Parkings cherchent voitures à garer.

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Parkings Bordeaux

Avec les plantations d’arbres, le stationnement en centre-ville sera certainement un thème majeur des futures élections municipales.

Un candidat a déjà avancé quelques idées sur ce sujet: Vincent Feltesse (ancien président de la CUB) a ainsi proposé «  la disparition progressive du stationnement en surface pour des poches de stationnement type garage des immeubles. Ça permet de récupérer de l’espace public. » Il va même plus loin en proposant  « la suppression du stationnement de surface dans Bordeaux intra-boulevards« .

Nicolas florian, le maire de Bordeaux a aussi évoqué l’idée de la suppression des places de stationnement en surface lors du conseil de quartier de Bordeaux centre.

Il faut dire que l’idée n’est pas nouvelle. Elle est déjà appliquée, avec plus ou moins de réussite dans d’autres métropoles.  Les villes de Nice, Lyon,… réorganisent certaines rues en jardins afin d’offrir plus d’îlots de fraîcheur à leurs concitoyens.

Pourquoi ça coince.

En ville, généralement quand on supprime dans les rues des places de stationnement, très rapidement les riverains et les commerçants montent au créneau… La voiture en ville reste un sujet sensible.

Une piste avancée serait de rabattre ces riverains vers les parkings en ouvrage les plus proches de chez eux.

Une étude attentive des taux d’occupation en 2018 de ces parkings en centre ville donnent déjà quelques éléments de réponse.

Le classement.

A Bordeaux, on constate que certains parkings sont largement sous employés en journée comme en soirée.

Seuls, deux parkings font le plein en journée: Les grands hommes (410 places disponibles) et Victor Hugo (667 places) avec un taux d’occupation jour de respectivement 93,8% et 98 %. Victor Hugo bat ainsi tous les records de jour comme de nuit avec un taux d’occupation de 80% , quand Les Grands hommes  redescend à 71 %, soit une moyenne de 120 places inutilisées par soir et donc éventuellement encore disponibles pour les riverains.

D’autant que sur ce quartier du triangle d’or, le parking de Tourny (957 places) n’est utilisé le jour qu’à 61,1% le jour et seulement à 39,1 % la nuit. C’est donc plus de 370 places inutilisées le soir, qui pourraient être occupées par les habitants du coeur de ville.

Quand on élargit le périmètre, on trouve des parkings peu employés.  Gambetta (478 places) atteint 55,4 % en journée et seulement 36,4% en soirée. Même constat pour Bourse-Jaurès qui avec ses 1661 places disponibles, n’atteint que 56,5% en journée et seulement 49,6 % en soirée! Soit plus de 800 places de voitures éventuellement disponibles pour les riverains qui pourraient permettre de supprimer, certains stationnements en surface dans le quartier St Pierre par exemple.

D’autant qu’avec un taux/ jour de 63,4% et un taux /nuit de 65,3 %, pour le parking Camille Jullian (338 places), l’offre des parkings en ouvrage est loin d’être à saturation. De la même manière, le parking Pey-Berland-St Christoly (656 places) en journée ne fait pas le plein (63%) et encore moins la nuit (55,6%)

Le coeur de ville est donc largement doté en parkings en ouvrage et pour certains sous employés.

Ces taux d’occupation sont certainement une piste de réflexion pour les futurs candidats aux municipales. Restent encore à trouver le bon accord avec les gestionnaires de ces parkings et surtout le bon tarif pour les résidents qui sans cela, auraient le sentiment d’être doublement sanctionnés: plus d’espoir de trouver des places devant chez eux et un tarif plus cher que l’actuel tarif résident.

Et cette recherche de solutions aux problèmes de stationnement et de libération d’espaces publics peut être étendue à d’autres quartiers quand on constate les taux d’occupation par jour d’autres parkings: République (400 places) atteint 58,2%, Victoire (472 places) passe sous la barre avec 48,2%, comme les trois parkings du quartier St Bruno-Mériadeck: Huit Mai 45 ( 453 places) 45,8%, Front du Médoc (791 places) 29,6% et Centre Commercial Mériadeck (1309 places) 21,2% seulement.

D’autant que les taux d’occupation de ces parkings sont encore plus faibles en soirée avec un taux qui tombe à 8,4 % pour le centre commercial Mériadeck ou à 45,2 % pour le parking Victoire.

Cette idée, d’utilisation des parkings en ouvrage pour désengorger nos rues des voitures afin de libérer de l’espace urbain et faciliter ainsi les déplacements doux, sera certainement au coeur des débats qui s’annoncent lors des municipales de 2020.

