4 ans déjà !

Vedette

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gateau

Voilà déjà quatre ans (septembre 2014) que ce blog tente d’informer les habitants de Bordeaux Métropole sur les décisions publiques en matière d’aménagements urbains et de les analyser à travers le prisme de l’écologie.

Vision forcément subjective, EcoloBordeauxBlog tente de donner un point de vue sur une réalité urbaine parfois bien plus complexe qu’il n’y parait.

Réflexion forcément critique, EcoloBordeauxBlog tente de déconstruire le discours dominant et les faux-semblants pour construire une autre vision de la ville, certainement partisane mais engagée pour peser sur les décisions locales.

Ville et développement durable, sont donc les deux axes de ce blog qui appellent notre métropole à tendre vers une vision plus écologique de la ville de demain.

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ICU et IFU, kezaco?

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Projet place Gambetta

Projet de la place Gambetta

Voilà peut être l’outil qui permettrait de départager les protagonistes qui s’opposent actuellement sur le projet de la place Gambetta à Bordeaux.

Il s’agit du score ICU (îlot de chaleur urbain) /  IFU (îlot de fraîcheur urbain)

Aujourd’hui, chaque camp restant sur ses positions, difficile de les départager et de se faire une idée sur les conséquences climatiques de cette rénovation, chacun estimant que son choix améliorerait le confort des usagers de cette place.

Les partisans du projet, qui implique la coupe des marronniers et la suppression de la rivière anglaise, indiquent qu’il y aura plus d’arbres de replantés, que la surface zone engazonnée se retrouvera agrandie et  que la future fontaine, amélioreront l’îlot de fraîcheur.

Les opposants au projet dénoncent:  la réduction du périmètre du jardin, la suppression de 17 arbres anciens qui procurent de l’ombre, le comblement de la rivière anglaise et la minéralisation de la place qui réduiront l’îlot de fraicheur actuel.

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Les marronniers, au nord de la place, coupés dans le projet.

L’outil ICU/IFU permettrait donc de clore cette polémique en faisant le point sur la possible amélioration ou dégradation de cet actuel îlot de fraîcheur.

Cet outil de suivi, mis en place par Bordeaux Métropole, ces dernières années, dans le cadre de sa lutte contre les îlots de chaleur permet de suivre l’impact prévisible des aménagements urbains sur tel ou tel projet.

Développé à l’échelle du territoire, il renseigne sur l’impact possible de tout projet urbain sur le confort climatique de ses habitants. Le calcul se fait avec neuf tranches de températures et un savant coefficient de pondération .

Un point est ainsi fait au départ du projet d’aménagement et un autre , une fois les travaux réalisés.

Depuis quelques années,  plusieurs sites pilotes comme  le centre commercial Rives-d’Arcins à Bègles, le centre ville de Pessac avec son pôle intermodal, l’îlot Renault au Bouscat, etc… ont été retenus par Bordeaux Métropole en développant cet outil d’évaluation http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Ilots-de-chaleur-et-de-fraicheur-urbains

Cependant, demandé par les élus écologistes (EELV) au président de Bordeaux Métropole, le résultat qui pourrait clore ce débat tend à se faire attendre… Espérons que cette évaluation arrive rapidement, tout au moins avant la coupe programmé des marronniers de cette place.

Quelle métropole française propose le plus de déchèteries?

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decheteries
Vous cherchez à vous débarrasser de votre vieux matelas, de votre frigo qui ne fait plus le froid ou simplement de vos déchets de jardin? Les déchèteries sont là pour cela.  Mais votre métropole est-elle la plus en pointe en ce domaine?

Voici le top 13 des grandes métropoles (hors Paris)

Pour établir ce classement, n’ont été retenues que les métropoles de plus de 400 000 habitants selon deux critères: le nombre d’habitants dans chaque métropole et le nombre de déchèteries ou centres de dépôts offerts aux habitants. (sources: chiffres de 2015 et site des métropoles)

13. Toulouse Métropole se classe à la dernière position dans ce classement avec seulement sept déchèteries réparties sur l’ensemble de son  territoire pour une  population de 760 127 habitants, soit 1 pour 108 589 hts. 

12. La métropole Européenne de Lille, (1 154 103 hts) n’a pour l’instant que douze déchèteries sur son territoire, ce qui ne donne qu’ un équipement pour 96 174 hts. Deux nouvelles implantations sont à l’étude avec la volonté de mettre une déchèterie à moins d’un quart d’heure du domicile de tout habitant, objectif louable mais qui ne fera toujours qu’une déchèterie pour 82 435 hts...

