, partagé entre la fronde des riverains de St Seurin et l’attente des Caudéranais, deux électorats très proches de la majorité en place. D’autant que Patrick Bobet, le président de Bordeaux Métropole a clairement signifié au maire de Bordeaux qu’il n’était pas question d’ouvrir une nouvelle enquête publique.

Pour s’en sortir, Nicolas Florian a donc demandé à Bordeaux Métropole de réaliser une nouvelle étude.  Ainsi le Cabinet SCE Aménagement et Environnement a proposé, pour  la somme de 31 000 euros,  trois nouveaux tracés alternatifs passant par la rue Judaïque, la rue Georges Bonnac ou le cours du Maréchal Juin. Ces trois nouveaux tracés évitent le secteur de la Croix Blanche,  passent sur les boulevards, ce qui a d’autres implications, sont plus longs en temps de trajets et sont plus chers que le projet initial.

Sur le site de Bordeaux, http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=137404 les Bordelais ont tout le loisir d’étudier le dossier et de s’exprimer sur ces quatre tracés. Il semble que seuls les Bordelais soient concernés par cette consultation car on n’en trouve nulle trace sur le site de Bordeaux Métropole.

Dans le même temps pour tenter de déminer le sujet en éliminant les points qui fâchent, le maire de Bordeaux a obtenu que le BHNS soit électrique et s’est engagé, en conseil de quartier, à ce que sa longueur ne dépasse pas les 18 mètres, deux arguments mis en avant par les opposants au tracé passant par Saint Seurin. Reste toujours à l’ordre du jour, pour ces opposants, la compensation des places de parkings supprimés par le tracé du BHNS.

Sur ce premier itinéraire, le projet indique 75 places de stationnement supprimées sur les 236 places existantes, soit 32% de places de parkings en moins. De quoi alimenter encore largement les oppositions des riverains, sur un quartier qui voit les places pour les voitures se réduire sensiblement depuis les travaux pour la ligne D du tramway, rue Fondaudège.

Ouverte il y a quelques jours, la consultation est en ligne jusqu’au 19 juillet 2019, un délai assez court compte tenu du peu de communication sur le sujet et la période estivale qui s’annonce. Le maire a indiqué qu’il tiendrait compte de cette consultation pour se prononcer.

Les envies de BHNS seront-elles plus fortes que les oppositions ? A vous de le dire . https://contact.bordeaux.fr/consultation-publique-sur-le-trace-du-bhns

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2016/01/30/pourquoi-le-busway-ne-fait-pas-le-buzz/

Publicités

Pas de pot, Mr le maire.

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , ,

 

Place Camille Jullian

Nicolas Florian, le maire de Bordeaux, veut remettre plus de nature dans l’espace public. C’est dit… Faut-il y voir une critique des années Juppé ? Certainement.

Il faut dire que les marches pour le climat et les élections européennes sont passées par là. En donnant 21,54 % des voix aux Européennes à la liste EELV de Yannick Jadot, les bordelais ont certainement remis l’écologie au coeur des prochaines élections municipales.

Alors l’équipe municipale tente de recoller aux attentes de la population en réparant les dégâts des dernieres années et en inventant tous azimuts. Square des commandos de France, place Pey-Berland, … les élus de la majorité tentent de repeindre en vert les années Juppé.

Cet été, selon le maire Nicolas Florian, lors d’un conseil de quartier, une expérience sera tentée place Pey-Berland: des arbres mobiles serviront d’ombrières pour apporter plus de fraîcheur.

rue Judaique

De la fraîcheur ? Certainement s’ils étaient plantés en pleine terre… Mais comme le rappelle le botaniste Francis Hallé dans la revue La Vie-Sciences,  » Chacun sait bien qu’il trouve de la fraîcheur sous un arbre et encore plus dans un sous-bois. L’ombre coupe les effets du soleil, mais elle n’est pas seule responsable de la chute des températures. Cette dernière vient surtout de l’évaporation. Les arbres sont comme de formidables mèches : depuis leurs racines, l’humidité monte dans la plante, l’hydrate et finalement s’évapore par le haut, ce qui rafraîchit l’atmosphère  »