Ce qui promet une campagne animée. A Bordeaux, la place de la voiture en ville étant toujours un sujet très polémique et très clivant.

Il est temps de planter.

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Place Bardineau Bx

Place Bardineau, après rénovation…

Pour 2020, Nicolas Florian, maire de Bordeaux a décidé de prendre des mesures concrètes contre le réchauffement climatique.

Il a donc lancé un » plan Canopée » avec la plantation de 3000 arbres par an, la création d’un « club arbre » mais surtout le recensement des lieux et places publiques qui manquent de végétalisation afin d’agir en conséquence…

http://www.aqui.fr/mobile/article.php?id_article=18946

Seul problème dans ces déclarations vertueuses, le recensement de ces îlots de chaleur a déjà été réalisé par Alain Juppé en… 2013.

En effet le 27 mai 2013, le conseil municipal avait voté un partenariat entre la ville et l’association climatologique de moyenne Garonne (ACMG) pour une étude sur les îlots de chaleur urbains.

Cette étude avait, déjà, pour objectif d’aider la ville à mettre en place des actions concrètes de lutte et d’adaptation au changement climatique.

A l’aide d’une télédétection thermique et diagnostic pendant les périodes estivales cette étude devait établir sur la ville une carte des îlots de fraîcheur et de chaleur…

Il y était même mentionné qu’ « A partir de l’ensemble de ces mesures, connaissances, échanges et expertises accumulées, nous espérons être en mesure de prouver l’intérêt de la végétation et de l’eau pour le rafraîchissement passif et durable des espaces publics dans le but d’atténuer l’effet des températures élevées et d’améliorer les conditions de vie des citoyens ».

En 2014, Bordeaux Metropole a fait de même en lançant une étude pour identifier sur son territoire les îlots de chaleur urbains ( IFU) et les îlots de fraîcheur urbains ( ICU) afin de préconiser des aménagements. Depuis cette date, une carte des ilots de chaleur de la métropole existe. https://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Ilots-de-chaleur-et-de-fraicheur-urbains

La question est donc de savoir ce que Alain Juppé et l’équipe municipale dont Nicolas Florian fait partie, ont bien pu entreprendre depuis cette date comme action, suite à ces études et cette carte des îlots de chaleur.

Malheureusement depuis 2013, les Bordelais ont eu droit à la rénovation de la place Gambetta avec la suppression de 18 marronniers, à l’aménagement de la place Bardineau (entrée muséum d’histoires naturelles) avec l’implantation de trois arbres en pots, à la prochaine inauguration de la future place Tourny, sans aucune plantation d’arbre, etc…  Seule bonne nouvelle, dans ces rénovations récentes de places très minérales, une place Nansouty aménagée avec un nombre important d’arbres.

Autant d’exemples récents, postérieurs à ces études qui interpellent sur l’intérêt de vouloir à nouveau réaliser des recensements d’îlots de chaleur surtout s’ils sont suivis d’aussi peu d’effets…

Place Bardineau

Place Bardineau, ce qui aurait été possible… en plantant des arbres.

AhAhAhA’Urba .

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Bordeaux Place Pey Berland

C’est au moins une nouvelle qui a le mérite de nous réchauffer le coeur… mais pas que.

Dans  le quotidien Sud Ouest, ce jeudi 29 aout 2019, un article nous apprend que l’agence d’Urbanisme A’Urba a « pour mission de travailler sur l’adaptation du territoire face aux changements climatiques » et que depuis maintenant douze ans, un ingénieur est chargé de traquer, d’analyser et de trouver des solutions aux îlots de chaleur.

https://www.sudouest.fr/2019/08/28/bordeaux-comment-rendre-de-la-fraicheur-aux-ilots-de-chaleur-6492948-2780.php?fbclid=IwAR05CEc64wDDdU_FOcmbRj-Z3SqMYckj9zBfg1iPNwr_XIcIeAmCjLxGUEk

Mais au fait, l’A’Urba, c’est quoi ?

L’ A-urba, c’est une agence d’urbanisme qui depuis plus de 40 ans appuie dans leur démarche urbaine, les collectivités locales (Villes, Métropole, département, ,…)

Cette association aide les élus à faire leurs choix pour leur développement territorial grâce à ses diagnostics, ses réflexions prospectives et ses démarches de projets.

Donc étroitement liée aux décideurs, et d’ailleurs soutenus par ces collectivités, l’A’Urba se veut un laboratoire d’idées et d’échanges pour l’élaboration de stratégies et la construction de scénarios futurs.

C’est, on le devine, un incubateur d’idées nouvelles qui grâce a ses rapports, synthèses, expositions et expertises a influencé nos élus, ces dernières années sur Bordeaux, dans leur prise de décision.