11. Etonnamment la métropole Strasbourgeoise  propose seulement 6 déchetteries fixes sur son territoire pour ses 491 516 habitants et ne se classe ainsi qu’à la 11e place de notre échantillon avec un ratio de seulement une déchèterie pour 81 919 habitants. Cependant cette métropole a choisi la proximité et  propose en complément, selon les périodes de l’année, un nombre assez conséquent de déchèteries mobiles sur ses communes de moins de 10 000 habitants. ( 5 points mobiles en décembre sur son territoire mais 37 points mobiles certains mois, le tout sur 19 sites différents, ce qui fait certainement baisser largement son ratio par habitant.)

10. Le grand Lyon propose seulement 20 déchèteries dont une déchèterie fluviale à ses  1 374 964 habitants.  Mais pour compléter une offre quelque peu insuffisante pour cette très grande métropole, elle a mis en place 9 déchèteries de proximité qui viennent compléter le dispositif, ouvertes sur des lieux fixes et le même jour de chaque mois. Ce qui donne 1 site de dépôt pour 47 412 hts. Notons aussi l’existence de 9 donneries accolées à 9 déchèteries.

9. Bordeaux Métropole, 774 929 habitants propose 17 centres de recyclages soit 1 déchetterie pour 45 584 hts. Des résultats pas vraiment à la hauteur de ce « Territoire zéro déchet » en pleine croissance démographique, ces dernières années.  D’autant que la suppression prochaine du site de paludate et celui du pont St Jean, pour les regrouper sur un seul et même site,  fera encore reculer cette métropole dans ce classement. D’autant plus qu’en matière de couverture de son territoire, c’est un véritable désert de déchèteries qui s’offre aux résidents bordelais avec seulement 3 déchèteries  pour plus de 250 000 habitants… 

Plan decheteries.png

8. Avec onze déchèteries pour 437 460 habitants, Toulon Provence Méditerrannée  réalise un score honorable en proposant un site pour 39 769 hts.

7. Nantes Métropole , 636 013 habitants, a ouvert 11 déchetteries et 5 écopoints soit un site  de collecte pour 39 750 hts. Pas mal mais peut mieux faire pour cette ville capitale verte de l’europe en 2013… 

6. St Etienne, avec treize déchèteries pour 408 685 habitants, obtient un ratio satisfaisant de  1 site pour 31 437 hts.

5. Métropole Rouen Normandie entre dans le top 5 en proposant seize déchèteries à ses 499 570 habitants. Soit 1 déchèterie pour 31 223 hts.

4. La Métropole Nice Côte d’Azur gère 20 déchèteries, réparties sur l’ensemble du territoire comprenant 544 977 habitants et passe sous la barre des 30 000 hts desservis avec  1 équipement  pour 27 248 hts.

3. Rennes Métropole propose 19 déchèteries à ses 444 723 habitants, soit 1 équipement pour 23 406 hts. A ce chiffre déjà impressionnant, il faut rajouter 7 plateformes dédiées uniquement aux végétaux. Une offre de services qui la classe certainement parmi les plus vertueuses de nos métropoles françaises.

2. Montpellier avec ses 457 760 habitants et ses 20 déchèteries, soit 1 pour 22 888 hts  s’offre la deuxième place de ce classement. Avec en supplément une couverture uniforme sur son territoire; ses habitants n’ont visiblement pas besoin de traverser toute la ville pour y déposer leurs encombrants.

1. Et c’est Grenoble qui se classe première des métropoles françaises avec vingt-deux déchèteries mises à la disposition de ses  451 752 habitants, soit 1 pour 20 534 hts,  Quantité et qualité permettent à cette métropole d’offrir à 92% de ses habitants une déchèterie à moins de 10 mn de leur domicile. Première de la classe et fière de l’être !