Ainsi les arbres en pot ne peuvent jouer le rôle de climatiseurs que la mairie leur demande de jouer. Avec aussi peu de racines, prisonniers qu’ils sont de leur pot en plastique ou en bois, ils serviront tout juste de parasols…

Jusqu’à présent, l’arbre en pot servait surtout de décoration et accessoirement de poubelles ou pire de cendriers… A Bordeaux, les exemples ne manquent pas ( place Camille Jullian, rue judaïque, rue Ste Catherine,…)

IMG_2013

En ce qui concerne le square des commandos de France, situé entre Mériadeck et la place Gambetta, il semble que le service des espaces verts va tenter, à la demande des riverains, de végétaliser cette petite place oú il ne fait pas bon y rester trop longtemps quand le mercure grimpe.

C’est l’adjointe au maire de Bordeaux centre, Laurence Dessertine, qui planche sur le sujet avec la commission permanente, cette commission municipale composée de 40 habitants issus du conseil de quartier. Alors que la dernière rénovation de ce square ne date que de 2012, aujourd’hui la mairie s’interroge avec les habitants pour savoir comment végétaliser cet espace public terriblement minéral.

Une bonne chose, mais qui aurait certainement pu être pensée en amont lors de cette rénovation.

Mais ça c’était avant… Alain Juppé parti, il semble que ses adjoints redécouvrent leur ville et les vertus des ilots de fraicheur. Enfin presque, car la future place Tourny, comme la place Gambetta risquent certainement de nécessiter une nouvelle intervention des habitants du quartier auprès des élus pour rappeler toutes les vertus de l’arbre en ville.

Quand les classements déraillent.

Étiquettes

, , , , , , , , , , ,

journee-sans-voiture

Depuis maintenant quelques années, Bordeaux Métropole apparaît régulièrement dans les classements des villes cyclables.

Le dernier résultat réalisé par le Global Bicycle Cities Index  ne déroge pas à la règle en plaçant Bordeaux deuxième ville de France derrière Strasbourg. https://coya.com/bike/index-2019 

Pour réaliser ce palmarès mondial quatre critères étaient retenus : le nombre de déplacements à vélo, les risques d’accidents, la météo et l’offre de boutiques spécialisées. Compte tenu de ces éléments, Bordeaux Métropole réussit à se hisser à la treizième place des 90 villes cyclables, juste derrière Strasbourg.

Première surprise,  la ville de Nantes, généralement dans le trio de tête français, se retrouve à la 29e place derrière Nice ! Ce résultat interpellera certainement ceux qui se sont déjà déplacés à vélo dans ces deux villes. Si le critère météo a certainement quelque peu favorisé la métropole niçoise, difficile tout de même à comprendre ce résultat pour Nantes…

Champion du monde.

La première ville où il fait bon pédaler est donc, dans ce classement, Utrecht aux Pays-Bas, suivi de Münster en Allemagne et Anvers en Belgique.

Ce n’est pas une nouveauté pour Utrecht, qui déjà en 2017, pour sa quatrième édition, le Copenhagenize Design Co plaçait les villes de Copenhague, Utrecht et Amsterdam  en tête des 136 villes retenus pour ce classement vélo, .  http://copenhagenizeindex.eu/

Ce cabinet, spécialisé dans l’urbanisme cyclable, établit, tous les deux ans, son classement selon d’autres  critères, quatorze exactement où l’on trouve: les  politiques cyclables, les infrastructures, l’engagement associatif, …

Sur les deux dernières éditions du Copenhague Design Co (2017 et 2015), quatre villes font régulièrement la course en tête : Copenhague, deux fois première, Amsterdam et Utrecht alternativement à la seconde place et enfin quatrième, Strasbourg, première ville française.

A la surprise générale, Bordeaux, en 2017 réussissait à se hisser à la 6e place de ce palmarès (8e en 2015),  et Nantes rétrogradait de la 7e à la 16e place. Notons que Nice n’apparaissait même pas dans ce top 20 !

Ainsi selon les différents classements, les années et les critères retenus,  la hiérarchie au sommet des villes les plus cyclables au monde peut plus ou moins évoluer.