Ainsi Alain Juppé, ancien maire de Bordeaux et Vincent Feltesse, ancien président de Bordeaux Métropole ex-CUB (communauté urbaine de Bordeaux) se sont largement appuyés, depuis 1995,  sur les orientations données par l’A’urba pour choisir parmi les projets proposés par les différents cabinets d’architecture.

L’A’Urba en action .

A cette époque, c’est Francis Cuillier qui en était le directeur et le grand maître des lieux. Face au formidable chantier du tram et de la rénovation des quais, l’A’urba était à cette époque incontournable.

Pas un projet, pas une rénovation de place ou de rue sans les regards éclairés de Francis Cuillier et de la directrice générale de l’aménagement de Bordeaux, Michèle Laruë-Charlus, diligentée par Alain Juppé,

Tout ce petit monde se côtoyait et s’accordait sur tous les grands projets bordelais mis en place depuis l’arrivée d’Alain Juppé aux commandes de la ville.

Pas une opération d’espaces publics et d’aménagement sans le soutien logistique et l’expertise de l’A’Urba : l’insertion urbaine du tramway, la place de la Victoire, la place Pey-Berland, le cours du Chapeau-Rouge, le cours Victor Hugo, le parvis de la gare Saint-Jean, etc…

Aujourd’hui, tel un pompier pyromane, l’agence d’Urbanisme qui a approuvé tous ces beaux projets, mène une mission pour travailler sur l’adaptation du territoire face aux changements climatiques…

On prend les mêmes et on recommence ?

Bilan « déchets », passé sous silence.

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Comme chaque année, lors du conseil de Bordeaux Métropole de juillet, paraît le « Rapport annuel d’activité sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés »(ouf!). Rapport, qui comme tous les ans, ne passionne pas vraiment la presse, ni les élus et du coup encore moins la population.

Il faut dire que dans la moiteur des premières chaleurs de l’été, avec les tonnes de délibérations à traiter juste avant les vacances, les élus métropolitains ont déjà un peu la tête ailleurs. Quand à la presse, la « poubelle » n’a jamais été vraiment très vendeur…

Pourtant à l’heure de la famille zéro déchet, du gaspillage alimentaire, des nettoyages des plages par les bénévoles, des plastiques qui envahissent les océans et des posts sur les réseaux sociaux, voir comment on traite et on tente de réduire nos déchets à l’échelle de la métropole devrait être un sujet majeur.

D’autant que Bordeaux Métropole a voté un plan ambitieux intitulé « Territoire Zéro déchet, zéro gaspillage » 2017-2020″.

Je produis moins de déchets, tu produis moins de déchets,…

Malgré un développement démographique constant et une augmentation des touristes, notre territoire passe de 422 480 tonnes de déchets produits à 425 196 tonnes, soit une très légère augmentation entre 2017 et 2018. 

Ce qui permet, compte tenu de la hausse de la population, de ramener le nombre de déchets par habitant à 550 kg (555 kg en 2017) , soit une baisse des déchets de 1% par habitant. (On parle ici de l’ensemble de la filière déchets collectés, tous flux, c’est à dire les ordures ménagères, les collectes sélectives, les centres de recyclage et les déchets divers, principalement collectés par les services communaux et communautaires.)

Malheureusement malgré ces « bons » résultats de l’année 2018, les objectifs ne seront pas tenus.

Conformément à la loi de transition énergétiques pour la croissance verte, Bordeaux Métropole s’était engagée en 2020 à réduire de 10 % les déchets ménagers et assimilés produits par habitant par rapport à 2010. Mais en 2017, la métropole ayant subi une augmentation de 4,26% sur l’ensemble des flux collectés par rapport à 2016, la baisse, sur les cinq dernières années, n’est que de 2,95%. 

L’objectif programmé pour 2020 de 465,28 kg par an et par habitant semble de fait, difficilement atteignable…

Je valorise, tu valorises,…

De la même manière, l’objectif, pour 2020, de porter à 55% la valorisation matière et organique des déchets non dangereux non inertes,  apparait quasi impossible.

D’autant que les chiffres sur la collecte sélective ne sont pas bons. Ils indiquent cette année une baisse de 1,68 % des déchets issus des collectes sélectives, soit 1,28 kg de déchets collectés en moins par an et par habitant. Seule la collecte du verre maintient sa progression, l’implantation de 20 bornes supplémentaires sur le territoire permettant certainement  d’obtenir ces bons résultats….