Sources:

Chiffres par habitants des métropoles: https://comersis.com/Les-metropoles-de-France-2018-actualite-4.html

Lyon   1 374 964 habitants.  https://www.grandlyon.com/services/carte-et-horaires-des-decheteries.html

Lille 1 154 103 habitants. http://www.lillemetropole.fr/sites/lmcu/mel/services/dechets-menagers/decheteries/emplacement-des-decheteries.html

Bordeaux Métropole, 774 929 habitants, http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Gerer-ses-dechets

Toulouse 760 127 habitants.   https://www.toulouse-metropole.fr/services-proximite/proprete/decheteries

Nantes Métropole , 636 013 habitants, http://paysdelaloire.familles-a-energie-positive.fr/public/upload/paysdelaloire/Loire-Atlantique/DECHETS/NM_Plan-DECHETERIES.pdf

Nice 544 977 habitants https://www.horaire-dechetterie.fr/communaute-agglomeration-de-nice-cote-d-azur.html

Rouen 499 570 habitants. https://www.metropole-rouen-normandie.fr/dechetteries-de-la-metropole

Strasbourg  491 516 habitants https://www.strasbourg.eu/documents/976405/1084550/calendrier-decheterie-mobiles-2017.pdf/5de0a043-1a47-bd2a-24f6-435f9e7dc865 )

Montpellier 457 760 habitants http://www.montpellier3m.fr/villebelle/déchèteries

Grenoble 451 752 habitants. https://www.lametro.fr/271-je-cherche-une-decheterie.htm

Toulon 437 460 habitants. https://metropoletpm.fr/tpm/article/decheteries-tpm

St Etienne 408 685 habitants. https://www.saint-etienne-metropole.fr/services-aux-habitants/environnement/dechets

 

Les fausses bonnes idées de l’été: 3 – couper des arbres en ville.

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ombre

Il fait chaud et depuis quelques jours, les Bordelais cherchent le frais.

Une solution: l’ombre des grands arbres.

Seulement voilà,  dans une ville réputée à juste titre minérale et qui a subi de telles transformations urbaines ces dernières années, difficile de se reposer au pied d’un arbre pourvu d’une ombre suffisante… Car en dehors des parcs et jardins, Bordeaux ne regorgent pas vraiment de places ou d’allées largement arborées.

Citons tout de même la Place Jean Moulin, le Parc aux Angéliques devant le jardin botanique,  sur les quais en face des Quinconces, la place Gambetta, la place des Martyrs de la résistance, la place Dormoy, …  Sur ces espaces publics, de bons vieux arbres assurent tout l’année une fraîcheur bienvenue.

Mais, en ce qui concerne, un certain nombre d’espaces publics rénovés, il faudra attendre encore quelques années pour y trouver de l’ombre…

Car si ces dernières années, de nombreux arbres ont été plantés, à Bordeaux, sur les quais ou sur les places rénovées, ceux-ci ne procurent pas encore suffisamment de fraîcheur pour que les habitants puissent s’y installer durablement.

Place Jean Jaurès , Place Stalingrad, Allées de Serr, rue Ravez,… si des arbres sont bien en place, il faudra attendre encore une ou deux décennies pour qu’ils protègent correctement des coups de soleil futurs qu’on nous promet.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un collectif « Les marronniers de Gambetta » s’oppose à la suppression de deux allées de marronniers sur cette place centrale de Bordeaux.

Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux promet à la fin de cette rénovation, plus d’arbres, un îlot de fraîcheur conservé et une place encore plus végétalisée.

Mais il ne précise pas pas quand les Bordelais pourront retrouver la même qualité de fraîcheur urbaine que procure pour l’instant cette place.

Car en supprimant la rivière anglaise et 17 marronniers de plus de 70 ans, pour les remplacer par une fontaine sèche (?) et des arbres plus nombreux mais volontairement plus petits, les riverains ne sont pas assurées de retrouver avant quelques années l’îlot de fraîcheur actuel.

 

Les fausses bonnes idées de l’été: 2 – moustique , ça pique!

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Moustique

En été, quand les moustiques attaquent, les esprits s’échauffent et parfois des décisions radicales peuvent être proposées.

C’est ce qui s’était passé en 2014.

Face à une recrudescence de moustiques, le département avait pratiqué un traitement par épandage aérien. A cette époque, avec le moustique tigre nouvellement signalé en Gironde, le secteur de la presqu’ile avait bénéficié d’un épandage organisé par la préfecture au dessus des marais, des sous-bois et même des zones d’habitations. Le traitement avait, semble-t-il , été efficace, tout au moins consécutivement. On dénombra, à la suite de ce traitement, une réduction notable de la présence des moustiques sur les  zones infestées.

Mais face aux critiques, notamment de la part des associations environnementales, ce type de traitement n’est plus autorisé par la préfecture en raison d’un impact, pas vraiment neutre sur les territoires touchés.

Car l’épandage, arme de dissémination massive, fait parfois des dégâts collatéraux. Si les larves de moustiques sont principalement touchées, ce traitement à large échelle impacte tout l’écosystème.  Abeilles, autres insectes volants, invertébrés, amphibiens, poissons, … tous peuvent être touchés par la substance toxique utilisée contre les moustiques.