En ce qui concerne Bordeaux, le développement de la bicyclette y est incontestable depuis maintenant quelques années, comme dans la plupart des grandes villes françaises. Mais pour l’instant, la seule affirmation d’une politique en faveur du vélo (communication, plan vélo, budget voté ,…) ne devrait pas suffire à positionner Bordeaux dans le top 10 mondial des villes cyclables.

Si l’augmentation croissante des cyclistes, notamment dans le centre ville de Bordeaux, prouve que le vélo a réussi à s’implanter durablement, sur le terrain des problèmes ou des insuffisances persistent. Cette sixième place a surpris bon nombre de cyclistes bordelais.

Car les classements, toujours contestables et contestés, ne correspondent pas toujours à la réalité vécue par les cyclistes au quotidien …

C’est ce qu’a parfaitement démontré le Baromètre des villes cyclables réalisé par la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette) réalisé en 2017 qui a permis de connaître le ressenti des habitants qui se déplacent à vélo. L’idée de départ était de concevoir un outil afin de mieux évaluer les politiques publiques du vélo en interrogeant directement les usagers de la bicyclette. https://www.fub.fr/fub/actualites/resultats-barometre-villes-cyclables-edition-2017

A partir de plus de 110 000 contributions enregistrées , cette enquête a ainsi classé les villes françaises. Si Strasbourg est toujours à la première place des villes de plus de 100 000 habitants et confirme sa place dans le top 4 mondial,  Bordeaux se situe à la troisième place derrière Nantes.

Bordeaux Métropole affiche une volonté cyclable depuis ces dernières années. Reste aujourd’hui à consolider ces résultats en améliorant la sécurité des cyclistes et en résorbant rapidement les discontinuités cyclables encore trop nombreuses pour pouvoir prétendre à une reconnaissance par les cyclistes eux-mêmes.

Plastique instinct.

Étiquettes

, , , , , , , , , , ,

vaisselle Bordeaux Ecolobordeauxblog

Suite à une action de parents d’élèves des écoles de Bordeaux et du collectif « Bordeaux pour une cantine sans plastique »,  le maire a décidé de retirer toute la vaisselle plastique, mise en place en janvier 2017, utilisée à la restauration scolaire,

La  ville de Bordeaux, au départ, avait tenté de résister à cette polémique, mettant en avant le confort des agents et le bruit à la cantine. Mais face à la fronde des parents d’élèves et le  tour politique que prenait cette affaire, elle a du faire marche arrière et accéder à cette demande.

Aujourd’hui, assiettes et verres, ont été retirés des restaurants scolaires.

Un retour en arrière qui a eu un coût financier et écologique certain. Rien que pour les assiettes en plastique, la mairie aurait déboursé 135 000 euros pour équiper les cantines des 101 écoles de la Ville. L’installation des verres est plus ancienne et certainement, aussi onéreuse.

Si on estime à près de 16 000 enfants et 900 agents qui déjeunent tous les jours, cela représente près de 20 000 assiettes et 20 000 verres qui partiront à la destruction.

La question du devenir de ces assiettes et couverts n’est pas anodine.

Même si on peut discuter de l’innocuité du plastique, cette vaisselle mériterait peut être d’être donnée à des associations , des clubs sportifs ou des écoles pour leurs événements plutôt que d’être détruite.

Rappelons que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

Ces assiettes et verres sont aujourd’hui stockés par la ville de Bordeaux. Ne méritent-ils pas un meilleur avenir que leur recyclage matière ou leur incinération?

D’autant que pour l’instant rien n’interdit l’usage de gobelet en plastique pour des évènements ponctuels. C’est le principe des « écocups » que l’on retrouve dans tous les événements culturels et sportifs, sans que cela n’interpelle qui que ce soit.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) indique qu' »A partir du 1er janvier 2020, la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes jetables après utilisation) sera interdite. Seule pourra être vendue ou distribuée gratuitement, en vente à emporter ou en consommation sur place, la vaisselle jetable compostable en compostage domestique et constituée pour tout ou partie de matières biosourcées. »

Ces assiettes et verres en plastique ne relèvent pas pour l’instant de cette loi. La LTECV prévoit l’interdiction des contenants alimentaires en plastique à la cantine pour 2025.