Pour ce qui est de la valorisation biologique, c’est à dire les déchets verts collectés et valorisés en compost, les chiffres stagnent aussi d’année en année. Si les conditions climatiques et les distributions de composteurs aux particuliers peuvent expliquer les fluctuations des tonnages de déchets verts d’une année sur l’autre, il reste étonnant de constater que les tonnages annuels de déchets valorisés progressent peu, oscillants depuis dix ans entre 50 000 et 57 000 tonnes.

De ce fait, seule la valorisation énergétique, se maintient et reste stable sur la métropole.  Sur Bordeaux Métropole entre l’unité de Bègles et celle de Cenon, c’est toujours près de 225 672 tonnes de déchets qui sont incinérées, un chiffre pratiquement identique à celui de 2008 (223 511 t). Ce qui interroge sur notre capacité (ou notre volonté…) à réduire la part de l’incinération (53%) sur notre territoire.

 

A Bordeaux, l’ombre d’Alain Juppé.

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Arbres en pot

Depuis quelques jours, dans la presse et sur les réseaux sociaux, les arbres font la une ! Opposants aux coupes d’arbres et nouveaux convertis à la cause du végétal se déchirent.

Il semble que la politique menée ces dernières années, par la municipalité, consistant à mettre en valeur le patrimoine architectural de notre ville au détriment des éléments arborés arrive à son terme. Dans une ville qui étouffe lors des pics de chaleur, Nicolas Florian et ses adjoints découvrent aujourd’hui toutes les vertus des arbres en ville.

Mais ce virage radical n’a pas été aussi simple. Car au-dessus de ces débats, qui agitent actuellement les Bordelais, les médias et la classe politique à quelques mois des municipales, plane l’ombre tutélaire d’Alain Juppé.

Ne pas déboulonner la statue du commandeur.

En effet pas une seule fois, n’est évoqué sa responsabilité dans la minéralisation des places bordelaises. Pas un mot, pas une allusion, à un seul moment, dans un quelconque article de presse, sur la responsabilité de l’ancien maire de Bordeaux. Alors que depuis 1995, Alain Juppé est au commande de la rénovation des quais et de la ville de pierre, les articles ne retiennent que le maire visionnaire qu’il a été. Pourtant si le tramway avec son corollaire, l’éviction des voitures du centre ville, et l’aménagement des quais ont magnifiquement redynamisé une ville plombée par les dernières années de l’ère Chaban, l’ancien pensionnaire du Palais Rohan n’a pas brillé en matière de développement du végétal en ville.

Soutenu en cela par les différentes agences d’urbanisme et architectes qui se sont succédés, la minéralité élevée en dogme a longtemps prévalu et certains choix n’ont pas toujours été très adaptés au réchauffement climatique. Alain Juppé estimait que les Bordelais n’avaient pas forcément besoin d’arbres en ville car il leur suffisait de sortir de Bordeaux pour profiter de la forêt landaise…

C’est ainsi que Michel Corajoud aux manettes de cette rénovation avait pensé les quais de façon à ce que la blondeur des pierres des célèbres façades XVIIIe de la rive gauche s’oppose à une rive droite plus verte. Belle idée, qui a cependant eu pour désavantage de minéraliser la rive gauche en évitant la plantation d’arbres trop grands afin de ne pas cacher les façades. Et c’est sur ce même credo que le réaménagement de Bordeaux a continué sous la houlette de l’architecte des bâtiments de France en évitant de planter des arbres qui pouvaient « gâcher » la vue sur le patrimoine architectural.

Place Pey-Berland, Place de la victoire, square des commandos de France, Place Stalingrad, Parvis de la Gare St Jean, etc… pendant des années, l’arbre y a été empêché de pousser.

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La récente rénovation de la place Gambetta et de la place Tourny seront certainement les deux dernières réalisations de cette ère minérale.

Car l’abattage des 17 marronniers de la place Gambetta a sonné le réveil citoyen. Sur les réseaux sociaux, en conseil de quartier, dans la rue, le nouveau maire de Bordeaux est régulièrement interpellé sur la place de l’arbre en ville.

Le successeur d’Alain Juppé se devait de vite réagir, quitte à renier les principes de son mentor. Du coup, à quelques mois des élections municipales et un vote aux Européennes où les bordelais ont donné la liste écologiste (EELV) plus de 21% des voix, un plan arbre vient tout juste d’être lancé. Et un objectif de revégétalisation des places bordelaises est dorénavant à l’étude.

Changement d’époque donc et certainement critique feutrée des années Juppé .  Car en terre bordelaise, terre de modération, on préfère toujours ne retenir que le meilleur de nos édiles (Chaban, Juppé) et taire leurs erreurs passées.

BHNS, par ici la sortie.