Mais d’autres raisons sont aussi évoquées pour l’arrêt de cette solution miracle.

Tout d’abord, il semblerait que les larves de moustiques développeraient une résistance au produit. Ensuite, le coût de ce traitement n’est pas anodin. En 2014, l’épandage par hélicoptère sur la zone concernée aurait coûté la modique somme de 149 000 euros…

Le débat relancé.

Pourtant cette année encore, au début de cet été 2018, à la suite d’un printemps  particulièrement pluvieux, des élus de certaines communes ( Ambès et Ambarès-et-Lagrave ) ont relancé le débat.

Soutenus par une partie de la population de la presqu’ile d’Ambès, relayés par une pétition signée par plus de 3000 personnes, ils ont réclamé une intervention d’urgence et proposé des  épandages aériens massifs pour lutter contre l’invasion de moustiques sur leur territoire. Pour l’instant, la préfecture et le conseil départemental restent sur leur position.

Seul un traitement sur un quartier d’Ambès a été autorisé début juillet à la suite de la détection d’un cas de dengue, virus transmis par le moustique-tigre. La personne aurait été piquée lors d’un voyage hors de France.

Reste que pour éviter la propagation des moustiques et lutter contre leur présence autour des habitations, des solutions naturelles existent.

Le site de Bordeaux.fr propose des solutions pour tenter d’éradiquer la prolifération des  moustiques ou tout au moins en ralentir leur développement. Celles-ci passent notamment par une surveillance des eaux stagnantes à proximité des habitations. http://www.bordeaux.fr/p96876#conseils-pour-lutter-contre-les-moutiques

La ville de Bègles va plus loin, en mettant en place des actions concrètes de lutte contre les moustiques plus respectueuses de la biodiversité. Cette mairie a décidé d’installer des nichoirs et des abris dans ses parcs et jardins afin de favoriser le retour des chauve-souris et des hirondelles en ville.  Ces prédateurs sont en effet connus pour être très voraces en moustiques. Cette municipalité propose aussi une aide financière de 10 euros afin d’aider les habitants à s’équiper de nichoirs à hirondelles ou chauve-souris.

Les fausses bonnes idées de l’été: 1. Métro, c’est trop !

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val2

A Bordeaux, les fins de règne semblent aimer le métro…

La bataille du métro VAL avaient déjà plombé les dernières années Chaban-Delmas.  L’annonce, par le président de Bordeaux Métropole, de possibles études pour ce mode de transport,  va-t-elle reproduire les mêmes effets pour Alain Juppé ?

Ces derniers mois, un chercheur en droit public de l’université de Bordeaux a en effet relancé l’idée d’un réseau de métro pour 2030 afin de désengorger l’agglomération bordelaise. Sur son site https://www.metrobordeaux.fr, il y développe ses arguments et son projet qui comprendrait deux lignes et s’étendrait sur 38 kilomètres. Aussitôt , Alain Juppé s’est dit ouvert à la réflexion.

La fausse bonne idée.

Rappelons que le métro est extrêmement coûteux. D’autant que son promoteur annonce une construction en tranchées couvertes, concentrée donc sous la voirie, qui respecterait ainsi le réseau viaire, ce qui annonce encore des années de travaux dans un bâti dense aux rues étroites et donc extrêmement contraint.

Reste que cette idée « lumineuse » évite surtout de remettre en cause la place de la voiture dans la métropole bordelaise. 

Plus grave, cette proposition de métro intervient alors que le projet du BHNS (bus à haut niveau de service) est  actuellement juridiquement bloqué et n’a pu encore prouver toute son efficience sur le terrain.

Pour ce qui est du plan vélo de Bordeaux Métropole ce dernier monte doucement en douceur. Mais si le métro est compatible avec les lignes du tram, il est le concurrent direct de la bicyclette. Développer cette idée reviendrait à ralentir la progression de la part modale du vélo dans le plan de déplacement urbain.

De la même manière, avant de s’interroger sur la possibilité d’un métro sur Bordeaux, il conviendrait aux collectivités de s’entendre afin de développer un TER – RER réellement efficace sur notre agglomération, directement en lien avec le réseau en place et les gares déjà existantes .

L’argument phare des partisans du métro est que l’agglomération serait saturée aux heures de pointe, ce qui expliquerait la nécessité d’avoir recours à ce mode de transport.