En attendant faisons en sorte que cette vaisselle ne devienne un déchet et servent encore ponctuellement en attendant de trouver des solutions moins nocives pour la santé.

Cet article laisse entendre que les assiettes auraient déjà été détruites…

http://alternatives.blog.lemonde.fr/2017/06/20/a-bordeaux-le-plastique-sinvite-dans-les-assiettes-des-cantines/

Le budget participatif dessine la ville.

Étiquettes

, , , , , , , ,

Budget participatif

En 2019, la ville de Bordeaux s’est donc enfin engagé dans un processus de budget participatif. Doté d’un budget de 2,5 millions d’euros, les bordelais sont actuellement appelés à voter pour leur projet préféré.

418 propositions, qui devaient aborder le thème du développement durable, ont été déposées.  133 ont été retenues par un comité composé d’élus et d’habitants tirés au sort. A la fin du mois de mai, à la suite du vote des Bordelais, les projets qui auront le plus de voix seront réalisés par la ville de Bordeaux .

https://budgetparticipatif.bordeaux.fr/project/budget-participatif/selection/vote

Quelles sont ces propositions citoyennes?

Ces projets peuvent être regroupés globalement en trois grands groupes.

Le pôle écolo. 

Dans ce chapitre, on retrouve toutes les idées de la mouvance écolo : poulaillers(7), potagers(3), ruches(3), composteurs(10),végétalisation des toits(2), nichoirs(4), cendriers(2), jardin pédagogique(1), frigo solidaire(1), boîte à dons(4), abri à vélos(5) et surtout un grand classique, la végétalisation de l’espace publique, rues ou places avec pas moins de 13 projets !

Le pôle convivialité.

Ici, entre sport, santé et jeunesse, les projets proposés veulent réaménager la ville en accueillant au mieux les Bordelais. Il semble ainsi que les riverains des places ou parcs attendent plus d’équipements à thèmes : jeux pour enfants(1), tennis de table(3), équipements de sports(4), échecs(3), Pétanque(2), skate(2), Basket(1), pistes à bosses(1), mur d’escalade(2),parcours santé(4) et même une tyrolienne(1)!

Mais la convivialité n’est pas oubliée avec tables et poubelles(4), Barbecues(2), bancs(3), casiers(1), fontaine à eau(1), kiosques à musique(2), salles(2) et parcours pour chiens(2).

Le pôle aménagement.

Un grand nombre de propositions se proposent aussi de réaménager la ville ou soumettent l’idée de mieux prendre en compte la gestion du quotidien : voies publiques(6), places(10), énergie(2), gestion des déchets(4), éducation du public sur différents thèmes(4), arts(3).

Au final, ce portrait de ville esquissé grâce à ces propositions interroge.

A la lecture de ces propositions, il semble en effet que la proximité et le vivre ensemble soient les grands oubliés de ces dernières années. Malgré les conseils de proximité, les conseils de quartier, les maires de quartier et les membres des commissions permanentes, certains projets proposés interpellent sur les aménagements réalisés sur le terrain.

Pourquoi ce besoin de végétalisation, de nature, de convivialité, de sport et de santé n’ont pas été plus vite pris en compte par la municipalité? Sans ce budget participatif, combien d’années encore les Bordelais auraient-ils dû attendre pour voir leurs envies réalisées?

Aujourd’hui, grâce à cette consultation, la mairie a une belle photographie des espoirs et des rêves de ses habitants. Même si, sur les 133 propositions, peu seront mises en place compte tenu de l’enveloppe budgétaire, la future équipe municipale, qui gagnera les élections en 2020, sait, dès aujourd’hui, vers quoi tendre pour satisfaire les attentes des Bordelais. 

A lire aussi:

https://ecolobordeauxblog.com/2019/01/16/democratie-petit-a-petit/

Bordeaux, Territoire zéro déchet…terie.

Étiquettes

, , , , , , ,

decheteries Bordeaux.png

Il semble que les travaux d’aménagement  sur le quartier Euratlantique ont quelque peu accéléré la fermeture de la déchetterie de Paludate.