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metz-stationweb2

Vite! Vite ! Au delà du 19 juillet, vous ne pourrez plus consulter le dossier BHNS http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=137404

et donner votre avis sur le futur tracé. https://contact.bordeaux.fr/consultation-publique-sur-le-trace-du-bhns  

Mais si vous n’avez vraiment pas la tête à ça, cet article vous aidera à décrypter tout ça.

Consultez, consultez, qu’ils disaient!

En plein coeur de l’été, c’est une consultation bordelo-bordelaise, très resserrée dans le temps, qui concerne le projet de liaison Bordeaux / St Aubin du Médoc. Elle a été demandée par le maire de Bordeaux pour tenter de prouver sa bonne foi auprès des riverains de St Seurin, très remontés sur ce sujet.

Mais à la Métropole, Nicolas Florian est bien seul sur ce dossier, les élus des autres communes étant globalement plutôt favorables au projet de BNHS tel qu’il avait été voté au départ.

Le but est pour le nouveau maire de Bordeaux de démontrer qu’il reste à l’écoute de ses administrés, même s’il sait certainement que les trois variantes n’aboutiront, au final, à aucun critère en leur faveur.

En effet,  si on prend quelque peu le temps de lire ce dossier soumis à la concertation, il ressort assez nettement que le parcours du BHNS, initialement prévu, est le plus performant, que ce soit en termes de temps de parcours, de coût d’investissement, de coût d’exploitation, de nombre de places de stationnement supprimées, de nombre d’arbres coupés, de délai de réalisation,…

Pire, les trois tracés alternatifs passent tous par les boulevards. Ce passage éventuel serait  ainsi conditionné à la réflexion générale actuelle autour de l’aménagement de cette ceinture routière et du choix du futur mode de transport qui y circulerait. On voit mal la Métropole s’engager sur un parcours mixant à la fois tramway et BHNS…

Retour à la case départ.

La traversée de St Seurin reste cependant complexe et explosive pour la majorité actuelle.

A l’origine, le tracé initial du BHNS a été pensé pour desservir des équipements structurants tels que les lycées Camille Jullian et Grand Lebrun fréquentés notamment par de nombreux jeunes des communes de Bordeaux, d’Eysines, de St Médard et du Haillan.  En cela le passage d’un transport en commun par St Seurin semble nécessaire car le plus pertinent, le plus efficace et surtout le moins coûteux pour la collectivité.

Afin de calmer les oppositions, le projet a depuis évolué et des modifications ont été apportées au tracé. Le maire s’est ainsi engagé sur le choix du tout électrique et sur une longueur moindre des bus ce qui permettrait une insertion moins gênante pour les riverains.

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Mais l’argument contre le BHNS, qui revient le plus souvent dans les réunions de quartier, est celui de la suppression des places de stationnement. Sujet sensible sur ce secteur de centre-ville déjà mis à mal par l’arrivée du tramway sur Fondaudège. Bordeaux Métropole tente désespérément de trouver une solution pour récupérer des places de parkings mais les possibilités se font rares sur un quartier dense en logements.

On ne voit pas comment Bordeaux Métropole pourrait répondre entièrement à cette demande de compensation des places supprimées. D’autant qu’une fois desservis à la fois par le tramway et le BHNS, les riverains de ce quartier bénéficieront d’une offre en transports en commun qui devrait les inciter à abandonner rapidement leur deuxième voiture, si ce n’est déjà fait vu les difficultés actuelles de stationnement…

OuiOui pour le BHNS

Sur la forme, cette consultation choisie par la municipalité, propose un questionnaire très fermé qui laisse peu de places à l’analyse. On ne demande pas aux Bordelais de choisir entre les quatre propositions mais simplement de se positionner sur une philosophie générale qui peut être résumée ainsi: Oui à un BHNS qui ne coûte pas trop cher, circule en un temps record, soit vite réalisé et permette de garder les places de stationnement.

Une assertion sur laquelle une majorité de Bordelais pourra se retrouver et qui permettra surtout au maire de Bordeaux de revenir ainsi au projet initialement prévu.

(Copie du questionnaire soumis à la consultation.)

Considérez-vous que le nombre de place de stationnement supprimé est déterminant ? *

Considérez-vous que le temps de parcours entre Caudéran et la gare Saint-Jean est déterminant ? *

Considérez-vous que le délai de réalisation est déterminant ? *

Considérez-vous que le coût d’exploitation est déterminant ? *

Considérez-vous que le coût d’aménagement est déterminant ? *

Considérez-vous que la proportion du tracé en site propre est déterminante ? *

Sur le même sujet:

Bus à haut niveau de … conflits.

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Le BHNS, vous connaissez ?