Il est vrai que routes, rues et lignes de tram sont généralement pleines aux heures de pointe. Mais, c’est malheureusement le lot de toutes les agglomérations avec ou sans métro. A Paris, malgré le métro, la saturation reste la règle aux heures de grandes affluences.

La solution, s’il en existe réellement une, ne peut venir que des habitants eux-mêmes qui doivent adapter leurs déplacements aux conditions difficiles de circulation ou inconfortables lors des heures de pointe.

Télétravail, covoiturage, décalage des horaires de travail, abandon de la voiture aux profits de mode de transports plus compatibles,  sont certainement une partie de la solution.

Reste que toutes ces solutions, tout comme le métro, ne pourront nous éviter l’engorgement à certaines heures de la journée dans une métropole qui se veut millionnaire.

 

Concertation: les limites de l’exercice.

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Renan Turenne

Lorsque la municipalité souhaite réaménager une place, une rue, un quartier, elle convoque logiquement les riverains pour en discuter. Contactés par tractage ou par voie de presse, ce sont généralement  les personnes les plus directement concernées par le projet qui se déplacent le plus souvent. Celles-ci veulent en effet savoir ce qui va se passer pour leur bout de trottoirs ou pour leur rue comment leur quotidien pourrait être impactés par ces futurs travaux.

La mairie, par ce biais, trouve ainsi une légitimité  démocratique et surtout des interlocuteurs très attentifs à leur cadre de vie. Pas forcément, toujours dans le sens de l’intérêt collectif mais, au moins, il ne pourra pas être reproché à l’élu de quartier qui anime ces rencontres de ne pas avoir su écouter les habitants. Le projet est « co-construit » avec les bordelais et ne peut ensuite être contesté car il a eu l’assentiment « général »…

Mais parfois cela dérape.

C’est ce qui s’est passé, mardi 12 juin, pour l’aménagement d’une petite place à l’angle de la rue Ernest Renan et de la rue de Turenne. Délaissée pendant des années, mal conçue, cette placette envahie par les voitures et les deux roues motorisés avait largement besoin d’une rénovation.

Deux réunions avaient donc été organisées entre 2016 et 2018. Chacun avait pu s’y exprimer et un cahier des charges avait été retenu. Ensuite les services de Bordeaux Métropole avaient fait deux propositions aux riverains, présentées lors d’une troisième réunion où le projet avait enfin été arrêté.

Projet refusé

Tout semblait donc clair pour l’ensemble des participants. Mais lors de la réunion d’information sur le programmation des travaux d’aménagement et de mise en valeur de la placette: patatras ! Un vent de fronde est monté de l’assistance, contestant le projet retenu avec comme poing d’orgue: le changement de sens de la rue de Lyon.

Vent debout contre l’adjointe du quartier,  une moitié du public l’a prise à partie. Le projet ne semblait plus correspondre aux attentes de ces riverains en colère. Ils souhaitaient que le sens de la rue ne change pas.

Du coup, l’adjointe recule face à ce front du refus et annonce sous la poussée populaire, que le sens de la rue ne changera pas.  Ce qui n’est pas anodin car cela sous entend: plus de plantation des quatre arbres prévus, plus de piste cyclable à double sens, plus de doublement de la station Vcub, sans parler de la borne de verre enterrée, qui, du reste, l’avait été déjà largement, dès la première réunion de concertation. (Pas de ça devant chez nous!)

Au revoir la vision collective du projet, bienvenue dans le monde du nimby (Not In My BackYard).

Heureusement pour les fonctionnaires de Bordeaux Métropole, plusieurs prises de paroles sont venues défendre le projet retenu, au nom du bien collectif et du refus de céder à la pression d’une poignée de participants.  L’adjointe désarçonnée par ce nouveau revirement de l’assistance, revient donc sur son renoncement et  botte en touche: ce sera au maire de prendre la décision finale…

On peut ainsi légitimement s’interroger sur l’organisation même de ces concertations où l’intérêt individuel prime le plus souvent sur le bien commun.

Projet place Gambetta

Place Gambetta: Un autre exemple  qui interroge  sur les modalités même de la concertation.

Cette place a subi ces dernières années des aménagements afin de tenter d’alléger notamment la circulation sur ce carrefour central largement saturé.  Dans un premier temps, les bus ont ainsi été regroupés sur un côté de la place, le flux de circulation passant dorénavant à l’opposé.