Actuellement, le site, par un message quelque peu sibyllin, est déclaré « fermé pour une durée indéterminée », … Contacté, Bordeaux Métropole indique seulement que des travaux sur la déchetterie implique cette fermeture.

On sait que le « déménagement » définitif de Paludate, compte tenu de la réalisation de ce nouveau quartier,  est prévu de longue date. Mais pour l’instant Bordeaux Métropole, ne donne pas plus d’information sur le nouveau site de remplacement. La déchetterie devrait donc réouvrir, momentanément, sur ce même lieu. On croise les doigts…

Cette fermeture de Paludate n’arrange pas la situation de Bordeaux.

En effet, depuis fin avril, le centre de recyclage Bordeaux Surcouf (Bordeaux Nord) est lui aussi fermé pour cause de travaux et ce, jusqu’au 29 juillet.

Les Bordelais sont gentiment priés d’aller recycler ailleurs, c’est à dire sur les autres communes de la Métropole.

Bordeaux Métropole gagne des habitants mais peine donc à trouver des points de recyclage pour ses habitants.

La ville passe ainsi momentanément de trois déchetteries à une seule.(quai Deschamps)

Une déchetterie pour 250 000 habitants, pas fameux pour une ville qui se veut engagé dans la transition écologique !

Voilà une situation qui va très certainement encore ralentir la démarche « Territoire zéro déchet, zéro gaspillage » et l’objectif de réduction de 3% des déchets ménagers.

Déjà en 2017,  chaque habitant de la métropole avait en moyenne produit 14,61 kg de déchets en plus, très loin des objectifs de réduction.

Et l’éloignement des déchetteries ne va pas certainement pas inciter les Bordelais à trier et à traverser tout Bordeaux pour jeter leurs encombrants.

Un aperçu de la carte (voir plus haut) permet de mieux se rendre compte du vide que connaît la ville de Bordeaux en matière de lieux pour la récupération des déchets.

Compte tenu de ces deux fermetures, il est étonnant qu’aucune ouverture temporaire ou autre écopoint ne soit proposé pour pallier au manque de déchetteries sur cette ville.

Ce n’est pas une nouveauté, Bordeaux ne sait pas gérer ses déchets.  La situation actuelle le confirme à nouveau cruellement.

Pibal, Pi…rien.

Étiquettes

, , , , , , ,

images

Le sort des pibals sera donc scellé, ce lundi 29 avril 2019, lors du conseil municipal de Bordeaux.

Le pibal, c’était ce vélo révolutionnaire qui devait tout changer dans notre pratique quotidienne de la bicyclette. Selon son concepteur, Philippe Starck, ce vélo-trotinette « made in Bordeaux » allait inventer une nouvelle manière de concevoir le vélo en ville.

Le plan « com » parfait.

Dès la fin de l’année 2011, les bordelais avaient été invités à penser la future bicyclette urbaine rêvée que Philippe Starck dessinerait. En février 2013, fabriqué par Peugeot, le prototype est présenté à la presse.  Main dans la main, le grand designer et le maire de Bordeaux avaient réinventé le vélo !

images-1

De couac en couac.

Dès le jour de la présentation, les journalistes ne peuvent essayer le prototype…

Cette bicyclette qui devait être « Un vélo pas cher, urbain, pour le quotidien »,  coûte la modique somme de … 420 euros.

Après plusieurs mois de retard, les premiers Bordelais peuvent enfin partir avec.  Mais les premiers retours ne sont pas bons: trop lourds, pas adaptés à toutes les tailles, socle de la patinette trop basse, etc…

Au bout de moins d’un an de fonctionnement, en raison de fissures constatées au niveau du cadre sur plusieurs modèles, la mairie récupère les 531 pibals mis en circulation.

Une facture salée. 

A vouloir réinventer la roue, cette histoire aura coûté au moins 243 600 euros à la ville de Bordeaux.

Aujourd’hui, en dédommagement la société Peugeot s’engage à fournir à la ville cinquante vélos à assistance électrique, d’une valeur unitaire de 2 199€ , soit une somme  totale de 109 950 € .