Un Bus à haut niveau de service, c’est un bus qui ressemble à un tramway  mais qui coûte considérablement moins cher. C’est le projet proposé par Bordeaux Métropole pour relier la Gare Saint-Jean à Saint-Aubin de Médoc.

Sur les 21 km du tracé du BHNS, on ne relevait pas d’opposition majeure sur  les communes qu’il devait desservir ( Mérignac, Eysines, Le Haillan, Le Taillan-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin de Médoc). Par contre sur Bordeaux, le projet a rapidement coincé dans le quartier St Seurin.

Suite à un requête sur le fond  d’une association de riverains « Bordeaux à coeur » appuyée d’un mémoire déposé en mai 2018, le tribunal administratif de Bordeaux a décidé d’annuler l’arrêté du préfet de la Gironde concernant la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) du projet BHNS en août 2017. 

BHNS

Depuis, retour à la case départ pour Bordeaux Métropole qui a fait appel en septembre 2018 et pour le BHNS qui aurait dû démarrer son fonctionnement cette année. Pas une bonne nouvelle pour les usagers des transports en commun…

Nicolas Florian en démineur.

Depuis qu’il est maire, Nicolas Florian, n’est pas vraiment à l’aise sur le sujet.  Il faut dire que sa position relève de l’équilibre, partagé entre la fronde des riverains de St Seurin et l’attente des Caudéranais, deux électorats très proches de la majorité en place. D’autant que Patrick Bobet, le président de Bordeaux Métropole a clairement signifié au maire de Bordeaux qu’il n’était pas question d’ouvrir une nouvelle enquête publique.

Pour s’en sortir, Nicolas Florian a donc demandé à Bordeaux Métropole de réaliser une nouvelle étude.  Ainsi le Cabinet SCE Aménagement et Environnement a proposé, pour  la somme de 31 000 euros,  trois nouveaux tracés alternatifs passant par la rue Judaïque, la rue Georges Bonnac ou le cours du Maréchal Juin. Ces trois nouveaux tracés évitent le secteur de la Croix Blanche,  passent sur les boulevards, ce qui a d’autres implications, sont plus longs en temps de trajets et sont plus chers que le projet initial.

Sur le site de Bordeaux, http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=137404 les Bordelais ont tout le loisir d’étudier le dossier et de s’exprimer sur ces quatre tracés. Il semble que seuls les Bordelais soient concernés par cette consultation car on n’en trouve nulle trace sur le site de Bordeaux Métropole.

Dans le même temps pour tenter de déminer le sujet en éliminant les points qui fâchent, le maire de Bordeaux a obtenu que le BHNS soit électrique et s’est engagé, en conseil de quartier, à ce que sa longueur ne dépasse pas les 18 mètres, deux arguments mis en avant par les opposants au tracé passant par Saint Seurin. Reste toujours à l’ordre du jour, pour ces opposants, la compensation des places de parkings supprimés par le tracé du BHNS.

Sur ce premier itinéraire, le projet indique 75 places de stationnement supprimées sur les 236 places existantes, soit 32% de places de parkings en moins. De quoi alimenter encore largement les oppositions des riverains, sur un quartier qui voit les places pour les voitures se réduire sensiblement depuis les travaux pour la ligne D du tramway, rue Fondaudège.

Ouverte il y a quelques jours, la consultation est en ligne jusqu’au 19 juillet 2019, un délai assez court compte tenu du peu de communication sur le sujet et la période estivale qui s’annonce. Le maire a indiqué qu’il tiendrait compte de cette consultation pour se prononcer.

Les envies de BHNS seront-elles plus fortes que les oppositions ? A vous de le dire . https://contact.bordeaux.fr/consultation-publique-sur-le-trace-du-bhns

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2016/01/30/pourquoi-le-busway-ne-fait-pas-le-buzz/

Pas de pot, Mr le maire.

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Place Camille Jullian

Nicolas Florian, le maire de Bordeaux, veut remettre plus de nature dans l’espace public. C’est dit… Faut-il y voir une critique des années Juppé ? Certainement.

Il faut dire que les marches pour le climat et les élections européennes sont passées par là. En donnant 21,54 % des voix aux Européennes à la liste EELV de Yannick Jadot, les bordelais ont certainement remis l’écologie au coeur des prochaines élections municipales.

Alors l’équipe municipale tente de recoller aux attentes de la population en réparant les dégâts des dernieres années et en inventant tous azimuts. Square des commandos de France, place Pey-Berland, … les élus de la majorité tentent de repeindre en vert les années Juppé.