Cette première modification est à mettre au crédit d’une association de riverains et de commerçants qui a décidé de prendre les choses en main et de discuter directement avec les élus. « SOS Gambetta » est devenu en effet un interlocuteur influent ces dernières années pour tout projet concernant cette place. Et n’étant pas vraiment satisfaite du résultat, cette association a ainsi continué à militer pour une réfection totale de la place. Cela tombait bien car la municipalité venant de trouver un repreneur au magasin Virgin ne pouvait laisser, devant un futur Grand hôtel de luxe, un jardin aussi peu conforme aux attentes du repreneur…

C’est donc en septembre 2014 que la Communauté urbaine de Bordeaux ouvre une concertation publique sur l’aménagement de la Place Gambetta.  Huit mois pour informer le public et recueillir son avis. Mais malgré de nombreuses réunions qui ont duré  Apres de huit mois,  cette consultation n’a pas vraiment déplacé les foules…

Seulement 43 contributions dans lesquelles ressort tout de même une forte demande pour réduire la circulation des bus et des voitures. Pour ce qui est du jardin, les avis divergent: certains expriment leur volonté de couper les arbres, d’autres de les conserver.

Un concours de maîtrise d’œuvre est donc lancé par Bordeaux Métropole. Le gagnant devra tenir compte du cahier des charges travaillé avec les commerçants de la place et les riverains. Les avis exprimés lors de l’enquête publique semblent être passés à la trappe, d’autant qu’un rapport de l’A’Urba préconise de revaloriser le patrimoine architectural afin de stimuler l’attractivité de la place…

Ce sont donc les arbres du jardin qui feront les frais de ce réaménagement avec en septembre 2016, le projet de l’agence West 8 qui remporte le concours. L’association « SOS Gambetta » ayant obtenu gain de cause devient « L’esprit Gambetta ».

La suite est une affaire entendue, Et ce n’est pas l’enquête publique organisée dans le cadre de la modification du plan de sauvegarde et de mise en valeur de Bordeaux Métropole, ni les nombreux avis contre, qui changeront les choses.

Bx fête le vin et l’environnement ?

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Bordeaux fête le vin

Bordeaux Métropole qui met en avant ses actions et faveur de l’environnement et qui a reçu le fameux label « Territoire Zéro Déchet, Zéro Gaspillage »  se doit d’être exemplaire à chacun de ses événements.

« Bordeaux fête le vin » a donc fait quelques efforts cette année, pour cette vingtième édition 2018.

L’étui du pass dégustation  jusqu’à présent en plastique est dorénavant en tissu (coton éthique?) et les tickets pour les stands de dégustation ont été remplacés par une carte magnétique. Des poubelles sélectives ont aussi été rajoutées sur les quais. Voilà pour les quelques avancées…

Pour le reste, la communication reste toujours aussi inexistante sur l’environnement, sur le site de « Bordeaux fête le vin ». A l’heure des dérèglements climatiques que nous subissons, pas un mot sur un quelconque engagement de la part de l’organisateur « Bordeaux Grands Evénements ».

Même le ticket tram offert avec le pass pour utiliser les transports en commun n’est pas plus explicite sur son intérêt à l’utiliser pour le bien de la planète. En 2017, déjà pour Bordeaux fête le fleuve, l’environnement n’était pas vraiment à l’honneur. https://ecolobordeauxblog.com/2017/05/06/fete-du-fleuve-2017-lecologie-prend-leau/

Concernant l’exemplarité environnemental, voilà rapidement quelques  points qui auraient mérité une attention toute particulière :

Quand Bordeaux fête le vin accueille les grands voiliers, c’est le fleuve et la mer qu’on sublime. Il est quand même regrettable que la défense de l’environnement n’ait pas une place, même minime sur internet et sur le site de l’événement. Pas une seule fois, le mot environnement n’est mentionné dans le dossier de presse…

Pour ce qui est des exposants, un cahier des charges pour choisir les candidats mettait en avant les valeurs éco-responsables. Au final, celles-ci sont loin d’être évidentes lorsqu’on se retrouve sur le lieu de la manifestation…

NutellaFruits naturels

De la même manière, alors que le bio a le vent en poupe, le grand public aurait certainement apprécié un douzième pavillon consacré au bio sur le site de l’événement et pas seulement, le vendredi, pour les initiés à Darwin…

En matière de déchets, l’étui pass devrait être  consigné ou tout au moins réutilisable pour les autres années à la manière des écocup. Idem pour les cartes magnétiques qui finiront cette fois encore à la poubelle une fois épuisées.