De son côté, la ville indemnisera la société Peugeot pour le rapatriement et le stockage des pibals à hauteur de 13 139 euros.

Pibals, pi…rien.

Au final, ces pibals seront tout simplement détruits par la société Devival-Derichebourg pour la somme  de 2232,24 € euros, somme règlée par la ville de Bordeaux à Peugeot.

Ainsi acheté 420 euros, chaque pibal coûtera encore pour sa destruction 4,20 euros à la ville de Bordeaux.

Plutôt M V M A ou M A M M A ?

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , ,

IMG_6108

Pas de panique!  On vous explique.

MVMA veut dire Maison du Vélo et des Mobilités Alternatives  et  MAMMA, Maison Métropolitaine des Mobilités alternatives. Car dorénavant, c’est à l’échelle du territoire que Bordeaux Métropole développe sa politique vélo.

A Bordeaux, la MAMMA remplace officiellement la Maison du vélo créée en 2003, où les Bordelais avaient l’habitude d’emprunter les bicyclettes de la ville. Ces vélos intitulés « Bordeaux, ma ville« , pour certains, distribués récemment aux associations d’ateliers participatifs de réparation de cycles (L’étincelle, Récup’R,…), seront peu à peu remplacés par des vélos flambants neufs de Bordeaux Métropole. Plus de 400 nouveaux vélos, oranges, bleus, verts,… estampillés, « Bordeaux Métropole »ont déjà été mis en circulation et renouvellent aussi le genre en proposant différents types de bicyclettes: vélo à assistance électrique, vélos pliants, vélos cargos, tricycles,…

Mais dorénavant, le principe du prêt est étendu aux autres villes de la Métropole.  L’idée du plan vélo Métropolitain 2017-2020 est de créer un réseau de maisons des mobilités alternatives.

               A Bègles, en tant que Maison du Vélo et des Mobilités, c’est l’association « Cycles et Manivelles« qui gère le lieu et propose le prêt de vélos métropolitains. Ses membres proposent aussi différentes activités autour de la pratique de la bicyclette: atelier participatif, vélo école, récupération de vieux vélos, … Vous trouverez toutes les informations sur:  http://www.cycles-manivelles.org/contact/   ou  https://www.facebook.com/cyclesmanivelles/

            A Pessac, c’est l’association « Etu’Récup« , la ressourcerie sur le campus universitaire qui a été choisi par Bordeaux Métropole pour devenir Maison du vélo et des Mobilités Alternatives. Ici aussi, en plus du classique prêt de vélo, vous pourrez apprendre à entretenir vous-même votre bicyclette grâce aux adhérents qui partageront avec vous leurs connaissances. http://eturecup.org/ ou https://www.facebook.com/eturecup/

           Sur la rive droite, pas de lieu unique, c’est l’association Vélocité qui a eu l’idée d’une maison itinérante du vélo et des mobilités alternatives. Le concept accepté par Bordeaux Métropole propose ainsi un va et vient entre différentes villes: Bassens (Kiosque Citoyen), Cenon (Espace Simone Signoret et Rocher de Palmer), Lormont (Maison du projet) et Floirac (Maison de initiatives à Dravemont). Pour connaître les jours et horaires des permanences, il vous faudra cependant prendre contact avec l’association  contact@velo-cite.org ou auprès de Bordeaux Métropole maisondesmobilites@bordeaux-metropole.fr   pour le prêt des vélos notamment.

A Mérignac, le lieu doit être finalisé prochainement et ce serait la toute jeune association « Léon à Vélo » qui gèrerait très certainement le lieu et donc la maison du Vélo et des Mobilités.

       Bordeaux, une fois encore se différencie de ses voisins en offrant uniquement un lieu de prêt et d’information. La maison Métropolitaine des Mobilités alternatives, MAMMA, installée Cours Pasteur, ouvre ses portes du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30. C’est elle qui gère la totalité de la flotte des vélos prêtés aux habitants de Bordeaux Métropole.