Cet été, selon le maire Nicolas Florian, lors d’un conseil de quartier, une expérience sera tentée place Pey-Berland: des arbres mobiles serviront d’ombrières pour apporter plus de fraîcheur.

rue Judaique

De la fraîcheur ? Certainement s’ils étaient plantés en pleine terre… Mais comme le rappelle le botaniste Francis Hallé dans la revue La Vie-Sciences,  » Chacun sait bien qu’il trouve de la fraîcheur sous un arbre et encore plus dans un sous-bois. L’ombre coupe les effets du soleil, mais elle n’est pas seule responsable de la chute des températures. Cette dernière vient surtout de l’évaporation. Les arbres sont comme de formidables mèches : depuis leurs racines, l’humidité monte dans la plante, l’hydrate et finalement s’évapore par le haut, ce qui rafraîchit l’atmosphère  »

Ainsi les arbres en pot ne peuvent jouer le rôle de climatiseurs que la mairie leur demande de jouer. Avec aussi peu de racines, prisonniers qu’ils sont de leur pot en plastique ou en bois, ils serviront tout juste de parasols…

Jusqu’à présent, l’arbre en pot servait surtout de décoration et accessoirement de poubelles ou pire de cendriers… A Bordeaux, les exemples ne manquent pas ( place Camille Jullian, rue judaïque, rue Ste Catherine,…)

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En ce qui concerne le square des commandos de France, situé entre Mériadeck et la place Gambetta, il semble que le service des espaces verts va tenter, à la demande des riverains, de végétaliser cette petite place oú il ne fait pas bon y rester trop longtemps quand le mercure grimpe.

C’est l’adjointe au maire de Bordeaux centre, Laurence Dessertine, qui planche sur le sujet avec la commission permanente, cette commission municipale composée de 40 habitants issus du conseil de quartier. Alors que la dernière rénovation de ce square ne date que de 2012, aujourd’hui la mairie s’interroge avec les habitants pour savoir comment végétaliser cet espace public terriblement minéral.

Une bonne chose, mais qui aurait certainement pu être pensée en amont lors de cette rénovation.

Mais ça c’était avant… Alain Juppé parti, il semble que ses adjoints redécouvrent leur ville et les vertus des ilots de fraicheur. Enfin presque, car la future place Tourny, comme la place Gambetta risquent certainement de nécessiter une nouvelle intervention des habitants du quartier auprès des élus pour rappeler toutes les vertus de l’arbre en ville.

Quand les classements déraillent.

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journee-sans-voiture

Depuis maintenant quelques années, Bordeaux Métropole apparaît régulièrement dans les classements des villes cyclables.

Le dernier résultat réalisé par le Global Bicycle Cities Index  ne déroge pas à la règle en plaçant Bordeaux deuxième ville de France derrière Strasbourg. https://coya.com/bike/index-2019 

Pour réaliser ce palmarès mondial quatre critères étaient retenus : le nombre de déplacements à vélo, les risques d’accidents, la météo et l’offre de boutiques spécialisées. Compte tenu de ces éléments, Bordeaux Métropole réussit à se hisser à la treizième place des 90 villes cyclables, juste derrière Strasbourg.

Première surprise,  la ville de Nantes, généralement dans le trio de tête français, se retrouve à la 29e place derrière Nice ! Ce résultat interpellera certainement ceux qui se sont déjà déplacés à vélo dans ces deux villes. Si le critère météo a certainement quelque peu favorisé la métropole niçoise, difficile tout de même à comprendre ce résultat pour Nantes…

Champion du monde.

La première ville où il fait bon pédaler est donc, dans ce classement, Utrecht aux Pays-Bas, suivi de Münster en Allemagne et Anvers en Belgique.

Ce n’est pas une nouveauté pour Utrecht, qui déjà en 2017, pour sa quatrième édition, le Copenhagenize Design Co plaçait les villes de Copenhague, Utrecht et Amsterdam  en tête des 136 villes retenus pour ce classement vélo, .  http://copenhagenizeindex.eu/

Ce cabinet, spécialisé dans l’urbanisme cyclable, établit, tous les deux ans, son classement selon d’autres  critères, quatorze exactement où l’on trouve: les  politiques cyclables, les infrastructures, l’engagement associatif, …

Sur les deux dernières éditions du Copenhague Design Co (2017 et 2015), quatre villes font régulièrement la course en tête : Copenhague, deux fois première, Amsterdam et Utrecht alternativement à la seconde place et enfin quatrième, Strasbourg, première ville française.

A la surprise générale, Bordeaux, en 2017 réussissait à se hisser à la 6e place de ce palmarès (8e en 2015),  et Nantes rétrogradait de la 7e à la 16e place. Notons que Nice n’apparaissait même pas dans ce top 20 !