Les poubelles installées  pour dissocier déchets recyclables et tout venant auraient mérité d’avoir une visibilité plus nette.

poubellestri

Des cendriers installés pour les mégots tout au long du parcours de l’événement et des stands auraient aussi été appréciés par les fumeurs et … le fleuve.

Quatre feux d’artifices, un pour chaque soir, tout cela a un coût financier certain et environnemental non négligeable . https://ecolobordeauxblog.com/2015/09/25/pleins-feux-sur-la-garonne/

Pour ce qui est des déplacements. Une réflexion est à avoir sur la priorité toujours donnée à la voiture vis a vis des autres modes de déplacements. Dès qu’il y a une manifestation sur les quais, l’espace piéton se réduit et empiète sur les voies cyclables mais les voitures continuent à rouler sans réduction de leur espace. Une fois encore les stands de « Bordeaux fête le vin » obligent piétons et cyclistes à cohabiter alors que les automobilistes restent toujours privilégiés dans leurs déplacements.

Piste cyclable.JPG

L’organisateur « Bordeaux Grands événements » n’a proposé qu’une seule fois une compensation carbone pour une de ses manifestations, suite à une demande du maire lors d’un conseil municipal. Depuis il semble bien que cet engagement n’ait pas été renouvelé…

Reste qu’en ce qui concerne le bilan environnemental de la manifestation, l’organisateur mettra certainement en avant pour sa défense le recyclage des tonnes de bouteilles durant ces quatre jours: en quelque sorte un engagement à minima de « Bordeaux fête le vin » pour la planète.

 

Ilots de fraîcheur vs îlots de chaleur.

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L’aménagement de nos villes est-il toujours à la hauteur des enjeux climatiques qui nous attendent? Pas toujours semble-t-il …

Si depuis vingt ans, l’hégémonie de la voiture a considérablement reculé sur Bordeaux et si certaines places publiques ont bien été vidées des automobiles qui envahissaient l’espace urbain, certains aménagements ne sont pas toujours allés vers plus de végétalisation, bien au contraire…

victoire1victoire ciel

Première démonstration. La place de la Victoire était un carrefour giratoire digne des années Pompidou. La voiture y régnait en maître.  Sa rénovation en 2005 a permis aux terrasses de s’agrandir et aux animations de s’épanouir sous un soleil de plomb. Car si le gazon central a disparu, la municipalité et les aménageurs n’ont pas daigné y planter un seul arbre en remplacement… Bien au contraire. aujourd’hui, seul un obélisque tente désespérément de procurer de l’ombre aux passants qui, en été, fuient le plus souvent ce puît de chaleur pour se réfugier sous les parasols des cafetiers. Objectif atteint?

Avenue_ThiersStalingrad1

Stalingrad

Deuxième démonstration. La place Stalingrad, rénovée en 2005, s’est débarrassée des étourneaux qui aimaient nichaient dans les grands arbres de cette place. Les aménageurs ont en effet fait le vide sur cette esplanade en coupant les arbres anciens qui leur servaient de refuge et procuraient de l’ombre aux usagers des bus. Aujourd’hui, la place est caniculaire, en été. D’autant que les 24 charmes plantés en remplacement des marronniers (?) n’ont pas supporté les années de sécheresse des premières années de ce nouveau millénaire. Ils ont été remplacés par 24 mélias qui, espérons-le,  procureront peut être, dans vingt ans, un peu plus d’ombre qu’actuellement…

bordeaux-place-gambetta-vue-de-haut

Vue actuelle

vue du projet

Vue du projet

Troisième démonstration. La place Gambetta va connaître prochainement une rénovation afin de tenter d’apaiser la circulation et de redonner de l’espace aux piétons. Mais si actuellement, le jardin profite de l’ombre de ses grands arbres et de la fraîcheur de la rivière anglaise centrale, le projet réduit le périmètre du jardin au profit de plus larges trottoirs, supprime 17 marronniers presque centenaires et comble la rivière pour la remplacer par du gazon. La modification de cet espace public, malgré une plantation d’arbres en plus grand nombre, mais plus petits, risque fort de renforcer la minéralisation et d’augmenter la chaleur sur cette place. Actuellement , anti et pro rénovation s’affrontent sur le résultat final.

Pourtant un outil de suivi permettrait de départager ces contradicteurs en calculant l’impact climatique de ce futur aménagement.

Cet outil,  c’est le « Score ICU » réalisé par un cabinet d’etude à la demande de Bordeaux  métropole, qui permet d’évaluer les projets d’aménagement en utilisant les cartes satellites infrarouges de la situation de départ et le travail de projection du résultat final. Ce calcul se fait en s’appuyant sur des projections sur le type de sols, la végétation, les ombres portées de la végétation ou des bâtiments. En obtenant une cartographie qualitative du résultat final, elle permettrait de démontrer tout le bien fondé ou pas de ce nouvel aménagement.