Cette MAMMA reste un lieu bien moins convivial que les MVMA tenues par les associations locales. Gérée par Bordeaux Métropole, cette ancienne maison du vélo de Bordeaux offre moins de services à l’usagers comparée aux  MVMA des autres villes. La différence tient beaucoup à l’animation et au dynamisme des membres de ces associations qui fait défaut sur la MAMMA de Bordeaux. On peut donc s’interroger sur ce choix ou sur le défaut de partenariat avec les associations bordelaises de réparation de cycles. (L’étincelle, Récup’R ou Le garage Moderne par exemple)

Quel avenir pour cette Mamma ?  Il semble que dans les prochains mois, cette maison soit appelée à modifier son accueil, espérons que cela se fasse sur le modèle developpé par les autres communes de Bordeaux Métropole. 

 

Brazza, ligne verte.

Étiquettes

, , , , , , , ,

Brazzaligne

Le nouveau quartier Brazza sera bientôt lancé. Une fois le rapport de la commissaire enquêtrice remis, suite à l’enquête publique environnementale sur le projet d’aménagement, le préfet pourra décider d’accorder ou de refuser l’autorisation environnementale sollicitée par Bordeaux Métropole.

https://ecolobordeauxblog.com/2019/04/02/brazza-brazzaville/

En attendant cette décision, la Brazzaligne, une des particularités de  ce futur quartier Brazza, suscite l’intérêt.

Ancienne ligne de chemin de fer d’où arrivaient les trains de marchandises pour  l’ancienne gare d’Orléans, gare ferroviaire et routière de Bordeaux Bastide, cette ligne démarre au niveau de l’allée Serr, coupe Bordeaux Bastide et le bas-Cenon pour finir aux portes du vieux Lormont.

L’idée est d’aménager une coulée de verte qui fera plus de 3 kilomètres de long tout en préservant les aménagements ferroviaire existants. Cela sous entend végétaliser la plateforme où passent les rails et les caténaires et planter différentes essences sur les talus bordant la voie.

Cet aménagement, construit sur le modèle de la highline à New York ou la coulée verte René Dumont à Paris, offrirait plus de 7 hectares supplémentaires d’espaces verts à Bordeaux et permettrait de relier les 40 hectares du parc de l’Ermitage à Lormont.

La Métropole aménage donc cet axe ferroviaire, encore utilisé épisodiquement par la SNCF et par les Grands Moulins de Bordeaux,  tout en gardant la possibilité d’y faire circuler un possible transport en commun et de relier ainsi Bordeaux à Lormont.

Compte tenu du futur quartier Brazza qui verra l’arrivée, sur ce secteur, de plus de 9000 nouveaux habitants sans compter les futurs 8 000  à 10 000 habitants de Bastide Niel, on peut s’interroger sur le choix de la collectivité de reporter l’arrivée de ce transport collectif à une date incertaine. D’autant que la circulation automobile sur ce secteur commence, aux heures de pointe, à poser sérieusement problème…

Bastide vue du ciel

Pour ce qui est de l’aménagement de cette ceinture verte, on peut aussi regretter que cette végétalisation s’arrête juste avant les quais de Bordeaux, devant la résidence Crous, coeur de Bastide (voir photo).  Bordeaux Métropole n’a semble-t-il pas envisagé de faire coïncider le Parc de l’Ermitage , la Brazzaligne et le Parc des Angéliques. Pourtant en végétalisant  l’allée  Serr toute proche permettrait de réaliser cette  jonction naturelle et d’offrir  un formidable corridor vert à la rive droite.

Brazza – Brazzaville.

Étiquettes

, , , , , , , , , , , ,

Brazza

C’est ce soir,  2 avril 2019, que l’enquête publique environnementale sur l’aménagement du secteur Brazza prend fin. Le délai était quelque peu serré, un petit mois tout juste, pour éplucher en détail le vaste projet urbain du secteur Brazza,

http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques-consultations-du-public-declarations-d-intention-decisions-examen-cas-par-cas/Enquetes-publiques-et-consultations-du-public-de-l-annee-2019/Projet-d-amenagement-du-secteur-Brazza-a-Bordeaux

Car ce sont pas loin de 53 hectares, sur ce secteur de la rive droite, qui vont être aménagés le long du quai Brazza. La ville et la métropole ont confié à l’architecte Youssef Tohmé et au paysagiste Michel Desvigne la réalisation de ce projet. A partir de 2020,  4 950 logements et 130 000 m² de locaux d’activités doivent sortir de terre.