Ainsi selon les différents classements, les années et les critères retenus,  la hiérarchie au sommet des villes les plus cyclables au monde peut plus ou moins évoluer.

En ce qui concerne Bordeaux, le développement de la bicyclette y est incontestable depuis maintenant quelques années, comme dans la plupart des grandes villes françaises. Mais pour l’instant, la seule affirmation d’une politique en faveur du vélo (communication, plan vélo, budget voté ,…) ne devrait pas suffire à positionner Bordeaux dans le top 10 mondial des villes cyclables.

Si l’augmentation croissante des cyclistes, notamment dans le centre ville de Bordeaux, prouve que le vélo a réussi à s’implanter durablement, sur le terrain des problèmes ou des insuffisances persistent. Cette sixième place a surpris bon nombre de cyclistes bordelais.

Car les classements, toujours contestables et contestés, ne correspondent pas toujours à la réalité vécue par les cyclistes au quotidien …

C’est ce qu’a parfaitement démontré le Baromètre des villes cyclables réalisé par la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette) réalisé en 2017 qui a permis de connaître le ressenti des habitants qui se déplacent à vélo. L’idée de départ était de concevoir un outil afin de mieux évaluer les politiques publiques du vélo en interrogeant directement les usagers de la bicyclette. https://www.fub.fr/fub/actualites/resultats-barometre-villes-cyclables-edition-2017

A partir de plus de 110 000 contributions enregistrées , cette enquête a ainsi classé les villes françaises. Si Strasbourg est toujours à la première place des villes de plus de 100 000 habitants et confirme sa place dans le top 4 mondial,  Bordeaux se situe à la troisième place derrière Nantes.

Bordeaux Métropole affiche une volonté cyclable depuis ces dernières années. Reste aujourd’hui à consolider ces résultats en améliorant la sécurité des cyclistes et en résorbant rapidement les discontinuités cyclables encore trop nombreuses pour pouvoir prétendre à une reconnaissance par les cyclistes eux-mêmes.

Plastique instinct.

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vaisselle Bordeaux Ecolobordeauxblog

Suite à une action de parents d’élèves des écoles de Bordeaux et du collectif « Bordeaux pour une cantine sans plastique »,  le maire a décidé de retirer toute la vaisselle plastique, mise en place en janvier 2017, utilisée à la restauration scolaire,

La  ville de Bordeaux, au départ, avait tenté de résister à cette polémique, mettant en avant le confort des agents et le bruit à la cantine. Mais face à la fronde des parents d’élèves et le  tour politique que prenait cette affaire, elle a du faire marche arrière et accéder à cette demande.

Aujourd’hui, assiettes et verres, ont été retirés des restaurants scolaires.

Un retour en arrière qui a eu un coût financier et écologique certain. Rien que pour les assiettes en plastique, la mairie aurait déboursé 135 000 euros pour équiper les cantines des 101 écoles de la Ville. L’installation des verres est plus ancienne et certainement, aussi onéreuse.

Si on estime à près de 16 000 enfants et 900 agents qui déjeunent tous les jours, cela représente près de 20 000 assiettes et 20 000 verres qui partiront à la destruction.

La question du devenir de ces assiettes et couverts n’est pas anodine.

Même si on peut discuter de l’innocuité du plastique, cette vaisselle mériterait peut être d’être donnée à des associations , des clubs sportifs ou des écoles pour leurs événements plutôt que d’être détruite.

Rappelons que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

Ces assiettes et verres sont aujourd’hui stockés par la ville de Bordeaux. Ne méritent-ils pas un meilleur avenir que leur recyclage matière ou leur incinération?

D’autant que pour l’instant rien n’interdit l’usage de gobelet en plastique pour des évènements ponctuels. C’est le principe des « écocups » que l’on retrouve dans tous les événements culturels et sportifs, sans que cela n’interpelle qui que ce soit.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) indique qu' »A partir du 1er janvier 2020, la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes jetables après utilisation) sera interdite. Seule pourra être vendue ou distribuée gratuitement, en vente à emporter ou en consommation sur place, la vaisselle jetable compostable en compostage domestique et constituée pour tout ou partie de matières biosourcées. »

Ces assiettes et verres en plastique ne relèvent pas pour l’instant de cette loi. La LTECV prévoit l’interdiction des contenants alimentaires en plastique à la cantine pour 2025.

En attendant faisons en sorte que cette vaisselle ne devienne un déchet et servent encore ponctuellement en attendant de trouver des solutions moins nocives pour la santé.

Cet article laisse entendre que les assiettes auraient déjà été détruites…

http://alternatives.blog.lemonde.fr/2017/06/20/a-bordeaux-le-plastique-sinvite-dans-les-assiettes-des-cantines/