Pour l’instant la mairie de Bordeaux se refuse à engager cet outil pour les aménagements  futurs de ses places (Gambetta , Tourny, André Meunier,…) alors que les résultats de ces études permettraient à tous de mieux se rendre compte de l’impact climatique de ces travaux pour le confort estival des Bordelais ou parfois aux élu.e.s de renoncer à entreprendre les  aménagements qui renforceraient éventuellement les îlots de chaleur.

A quand l’utilisation de cet outil pour l’ ensemble des projets urbains de la ville ?

http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Ilots-de-chaleur-et-de-fraicheur-urbains 

Bonne nouvelle dans les cantines bordelaises !

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Cantines

Le programme des menus dans les écoles de Bordeaux vient cette semaine d’être distribué dans les écoles de Bordeaux et un menu végétarien est dorénavant proposé à tous une fois par semaine.

Aujourd’hui, clairement identifiés, ces menus proposent une gamme de recettes qui démontrent qu’il est possible d’offrir des plats équilibrés en protéines sans introduire forcément viande ou poisson.

Après un menu végétarien par mois, proposé depuis 2012, le passage à un menu par semaine est une victoire qu’il faut signaler.

Au départ, cette demande des associations et des élus écologistes (EELV) au conseil municipal de Bordeaux avait le plus souvent prêté à sourire sur les bancs de la majorité municipale. Les réponses données expliquaient que les parents payaient les repas et qu’ils ne verraient pas d’un très bon oeil ces menus sans viande et sans poisson, que des enfants ne mangeaient pas de viande tous les jours et que la cantine était pour eux une occasion de combler ce manque, qu’il fallait défendre les producteurs de viande locaux, etc…

Autant d’explications qui ne sont plus à l’ordre du jour, preuve que l’époque change et que les messages politiques et associatifs sur les répercussions d’une alimentation trop riche en protéines animales ont su atteindre leur objectif.

Le SIVU ( (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) qui gère la restauration scolaire après une année chaotique en matière d’informations (menus végétariens avec poisson, menu avec oeufs non indiqué comme végétarien, deux menus végétariens la même semaine, …) semble enfin avoir pris la mesure de la nécessité de passer à une menu végétarien par semaine, et cela sans plus aucune ambiguité.

Il faut dire que la ville de Bordeaux vient d’être épinglée par une enquête récente réalisée par Greenpeace qui note:  » Bordeaux n’a pas pris les choses en main. (…) Très rares occasions de manger végétarien à la cantine.  »

Ce résultat est donc oublié. Merci au SIVU d’avoir su prendre le bon chemin vers une alimentation plus respectueuse de la planète.  Comme le rappelle l’association écologiste qui milite pour … deux repas végétariens à la cantine : « A lui seul, l’élevage industriel est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. » ou encore que  » … viande et produits laitiers sont servis dans les cantines scolaires dans des proportions démesurées par rapport aux recommandations nutritionnelles de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Certes, il reste encore des marges de progrès en ce domaine: les deux menus végétariens par semaine, les repas entièrement végans, c’est à dire sans produits d’origine animale ou même sur le plat actuellement proposé sans viande mais pas sans poisson,…

Mais aujourd’hui, nous ne bouderons pas notre plaisir et reconnaitrons au Sivu une sacrée avancée, comme le prouvent tous les articles sur ce sujet publiés par ce blog depuis …2014.

Sur le même sujet:

https://ecolobordeauxblog.com/2018/05/18/youre-veggie-veggie-veritable/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/12/22/vegetarisme-a-la-sauce-bordelaise/

https://ecolobordeauxblog.com/2018/02/08/menu-vegetarien-sans-viande-mais-pas-sans-poisson/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/11/10/nouvelle-a-deguster-avec-moderation/

https://ecolobordeauxblog.com/2017/02/05/un-repas-vegetarien-par-semaine-cest-possible-la-preuve/

https://ecolobordeauxblog.com/2016/01/20/du-lard-ou-du-cochon-cette-convention/

https://ecolobordeauxblog.com/2015/02/06/dans-les-cantines-de-bordeaux-cest-la-fete-aux-vegetariens-cette-semaine/

https://ecolobordeauxblog.com/2014/09/18/encore-un-petit-effort-sivu-plait/