Situé en face de la cité du vin et du quartier des Chartrons, ce nouvel « écoquartier » se fera en prolongement du quartier Bastide Niel encore en construction.  Pour ce qui est de « l’écoquartier », on attendra de voir les constructions et le rendu final…

Pour l’instant, le secteur Brazza, c’est surtout une vaste étendue de friches industrielles et de nature.

Côté industries, pas forcément les plus vertueuses sur le plan environnemental…  La Soferti et La Cornubia y fabriquaient respectivement engrais chimiques et bouillie bordelaise. Les sols de ce secteur y sont donc pollués. Chaque opérateur privé ou publique devra mettre en place un plan de gestion de ces terres polluées.  Les évacuer aura un coût certain, les traiter empêchera d’y construire quoique ce soit, ce sera le recouvrement qui sera le plus souvent retenu avec les risques que cela sous-entend… D’autant que les parcelles vendues par îlots ne permettront pas un suivi global par la métropole de cette dépollution. La Mission Régionale d’Autorité Environnementale de la région Nouvelle-Aquitaine (MRAE) a clairement identifié le risque: « la mise en oeuvre de servitudes d’usage (interdiction de jardins potagers ou de plantation d’arbres fruitiers) au niveau des îlots privatifs, pour lesquelles le maintien de leur application dans le temps pose question. »

Côté nature, si le projet s’implante sur des terrains de friches industrielles, celles-ci abandonnées depuis plus de 20 ans « sont en cours de recolonisation naturelle ». La proximité de la Garonne (site Natura 2000) a permis à des espèces protégées de s’y installer à nouveau: flore, oiseaux, amphibiens, chauves-souris et mammifères sont revenus sur le site. A tel point que la MRAE conclut, compte tenu des espèces recensées, à la nécessité de déposer une demande dérogation pour installer cet écoquartier....  Ecoquartier  directement concerné par le risque inondation, ce qui entraînera la construction de certains logements sur pilotis, des fois que la Garonne décide de déborder comme cela a pu se produire lors de la tempête de 1999.

Brazza vue d'avion

Pour défendre son projet Bordeaux Métropole met en avant le fait que le quartier passera de 20 ha à 22 ha d’espaces verts. Le groupe écologiste (EELV) au Conseil municipal de Bordeaux a regretté que le projet actuel ne tienne pas compte des surfaces naturelles existantes et ne préserve pas l’existant.

Il faut dire qu’avec les îlots déjà vendus à des promoteurs,  on voit mal comment on pourrait revenir en arrière et surtout à quoi peut bien servir cette enquête publique environnementale en cours…

Mais le point qui interroge le plus est la question des transports.

Alors que les constructeurs font déjà la promotion de leurs programmes immobiliers, l’arrivée de plus de 9000 personnes inquiète, sur un secteur déjà saturé aux heures de pointe.

Dans son rapport la MRAE note à juste titre: « A moyen et long termes, le dossier ne donne aucune information sur la nature et la programmation des aménagements de transports collectifs lourds nécessaires pour crédibiliser les hypothèses du large report modal indiqué dans le dossier ». Pire : « Concernant plus particulièrement les nuisances sonores et la qualité de l’air, le dossier n’apporte aucun élément » Circulez, il n’y a rien à faire..

Évacuant la question dans son dossier de présentation du quartier Bordeaux Brazza, intitulé « Urbanisme en liberté », Bordeaux Métropole indique seulement que  « Demain, de nouveaux transports en commun en site propre, plus performants viendront relier Brazza (…) »  Sans plus de date ou d’échéancier précis .

Entre les programmes immobiliers en cours de réalisation sur Bastide Niel et ceux prévus en 2020 sur Brazza, si rien n’est rapidement lancé par Bordeaux Métropole  cela risque sérieusement de coincer en matière de  circulation rive droite…